comportement d'utilisation l.m.
utilization behaviour
Trouble du comportement observé dans des lésions frontales uni ou bilatérales, dans lequel le patient se saisit spontanément des objets placés devant lui par l'examinateur et les utilise sans qu'on lui en ait donné la consigne ou même après la consigne expresse de ne pas le faire.
F. Lhermitte, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1983)
→ dépendance environnementale (syndrome de), imitation (comportement d')
[H1,H3]
autorisation temporaire d'utilisation l.f.
Autorisation d’utilisation d’un médicament accordée pour un temps déterminé par l’ agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
Sigle : ATU
→ agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
coefficient d'utilisation de l'oxygène l.m.
oxygen utilization coefficient, peripheral oxygen consumption
Rapport de la différence artérioveineuse en oxygène à la teneur du sang en O2 multipliée par 100, correspondant à la quantité d'oxygène extraite par un organe.
Normalement la différence artérioveineuse est de 0,05 mL, et la contenance de 0,19 mL d'O2 par mL de sang ce qui donne un coefficient de 26%.
[C2]
oxygène (coefficient d'utilisation de l') l.m.
oxygen utilization coefficient, peripheral oxygen consumption
Rapport de la différence artério-veineuse en oxygène à la teneur du sang en O2 multipliée par 100, correspondant à la quantité d'oxygène extraite par un organe.
Normalement, la différence artério-veineuse est de 0,05 mL, et la contenance de 0,19 mL d'O2 par mL de sang, ce qui donne un coefficient de 26%.
Édit. 2017
recommandations temporaires d'utilisation l.f.p.
Recommandations accordées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour l’utilisation temporaires de médicaments qui n’ont pas l’autorisation de mise sur le marché.
Ayant pour objet de sécuriser l’utilisation de ces médicaments grâce à un suivi des patients, cette autorisation est accordée, pour une durée de trois ans renouvelable, à condition qu’il existe une besoin thérapeutique et que l’efficacité comme la tolérance aient été scientifiquement établis.
Sigle RTU
comportement n.m.
behaviour (angl.), behavior (amér.)
Au sens large, ensemble des manifestations et des actions extérieures d'un individu, habituelles ou occasionnelles, tenant lieu d'interaction et de communication avec l'environnement, depuis la seule apparence physique jusqu'au geste intentionnel.
Après une rupture, au début du XXe siècle, avec la notion d'une psychologie science de "l'âme", les bases conceptuelles du comportement sont nées de la psychologie expérimentale, en grande partie animale, c'est-à-dire de l'unique prise en considération de données dites objectives, observables et quantifiables. Ainsi se sont dégagées certaines lois concernant l'apprentissage chez l'homme et tout particulièrement les principes du conditionnement, qu'il soit classique, appelé aussi répondant (I.P. Pavlov), ou opérant (B.F. Skinner).
La notion de comportement diffère de celle de conduite pour autant que cette dernière s'est beaucoup complexifiée et intentionnalisée. Cependant, d'une part des nuances ont été apportées par des auteurs comme N. Kostyleff, qui concilie matérialisme et spiritualisme (également appelé "mentalisme") ; d'autre part, sous l'influence anglo-saxonne, l'emploi du terme de comportement paraît s'étendre.
I. Pavlov, physiologiste russe, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1904 (1849-1936) ; B. F. Skinner, psychologue américain (1904-1990) ; N. Kostyleff, pyschologue russe
→ conduite, comportementalisme, épreuve comportementale, thérapies comportementales
[H4]
comportement suicidaire l.m.
suicidal behaviour
Expression qui recouvre des attitudes hétérogènes concernant le suicide et dont les diverses définitions doivent être précisées.
On distinguera : le suicide, qui a entraîné la mort de son auteur , le « suicidé » ; la tentative de suicide, qui en fait apparaître le projet sans avoir abouti à la mort, du « suicidant » ; le parasuicide (Kreitman, 1969), manifestation d'un désarroi par une conduite symbolique de mort visant à la reprise immédiate du dialogue social sur d'autres bases qu'auparavant ; les équivalents suicidaires.
Aux confins de ces conduites et en l'absence de passage à l'acte se situent : la menace de suicide, manifestation d'un projet exprimée verbalement ou non ; l'idée de suicide, le plus souvent dissimulée contrairement à la précédente, avec son vécu spécifique très proche du désir ou du projet de suicide qui diffère de la pure spéculation intellectuelle et se rapproche de la phobie du suicide, cette dernière traduisant l'ambivalence du désir-crainte de suicide.
Le syndrome présuicidaire, caractérisé par un changement dans le comportement habituel du sujet, annonce l’imminence du passage à l’acte.
Norma Kreitman, psychiatre britannique (1969)
Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper
→ suicide, équivalent suicidaire
[H3]
Édit. 2018
imitation (comportement d') l.m.
imitation behaviour
Trouble du comportement observé dans des lésions frontales uni- ou bilatérales, lors duquel le patient imite les gestes que l'examinateur fait devant lui sans qu'on lui en donne la consigne, ou même après la consigne expresse de ne pas le faire.
F. Lhermitte, neurologue français, membre de l’Académie nationale de médecine (1984).
→ dépendance environnementale (syndrome de), utilisation (comportement d')
modificateur de comportement l.m.
pharmaco-radiological agent
Lors d'un examen radiologique, produit pharmacologique destiné à modifier la motricité et/ou la sécrétion d'un organe.
Le but recherché est soit d'accélérer le transit, soit d'obtenir une hypotonie favorisant la réplétion et parfois d'assécher la muqueuse. Citons comme hyperkinétique, la morphine (abandonnée), le glucagon ou le repas gras pour la vésicule biliaire, et comme antispasmodique pour le tractus digestif, l'atropine, le tiémonium ou la trimébutine.
préhension forcée pathologique (comportement de, réflexe de) l.m.
grasping behaviour