cellule nodale n.f.
nodal cell
Cellule constitutive du tissu nodal, siège de l’automaticité de la contraction myocardique.
La cellule nodale mesurant 3 à 4 µm de diamètre est pauvre en myofibrilles avec une striation transversale peu marquée. A mesure que l’on descend vers les régions distales du faisceau de His, les cellules claires pauvres en myofibrilles se raréfient au profit de cellules intermédiaires et de cellules semblables à celle du myocarde mais sans système tubulaire transverse.
W. His Jr, physiologiste et anatomiste suisse (1893)
→ tissu nodal, His (faisceau de), cardiomyocyte
[A2,K2]
cellule photodyskératosique l.f.
sunburn cell
Altération histologique épidermique la plus spécifique liée à l'agression par les rayons UV de kératinocytes qui prennent l'aspect de cellules dyskératosiques : ce sont des cellules dispersées à cytoplasme éosinophile, vacuolisé, avec un noyau pycnotique entouré d'un halo clair, situées dans la couche suprabasale entre des kératinocytes normaux.
Ces altérations sont très précoces, apparaissant après 30 minutes d'exposition, avant la survenue de l'érythème, et sont maximales à la 24ème heure. Elles sont provoquées par les UVC, les UVB et par les UVA à forte dose. Au plan physiopathologique, il s’agit de cellules en apoptose.
Syn. cellule « coup de soleil »
[A2,J1]
cellule présentant l'antigène l.f.
antigen presenting cells.
Cellule de différents types cellulaires ayant la propriété de présenter un antigène sous une forme permettant la stimulation des lymphocytes et l’induction d’une réponse immunitaire.
La présentation de l’antigène aux lymphocytes T est assurée principalement par les cellules dendritiques tissulaires, les cellules interdigitées des formations lymphoïdes périphériques, les cellules de Langerhans de l’épiderme et les lymphocytes B.
Sigle CPA
→ cellules de Langerhans, cellules dendritiques, cellules dendritiques folliculaires
[A2,F3]
cellule rétinienne l.f.
retinal cell
Cellule constitué de dix couches qui composent la rétine : épithélium pigmentaire, photorécepteurs, membrane limitante externe, cellules réceptrices, couche plexiforme externe, cellules bipolaires, couche plexiforme interne, cellules ganglionnaires, couche des fibres optiques, membrane limitante interne.
→ rétine
[A2,P2]
cellules de Deiters l.f.p.
Deiters’ cells
Cellules de soutien de l’organe spiral, de forme globuleuse.
Les cellules de Deiters sont toujours situées en dehors des cellules auditives dont le corps repose sur leur corps.
O. Deiters, anatomopathologiste allemand (1834-1863)
[A2,P1]
cellule T suppressive l.f.
suppressor T-cell
Cellule jouant un rôle régulateur négatif sur la fonction des cellules B, des cellules T auxiliaires et des cellules T effectrices de l'immunité à médiation cellulaire.
→ cellule T auxiliaire, cellule suppressive, cellule T
chimiothérapie anticancéreuse l.f.
cancer chemotherapy
Traitement des tumeurs cancéreuses par des médicaments à action cytotoxique puisque la principale caractéristique des cellules cancéreuses est leur capacité de multiplication autonome, anarchique et illimitée.
Cette action cytotoxique se fait par interaction avec certains substrats cellulaires indispensables à la vie ou à la division des cellules (ADN, ARN, enzymes, protéines).
On distingue :
- les antimétabolites qui inhibent la synthèse de l'ADN, essentiellemnt antagonistes foliques , pyrimidiques, puriques , anologues des prurines, 5 fluoro-uracile et lméthotrexate;
- les alkylants qui provoquent des anomalies des brins d'ADN, telles les moutardes à l'azote, les éthylènes imines, les organoplatines, les alkylosulfonates, les nitrosourée;
- les intercalant,s telle l'adriamycine, la bléomycine, la mitoxantrone et les inbiteurs de la topoisomérase I et II;
- les poisons du fuseau comme les vinca-alcaloïdes (vindésine, vincristine) et les taxanes.
On renforce l'efficacité de ce traitement par l'association de produits appartenant à des classes différentes.Ces associations sont généralement codifiées et utilisées dans le cadre de protocoles admis internationalement. Leur mode d'administration dépend de chaque médicament, généralement par voie intraveineuse, mais peut se faire aussi par voie intra-musculaire ou orale, voire intracaviaire.
