phacomatose pigmento-vasculaire l.f.
phakomatosis pigmento-vascularis
Association d'angiomes plans étendus à diverses anomalies pigmentaires ou harmatomateuses : nævus pigmentaire et verruqueux, tache mongolique diffuse, nævus de Ota ou de Ito, tache café au lait, hamartome anémique.
De ce syndrome congénital rare, surtout observé au Japon, il existe une classification en 4 types, en fonction des anomalies pigmentaires. On doit rechercher un syndrome de Klippel-Trénaunay ou de Sturge-Weber-Krabbe associé. Il s'agit d'une dysembryoplasie précoce de la crête neurale.
M. Ōta, dermatologiste japonais (1947)
Étym. gr. phakos : lentille ; ôma : tumeur; ose : affection diffuse
Syn. phakomatosis pigmentokeratotica
→ Klippel-Trénaunay (syndrome de) ,angiomatose encéphalotrigéminée de Sturge-Weber-Krabbe
Prader (classification de) l.f.
Prader’s classification
Classification des différents degrés de l’ambiguïté sexuelle dans le pseudo-hermaphrodisme féminin de l’hyperplasie surrénale congénitale, allant du type 1 d’hypertrophie clitoridienne au type 5 de masculinisation complète.
Répertoire les différents cas d'intersexuation selon les 5 types :
- type 1 : vulve normale avec hypertrophie clitoridienne ;
- type 2 : large vestibule en entonnoir s'ouvrant à la base du clitoris (sinus urogénital à 2 orifices séparés pour l'urètre et le vagin), grandes lèvres séparées ou partiellement soudées ;
- type 3 : clitoris volumineux à la base duquel s'ouvre l'orifice unique d'un sinus urogénital étroit dans lequel se jettent urètre et vagin, grandes lèvres partiellement soudées ;
- type 4 : aspect de garçon avec verge hypoplasique et souvent coudée. Hypoplasie périnéale, orifice unique d'allure urétrale s'ouvrant à la face inférieure (hypospadias) correspondant à un sinus urogénital dans lequel s'abouche à quelques cm du méat un vagin hypoplasique. Grandes lèvres soudées ;
- type 4 bis : le vagin ne communique pas avec le sinus et ne peut donc pas être démontré par la génitographie ;.
- type 5 : aspect de garçon cryptorchide. Le vagin s'abouche très haut dans l'urètre ;
- type 5 bis, le vagin ne communique pas avec l'urètre.
A. Prader, pédiatre endocrinologue suisse (1954 et 1955)
→ ambigüité sexuelle, pseudo-hermaphrodisme féminin
[M4,O1,O4,Q1,Q2]
Édit. 2018
prévention de la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob l.m.
safety against CJ disease transmission
La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.
H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)
→ maladie de Creutzfeldt-Jakob, encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions
[H1]
profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.
depth of anaesthesia classification
Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.
F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), index bispectral
[G1]
Édit. 2018
protéobactéries n.f.p.
proteobacterias
Classification de bactéries pathogènes pour l’homme reposant sur la phylogénie (ou phylogénèse) et basée sur la détermination de la séquence du gène de l’ARN 16S ribosomique.
On en distingue quatre groupes : alpha 1, alpha 2, bêta, gamma.
psychose infantile l.m.
psychosis in childhood
Terme générique qui groupe des formes très diverses, source de confusion.
La psychose infantile précoce porte sur l'organisation du Moi de l'enfant, de son appareil psychique et de sa relation au monde et à autrui. Elle se caractérise cliniquement par des troubles majeurs du comportement face à la réalité, de la communication, du développement dans le domaine cognitif, praxique, du langage et du sentiment de continuité, enfin dans la différenciation entre le soi et le non soi. Le début survient généralement vers la fin de la première année. Le tableau clinique est complet avant l'âge de trois ans dans l'autisme et autour de trois à quatre ans dans les dysharmonies psychotiques.
Les psychoses de la période de latence débutent entre six et douze ans. Elles sont bien plus rares que les psychoses précoces.
La classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent retient les catégories suivantes de psychoses : autisme précoce type Kanner, autres formes de l'autisme infantile, psychoses précoces déficitaires, dysharmonies psychotiques (psychose de type symbiotique, notamment), psychoses de type schizophrénique survenant dans l'enfance, psychoses de type schizophrénique survenant à l'adolescence, psychoses dysthymiques, psychoses aigües, autres, non spécifiées.
