Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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rapport signal/bruit (S/B) l.m.

signal to noise ratio

Quotient de la partie déterministe et utile du signal à sa partie aléatoire (ou bruit), cette dernière nuisant à l'interprétation de l’image.
Le signal S, sur une partie homogène de l'image numérique, présente une certaine incertitude. Sa fluctuation d'un pixel à l'autre autour de la valeur S est appelée déviation standard (Ds) ou écart-type. Si l'on désigne par Sm la valeur moyenne de S, le rapport signal / bruit peut être défini comme le rapport de Sm sur la déviation standard : S/B=Sm/Ds. La diminution du rapport signal/bruit est la principale cause de limitation de la résolution en imagerie numérisée. On ne peut en général augmenter ce rapport qu'en allongeant les durées d'acquisition, ce qui pose des problèmes pour les examens de scintigraphie et d'IRM, déjà longs par eux-mêmes.

[B2,B3]

Édit. 2018

signal / bruit l.m.

sigmal / noise

rapport signal sur bruit

[B2,B3]

Édit. 2018

bruit n.m.

noise

1) En biophysique, son produit par la superposition de plusieurs vibrations acoustiques non harmoniques.
Le bruit est un son indésirable.
Par comparaison avec la composition de la lumière blanche,on appelle bruit blanc un bruit comprenant toutes les fréquences audibles. L’absence de tout bruit est le silence mais il n’y a jamais un silence absolu sans transmission d’aucune fréquence audible : il subsiste toujours un bruit de fond constitué d’ un ensemble de vibrations distribuées au hasard sur toutes les fréquences. Ce bruit de fond peut être d’origine extérieure (notamment dans une transmission téléphonique du fait de l’agitation des électrons) ou endogène au niveau de l’oreille interne. Quand le bruit endogène se fait par bouffées suffisamment intenses on parle d’acouphènes.
Il faut distinguer les bruits des sons purs (une seule fréquence vibratoire) et les sons musicaux plus ou moins riches en harmoniques.
Comme toutes les vibrations sonores, les bruits transportent une certaine énergie qui, si elle est trop forte (>150 décibels), provoque des lésions de l’oreille interne. Les sons , notamment les bruits, sont douloureux lorsque leur intensité atteint 120 décibels.
Les vibrations sonores se propagent facilement dans les milieux liquides et les tissus mous de l’organisme mais si elles abordent un milieu solide elles libèrent une partie de leur énergie. Ce phénomène est utilisé en lithotripsie extracorporelle : rafales sonores très brèves et très intenses appliquées pendant moins d’une minute sur la peau de la région lombaire et focalisées sur des calculs rénaux ou urétéraux ; arrivant au contact des calculs elles produisent des chocs sonores intenses qui provoquent l’implosion in situ des calculs sans intervention chirurgicale.
2) Dans la transmission des messages en général : élément perturbateur, transmis par le même canal et selon les mêmes modalités qu'un message mais ne lui appartenant pas.
On peut définir le bruit comme un signal formé de la somme d'un ensemble de fréquences aléatoires. Ce bruit ou "bruit de fond" est un phénomène général dans toute transmission de message et entraîne une certaine dégradation de l'information, soit en masquant le signal utile sous des variations dénuées de signification, soit en se substituant au message et en remplaçant l'information vraie par une information déformée, encore intelligible mais dans un sens parfois différent du message initial. Son élimination ou sa neutralisation aussi poussée que possible constitueront le but principal des techniques dites de "traitement du signal". On peut enfin déterminer la qualité de l'information véhiculée grâce à la mesure du rapport signal/bruit. Cette dernière notion est p. ex. essentielle dans l'obtention des potentiels évoqués visuels.
3) Concernant la transmission d’une image (swarming) anomalie d’une image dynamique qui, en chaque point, présente une variation aléatoire rapide de sa luminance.
Il peut être causé par un défaut électronique de l’imageur. Il peut aussi apparaître dans l’utilisation d’amplificateur de luminance à très faible débit d’exposition, dû à la fluctuation quantique de la densité des photons X.
Faible en radiologie traditionnelle, en raison de l’importance des flux de photons X utilisés, il est plus important en tomodensitométrie et surtout en scintigraphie où les flux de photons sont limités par des considérations radiobiologiques ; en IRM il est moyen, indépendant du signal en cause, et d’origine technique.
4) En psychiatrie : au sens figuré, tout ce qui altère ou perturbe la transmission d'un message.
Plus particulièrement dans la perspective de la pathologie de la communication, plusieurs catégories de bruits sont distinguées :
- technique, par intrusion d'un élément exogène qui brouille un énoncé ;
- sémantique, par recouvrement seulement partiel des codes ou grilles de référence du soignant et du patient (surtout si ce dernier est délirant). De toute façon, un principe d'économie des informations anxiogènes, comportant donc des aménagements défensifs, intervient de part et d'autre ;
- pragmatique, du fait des inéluctables transactions entre vouloir dire, seul généralement explicite, et vouloir faire. Si l'écart est excessif entre implicite et explicite, il s'agira de l'aspect pathogène majeur de la communication. Avec sa double contrainte, l'injonction paradoxale chez le schizophrène a été décrite comme une de ses formes ;
- contextuel, lié aux contraintes imposées à la dyade communicante par un contexte systémique homéostatique, en particulier familial et groupal. Ainsi, le "patient désigné" est-il le symptôme révélateur identifié du malaise du système familial, incitant à traiter ce dernier plutôt que le seul sujet.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

acouphènes, bel, lithotripsie extracorporelle, harmonique

Édit. 2017

bruit auriculaire l.m.

