Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

84 résultats 

fast spin echo (séquence IRM)

Syn. turbo spin écho

Sigle FSE

écho de spin rapide (séquence IRM en)

[B2,B3]

Édit. 2018

urbo spin echo ( séquence IRM) l.angl.

Séquence en écho de spin rapide qui, en pratique, a détroné les séquences en écho de spin classique.

Syn. fast spin echo

écho de spin rapide

[B2,B3]

Édit. 2018

séquence IRM en écho de gradient rapide l.m.

rapid gradient echo, fast gradient echo

En IRM, groupe de séquences permettant d'utiliser des TR extrêmement courts, inférieurs à la valeur du T2 des tissus examinés.
La séquence d'écho de gradient classique permet de réduire le temps d'acquisition aux dépens du TR et de l'angle de bascule q. Mais si le TR est réduit à une valeur inférieure à celle du T2 des tissus, il persiste, lors de l'application de la deuxième impulsion de radiofréquence (et des suivantes), une composante transversale résiduelle de l'aimantation, de sorte que le signal suivant sera sous la dépendance d'une double contribution : bascule du vecteur d'aimantation longitudinale et persistance d'une aimantation transversale résiduelle. Il s'y ajoute un écho de spin dit "stimulé", lié à la répétition de couples d'impulsions de radiofréquence q. Trois types de séquences d'écho de gradient rapides sont alors possibles pour obtenir un signal acceptable :
1) séquence supprimant l'aimantation transversale résiduelle par un gradient déphaseur appelé spoiler (pondération en T1).
2) séquence renforçant l'aimantation transversale résiduelle par un gradient rephaseur, qui fournira un contraste pondéré à la fois en T1 et en T2*.
3) séquence exploitant l'écho de spin stimulé, pondérée en T2, peu utilisée car supplantée par les séquences d'écho de spin rapide

Sigle EGR

[B2, B3]

Édit. 2019

écho de spin rapide l.m.

rapid spin echo

Séquence d'écho de spin dans laquelle chaque impulsion de 90°est suivie d'une série d'impulsions de 180° générant un train d'échos ; chacun de ceux-ci bénéficie d'un codage de phase spécifique qui aboutit à une ligne du plan de Fourier.
Une image peut être obtenue avec une seule impulsion de 90° (single shot) suivie de 128 impulsions de 180°, générant un train de 128 échos successifs sur la courbe de décroissance en T2, le plan de Fourier étant ainsi rempli en un seul "passage" : c'est la séquence RARE, initialement mise au point par J. Henning, qui permet d'obtenir très rapidement une image pondérée en T2. Cette séquence peut être combinée avec la technique d'imagerie en demiplan de Fourier, qui permet de réduire encore le temps d'acquisition. C'est la séquence HASTE ou SSFSE, qui trouve son application en myélographie, urographie ou cholangiographie par IRM. Plus souvent, l'image est obtenue en segmentant le plan de Fourier en paquets de lignes (acquisition segmentée) ce qui permet d’avoir des images pondérées en T2 de meilleure qualité : c'est la séquence Fast Spin Echo (FSE) ou Turbo Spin Echo (TSE). Si, par ex. après chaque impulsion de 90°, on exploite 8 échos, 8 lignes du plan de Fourier sont acquises lors de chaque impulsion de 90° et les 128 lignes du plan sont acquises en 16 passages. La coupe est réalisée 8 fois plus vite qu'en écho de spin classique. L'espace interécho (qui correspond à l'acquisition d'une ligne) est d'environ 10 ms.

Sigle ESR, angl. RSE

écho de spin

[B2, B3]

Édit. 2019

relaxation spin-spin l.f.

spin-spin relaxation

Terme désuet.

relaxation, temps de relaxation T2

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

temps de relaxation spin-spin l.m.

Obsolète

Temps de relaxation transversale T2.

temps de relaxation T2

[B2,B3]

Édit. 2018

séquence écho-planar (IRM) l.f.