L. Kanner, pédopsychiatre américain (1933)
→ psychose (caractères cliniques généraux d'une), moi, soi, autisme, dysharmonie évolutive psychopathologique
[H3]
Édit. 2018
psychotropes n.m.p
psychotropic agents
Médicaments dont l'effet principal s'exerce sur les fonctions psychiques et le comportement.
La classification de J.Delay et P. Deniker toujours en vigueur différencie :
1) les psycholeptiques ayant en commun d'exercer une action freinatrice :
- les nooleptiques abaissent la vigilance et facilitent ou induisent le sommeil : les barbituriques ont été les premiers somnifères aujourd'hui remplacés par des dérivés de type benzodiazépinique,
- les tranquillisants ou anxiolytiques qui réduisent les symptômes anxieux : cette catégorie est surtout représentée par les benzodiazépines (diazépam et ses dérivés),
- les neuroleptiques réduisent les symptômes psychotiques: la chlorpromazine a été le premier de ces médicaments désormais plus volontiers appelés antipsychotiques ;
2) les psycho-analeptiques produisant un effet d'activation:
- les noo-analeptiques stimulent la vigilance : les substances amphétaminiques et apparentés sont les plus puissantes,
- les antidépresseurs redressent l'humeur dépressive : l'imipramine en est le plus ancien (découvert en 1957) ;
3) les psycho-iso-leptiques ou thymorégulateurs qui préviennent les récidives de la maladie bipolaire : les sels de lithium de en sont les chefs de file.
A ces 3 catégories d'agents psychotropes il faut ajouter les psychodysleptiques (perturbateurs du fonctionnement psychique et du comportement) exceptionnellement utilisés à des fins thérapeutiques (comme antalgiques): dérivés du cannabis, kétamine, champignons hallucinogènes, acide lysergique.
Diverses molécules ne sont pas classées parmi les psychotropes malgré leurs effets psychocomportementaux parce que ceux-ci sont considérés comme secondaires : c’est notamment le cas des hormonothérapies (thyroïdienne, corticoïdes, œstrogènes), des immunothérapies et de certaines antibiothérapies.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)
→ neuroleptiques, thymorégulateur, barbituriques, benzodiazépine, diazépam, imipramine, lithium, cannabis, kétamine, acide lysergique, amphétamine
[H3,G5 ]
Édit. 2017
pycnique adj. et n.m.
pyknic
Type d’individu caractérisé par la force.
Dans la classification de Sheldon il appartient au type endomorphe.
Étym. gr puknos : fort
→ endomorphie, Sheldon (classification de)
[Q1]
Rang (lésion de) l.f.
Rang's lesion
Lésion traumatique de la virole périchondrale d'un cartilage de conjugaison, d'un enfant en cours de croissance, pouvant entraîner une épiphysiodèse périphérique.
Cette lésion a été décrite comme type VI de la classification des traumatismes du cartilage de conjugaison de Salter et Harris (qui en comprend cinq).
M. Rang, chirurgien orthopédiste pédiatrique britannique (1968)
réticulose de Crosti l.f.
primary cutaneous follicular centre-cell lymphoma, Crosti's lymphoma
Variété de lymphome cutané B se manifestant habituellement par un ou plusieurs nodules rouge-violacé situés dans le dos et pouvant évoluer lentement durant plusieurs années, actuellement intégré sous l'intitulé de lymphome cutané à cellules centrogerminales (ou centrofolliculaires) dans la classification des lymphomes cutanés.
L'examen histologique montre un infiltrat de cellules centrofolliculaires localisé dans le derme superficiel, dans les lésions récentes, puis diffusant jusqu'au tissu sous-cutané dans les lésions tardives. Le traitement de choix est la radiothérapie.
A. Crosti, dermatologue italien (1951)
Syn. réticulohistiocytome du dos de l'adulte
[F1,J1]
rétinopathie diabetique de fond l.f.
background diabetic retinopathy
Aspect du fond d'œil caractérisé essentiellement par l'existence d'hémorragies et/ou d'exsudats, sans les complications sévères de la rétinopathie.
Ce terme ne reflète qu'un aspect descriptif de la rétinopathie diabétique et n'est utilisé que comme traduction de la locution anglaise correspondante.
Il ne correspond ni à un stade évolutif précis, ni à une classification physiopathogénique de la maladie.
rétinopathie hypertensive l.f.
Affection de la rétine directement corrélée au niveau de pression artérielle ; elle associe un rétrécissement de calibre des vaisseaux, des nodules cotonneux (nodules dysoriques), des hémorragies intra-rétiniennes qui sont de deux types : des exsudats profonds et un œdème papillaire.
