Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide nervonique l.m.

nervonic acid.
Delta15cis-tétracosaènoïque (CH3-(CH2)7-CH=CH-(CH2)13-COOH), acide gras non saturé à longue chaîne, présent dans les sphingosidolipides cérébraux.

[C1,H1]

Édit. 2017

acide neuraminique l.m.

neuraminic acid

Acide dérivé des sucres aminés, présent sous forme N-acétylée ou N-glycolylée appelées acides sialiques, dans de nombreuse combinaisons osidiques naturelles : les gangliosides, les mucines, les glycoprotéines acides, des oligosides du lait de femme.
Il se forme par la combinaison de la mannosamine avec l'acide pyruvique.

Étym. neuro : les gangliosides ayant été initialement extraits du cerveau

[C1,H1]

Édit. 2017

acide nicotinique l.m.

nicotinic acid, niacin

Acide pyridine-carboxylique-3, C5H4N-COOH, poudre cristalline blanche, inodore, faiblement soluble dans l'eau.
Il existe sous forme de combinaisons de son dérivé amidé, le nicotinamide, dans la plupart des cellules vivantes, dans le foie, la levure, le lait, les viandes, la luzerne, le maïs ; la farine blanche de froment en contient environ 60 µg par gramme.
L'acide nicotinique est utilisé pour la prophylaxie et le traitement de la pellagre.  Il a été proposé comme hypocholestérolémiant.

Syn. niacine

nicotinamide, pellagre

[C1, C3, G5, J1]

Édit. 2020

acide nicotinurique l.m.

nicotinuric acid

Dérivé amide de l'acide nicotinique avec la glycine, l'une des formes d'élimination urinaire de l'acide nicotinique.

acide nicotinique

[C1]

Édit. 2017

acide N-méthylguanidineacétique l.f.

créatinine

[C1]

Édit. 2017

acide N-méthylguanido-acétique l.f.

créatine

[C1]

Édit. 2017

acide nucléique l.m.

nucleic acid

Substance polynucléotidique de haut poids moléculaire, constituée par la combinaison séquentielle de nombreux nucléotides, l’acide phosphorique de l’un estérifiant une fonction alccol du pentose du précédent.
Les propriétés des acides nucléiques sont dues aux fonctions acides libres des acides phosphoriques. Elles sont responsables de la basophilie des acides nucléiques cellulaires. Unis à des protéines basiques, ces derniers constituent les nucléoprotéines.
On distingue deux catégories d’acides nucléiques:
1) les acides désoxyribonucléiques, ADN, (anciennement appelés “thymonucléiques” ont d’abord été isolés du thymus) constitués de nucléotides à désoxyribose et localisés dans tous les noyaux cellulaires où on les trouve unis à des protéines basiques (protamines ou histones).On rencontre aussi des ADN dans les bactéries, dans les mitochondries et dans les choloroplastes des eucaryotes. Ils sont le support des caractères géniques dans les chromosomes;
2) les acides ribonucléiques, ARN, (anciennement appelés “zymonucléiques” parce qu’ils ont été isolés de la levure) sont constitués de nucléotides à ribose. On en trouve de masses moléculaires très différentes dans les noyaux cellulaires, dans les ribosomeset et même en petite quantité dans le liquide cytoplamique (acides nucléiques solubles).
Les acides nucléiques diffèrent par leur composition en bases (adénine, guanine, cytosine, uracile, thymine) et surtout par leur disposition séquentielle dans l’enchaînement polynucléotidique. On explique ainsi qu’ils soient porteurs de l’information spécifique nécessaire à la biogénèse des protéines. Les acides nucléiques sont peu solubles dans l’eau mais solubles dans les solutions alcalines diluées ou dans les solutions salines en donnant une solution de viscosité élevée. Ils sont dépolymérisés par des enzymes spécifiques, les ribonucléases et les désoxyribonucléases.

Étym. lat. nucleus : noyau

Syn. acide nucléinique (désuet)

acide ribonucléique, acide désoxyribonucléique

[C1, C3, Q1]

Édit. 2020

acide nucléique peptidique l.m.

peptide nucleic acid

Analogue synthétique d'acide nucléique dans lequel l'enchaînement des phosphates et des pentoses est remplacé par un squelette polypeptidique de synthèse.

Sigle PRNA

[C1,C3]

Édit. 2017

acide octadécanoïque l.m.

octadecanoic acid

acide stéarique

[C1]

Édit. 2017

acide okadaïque l.m.

okadaic acid

Acide organique à chaîne grasse (qui a été isolé à partir d'une éponge "Halichondria Okadai"), doué d'un important pouvoir oncogène.
Sa formule est celle d'un dérivé polyester d'un acide gras à 32 carbones.
Il exerce une action inhibitrice spécifique sur les protéines-phosphatases 1 et 2a, qui interfère par conséquent avec l'état de phosphorylation de nombreuses protéines ayant des rôles métaboliques importants : il présente un effet insulinomimétique en augmentant la teneur des cellules en enzymes tyrosine-phosphorylés. Il est produit par le plancton et présent dans les éponges et dans de nombreuses espèces marines, responsables d'intoxications diarrhéiques par les fruits de mer.