L’écho-planar (EPI) est une séquence IRM extrêmement rapide (plus de 10 coupes à la seconde - temps d'acquisition de quelques centaines de millisecondes, de l'ordre de 500 ms) qui peut être diversement pondérée : T1, T2, TE*, inversion-récupération, diffu

Comme en écho de spin rapide (ESR), plusieurs lignes du plan de Fourier sont acquises avec une seule impulsion de radiofréquence (acquisition segmentée), ou même le plan de Fourier entier (single shot). Mais contrairement à l'ESR (où les échos sont générés par une série d'impulsions de 180°), en séquence écho-planar les échos sont produits par une série d'impulsions q qui réalisent un train d'échos de gradient, avec commutation rapide des gradients en fin de ligne. Le temps d'acquisition est ainsi réduit de façon importante par rapport à l'ESR. Mais l'écho planar nécessite des gradients très puissants qui n'existent que sur certains appareils récents.
A l’origine d'importantes modalités IRM nouvelles : séquence de diffusion, de perfusion, d’imagerie fonctionnelle, la séquence écho-planar nécessite un appareillage puissant et performant. C’est une des techniques d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle qui permet d'établir, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau, en localisant les modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Elle est également une voie de recherche en imagerie fonctionnelle cardiaque.

P. Mansfield, Sir, physicien britannique, prix Nobel de médecine en 2003 (1977)

Syn. écho planar (imagerie par)

Sigle EPI

écho de spin rapide, séquences de diffusion, séquences de perfusion, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle

[B2,H1,H5]

écho de spin l.m.

spin echo

Séquence la plus utilisée en IRM consistant à faire suivre l'impulsion d'excitation de π/2 (90°), quelques millisecondes après celle-ci, par une impulsion de π (180°).
Cette impulsion remet les spins en phase (après les avoir inversés) et fait réapparaître pendant un court instant, comme un écho, le signal qui avait disparu (d'où le nom d'écho de spin donné à ce signal). On peut utiliser un seul écho (méthode de Hahn), mais on peut également répéter les impulsions de 180° pour produire plusieurs échos (méthode de Carr et Purcell). L'amplitude maximale des échos successifs décroît alors progressivement. La courbe qui relie entre elles les amplitudes maximales des échos successifs est une exponentielle décroissante dont la constante de temps est le temps de relaxation T2. Le temps qui s'écoule entre l'impulsion de 90° et le recueil du signal réapparu en écho, ou entre deux échos successifs, est le temps d'écho TE; le temps qui sépare deux séquences successives, autrement dit deux impulsions de 90°, est le temps de répétition TR ; le temps entre l'impulsion de 90° et la première impulsion de 180° (ou entre deux impulsions de 180° successives) est égal à TE/2 ; il est appelé temps d'inversion (TI). Si la séquence d'écho de spin est réalisée avec des TE courts (de l'ordre de 30 ms) et des TR courts (de l'ordre de 300 à 500 ms), elle se rapproche de la saturation partielle et met en évidence les différences de T1 des tissus; elle est dite pondérée en T1 et n'utilise qu'un seul écho. Si la séquence est réalisée avec des TE longs (de l'ordre de 60 à 120 ms) et des TR longs (de l'ordre de 2 s), elle met en évidence les différences de T2 ; elle est dite pondérée en T2 et utilise 2 ou 3 échos. Si enfin on utilise des TE courts (de l'ordre de 30 ms) avec des TR longs (de l'ordre de 2 s), l'image fait apparaître surtout les différences de concentration r des protons; mais celle-ci est en général peu contrastée. L'écho de spin est la seule séquence qui permette d'explorer les différences de T2 des tissus.

E.L. Hahn, physicien américain (1950)

Sigle angl. ES

écho (en IRM), temps d'écho, temps de répétition

[B2, B3]

Édit. 2019

spin écho l. angl.

Sigle SE

écho de spin

[B2,B3]

Édit. 2018

écho de gradient rapide avec contraste renforcé en T2 l.m.

contrast enhanced steady state gradient echo

Seules séquences d'écho de gradient rapide permettant d'obtenir une bonne pondération en T2, par exploitation de l'écho de spin dit "stimulé", provoqué par la répétition de couples d'impulsions de radiofréquence θ.
Ces séquences (PSIF, SSFP, CE FFE T2, FAST etc.) ont été détrônées par les séquences d'écho de spin rapide, qui permettent un bon contraste en T2 avec un meilleur rapport signal/bruit.

écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

écho de gradient rapide avec destruction de l'aimantation transversale résiduelle l.m.

spoiled gradient echo

écho de gradient rapide avec spoiler, écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 20189

écho de gradient rapide avec gradient rephaseur l.m.

steady state coherent gradient echo

Groupe de séquences d'écho de gradient rapide dans lesquelles, au lieu de détruire l'aimantation transversale résiduelle, on la renforce par l'application en fin de cycle d'un gradient rephaseur appelé rewinder.
Ces séquences portent des noms différents suivant les constructeurs (FISP, GRASS, FFE, FAST etc.). Elles fournissent, à condition que l'angle de bascule soit suffisant (>30°), un signal composé de deux échos superposés : l'un produit par la bascule de l'aimantation longitudinale donc pondéré en T1 ; l'autre produit par l'aimantation transversale et pondéré en T2*. Le contraste de l'image est complexe et la différenciation tissulaire faible. Mais les tissus à T2* très long, donc les liquides (eau, œdème etc.) auront leur signal renforcé par cette séquence, avec laquelle celui-ci apparaîtra hyperintense. Une variante de ces séquences (true FISP) permet de rendre la séquence moins sensible aux artéfacts de mouvements, donc de renforcer le signal des liquides en mouvement ; d'où son utilisation en angiographie par RM.

écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

écho de gradient rapide avec spoiler l.m.

spoiled gradient echo MRI sequence

Groupe de séquences d'écho de gradient rapide, comportant un gradient déphaseur appelé spoiler.
Ces séquences portent des noms différents suivant les constructeurs (FLASH, CE FFE T1, T1 FAST, SPGR, RF FAST). Elles fournissent un contraste pondéré en densité de protons φ si l'angle de bascule θ  est très faible; si celui-ci est suffisant, elles permettent d'obtenir un excellent contraste en T1. Leur durée est de quelques secondes.

A. Haase, biophysicien allemand (1986) ; R. Ernst, chimiste suisse, prix Nobel de chimie en 1991 (1966)

Syn. écho de gradient rapide avec destruction de l'aimantation transversale résiduelle.

Ernst (angle de), écho de gradient rapide

[B2, B3]

Édit. 2019

écho en IRM l.m.

MRI echo

Au cours de la relaxation qui suit l'impulsion produite par l'onde de radiofréquence (le plus souvent impulsion de 90°), réapparition du signal de précession libre (FID) par remise en phase des moments magnétiques.
La décroissance de l'aimantation transversale responsable de la FID est accélérée par les défauts d’homogénéités du champ magnétique (celles-ci ont pour conséquences des différences de vitesses de précession qui déphasent les moments les uns par rapport aux autres). Il en résulte que la décroissance de l'aimantation transversale et, par conséquent, celle du signal, est très rapide. Deux techniques permettent de remettre partiellement les moments en phase et ainsi d'augmenter le signal :
1- la première (écho de spin), la plus utilisée, consiste à soumettre le système, quelques millisecondes après l'impulsion d'excitation (qui est de 90°) à une impulsion d'inversion de 180°, qui fait réapparaître pendant un court instant, comme un écho, le signal qui avait disparu
2- la deuxième (écho de gradient) consiste à utiliser, pour rephaser les protons, le lobe positif d'un gradient de lecture bipolaire.

écho de gradient, écho de spin, gradient bipolaire

[B2, B3]

Édit. 2019

CUBE (séquence IRM) l.f.

séquence CUBE en IRM

[B2,B3,A2]

Édit. 2018

Dixon (séquence IRM) l.f.