La classification de Kirkendall distingue les lésions de rétinopathie hypertensive qui régressent lors de la normalisation des chiffres tensionnels et des lésions d’artériosclérose.
Dans la rétinopathie hypertensive :
- stade I : rétrécissement artériel sévère et diffus
- stade II : stade I plus d’hémorragies rétiniennes et de nodules cotonneux
- stade III : stade II plus œdème papillaire
Dans les lésions d’artériosclérose rétinienne :
- stade I : signe du croisement artérioveineux
- stade II : stade I plus rétrécissement artériolaire localisé
- stade III : stade II plus thrombose veineuse et engainement artériel.
W. M. Kirkendall, médecin cardiologue américain (1962)
risque opératoire l.m.
surgical risk
Risque lié directement à l'intervention chirurgicale.Il dépend des complications liées ou consécutives à l'acte opératoire (hémorragies, amputation fonctionnelle ou altération d'un organe, etc.) et de l'état de l'opéré (qui peut être évalué par la classification ASA). Il est souvent difficile de dissocier le risque opératoire du risque anesthésique. La mortalité opératoire globale varie selon la gravité des interventions et selon la classe ASA des patients. En gros le risque anesthésique y prend une part inférieure à 5% pour les interventions d'une certaine gravité.
→ ASA (classification), risque anesthésique
salpingoplastie n.f.
salpingoplasty
Technique chirurgicale portant sur la trompe utérine, que ce soit dans ses portions distale, isthmique ou proximale, et destinée à rétablir sa perméabilité.
Les différentes techniques font l'objet d'une classification internationale établie à Miami en 1976 et modifiée à Madrid en 1980.
Salter et Harris (classification de) l.f.
Classification des décollements épiphysaires et des décollements-fractures de l’enfant en cinq types auxquels ont été ajoutés par la suite d’autres types de lésions plus rares.
Type I : décollement pur épiphyso-métaphysaire à travers le cartilage de croissance (5 % des cas). Il se rencontre dans des traumatismes obstétricaux et peut passer inaperçu si l’épiphyse est encore cartilagineuse.
Type II : décollement associé à une fracture métaphysaire détachant un coin osseux solidaire de l’épiphyse (le plus fréquent (75 % des cas).
Type 111 : décollement et fracture épiphysaires : le trait de fracture traverse le cartilage de croissance (10 %).
Type 1V : fracture ou décollement-fracture transphysaire : le trait de fracture traverse le cartilage de croissance (10 %).
Type V : compression partielle ou totale du cartilage de conjugaison (1%) : la lésion est difficilement décelable (pincement du cartilage de conjugaison), souvent méconnue et se traduit secondairement par une épiphysiodèse.
Le type V1, décrit par Rang, est une désinsertion de la virole périchondrale et peut se traduire secondairement par une ossification périphérique en barre épiphyso-métaphysaire.
Les types 1 et 11 sont de bon pronostic, sous réserve d’une interposition périostée qui doit être levée.
Les types 111 à V ont un risque d’épiphysiodèse et doivent être traités avec une réduction anatomique et, le plus souvent, une ostéosynthèse exacte.
D’autres types (V11 à IX) décrits par Ogden correspondent à des traumatismes avec lésions périostées périphériques pouvant provoquer des épiphysiodèses secondaires.
R. B. Salter et W. R. Harris, chirurgiens orthopédistes canadiens (1963), M. Rang, chirurgien orthopédiste britannique (1968), J. A. Ogden, chirurgien américain (1982)
Syn. : Harris et Salter (classification de)
→ décollement épiphysaire, Rang (lésion de)
sarcoïde dermique de Boeck l.f. (obs.)
Ensemble des lésions cutanées spécifiques de la sarcoïdose.
Dans ses premières descriptions de la maladie, Boeck distinguait plusieurs variétés cliniques de sarcoïdes : à petits nodules, à gros nodules, infiltratives diffuses, etc. L'extrême polymorphisme des lésions cutanées de la sarcoïdose limite en fait la portée de toute classification de leurs aspects cliniques.
C. Boeck, dermatologiste norvégien (1899)
Savary et Miller (classification de) l.f.
- stade III : extension circulaire des lésions érosives et exsudatives ;
- stade IV : a) lésions chroniques (ulcère, sténose, brachyœsophage, épithélialisation cylindrique) avec inflammation active ; b) stade cicatriciel (sténose, brachyœsophage, épithélialisation cylindrique) sans inflammation active.
