acarien n.m.
mite, Acarus
Arthropode de la classe des Arachnides dont certains sont responsables d’allergies respiratoires (acariens détriticoles), de la gale (Sarcoptes scabiei), ou d’ectoparasitoses variées (Trombicula autumnalis, Demodex folliculorum, Ixodes ricinus) et d’autres sont des vecteurs de diverses infections bactériennes (rickettsioses, maladie de Lyme), parasitaires (babésioses) ou virales.
Les pattes possèdent sur leur dernier article des organes de fixation sous forme de poils, griffes ou ventouses pédiculées.
Étym. gr. akari : mite
→ tique
[D1]
Édit. 2020
acarien détriticole l.m.
living on detritus mite
Acarien pyroglyphide, responsable d’allergies à la poussière de maison.
Les acariens détriticoles comprennent trois espèces principales : Dermatophagoides pteronyssimus, Dermatophagoides farinae et Euroglyphus maynei.
Le nombre des acariens et la quantité d’allergènes qu’ils dégagent sont liés, notamment, au degré d’humidité à l’intérieur des habitations.
Étym. gr. akari : mite
[D1]
Édit. 2020
acariose n.f.
acariasis
Affection liée au parasitisme par un acarien.
Étym. gr. akari : mite
→ acarien
[D1]
Édit. 2020
acarologie médicale et vétérinaire l.f.
medical and veterinary acarology
Discipline dont l'objet est l'étude morphologique et biologique des acariens d'importance médico-vétérinaire.
Dans la pratique, ce domaine est souvent englobé dans l'entomologie médico-vétérinaire, cette discipline étant considérée dans son acception large. L'acarologie a surtout trait aux tiques, arthropodes vecteurs de nombreux agents infectieux pathogènes pour l'Homme et pour les animaux.
→ entomologie médicale et vétérinaire, arthropode, tique
[D2,D4,D5]
Édit. 2018
acaryote n.m.
acaryote
Organisme vivant dépourvu de noyau.
Les virus sont acaryotes mais ils contiennent une information génétique sous forme d’ADN ou d’ARN avec des transcriptases inverses. Ce ne sont pas des êtres cellulaires sans noyau lesquels sont dénommés procaryotes.
Étym. gr. a : privatif, karyon : noyau
Ant. eucaryote
[ C3, D1]
Édit. 2020
ACAT sigle pour
→ Acyl-CoA-cholestérol-acyl-Transférase
[C1,C3]
Édit. 2016
acatalasémie n.f.
acatalasemia
S. Takahara, otorhinolaryngologiste japonais ( 1962)
Étym. a : privatif ; catalase; émie gr. haima : sang
Syn. acatalasie
[C3, F1, P3, Q2]
Édit. 2019
acatalasie n.f.
acatalasia
Enzymopathie congénitale caractérisée par un déficit en catalase dans le sang et dans tous les tissus.
Plusieurs types de mutation ont été observés. Les hématies dépourvues de catalase sont plus sensibles à des agressions oxydatives non physiologiques et à l'irradiation X qui entraîne une méthémoglobinémie. Mais le plus souvent cette affection est asymptomatique, d'autres enzymes étant aussi efficaces pour détruire l'eau oxygénée dans les cellules. La maladie de Takahara est une forme clinique dans laquelle les tissus buccodentaires présentent des lésions nécrotiques dues à la production d'eau oxygénée par des germes microbiens dans la muqueuse buccale.
Syn. acatalasémie
→ catalase
[F1, P3, Q2]
Édit. 2020
acatalasique adj.
acatalasique
Relatif à l’acatalasie.
Étym. a : privatif ; catalase
[C3,Q2]
Édit. 2016
acataphasie n.f.
acataphasia
Trouble du langage caractérisé par une construction incorrecte des phrases, ne respectant pas les règles de la syntaxe, bien que la suite logique des idées soit préservée (obs.).
Étym. gr. a : privatif ; kataphêmi : j'affirme
[H1]
Édit. 2016
acathésie n.f.
acathisia
Syn. akathisie
[H1,H3]
Édit. 2017
acathisie n.f.
acathisia
Syn. akathisie
[H1,H3]
Édit. 2017
acavum epidurale (PNA)
[A1,H5]
Édit. 2016
ACC sigle f. pour
1)→ Anesthésie Cornéenne Congénitale
[H1, P2, Q2]
Édit. 2016
2) American College of cardiology
[H1,P2,Q2]
Édit. 2016
accablement n.m.
depression
Etat de grave altération des capacités physiques et morales.