Dixon sequence

En IRM, séquence exploitant le déplacement chimique entre eau et graisse pour effacer le signal de l'un ou l'autre de ces tissus.
Les fréquences de résonance des protons de l'eau et de la graisse sont légèrement différentes de sorte que ces deux tissus sont périodiquement déphasés l'un par rapport à l'autre (toutes les 2,4 ms à 1,5 T). La séquence Dixon consiste à faire deux acquisitions en écho de spin : la première, classique, pour laquelle les protons de l'eau et de la graisse sont en phase ; la deuxième dans laquelle l'impulsion de 180° est légèrement décalée de façon à ce que le maximum du signal survienne 2,4 ms plus tôt. On obtient ainsi un deuxième signal pour lequel les protons de l'eau et de la graisse sont déphasés. Par addition des deux signaux, on ne visualise que celui de l'eau ; par soustraction, on efface le signal de l'eau au profit de celui de la graisse
W.T. Dixon, médecin radiologiste américain (1984).

Syn. méthode Dixon, imagerie de l'eau (en IRM)

déplacement chimique

[B2,B3]

Édit. 2018

fast GRASS (séquence IRM) sigle angl. pour Fast Gradient Recalled Acquisition in the Steady State

Sigle FGR

écho de gradient ultrarapide (séquence IRM en)

[B2,B3]

Édit. 2018

FSPGR (séquence IRM) sigle angl. pour Fast SPoiled GRass prepared

Syn. fast SPGR

écho de gradient ultrarapide (séquence IRM en)

[B2,B3]

Édit. 2019

FSE séquence IRM sigle angl. pour Fast Spin Echo

Séquence IRM en écho de spin rapide qui a détrôné les séquences classiques en écho de spin, beaucoup trop lentes.

écho de spin rapide

[B2,B3]

Édit. 2019

FS séquence IRM sigle angl.pour Fast Scan

Séquence IRM

écho de gradient

[B2,B3]

Édit. 2019

FSPGR prepared (séquence IRM) sigle angl.pour Fast SPoiled GRass prepared

écho de gradient ultra-rapide

[B2,B3]

Édit. 2019

FSPGR (séquence IRM) sigle angl. pour Fast SPoiled GRass prepared

Syn. fast SPGR

écho de gradient ultrarapide (séquence IRM en)

[B2,B3]

Édit. 2018

GRASS (séquence IRM) sigle angl. pour Gradient Recalled Acquisition in the Steady State

écho de gradient rapide avec gradient rephaseur (séquence IRM en)

[B2,B3]

Édit. 2018

HASTE (séquence IRM) sigle angl. pour Half Fourier Acquisition Single shot Turbo spin Echo

Séquence IRM très utilisée en myélo-IRM, cholangio-IRM, uro-IRM.

écho de spin rapide (séquence IRM en)

[B2,B3]

Édit. 2018

inversion-récupération (séquence IRM en) l.f.

inversion recovery (IR)

En IRM, séquence peu usitée en pratique courante, proche de la saturation partielle, consistant à faire précéder l'impulsion de π/2 (90°) par une impulsion de π (180°).
L’impulsion de 180° inverse (d’où le terme d’inversion) le vecteur d'aimantation des tissus, qui devient négatif (-). Celui-ci revient alors progressivement à sa position initiale (de - à +), selon la courbe de relaxation T1 de chaque tissu, plus rapidement pour les tissus à T1 court que pour ceux à T1 long. Pour chaque tissu, la courbe passe par zéro pour un temps t = 0,69 T1, ce qui peut être exploité pour effacer son signal (p. ex. la suppression des graisses), comme dans la séquence STIR.
L'impulsion de π/2 (90°) fait alors basculer le vecteur d'aimantation dans le plan x y où le signal est recueilli. Le temps qui sépare l'impulsion de 90° de celle de 180°, appelé temps d'inversion (TI), devra être assez long pour que l'aimantation soit redevenue positive, mais assez court pour que les tissus n'aient pas récupéré complètement leur aimantation, permettant ainsi un excellent contraste en T1 (meilleur qu'en saturation partielle). En répétant plusieurs fois la séquence, on améliore le rapport signal/bruit. Cependant on préfère utiliser la séquence d'écho de spin avec un TE et un TR courts, beaucoup plus rapide.

Sigle IR

aimantation longitudinale, saturation partielle, séquence STIR, séquence FLAIR (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

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