effet trans l.m.
trans effect
Chez les Bactéries, action d'un gène sur un autre gène par l'intermédiaire d'une protéine produite par le premier.
P. ex., l'action d'un gène régulateur sur l'expression d'un opéron par un répresseur produit par le gène.
cellule trans-complémentante l.f.
transcomplementing cell
Cellule capable de fabriquer les protéines virales qui manquent à un virus défectif, c'est-à-dire un virus mutant qui a perdu la capacité de se reproduire sans virus assistant.
[A2,D1]
contrôle en trans l.m.
trans control
Régulation de l'expression génétique qui s'exerce par l'intermédiaire d'un facteur diffusible.
[Q1]
Édit. 2019
plan neuro-oculaire trans-hémisphérique oblique l.m.
oblique transhemispheric neuro-ocular plane
Plan anatomique utilisé comme plan de référence en tomodensitométrie ou en imagerie par résonnance magnétique, passant en position indifférente du regard, par le cristallin, la papille homolatérale, le canal optique homolatéral et le trou occipital au-dessus de l’odontoïde.
régulateur (trans-) adj.
transregulator
Qualifie un facteur modifiant la transcription d'un gène en ARN messager, en se fixant sur une séquence particulière de l'ADN dite cisrégulatrice.
Ces facteurs sont le plus souvent des protéines sensibles à des molécules régulatrices répondant à des stimulus extracellulaires, et comportant des séquences d'acides aminés ayant une affinité spécifiques pour l'ADN, comme les doigts de zinc ou les hélices basiques à « Leu-zipper » (fermeture éclair à leucines).
test cis-trans l.m.
cis-trans (test)
Chez les eucaryotes, test de complémentation fonctionnelle contribuant à établir les limites d’un cistron.
Il consiste à comparer l’expression de deux mutations récessives par croisement en configuration cis dans un individu et en configuration trans dans un autre :
- si le phénotype est mutant en configuration trans et sauvage en configuration cis, les deux mutations appartiennent au même cistron (schéma 1) ;
- si le phénotype est sauvage quelle que soit la configuration, les deux mutations appartiennent à deux cistrons différents (schéma 2).
→ complémentation fonctionnelle
[Q1]
trans
Préfixe d'origine latine signifiant au-delà, du côté opposé qui, appliqué à un composé éthylénique, désigne l'isomère dans lequel les radicaux les plus importants fixés sur les deux carbones de la double liaison sont situés de part et d'autre du plan de l'orbitale p.
Cette expression est maintenant remplacée par l’allemand entgegen dont l’antonyme est zusammen (ensemble)
Ant. cis
trans (configuration) l.f.
trans configuration
Disposition selon laquelle deux mutations sont chacune sur l'un des deux chromosomes homologues d'une cellule, d'un tissu ou d'un organisme.
trans-Golgi n.m.
trans-régulateur (élément) l.m.)
trans-regulator element
acide tout-trans-rétinoïque l.m.
Métabolite naturel du rétinol induisant une induction de la différenciation en granulocytes fonctionnels de lignées de cellules leucémiques myéloïdes.
Il permet d'obtenir des rémissions de la leucémie aigue promyélocytaire.
Syn. trétinoïne
Sigle ATRA
→ rétinol, leucémie aigue promyélocytaire
[F1]
Édit. 2018
trans signalisation n.f.
trans signaling
Processus indirect de signalisation cellulaire s’opposant au processus classique, ou cis signalisation, dans lequel l’activation de la cellule fait suite à la stimulation directe d’un récepteur membranaire par un agoniste.
Un exemple de trans signalisation est celui relatif à l’interleukine-6. Cette cytokine se fixe à un récepteur soluble circulant donnant ainsi un complexe capable d’activer la signalisation par dimérisation avec la glycoprotéine 130 présente dans la membrane cellulaire.
→ interleukine-6, cytokine, interleuline 6
[F3]
Édit. 2018
électrocardiographie trans-œsophagienne l.f.
transœsophagal electrocardiography
Méthode d’enregistrement électrocardiographique utilisant une électrode intra-oesophagienne située à une distance des arcades dentaires variant entre 30 et 45 cm.
Cette électrode œsophagienne permet d’enregistrer des dérivations unipolaires étagées. Cette modalité permet de compléter les informations fournies par l’électrocardiogramme standard en particulier dans l’étude et le diagnostic de certains troubles du rythme (tachycardies ventriculaires).
[B3, K2]
Édit. 2019
antabuse (effet) l.m.