atrial sound

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

B4

Édit. 2017

bruit blanc l.m.

white sound, white noise

Son continu, dont la composition spectrale est faite de toutes les fréquences audibles.
Il est utilisé en audiométrie pour assourdir la meilleure oreille et préciser le seuil de l’autre.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

Édit. 2017

bruit de canon l.m.

Eclat du premier bruit qui devient très intense dans les blocs attrio-ventriculaires complets lors de la coïncidence de la fermeture simultanée des valves auriculoventriculaires et aortiques

N. D. Strazhesko  médecin interniste russe (1876-1952)

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

Édit. 2017

bruit de galop l.m.

gallop rhythm

Addition aux deux bruits normaux d’un bruit supplémentaire diastolique réalisant un bruit choc, assez souvent palpable, mieux entendu à l’oreille qu’au stéthoscope, réalisant un rythme à trois temps.
On distingue le bruit de galop présystolique ou auriculaire (B4) dû à l’arrivée de l’ondée sanguine expulsée par la systole auriculaire dans un ventricule dont la compliance est diminuée, le galop protodiastolique ou ventriculaire (B3) et le galop mésodiastolique dit aussi galop de sommation.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

B3, B4

Édit. 2017

bruit de remplissage ventriculaire rapide l.m.

rapid ventricular filling sound

Traduction sonore de la brusque distension des ventricules au moment de leur phase de remplissage rapide protodiastolique et de la mise en tension de l’appareil volontaire mitral ou tricuspidien, connue comme le 3ème bruit du cœur (B3).
Parfois audible à l’auscultation soit chez un sujet sain (3èmebruit physiologique) soit surtout dans certaines cardiopathies (insuffisance mitrale, shunt gauche droit, défaillance cardiaque, péricardite constrictive), il est plus souvent inaudible et ne s’inscrit que sur le phonocardiogramme sous forme d’une oscillation faible et lente apparaissant 12 à 16/100ème de seconde après la fin du deuxième bruit.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

B3

Édit. 2017

bruit de triolet l.m.

systolic click

C’est un clic, bruit sec claqué, méso- ou télésystolique, habituellement perçu dans la région mésocardiaque.
Il réalise avec les deux autres bruits, un rythme à trois temps et varie avec la position du sujet. Dû classiquement au tiraillement de brides péricardiques, il n’aurait aucune signification pathologique. Il peut traduire une anomalie de la petite valve mitrale bombant en parachute dans l’oreillette gauche dans des dystrophies de la valve mitrale.

L. Gallavardin, médecin cardiologue français, membre de l'Académie de médecine (1913)

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire, meugler (limousin), chanter (provençal).

clic, clic systolique

[K2]

Édit. 2018

bruit du cœur fœtal l.m.

foetal heart rate tone

Signal sonore émis au cours de l'activité cardiaque fœtale par la fermeture des valvules cardiaques.
Il peut être entendu à partir de 13 semaines d'aménorrhée environ, à l'oreille par le stéthoscope de Pinard ou à l'aide d'un appareil à effet Doppler. Il peut être enregistré, surtout à partir de 28 semaines d'aménorrhée, à l'aide d'un appareil ultrasonographique à effet Doppler, le capteur pouvant être soit externe, placé sur l'abdomen maternel en regard du cœur fœtal, soit interne, avec une électrode placée directement sur le scalp fœtal au cours de l'accouchement. Le rythme cardiaque fœtal normal oscille entre 120 et 150 bpm, avec des oscillations dont l'amplitude est comprise entre 5 et 25 bpm, comporte des accélérations lors des mouvements actifs, et est dépourvu de ralentissement.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

Édit. 2017

bruit fistulaire l.m.

Bruit de gargouillement entendu à l’auscultation thoracique en présence d’un hydro ou d’un pyopneumothorax en communication avec une bronche,

bruit glottique l.m.

glottic noise

Bruit engendré par le passage de l’air au niveau de la glotte.

Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).