Du fait de leur action sur les celules, les cytotoxiques ont de nombreux effets secondaires, témoins de leur action, sur les cellules saines. Leur prescription et leur surveillance doivent être assurées par des spécialistes du traitement des cancers. Certains effets secondaires sont communs à la plupart d'entre eux, atteinte de la moelle osseuse entraînant une baisse des globules blancs et des plaquettes, atteinte des follicules pileux responsable d'une perte des cheveux, atteinte digestive. De plus chaque produit a sa toxicité propre.
La chimiothérapîe cytotoxique est indiquée dans les formes évoluées et dans les formes localisées en complément du traitement loco-régional soit pour renforcer l'action de ce dernierl soit pour éviter la survenue d'une récidive ou de métastases.
→ antimétabolites, alkylants, intercalants, poisons du fuseau,
[F2, G3, G5 ]
Édit. 2020
colonne de dominance oculaire l.f.
ocular dominance column
Groupement des cellules dans l'aire V1 en fonction de leur réponse préférentielle à un œil ou à l'autre.
Les cellules dont la réponse est dominée par un œil sont groupées en empilements ou colonnes qui s'étendent de la surface à la profondeur du cortex. Ces empilements sont continus sur la surface corticale, de sorte qu'une section parallèle à la surface met en évidence des feuillets ou zébrures de cellules de même ocularité dominante.
Syn. feuillet de dominance oculaire
[A1,H5]
conjugué n.m.
conjugate
En immunologie, réactif formé par liaison covalente entre deux molécules : p. ex. un haptène couplé à une macromolécule ou fluoro
En biologie cellulaire le terme conjugué désigne l’adhérence réversible de deux cellules identiques (adhérence homotypique) ou bien différentes (adhérence hétérotypique). Ces conjugués sont formés notamment entre les cellules présentatrices d’antigènes et les lymphocytes T ou bien entre les lymphocytes T cytotoxiques et leurs cellules-cibles.
[F3]
corps neuro-épithélial l.m.
neuro-epithelial body
Formation neuroendocrine située au niveau du revêtement épithélial du tractus bronchique.
Elle est faite d’un groupe de cellules identiques aux cellules intestinales de Kulchitsky et ayant des connexions neuronales sensitives. Ces cellules sécrètent un certain nombre d’amines biogènes.
N. Kulchitsky, histologiste russe (1856-1925)
[H5]
Édit. 2015
corps ultimobranchial l.m.
ultimobranchial
Dérivé de la 5ème poche branchiale, il s’incorpore au corps thyroïde vers lequel il migre avec la glande parathyroïde supérieure dérivée de la 4ème poche branchiale.
Les cellules du corps ultimobranchial donnent naissance aux cellules parafolliculaires ou cellules C de la glande thyroïde qui sécrètent la calcitonine.
→ appareil branchial, arc branchial, poche branchiale, calcitonine
[A1,O6]
cotransporteur NaKCl de type 1 n.m.
sodium potassium chloride cotransporter (NKCC1)
Protéine intervenant dans le transfert électroneutre de sodium, potassium et chlorure (1 Na + 1 K + 2 Cl_) codée par le gène SLC12A1 et présente essentiellement dans les glandes exocrines, la cochlée et le cerveau.
NKCC1 est codé par le gène SLC12A1 présent sur le chromosome 5. Il est exprimé au pôle basolatéral des cellules et assure le transfert de sodium, potassium et chlorures des liquides interstitiels vers les cellules. D’autres canaux situés au pôle apical assurent le transfert des cellules vers les canaux excréteurs. Dans la cochlée, NKCC1 concourt au maintien d’une concentration élevée de potassium dans l’endolymphe. Dans le cerveau, il intervient au cours des phases précoces du développement et contrôle la concentration de chlore dans les neurones, pouvant ainsi par son augmentation favoriser les convulsions néonatales. Il est inhibé par le bumétanide qui a été utilisé dans le traitement de l’épilepsie néonatale.
[C1]
CPA sigle. pour Cellule Présentant l’Antigène
APC
Cellules présentant l’antigène : macrophages, monocytes, cellules dendritiques, cellules de Langerhans.
→ cellule présentant l'antigène
[F3]
CTLA4 sigle angl. pour Cytotoxic T-Lymphocyte-Associated protein-4
Molécule exprimée à la surface des lymphocytes T auxiliaires « helper » agissant comme un puissant inhibiteur de leur activation.
Les lymphocytes T auxiliaires interviennent dans la réponse immunitaire consécutive à la présence de cellules infectées ou de cellules tumorales. Ils sont activés lorsque leurs récepteurs (TCR ou « T cell receptor ») reconnaissent des peptides dérivés des protéines virales ou tumorales associés aux molécules HLA du complexe majeur d’histocompatibilité à la surface des cellules présentatrices d’antigènes. Cette activation est freinée par CTLA-4. Elle est stimulée lorsque CTLA-4 est inhibée. D’où l’idée d’utiliser à titre thérapeutique un anticorps monoclonal spécifique de CTLA-4 pour stimuler la réponse antivirale ou antitumorale des lymphocytes T.