[H3]
Édit. 2018
accélérateur n.m.
accelerator
Produit chimique augmentant la rapidité d'une combinaison ou d'une solidification.
[C2]
Édit. 2020
accélérateur de bronzage l.m.
suntan stimulant
Produit qui accroît la vitesse d'apparition du bronzage en accélérant la montée de la mélanine dans les couches superficielles de la peau.
Il en existe deux types : les uns sont des promoteurs de la mélanogénèse, telles la phénylalanine et la tyrosine, acides aminés précurseurs de la mélanine, employés par voie locale et sans danger ; les autres sont des stimulateurs des mélanocytes, ou photosensibilisants, du type furocoumarine, comme les psoralènes : ils sont administrés par voie orale, associés à une exposition UVA (PUVA), en thérapeutique dermatologique, en cosmétique, sous forme d'huile de bergamote ou de citrus ; ils sont actuellement peu utilisés du fait d'un risque mutagène et cancérigène.
Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite
[C1,G4,J1]
Édit. 2016
accélérateur de particules l.m.
Dispositif de grande taille permettant d’accélérer, dans des conduits circulaires, la vitesse des neutrons, lesquels viennent frapper une substance à analyser dont ils dispersent les constituants.
Ceux-ci sont récupérés électroniquement et identifiés.
[B1]
Édit. 2020
accélérateur linéaire l.m.
linear accelerator, linac
Appareil électrique destiné à accélérer des particules chargées, injectées par paquets dans un tube rectiligne, pour leur communiquer une énergie cinétique de quelques MeV ou dizaines de MeV.
Pour les particules lourdes il comporte une série de tubes, tour à tour reliés à une haute tension alternative, et dont la longueur croissante correspond au parcours des particules pendant une demi-alternance. L'accélération des particules se produit à chaque interstice entre 2 tubes successifs auquel les particules parviennent lorsque la tension est maximale.
Pour les électrons la longueur des tubes serait prohibitive. Leur accélération est produite par le champ électrique axial généré par une onde électromagnétique de haute fréquence (quelques MHz) envoyée dans un tube de cuivre cloisonné par des diaphragmes qui délimitent des cavités résonantes. L'accélérateur linéaire d'électrons est le type habituel des appareils produisant les électrons et rayons X de haute énergie destinés à la radiothérapie.
Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite
Syn. abrégé : linac
→ téléradiothérapie, pénombre d'un faisceau
[B1,B3,F2]
Édit. 2016
accélération n.f.
acceleration
Augmentation de la vitesse.
En mécanique, l'accélération est la dérivée de la vitesse par rapport au temps. Le mètre par seconde2 (m s-2) est l'unité internationale d'accélération, son sous-multiple le gal est cent fois plus petit. En pratique on se réfère à l'intensité de la pesanteur (G = 9,81 m s-2 dirigée vers le haut). L'accélération et la vitesse sont des grandeurs vectorielles orientées dans l'espace. Elles ne sont parallèles que dans un mouvement rectiligne, elles sont perpendiculaires dans un mouvement circulaire uniforme (force centrifuge).
La notion d'accélération a d'importantes applications en traumatologie, en réanimation et en médecine aéronautique et spatiale car les forces d'accélération, notamment au moment des chocs, peuvent engendrer des effets considérables. Une accélération gamma engendre une force F = m γ, proportionnelle à la masse m sur laquelle elle s'applique et de sens opposé du fait de l'inertie. Par ex. lors d'un choc, produisant une accélération de 20 G, le poids d'une masse devient vingt fois plus grand qu'au repos, ainsi tout organe «tire» dans un sens opposé à celui de l'accélération qu'il subit. Il en résulte des arrachements dans les tissus, causes d'hémorragies.