Depuis 1989 cette classification modifiée (Savary-Monnier) décrit 5 types. type 1 : érosion érythémateuse ou érythémato-exsudative unique ou multiple coiffant un seul pli ; type 2 : érosions multiples coiffant plusieurs plis avec tendance à la confluence sans que l'atteinte circonférentielle soit réalisée ; type 3 : extension circulaire des lésions érosives et exsudatives ; type 4 : a) ulcère, b) fibrose responsable de la sténose et du brachyœsophage ; type 5 : présence d'une éphithélialisation cylindrique acquise sous forme de pastille, languette ou manchon.
M. Savary et G. Miller, otorhinolaryngologistes suisses (1977)
Scarff et Bloom (score de) l.m.
Scarff-Bloom-Richardson’s grade
Résultat de la classification en trois grades des anomalies cytonucléaires des cellules mammaires, utile au pronostic et au traitement des cancers du sein.
H. J. G. Bloom, médecin radiothérapeute et W. W Richardson, anatomopathologiste britanniques (1957) ; R .W. Scarff, anatomopathologiste britannique (1968)
Schiller (classification de) l.f.
Schiller's classification
Classification des cancers de la trompe de Fallope sur une base anatomopathologique.
Elle comprend 5cinq stades :
- stade 0 : carcinome in situ ;
- stade I : tumeur étendue à la sousmuqueuse ou à la musculeuse mais sans atteindre la séreuse ;
- stade II : tumeur étendue à la séreuse ;
- stade III : tumeur étendue à l'ovaire et à l'endomètre ;
- stade IV : tumeur étendue au-delà des organes génitaux pelviens (vessie, rectum).
H. M. Schiller, anatomopathologiste américain (1971)
Syn. classification de Schiller-Silverberg
Schrœder (classification de) l.f.
Schrœder's classification
Classification histologique des tissus cancéreux en cinq grades, combinant le type de croissance, le nombre de mitoses et l'aplasie nucléaire.
F. H. Schroeder, chirurgien urologue néerlandais (1985)
score ASA sigle pour American Society of Anesthesiologist l.m.
Système de classification en médecine pour exprimer l’état de santé pré-opératoire d'un patient.
Il permet d'évaluer le risque anesthésique et d'obtenir un paramètre prédictif de mortalité et morbidité péri-opératoire :
1 :patient normal
2 : patient avec anomalie systémique modérée
3 : patient avec anomalie systémique sévère
4 : patient avec anomalie systémique sévère représentant une menace vitale constante
5 : patient moribond dont la survie est improbable sans l'intervention
6 : patient déclaré en état de mort cérébrale dont on prélève les organes pour greffe.
Seddon (classification de) l.f.
Seddon's classification of nerve injury
Classification des lésions traumatiques des nerfs.
Trois types de lésions sont décrites allant des moins importantes aux plus complexes :
- neurapraxie : démyélinisation localisée sans atteinte de l'axone avec perte momentanée de la conduction nerveuse;
- axonotmésis : interruption de l'axone et de sa gaine suivie de dégénérescence ; l'intégrité endoneurale permet une régénération spontanée ;
- neurotmésis : section ou désorganisation complète du nerf.
H. J. Seddon, Sir, chirurgien orthopédiste britannique (1942)
sémantique n.f., adj.
semantics, semantic
1) Terme imposé par M. Bréal (1897), désignant la partie de la linguistique qui traite des relations de signification du langage et de ses unités.
Elle tend de plus en plus à doubler une approche lexicale, qui s'applique aux unités de signification (monèmes) et à leurs combinaisons en unités fonctionnelles du lexique (unités-mots tout particulièrement), par des investigations portant sur des unités plus vastes comme la phrase et le texte, avec référence à celles véhiculées par la forme. Cette dernière comprend les sons et la syntaxe permettant de les utiliser.
2) En clinique psychiatrique, à partir des concepts de F. de Saussure concernant le signe linguistique, tout signe comporte, selon notamment G. Lantéri-Laura, une face signifiante (expression matérielle) et une face signifiée (son contenu sémantique). Il suppose un référent : ici, l'appel à une classification nosologique.
Le diagnostic s'établit après un choix dans la polysémie des signes. Si bien qu'il devient "le signifiant du signifié qu'est la maladie", quitte à n'être parfois qu'une étiquette.