Une insuffisance germinale en CTLA4 conduit à un déficit en CTLA4, dénommé CHAI disease ( CTLA4 haploinsufficiency with autoimmune infiltration) un désordre rare du système immunitaire responsable d'une dérégulation du système immunitaire qui entraîne une prolifération lymphatique, des phénomènes auto-immunitaires, de l'hypogammaglobulinémie, des infections récidivantes et des risques accrus de lymphome malin.
[F1, Q3]
Édit. 2020
cyclophiline n.f.
cyclophilin
Protéine capable de se lier à la cyclosporine A, possédant une activité enzymatique de peptidyl-prolyl-cis-trans-isomérase, et jouant un rôle dans l'apoptose.
On distingue plusieurs cyclophilines de masse moléculaire voisine de 20 kDa. La cyclophiline A, la plus abondante dans les cellules, est cytosolique et a une masse de 18 kDa. La cyclophiline B, de masse 21 kDa est présente dans le réticulum endoplasmique, mais peut aussi sortir des cellules ; on l’a trouvée dans le lait humain ; elle peut aussi se lier aux cellules T. La cyclophiline C de masse 22,8 kDa est présente dans les mitochondries.
[C1]
cytotoxicité cellulaire dépendant des anticorps l.f.
antibody dependent cellular cytotoxicity
Cytotoxicité exercée par des cellules mononuclées (en particulier les cellules K) contre des cellules cibles recouvertes de faibles quantités d'anticorps IgG (anticorps dépendant des lymphocytes).
Sigle ADCC
[A2,G4,F3]
diabète insulinodépendant l.m.
insulin dependent diabetes mellitus
Le diabète de type 1 caractérisé par une hyperglycémie, une polyurie, une polydipsie et une tendance à l’acido-cétose est la traduction d’un défaut d'utilisation des glucides dû à une insuffisance de biosynthèse de l'insuline normalement sécrétée par le pancréas.
La maladie résulte d'une destruction des cellules ß insulinosécrétrices des îlots pancréatiques. Un ensemble d’observations indique l’existence de mécanismes auto-immuns à l’origine de cette maladie qui a souvent un caractère héréditaire.
L’étude de modèles animaux spontanés tels que le Rat BB (biobreeding) et la Souris NOD (non obese diabetes) montre le rôle effecteur des cellules T. La phase initiale du diabète insulinodépendant humain est caractérisée par la présence d’un ensemble d’autoanticorps, témoins de l’agression immunologique mais non directement pathogènes par eux-mêmes (anticorps anti-îlots, anticorps anti-insuline, anticorps anticarboxypeptidase, anticorps anti-GAD-décarboxylase de l’acide glutamique, anticorps anti-1A2). Certains traitements immunosuppresseurs (anticorps CD3) sont susceptibles de restaurer la tolérance vis-à-vis des auto-antigènes des cellules ß dans les modèles animaux.
Le traitement insulinique par voie sous-cutanée est indispensable pour prévenir l’état d’acidocétose qui peut conduire au coma. Un bon équilibre glycémique permet d’espérer une réduction des complications micro et macro-angiopathiques.
Étym. gr. diabêtês : qui traverse
Syn. diabète maigre, diabète de type 1
Sigle DID
→ acidocétose diabétique, micro-angiopathie diabétique, macro-angiopathie diabétique, insuline
[O4]
Édit. 2019
didermique adj.
Qualifie le disque (ou bouton) embryonnaire au cours de la 2ème semaine du développement.
Les cellules du bouton embryonnaire se différencient en deux couches cellulaires distinctes : une couche de petites cellules polyédriques, l’hypoblaste, et une couche de hautes cellules cylindriques, l’épiblaste.
→ disque embryonnaire, bouton embryonnaire
[A4,O6]
disque embryonnaire didermique l.m.
Structure du bouton embryonnaire acquise au cours de la 2ème semaine de développement.
Les cellules du bouton embryonnaire se différencient en deux couches cellulaires distinctes : une couche de petites cellules polyédriques, l’hypoblaste et une couche de hautes cellules cylindriques, l’épiblaste.
→ bouton embryonnaire, épiblaste, hypoblaste, disque embryonnaire tridermique
[A4,O6]
disque embryonnaire tridermique l.m.
Structure du disque embryonnaire acquise au cours de la 3ème semaine de développement.