[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]
Édit. 20171
Auger (effet) n.m.
Auger’s effect
P. Auger, physicien français (1923)
Bert (effet Paul) l.m.
Bert's effect
Toxicité cérébrale de l'oxygène hyperbare qui se traduit par des convulsions généralisées avec perte de connaissance.
Édit.2017
P. Bert, physiologiste français (1878)
Bezold-Brücke (effet) l.m.
Bezold-Brücke’s effect
Variation de la tonalité en fonction de la luminance du stimulus.
L'appellation "effet Bezold-Brücke" désigne plus particulièrement le fait qu'aux luminances élevées toutes les teintes du spectre tendent vers deux teintes fixes : bleu et jaune.
J. von Bezold, météorologue et physicien allemand (1874) ; E. von Brücke, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1878)
[P2]
Édit. 2018
blouse blanche (effet) l.m.
white coat effect, white coat hypertension
Désigne familièrment les accès tensionnels apparaissant lors de l’examen médical.
D. Ayman, A.D. Goldshine, médecins américains (1940)
Syn. : hypertension artérielle labile
Édit. 2017
Bohr (effet) l.m.
Bohr’s effect
Influence inhibitrice du dioxyde de carbone pour la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine.
Ce mécanisme physiologique de régulation de l’affinité pour l’oxygène(O2) de l’hémoglobine (Hb) par le dioxyde de carbone (CO2) est dû à la fixation des protons H+ sur certains sites de la molécule désoxygénée, stabilisant ainsi, en agissant sur des effecteurs hétérotropes, la structure T à faible affinité pour l’oxygène
L'affinité de l'Hb pour l'O2 se mesure par la quantité d'O2 fixée sur elle.
L’effet Bohr est chiffré par la quantité de protons libérés par sous-unité d’Hb lors du passage de la forme désoxygénée à la forme oxygénée. Sa valeur normale est de – 0,5.
En pathologie, l'Hb anormale des hématies falciformes dans la drépanocytose et dans certaines intoxications, notamment celles qui transforment l'Hb en méthémoglobine, ralentit la fixation d'O2 et diminue l'affinité. La réduction de la concentration en Hb dans le sang ne la modifie pas : la courbe de dissociation reste normale dans l'anémie par dilution (hémorragie, etc.). Dans l'anémie chronique il y a en outre une adaptation de la concentration de 2,3-DPG.
Ch. Bohr, physiologiste danois (1904)
→ effet Haldane, diphosphoglycérate (2,3-DPG), drépanocytose, saturation oxyhémoglobinée
[Cette réaction réversible règle la pO2 en fonction de la quantité d'O2 fixée sur l'Hb. Elle est représentée par la courbe sigmoïde de dissociation de l'hémoglobine en fonction de la pO2. Une diminution de la pCO2 augmente l'affinité lors des échanges entr]
Édit. 2017
Bowditch (effet) l. m.
Bowditch’s effect
L’accélération de la fréquence cardiaque produit une augmentation homéométrque de la contractilité.
H. P. Bowdicth, physiologiste américain (1871)
Édit. 2017
bride (effet de) l.m.
leash effect
Édit. 2017
cohorte (effet de) l.m.
cohort effect
La cohorte étant un ensemble d'individus qui ont vécu un même évènement en même temps, l'effet de cohorte désigne les modifications que va subir le groupe, qui résultent des caractéristiques définissant celle-ci et sont une source possible de biais d'interprétations.
[E1]
Compton (effet) l.m.
Compton effect
A. H. Compton, physicien américain, prix Nobel de physique en 1927 (1923)
[B1]
Coriolis (accélération de, effet) l.f. et l.m.
Coriolis’ effect
Accélération à laquelle est soumis un mobile sur une trajectoire courbe, non plane, ou lorsqu’un mobile est en rotation autour d’un axe dont l’orientation varie.
Un effet Coriolis peut par exemple être obtenu chez l’homme sous la forme d’une violente illusion de mouvement survenant lors d’une rotation régulière, de vitesse constante, lorsque le sujet bouge brusquement la tête dans un plan différent de celui de la rotation.
G-G. de Coriolis, mathématicien et ingénieur français (1838)
[B1]
courbe dose-effet l.f.
dose effect curve
Courbe de l'effet observé sur des cellules, en fonction de la dose de rayonnement.
Cette relation est exponentielle pour les bactéries ; la courbe comporte un épaulement pour les cellules humaines.
[F2]