renforcement paradoxal du signal l.m.
signal enhancement by effect of flow
En IRM, phénomène apparaissant lorsque qu'un vaisseau traverse le plan de coupe et que la vitesse du flux est telle qu'il y a renouvellement des protons circulant à travers ce plan pendant la durée d'un cycle (donc à chaque TR) ; il se traduit par un renforcement de l'intensité du signal du vaisseau.
En écho de spin, le phénomène ne se manifeste que pour les vaisseaux à flux lent. Il est maximal lorsque le vaisseau est perpendiculaire au plan de coupe. Il est dû au fait qu'en début de cycle, ce sont des protons non encore stimulés, qui entrent dans le plan de coupe et qui y subissent l'impulsion de 90°. La valeur de leur aimantation longitudinale est maximale ainsi que le signal qu'ils engendrent s'ils n'ont pas quitté le plan de coupe lorsque survient l'impulsion de 180°. En écho de gradient, le phénomène se produit si les protons n'ont pas quitté le plan de coupe avant la survenue du deuxième lobe du gradient de lecture ; c'est généralement le cas même pour les vaisseaux à flux rapide, du fait du TR très court. En technique multicoupes, le phénomène prédomine sur les premières ou sur les dernières coupes suivant le sens du flux (coupes d'entrée de flux). Le renforcement paradoxal du signal est à la base de l'angiographie par RM dite par temps de vol ; il est renforcé par l'utilisation de gadolinium.
Syn. phénomène d'entrée de coupe (en IRM), renforcement du signal lié au flux
→ relaxation, ARM par temps de vol
[B2,B3]
Édit. 2018
renforcement du signal lié au flux l.m.
signal enhancement by effect of flow
→ renforcement paradoxal du signal
[B2,B3]
Édit. 2018
fibrosarcome paradoxal de la peau l.m.
paradoxical fibrosarcoma of the skin
[F2,J1]
Édit. 2018
pouls paradoxal l.m.
Diminution de l’amplitude du pouls à l’inspiration, observée dans certaines péricardites liquidiennes abondantes et constrictives, plus rarement dans les médiastinites
Ce n’est que l’exagération d’une tendance physiologique.
→ tamponnade cardiaque, médiastinite
artefact de renforcement postérieur (en échographie) l.m.
Les ultrasons qui traversent une zone liquidienne anéchogène ne sont pas arrêtés : les structures situées en arrière de cette zone liquidienne reçoivent donc proportionnellement plus d’ultrasons que les régions voisines où les ultrasons sont normalement atténués par les tissus qu’ils ont traversés.
Cet excès d’ultrasons est à l’origine d’un aspect plus hyperéchogène des structures postérieures : l’artéfact de renforcement postérieur.
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
[B2]
Édit. 2017
renforcement narcissique l.m.
narcissistic strengthening
Restauration de l'image de soi qui se produit dès les premiers entretiens avec le psychanalyste ou le psychothérapeute et qui se caractérise par une "élation" (1), produisant un sentiment nouveau de liberté intérieure.
C’est une démarche psychothérapique par laquelle le sujet est conforté dans une auto-évaluation positive. Il s'agit là de l'effet premier du dispositif, qui précède et permet l'instauration du transfert(2). Deux évolutions sont possibles : cette réparation narcissique reste marquée de "l'élation première" sans évoluer, et c'est ce qui est au principe des psychothérapies, particulièrement de celles dites de soutien ; ou l'évolution se fait vers une relation plus élaborée, de type objectal (entre le sujet et un objet extérieur), et c'est ce que permet l'orientation du transfert dans la cure analytique.
Le travail analytique doit débuter, avec des patients qui présentent des failles du moi (dépression, deuils, blessures narcissiques, etc.), par une "restauration de leur sécurité narcissique"(3).
1 – D. Lagache, psychiatre et psychanalyste français (1954) ; 2 – B. Grunberger, psychanalyste français (1975) ; 3 - D. Anzieu, psychologue-psychanalyste français (1986)
[H3]
Édit. 2019
renforcement postérieur l.m.
posterior enhancement
Artéfact échographique, lié à la bonne transmission des ultrasons dans les solutions aqueuses, qui se traduit, en arrière de celles-ci, par des échos plus intenses que l'image habituellement obtenue à cette profondeur (lorsque le faisceau a subi une atténuation normale par les tissus traversés).
P. ex. en arrière d'un kyste à forte composante liquidienne, il existe une image hyperéchogène de renforcement postérieur.
hyperintense (signal IRM) adj
hyperintense
Qualifie la restitution d’énergie des protons revenant à leur état d’équilibre, à l’origine du signal magnétique dont la localisation aboutit à une cartographie : image IRM.
Si le signal émis par une structure est intense (hypersignal) - on parle par analogie de « structure hyperintense»- elle apparaît en blanc sur l’image.
P. ex, sur les images pondérées en T1, la graisse est hyperintense ; sur les images pondérées en T2, l’eau et les structures riches en eau sont hyperintenses.
Ant. hypo-intense
→ hypo-intense, hypersignal (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
hypo-intense (signal IRM) adj
hypointense
Ant. hyperintense
→ hyposignal (en IRM), hyperintense
[B2,B3]
Édit. 2018
peptide signal n.m.
signal peptide
Chaîne peptidique d'une vingtaine d'acides aminés synthétisée au début de la traduction d'un ARN messager, destinée à être détachée de la protéine correspondante après son passage dans la citerne du réticulum endoplasmique et qui constitue un signal pour la machinerie cellulaire indiquant que cette protéine est destinée à l'exportation.