C’est la phase de gastrulation, processus au cours duquel se mettent en place les trois couches de l’embryon tridermique. Une étroite rainure, la ligne primitive, apparait à la surface de l’épiblaste (bien visible chez l’embryon de 15 à 16 jours). A partir de ce moment l’embryon peut être orienté. L’extrémité crâniale ou rostrale de cette ligne forme une légère surélévation entourant une petite dépression, c’est le nœud primitif de Hensen. Au niveau de la ligne primitive des cellules épiblastiques s’invaginent en repoussant l’hypoblaste ; elles vont former l’entoblaste. Un autre contingent de cellules épiblastiques à migration latérale se développe entre épiblaste et entoblaste, formant le mésoblaste. Les cellules épiblastiques restantes deviennent l’ectoblaste.
→ disque embryonnaire, gastrulation, ligne primitive, nœud de Hensen, entoblaste, mésoblaste, ectoblaste, axes corporels embryonnaires (établissement des)
[A4,O6]
eicosanoïde n.m.
eicosanoid
Chacune des substances dérivées des acides gras polyéthyléniques à 20 atomes de carbone, douées d'activités hormonales ou modulatrices soit sur les cellules qui les biosynthétisent, soit sur des cellules voisines, soit aussi sur des cellules cibles plus éloignées.
Parmi les eicosanoïdes on range les prostaglandines, les thromboxanes, les leucotriènes et les lipoxines. Les eicosanoïdes ont généralement une durée de vie très courte.
Étym. gr. eikosa : vingt
Syn. icosanoïde
→ acide gras poly-éthylénique, prostaglandine, thromboxane, leucotriène, lipoxine
[C1, C2]
Édit. 2019
épaulement de la courbe de survie cellulaire l.m.
retaining wall of the curve of survival
Incurvation de la partie initiale de la courbe de survie cellulaire à l’irradiation.
Elle traduit une augmentation progressive de la radiosensibilité à mesure que la dose croît; cette augmentation est attribuée à la mort cellulaire par association de lésions sublétales.
Pour décrire la forme d'une courbe typique de survie cellulaire à l’irradiation, on utilise les expressions d'épaulement et de décroissance exponentielle respectivement au début et à la fin de la courbe.. Les courbes de survie cellulaire exponentielles sans épaulement sont obtenues pour des virus, des bactéries, pour des cellules normales ou malignes très radiosensibles. A l’inverse l’épaulement est important pour les cellules dont les lésions induites par l’irradiation sont peu fréquemment létales et dont les processus de réparation sont importants, il en est ainsi par exemple des cellules de tissus hautement différenciées comme les neurones.
[A2, F2]
Édit. 2018
épisialine n.f.
episialin
Mucine transmembranaire de cellules épithéliales, de masse moléculaire 300 kDa, contenant plus de 50% de chaines glycaniques riches en acide sialique, ayant des propriétés antiadhésives pour les cellules.
Elle est sans doute impliquée dans la migration métastatique des cellules cancéreuses.
[C1, C3, F2]
Édit. 2020
facteur de croissance dérivé des plaquettes l.m.
platelet derived growth factor
Facteur de croissance synthétisé par les mégacaryocytes, les cellules endothéliales et par les cellules cancéreuses, stocké dans les granules alpha des plaquettes, cette glycoprotéine circule dans le sang et stimule certaines voies métaboliques dans les fibroblastes et les cellules musculaires lisses.
Il participe à la biosynthèse du collagène, du cholestérol, des phospholipides, des prostaglandines. Son activation permet l'effet mitogène d'autres facteurs de croissance. Il comporte plusieurs formes : PDGF-I, de masse moléculaire 35 kDa (constitué de deux chaînes appelées PDGF-1 et PDGF-2), PDGF-II, de masse moléculaire 32 kDa. Pour agir, il se fixe sur un récepteur glycoprotéique membranaire, dont le domaine intracellulaire peut s'autophosphoryler par une activité tyrosine-protéine-kinase et phosphoryler d'autres protéines.
.
Sigle PDGF
[C1,C3,F1,F2]
Édit. 2018
Fas-L sigle angl. m. pour Fas Ligand (CD95-L)
Protéine membranaire de type II de 44 kDa exprimée par des cellules T activées et spontanément par différentes cellules de sites anatomiques dits «immunologiquement privilégiés» tels que les tissus de l’œil et du testicule.
La forme membranaire est trimérique ; une forme soluble est obtenue par clivage par une métalloprotéase. L’interaction de Fas-L avec le récepteur CD95 peut entrainer l’apoptose des cellules-cibles.
[C3,P2,M3]
Édit. 2018