La délimitation des champs sémantiques des concepts clés utilisés dans les recherches internationales ("dépression", p. ex.) est une opération liminaire essentielle.
M. Bréal, linguiste français (1897) ; F. de Saussure, linguiste suisse (1857-1913) ; G. Lantéri-Laura, psychiatre français (1968)
→ sémiotique, démence sémantique
séminome n.m.
seminoma
Prolifération de cellules tumorales ressemblant aux cellules germinales primitives, survenant entre les âges de 20 et 50 ans, développée dans le testicule, plus rarement de manière ectopique dans le médiastin ou le rétropéritoine (1 à 5% des cas). curable dans la plupart des cas par l'association chirurgie-radiothérapie.
La prolifération tumorale se fait aux dépens de l'épithélium germinal des tubes séminifères ou même à partir de tous les éléments de la spermatogénèse. La manifestation clinique est un gros testicule indolore où l'on palpe parfois plus spécifiquement le noyau tumoral. Le diagnostic est fait cliniquement et par échographie ; une élévation du taux de β-hCG (human chorionic gonadotropin β) est possible sans qu'il existe toujours un choriocarcinome associé ; le taux d'α-foetoprotéine est normal. L'extension est principalement ganglionnaire, vers la chaîne lombo-aortique, le médiastin et la région susclaviculaire. Les métastases les plus fréquentes touchent le poumon, le foie et le cerveau. Le bilan d'extension est fait principalement par le scanner abdominal et thoracique.
Par définition, ces proliférations sont pures, la présence d'un autre contingent tumoral les faisant classer dans les tumeurs germinales non séminomateuses. En immuno-histochimie, elles expriment la phosphatase alcaline placentaire, mais non les cytokératines. Les marqueurs sériques, α-foetoproteine et β-HCG libre, sont ici normaux. Représentant 40% des tumeurs germinales, elles surviennent entre 35 et 45 ans.
La classification de l'Union Internationale Contre le Cancer (2002) a défini 3 stades, localisé (I) le plus courant, ganglionnaire rétropéritonéal (II) et métastatique (III) plus rares. Elle conditionne un pronostic demeurant dans l'ensemble très favorable, du fait de la radiosensibilité et de la chimiosensibilité de cette tumeur.
Le traitement des stades I comporte classiquement après l'orchidectomie, l'irradiation prophylactique des territoires ganglionnaires lombo-aortiques et iliaques homolatéraux (ou lombo-aortiques seulement), les autres options étant maintenant une brève chimiothérapie ( aux résultats identiques ) ou même une surveillance étroite. Les stades II et III nécessitent généralement une chimiothérapie, suivie si besoin d'une chirurgie des masses résiduelles. Les formes métastatiques relèvent d'une chimio
Le séminome spermatocytaire est une variante très rare, survenant à un âge plus avancé, et de bon pronostic.
Syn. goniome, cancer du testicule
→ séminome, séminome spermatocytaire, séminome de l'ovaire, séminome du médiastin
Sheldon (classification de) l.f.
Classification des types de personnalité ayant comme point de départ un système morphologique à trois dimensions qui correspondent au degré de développement des tissus dérivés des trois feuillets embryonnaires : ectoderme, mésoderme et endoderme.
La doctrine constitutionnelle de Sheldon se sépare nettement de toutes les autres en ce sens que son auteur nie l’existence des types. Chaque individu participe, mais dans des proportions inégales, aux trois tendances décelables dans l’espèce humaine : l’ectomorphie qui, à la limite, serait représentée par le longiligne extrême ou l’asthénique des autres morphologistes ; la mésomorphie dont le caractère visible est représenté par des masses musculaires puissantes ; l’endomorphie qui, dans ses manifestations excessives peut être illustrée par le bréviligne, le pycnique ou le digestif de diverses classifications. Cependant, d’après Sheldon, aucune de ces tendances ne peut se manifester exclusivement chez un individu. Il cherche donc à estimer, par une méthode de notation conventionnelle complétée par quelques mesures prises sur des photographies, chacune des trois composantes ; chaque somatotype individuel est représenté par trois notes. Par un procédé semblable il détermine chez chaque sujet androgyne le niveau de féminité et de masculinité. Finalement il estime les trois tendances mentales corrélatives de chaque composante : la cérébrotonie liée à l’ectomorphie, la somatotonie liée à la mésomorphie et la viscérotonie liée à l’endomorphie.
W. H. Sheldon, médecin et psychologue américain (1942)
→ ectoderme, mésoderme, endoderme
[H4,Q1]