Syn. souffle laryngotrachéal

Édit. 2017

pistolet (bruit de) l.m.

pistol shot

Bruit perçu à l’auscultation du cœur ou des gros vaisseaux.
Il est sourd et comparable à celui d’un coup de pistolet. Synchrone au pouls mésosystolique. Il est caractéristique des grandes insuffisances aortiques, et s’entend soit au niveau des artères fémorales, soit dans le 2e espace intercostal droit. Il semble dû à une brusque distension de l’aorte par l’onde systolique.

rappel (bruit de) l.m. (obs.)

double shock-sound

Signe d’auscultation du cœur.
C’est un bruit qui évoque, selon les descriptions, le rappel du tambour ou le ressaut du marteau sur l’enclume. Il est causé par une modification du rythme cardiaque avec un dédoublement du 2ème bruit, ou l’adjonction d’un 3ème bruit.

remplissage ventriculaire (bruit de) l.m.

ventricular filling sound

bruit de remplissage ventriculaire

sommation (bruit ou galop de) l.m.

mesodiastolic gallop

Signe d’auscultation du cœur qui constitue un bruit qui apparaît parfois au milieu de la diastole chez des sujets normaux lorsque le cœur s’accélère.
Il est dû à la superposition de deux bruits qui sont normalement inaudibles isolément : le bruit auriculaire B4 et le bruit de remplissage rapide B3. Le galop de sommation peut également être entendu dans l’insuffisance cardiaque avec tachycardie, ou dans les allongements du temps de conduction auriculaire.

galop (bruit de), bruit auriculaire, bruit de remplissage rapide

triolet (bruit de) l.m.

triolet noise

Bruit systolique surajouté qui réalise avec les deux autres bruits, un rythme à trois temps.
Allusion au terme musical qui définit un groupe de trois notes d'égale valeur qui se joue dans le temps de deux, caractéristique de la ballonisation de la valve mitrale.

clic télésystolique

va-et-vient (bruit de) l.m.

to and fro murmur

Signe d’auscultation thoracique, c’est un frottement pleural ou péricardique rythmé par les mouvements de la respiration ou ceux du cœur.

frottement pleural, frottement péricardique

[K2]

Édit. 2019

bruit de va-et-vient l.m.

to and fro murmur

Signe d’auscultation thoracique, c’est un frottement pleural ou péricardique rythmé par les mouvements de la respiration ou ceux du cœur.

frottement pleural, frottement péricardique

[K1, K2]

Édit. 2019

hyperintense (signal IRM) adj

hyperintense

Qualifie la restitution d’énergie des protons revenant à leur état d’équilibre, à l’origine du signal magnétique dont la localisation aboutit à une cartographie : image IRM.
Si le signal émis par une structure est intense (hypersignal) - on parle par analogie de « structure hyperintense»- elle apparaît en blanc sur l’image.
P. ex, sur les images pondérées en T1, la graisse est hyperintense ; sur les images pondérées en T2, l’eau et les structures riches en eau sont hyperintenses.

Ant. hypo-intense

hypo-intense, hypersignal (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

hypo-intense (signal IRM) adj

hypointense

Ant. hyperintense

hyposignal (en IRM), hyperintense

[B2,B3]

Édit. 2018

peptide signal n.m.

signal peptide

Chaîne peptidique d'une vingtaine d'acides aminés synthétisée au début de la traduction d'un ARN messager, destinée à être détachée de la protéine correspondante après son passage dans la citerne du réticulum endoplasmique et qui constitue un signal pour la machinerie cellulaire indiquant que cette protéine est destinée à l'exportation.
Cette séquence riche en acides aminés hydrophobes permet à la protéine de traverser la membrane du réticulum et sert de peptide d'adressage. De telles séquences sont spécifiques des protéines qui doivent être sécrétées ou insérées dans les membranes cellulaires.

Syn. séquence signal

peptide-leader, traduction

période (d'un signal périodique) l.f.

period

Intervalle de temps constant séparant deux passages du signal par la même valeur, la variation se faisant dans le même sens.

renforcement du signal lié au flux l.m.

signal enhancement by effect of flow

renforcement paradoxal du signal

[B2,B3]

Édit. 2018

renforcement paradoxal du signal l.m.

signal enhancement by effect of flow

En IRM, phénomène apparaissant lorsque qu'un vaisseau traverse le plan de coupe et que la vitesse du flux est telle qu'il y a renouvellement des protons circulant à travers ce plan pendant la durée d'un cycle (donc à chaque TR) ; il se traduit par un renforcement de l'intensité du signal du vaisseau.
En écho de spin, le phénomène ne se manifeste que pour les vaisseaux à flux lent. Il est maximal lorsque le vaisseau est perpendiculaire au plan de coupe. Il est dû au fait qu'en début de cycle, ce sont des protons non encore stimulés, qui entrent dans le plan de coupe et qui y subissent l'impulsion de 90°. La valeur de leur aimantation longitudinale est maximale ainsi que le signal qu'ils engendrent s'ils n'ont pas quitté le plan de coupe lorsque survient l'impulsion de 180°. En écho de gradient, le phénomène se produit si les protons n'ont pas quitté le plan de coupe avant la survenue du deuxième lobe du gradient de lecture ; c'est généralement le cas même pour les vaisseaux à flux rapide, du fait du TR très court. En technique multicoupes, le phénomène prédomine sur les premières ou sur les dernières coupes suivant le sens du flux (coupes d'entrée de flux). Le renforcement paradoxal du signal est à la base de l'angiographie par RM dite par temps de vol ; il est renforcé par l'utilisation de gadolinium.

Syn. phénomène d'entrée de coupe (en IRM), renforcement du signal lié au flux

relaxation, ARM par temps de vol

[B2,B3]

Édit. 2018

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