[C1,C3,D2,F2,G4,L1,R1,R2]

Édit. 2017

acide oléique l.m.

oleic acid

Acide delta 9cis-octadécènoïque, acide gras non saturé, présent en abondance dans la plupart des huiles et graisses naturelles (70 - 80% dans l'huile d'olive, 50 - 60% dans l'huile d'arachide, 20% dans l'huile de noix, 6% dans l'huile de coprah, 40 - 50% dans les graisses de mammifères, 30% dans la graisse de beurre).
Il est liquide à la température ordinaire (F = 13°C), et son abondance dans les huiles explique leur fluidité. Sa densité (0,898) est intermédiaire entre celles de l'acide palmitique et de l'acide stéarique. Non saturé, il peut fixer de l'hydrogène, des halogènes (indice d'iode = 90) ou  de l'oxygène (autooxydation lente). Il peut se former in vivo dans les organismes animaux, à partir de l'acide stéarique. Son isomère trans est l'acide élaïdique.

Syn. acide élaïque (désuet)

acide élaïdique

[C1,R2]

Édit. 2017

acide oléique marqué l.m.

radiolabelled oleic acid

Acide gras (oléique), marqué par halogénation ou par 14C, qui a été utilisé pour la mesure de son absorption digestive, soit à l'état isolé, soit sous forme de trioléine.
Le marquage de l'acide oléique par un halogène est relativement instable dans les organismes vivants en raison d'enzymes appelés déshalogénases. Le marquage au 14C est plus stable : la mesure d'acide oléique marqué dans le sang ou du 14CO2 dans l'air expiré témoigne donc mieux de l'absorption intestinale du produit.

acide gras marqué

[C1,C2,C3,L1]

Édit. 2017

acide ophtalmique l.m.

ophthalmic acid

gamma-L-glutamyl-L-alpha-aminobutyryl-glycine, analogue structural naturel du glutathion, présent dans le cristallin.
Il a été isolé du cristallin de Veau ; il exerce un effet inhibiteur sur la glyoxalase

[C1,D5,P2]

Édit. 2017

acide orotidylique l.m.

orotidylic acid

Acide phospho-5'-ribosyl-orotique, nucléotide formé de l'union du phospho-5-ribose avec l'acide orotique.
C'est le précurseur métabolique de l'acide uridylique, qu'il forme par décarboxylation grâce à une orotidylate-décarboxylase.

Étym. gr. oros : sérosité 

Symb. 5'OMP

[C1]

Édit. 2017

acide orotique l.m.

orotic acid

Acide uracile-carboxylique-6, présent dans le lait de différents mammifères.
C'est un métabolite important de la biosynthèse des bases pyrimidiques dans toutes les cellules. Par action d'une molécule de phosphoribose-pyrophosphate, il peut être transformé en orotidine-5'-phosphate, nucléotide précurseur des autres nucléotides pyrimidiques : acide uridylique et acide cytidylique. On l'a introduit en thérapeutique pour favoriser l'anabolisme des acides aminés et leur synthèse dans l'insuffisance hépatique, ainsi que dans le traitement de la goutte.

Étym. gr. oros : sérosité ; petit lait, d'où l'acide a été extrait pour la première fois

[C1,C3,G5,L1,N3]

Édit. 2017

acide orthophosphorique l.m.

orthophosphoric acid

Syn. acide phosphorique

acide phosphorique

[C1]

Édit. 2017

acide osmique l.m.

Tétroxyde d'osmium OsO4, solide jaune, soluble dans l'éthanol, l'éther et le tétrachlorure de carbone.
Sa vapeur est très toxique. On l'utilise comme colorant des corps gras sur les coupes histologiques ou comme réactif analytique. Le terme d'acide osmique est impropre: c'est en fait l'anhydride osmique.

Étym. gr. osmé : odeur

[A2,C1]

Édit. 2017

acide oxalique l.m.

oxalic acid

Diacide à deux carbones, COOH-COOH qui forme, avec les sels de calcium, un oxalate de calcium très peu soluble.
Il peut ainsi être utilisé in vitro pour empêcher la coagulation du sang.
On lui attribue un effet inhibiteur sur l'absorption intestinale du calcium. Ingéré, il a une action toxique se traduisant par des gastroentérites avec douleurs, vomissements et diarrhée. Il se trouve dans l'oseille, la rhubarbe, les épinards, l'iris, les oxalis. Les cristaux d'oxalate de calcium participent à la formation des calculs urinaires. L'acide oxalique se forme in vivo au cours du catabolisme de plusieurs composés organiques : l'acide ascorbique, par ex., et surtout la glycine. Il est responsable de lithiase et d’oxalose osseuse se caractérisant par une ostéo-condensation diffuse.