Cette séquence riche en acides aminés hydrophobes permet à la protéine de traverser la membrane du réticulum et sert de peptide d'adressage. De telles séquences sont spécifiques des protéines qui doivent être sécrétées ou insérées dans les membranes cellulaires.
Syn. séquence signal
période (d'un signal périodique) l.f.
period
Intervalle de temps constant séparant deux passages du signal par la même valeur, la variation se faisant dans le même sens.
rapport signal/bruit (S/B) l.m.
signal to noise ratio
Quotient de la partie déterministe et utile du signal à sa partie aléatoire (ou bruit), cette dernière nuisant à l'interprétation de l’image.
Le signal S, sur une partie homogène de l'image numérique, présente une certaine incertitude. Sa fluctuation d'un pixel à l'autre autour de la valeur S est appelée déviation standard (Ds) ou écart-type. Si l'on désigne par Sm la valeur moyenne de S, le rapport signal / bruit peut être défini comme le rapport de Sm sur la déviation standard : S/B=Sm/Ds. La diminution du rapport signal/bruit est la principale cause de limitation de la résolution en imagerie numérisée. On ne peut en général augmenter ce rapport qu'en allongeant les durées d'acquisition, ce qui pose des problèmes pour les examens de scintigraphie et d'IRM, déjà longs par eux-mêmes.
[B2,B3]
Édit. 2018
second signal l.m.
second signal, coactivation signal
En hématologie : signal de costimulation nécessaire pour l’activation des lymphocytes.
Ce cosignal est apporté par l’interaction avec les molécules membranaires de la cellule présenta
séquence-signal n.f.
signal sequence
1) Syn. de peptide-signal.
2) Séquence du gène correspondant au peptide-signal.
→ traduction, transcription, peptide signal
signal n.m.
signal
En médecine, expression codée servant de support transitoire à un message circulant entre un émetteur et le ou les récepteurs correspondants.
D’une façon générale, il s’agit d’une variation de grandeur d’accès commode, permettant de représenter les variations d’une autre grandeur d’un accès plus difficile.
Par référence au message, le signal est le phénomène physique convenablement modulé qui transporte ledit message. Il doit être compatible avec les canaux de transmission empruntés, être codé au niveau de l'émetteur et pouvoir être décodé lorsqu'il parvient au récepteur visé. Un exemple simple en est le fax : des lettres écrites sur un papier sont transcrites sous forme d'impulsions électriques transmises à distance (mais non intelligibles en tant que telles par un être humain) et retranscrites après décodage sous forme d'impressions reproduisant le texte de départ.
Les signaux peuvent être aléatoires ou déterministes, discrets ou continus, linéaires ou non. Par extension, on considère souvent que le terme "signal" recouvre l'ensemble "signal + bruit".
On rassemble sous le nom de "traitement du signal" les différentes méthodes susceptibles d'éviter, de contrôler ou d'éliminer (au moins partiellement) les perturbations d'origines diverses susceptibles d'affecter le signal lors de sa transmission.
[B2,B3]
Édit. 2018
signal / bruit l.m.
sigmal / noise
[B2,B3]
Édit. 2018
signal de costimulation l.m.
costimulatory signal.
signal de polyadénylation l.m.
polyadenylation sequence, polyadenylation signal
Motif situé dans l’ARN messager en aval de la partie codant le gène.
Il définit la position où doit s’ajouter la queue de poly A de l’ARN messager.
→ séquence poly A, ARN messager
[Q1]
Édit. 2017
signal de précession libre en IRM l.m.
free induction decay
[B2,B3]
Édit. 2018
signal en IRM l.m.
MR signal
Onde de radiofréquence, induite par la rotation du vecteur de magnétisation transversale pendant la relaxation, recueillie par l'antenne.
Ce signal correspond, suivant les séquences utilisées, soit à la FID, soit à l'écho.
→ écho, écho de spin, précession libre, résonnance magnétique nucléaire (RMN), FID, signal
[B2,B3]
Édit. 2018
signal nerveux l.m.
nervous signal
signal-peptidase n.f.
signal peptidase
Enzyme protéolytique responsable du clivage d'une préproprotéine dans la citerne du réticulum endoplasmique, détachant la séquence signal.
Les signal-peptidases constituent une famille de protéases ; elles sont généralement formées de plusieurs chaînes peptidiques (2 à 5).
signal-peptide n.m.
signal peptide
Syn. séquence signal
signal RMN l.m. sigle pour Résonnance Magnétique Nucléaire.
NMR signal
Onde de radiofréquence, induite par la rotation du vecteur de magnétisation transversale pendant la relaxation, recueillie par l'antenne.
Ce signal correspond, suivant les séquences utilisées, soit à la FID, soit à l'écho.
→ écho, écho de spin, précession libre, résonnance magnétique nucléaire (RMN), FID
symptôme signal l.m.
premonitory, prodromal symptom, signal-symptom
Symptôme toujours analogue chez un même patient, prédicteur du retour imminent d'un accès ou d'une crise et d'un grand intérêt diagnostique, bien que quelquefois en défaut.
Au début d'un accès maniaque, certes le plus souvent brutal et sans prodromes, un trouble du comportement particulier au malade (achats inconsidérés, travaux de peinture, extravagances vestimentaires, etc.) peut alerter l'entourage.
Lors d'une crise comitiale partielle, le symptôme initial parfois secondairement généralisé permet de mieux situer la décharge neuronique de base.
Surtout chez l'enfant et l'adolescent, la pathologie dite réactionnelle fait poser le problème délicat de son "inscription". Il peut s'agir soit d'un "symptôme-accroc" d'une évolution maturante, soit d'un "symptôme-signal" d'une organisation pathologique en voie de constitution.