Les effets physiologiques les plus importants se produisent dans l'axe z (tête-pieds). Pour + 5 Gz il y a perte de connaissance. Si l'accélération est négative, la pression artérielle devient trop faible pour assurer la vascularisation du cerveau : pour - 3 Gz, perte de la vision, «voile noir», - 4 Gz, perte de connaissance. Pendant un choc, lors d'un accident de la circulation par ex., les pressions, qui sont proportionnelles à l'accélération, peuvent devenir considérables. Les effets vasculaires dus au déplacement de la masse sanguine sont maximaux dans l'axe z : la pression artérielle peut alors devenir dix fois plus grande que normalement, il en résulte des pétéchies, voire des hémorragies par rupture vasculaire dans certains territoires (notamment au niveau du cerveau pour une accélération prolongée dépassant 5 G environ). Les distances latérales étant moindres, les à-coups de pression lors d'un choc sont plus faibles et les effets sont moins importants dans ces directions.
Les os se fracturent quand l'accélération dépasse 20 G environ (par ex. fractures vertébrales). Les effets des fortes accélérations, surtout lors des éjections, expliquent les lésions de tachytraumatisme (pétéchies disséminées, hémorragies internes surtout cérébrales, arrachements d'organes, rupture de l'isthme de l'aorte).
La durée d'application de l'accélération est à prendre en compte : l'organisme supporte beaucoup mieux les accélérations de courte durée. En gros, la tolérance est inversement proportionnelle au carré du temps : un choc d'une durée dix fois moindre est cent fois mieux toléré. Ainsi lors d'un accident, une accélération de 100 G peut être supportée si elle n'agit que pendant quelques millisecondes.
La compression des membres inférieurs assure une certaine protection contre les accélérations dans l'axe Gz+ en réduisant les déplacements de la masse sanguine : c'est le principe du pantalon anti-G utilisé dans l'aviation, en anesthésie-réanimation et en premiers secours.
L'accélération négative ou décélération est la diminution de vitesse.
Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite
Ant. décélération
→ cinétose, G, impulsion, jolt, pantalon anti-G, poids, pression artérielle, tachytraumatisme
[B1,C2]
Édit. 2016
accélération de Coriolis l.f.
Coriolis’acceleration
Accélération à laquelle est soumis un mobile sur une trajectoire courbe, non plane, ou lorsqu’un mobile est en rotation autour d’un axe dont l’orientation varie.
Un effet Coriolis peut par exemple être obtenu chez l’homme sous la forme d’une violente illusion de mouvement survenant lors d’une rotation régulière, de vitesse constante, lorsque le sujet bouge brusquement la tête dans un plan différent de celui de la rotation.
G-G. de Coriolis, mathématicien et ingénieur français (1838)
Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite
[B1,C2]
Édit. 2016
accélération du rythme cardiaque fœtal (test d') l.m.
foetal heart rate acceleration test
Augmentation d'au moins 20 battements par minute du rythme du cœur fœtal, d'une durée de plus de 20 secondes, accompagnant en général les mouvements actifs du fœtus.
Peu audible à l'oreille, elle est perceptible sur les enregistrements cardiotocographiques. Sa valeur pronostique propre est surtout requise quand les autres paramètres du tracé sont ambigus : au sein d'un tracé qui a en partie perdu sa variabilité normale, la présence d'accélérations améliore le pronostic, l'absence d'accélération l'aggrave. Un fœtus en bonne santé répond aux stimulations mécaniques ou acoustiques par une accélération du rythme cardiaque.
Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite
[K2,O3]
Édit. 2016
accélérine n.f.
accelerin
Protéine du plasma intervenant dans la coagulation du sang pour stimuler l'action du facteur Stuart en présence de calcium et pour entraîner la protéolyse de la prothrombine.
Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite
Syn. facteur V.
[C1,F4]
Édit. 2016
accepteur n.m.
acceptor
Molécule qui possède des sites auxquels d’autres éléments biologiques vont pouvoir se lier pour l’accomplissement des processus physiologiques ou physiopathologiques.
[C1]
Édit. 2017
accepteur d'hydrogène l.m.
hydrogen acceptor
Facteur d’une réaction chimique capable de se combiner avec un ou plusieurs atomes d’hydrogène au cours de cette réaction, par ex. nicotinamide-adénine-dinucléotide (NAD).
→ nicotinamide-adénine-dinucléotide, NAD
[C1]
Édit. 2016