Étym. gr. oxalis : oseille

Syn. acide éthanedioïque

oxalurie, lithiase rénale

[C1,F1,F4,G4,I1,L1,M2,M3]

Édit. 2017

acide oxaloacétique l.m.

oxalacetic acid

Diacide cétonique à 4 carbones, COOH-CH2-CO-COOH, composé intermédiaire du métabolisme des tissus animaux et végétaux.
Il est formé par oxydation de l'acide malique par la malicodéshydrogénase ou par transamination de l'acide aspartique. Ces deux principales origines expliquent ses deux rôles biologiques essentiels.
- 1) Participant au cycle tricarboxylique, il y joue un rôle biocatalytique : il est nécessaire au catabolisme de l'acétyl-CoA, se condense avec lui et, à la suite d'une série de réactions au cours desquelles les deux atomes de carbones de l'acétyl-CoA sont oxydés, l'acide oxaloacétique est régénéré (cycle de Krebs).
- 2) Il représente un trait d'union entre le métabolisme glucidique et le métabolisme protidique : a) il est facilement transaminable, pour conduire à l'acide aspartique ; b) il est aussi un matériau de départ de la glycogénèse, grâce à sa transformation en acide phosphoénolpyruvique en présence d'inosine-triphosphate.

Étym. gr. oxalis : oseille

Krebs (cycle de)

[C1,R1]

Édit. 2017

acide oxalosuccinique l.m.

oxalosuccinic acid

Acide cétonique tricarboxylique, intermédiaire formé au cours du cycle de Krebs et provenant de l'oxydation de l'acide isocitrique, qui se décarboxyle en acide alpha-cétoglutarique.
Ces deux réactions sont simultanées et l'acide oxalosuccinique n'est obtenu qu'en inhibant la décarboxylation. 

Étym. gr. oxalis : oseille

Krebs (cycle de)

[C1]

Édit. 2017

acide oxalurique l.m.

oxaluric acid

Dérivé de l'urée, normalement présent en faibles quantités dans l'urine humaine.

Étym. gr. oxalis : oseille ; ouron : urine

Syn. acide carbamoyloxamique

lithiase rénale

[C1,M3]

Édit. 2017

acide oxolinique l.m.

oxolinic acid

Quinolone de première  génération dont les propriétés et les indications sont identiques à celles de l’acide nalidixique.

acide nalidixique

[C1,G5]

Édit. 2017

acide palmitique l.m.

palmitic acid

Acide hexadécanoïque.
Le plus abondant des acides gras saturés présents dans les lipides des organismes animaux et dans les huiles végétales (6-9% dans l'huile d'arachide, 9-15% dans l'huile d'olive, 35-42% dans l'huile de palme, 25-30% dans les graisses animales).
Sa stabilité chimique est remarquable (F = 63°C). Sa biosynthèse s'effectue dans toutes les espèces vivantes par condensation de radicaux acétyles activés sous forme d'acétyl-coenzyme A et de malonyl-coenzyme A. Sa dégradation fournit du dioxyde de carbone, de l'eau et de l'énergie : elle permet la formation de 130 molécules d'ATP par molécule d'acide palmitique ; elle s'effectue selon le mécanisme de la bêta-oxydation.

Étym. lat. palma : palme

[C1,R2]

Édit. 2017

acide palmitique marqué l.m.

radiolabelled palmitic acid

Acide gras saturé (palmitique), marqué au 14C qui, chez l'animal, permet de suivre son métabolisme par mesure du 14CO2 dans l'air expiré.

acide gras marqué

[B1,C1,C3,K1]

Édit. 2017

acide p-aminobenzoïque l.m.

p-aminobenzoic acid
Acide aminé aromatique, précurseur métabolique de l'acide folique chez les bactéries, pour lesquelles il est considéré comme un facteur de croissance, appelé parfois vitamine Bx.
Il ne peut pas être utilisé par les animaux et n'est donc pas un aliment indispensable. Il est apporté par les aliments végétaux et est normalement éliminé dans les urines après avoir été combiné à la glycine sous forme d'acide p-aminohippurique. Les sulfamides sont des analogues structuraux qui agissent comme antibiotiques par leur effet antivitamine B chez les microorganismes. L'acide p-aminobenzoïque est employé comme protecteur de la peau contre les rayonnements actiniques et certaines affections cutanées.

Syn. paraaminobenzoïque

[C1,D1,G3,J1]

Édit. 2017

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