Page (classification de) l.f.
Page’s classification
Classification qui distingue quatre groupes de décollements prématurés de placentas normalement insérés.
Par ordre de gravité croissante, on distingue :
- degré 0 : absence de symptomatologie clinique ;
- degré 1: hémorragie vaginale minime ou absente, myomètre irritable mais non tétanique, absence de choc maternel, absence de mort fœtale, formation de caillots sanguins, solides, sans lyse ;
- degré 2 : hémorragie vaginale minime ou modérée, parfois absente, tétanie utérine modérée, absence de choc maternel mais pouls parfois accéléré, mort fœtale inconstante, formation d'un caillot sanguin plus ou moins solide avec lyse partielle après une heure ;
- degré 3 : hémorragie vaginale habituellement, inconstante, parfois absente, myomètre tétanique douloureux à la palpation, choc maternel important, mort fœtale, pas de formation de caillot sanguin ou lyse totale après 30 minutes.
E. W. Page, gynécologue obstétricien américain (1954)
pandysautonomie aigüe réversible l.f.
Neuropathie aiguë rare, caractérisée par une atteinte des systèmes sympathique et parasympathique conduisant à leur paralysie et attribuée à une atteinte inflammatoire dysimmunitaire semblable à celle du syndrome de Guillain-Barré.
Elle affecte principalement des sujets jeunes, de sexe féminin avec un âge moyen de 45 ans (âges extrêmes 7 à 75). Les troubles s’installent selon un mode subaigu souvent précédés d’un épisode infectieux d’allure virale permettant de la distinguer d’une dysautonomie familiale (syndrome de Riley-Day) ou d’une atrophie multisystématisée (syndrome de Shy-Drager).
Les symptômes sont dominés par l’hypotension orthostatique. Sont également ressentis : une sécheresse de la bouche, de la langue et du pharynx entraînant une dysphagie ; une sensation de sécheresse oculaire avec brûlures des paupières ; un tarissement des larmes et de la sueur sur l’ensemble du corps avec intolérance à la chaleur ; des troubles urinaires avec incontinence ; des troubles sexuels avec perte de l’érection et de l’éjaculation.
Les troubles digestifs sont également importants : nausées, vomissements, douleurs abdominales et surtout constipation ou diarrhée. Trompeurs, ils ont pu conduire à des laparotomies blanches devant un syndrome pseudo-occlusif. Parfois une asthénie importante et un amaigrissement sont présents.
Les manifestations cardiovasculaires, gastro-intestinales et urinaires sont au début modérées et sans spécificité, si bien que le diagnostic est souvent retardé. Les pupilles sont dilatées et non réactives à la lumière. La piloérection est absente. Les réflexes tendineux sont le plus souvent présents. L’électromyogramme est normal.
Les fonctions sensitivomotrices et les fonctions supérieures sont intactes. Un début psychiatrique trompeur a été signalé avec des manifestations hystéro-épileptiques, une anorexie, une névrose hypocondriaque, sous -tendues par une instabilité émotionnelle.
Une hyperprotéinorachie est souvent notée, de l’ordre de 0,80 à 1 g/L.
L’ensemble de ces manifestations traduisent une paralysie plus ou moins complète des activités sympathiques et parasympathiques.
L’évolution dans l’ensemble favorable est imprévisible; la récupération aléatoire avec parfois des formes séquellaires est en général complète après quelques mois ou une année. La mort est exceptionnelle, due à un arrêt cardiaque.
Une classification en quatre types a été proposée mais il parait plus proche de la réalité de distinguer trois formes principales :
R. R. Young et R. D. Adams, neuropathologister américains (1969 et 1975)
Syn. pandysautonomie aigüe de Young et Adams, Young et Adams (syndrome de), neuropathie idiopathique autonome
→ dysautonomie familiale, Riley-Day (syndrome de), atrophie multisystématisée, dysautonomie dégénérative, Shy-Drager (syndrome de), Guillain-Barré (syndrome de)
Papanicolaou (classification de) l.f.
Papanicolaou scale
Classification utilisée pour exprimer le résultat de l'étude de préparations cytologiques, en particulier de frottis cervicovaginaux, pratiquées pour le dépistage de cancers ou de lésions précancéreuses.
Elle comporte cinq classes : classe I, frottis normal ; classe II, frottis inflammatoire ; classe III, frottis suspect avec cellules modifiées ; classe IV, frottis cancéreux avec cellules atypiques mélées à des cellules normales ; classe V : frottis cancéreux avec nombreuses cellules atypiques.
G. N. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1941)
paramètre n.m.
parametrium (TA)
parametrium
Tissu cellulofibreux contenant des fibres musculaires lisses situé sous le ligament large de part et d'autre du col utérin jusqu'à la paroi pelvienne.
Il contient l'artère utérine depuis son origine sur l'artère iliaque interne jusqu'au bord latéral de l'utérus, les veines utérines supérieure et surtout inférieure, les lymphatiques de l'utérus. L'artère utérine y surcroise l'uretère à 1,5 cm en dehors du col utérin au dessus du fornix vaginal latéral.Dans la classification FIGO (fédération internationale de gynécologie obstétrique) de l'extension des cancers du col utérin, l'infiltration des paramétres perçue au TV est classée comme 2 A ou B selon que l'infiltration n'atteint pas ou atteint la paroi pelvienne.
A. K. Mackenrodt, gynécologue allemand (1859-1925)
Étym. du grec para, à coté, et métre, utérus.
[A1]
Édit. 2019
Peckham (classification de) l.f.
Peckham classification
Classification pronostique des cancers du testicule en fonction de leur extension.
Le stade I correspond à la seule atteinte testiculaire, les stades II et III à l’importance de l’envahissement ganglionnaire et le stade IV à une atteinte métastatique viscérale.
M. J. Peckham, Sir, oncologue britannique (1981)
Pedersen (classification de) l.f.
Pedersen's classification
Peu usitée de nos jours, elle est un remaniement de la classification de Priscilla White pour le diabète de la grossesse.
Elle comprend :
-groupe A : diabète traité par une simple diététique
- groupe B : diabète insulinodépendant diagnostiqué après 20 ans, sans complication
- groupe C : diabète diagnostiqué avant l'âge de 20 ans, sans complication majeure
- groupe D : diabète avec rétinopathie non proliférative.
J. Pedersen, épidémiologiste et médecin endocriologue danois (1967)
période embryonnaire l.f.
tempus embryonicum, gradus carnegiensis (st 1 ad 23) (TE)
Phase de développement de l’embryon, qui va, en principe, de la fécondation au 48ème jour (56ème selon la carnegie) qui suit la conception (horizons I à XIX de Streeter – stades carnegie 1 à 23).
Pendant cette période l’embryon acquiert toutes les caractéristiques superficielles d’un être humain reconnaissable à l’œil nu. Chaque horizon, chaque stade est bien défini sur des critères morphologiques internes et externes.
La classification de Streeter distingue deux étapes dans la période embryonnaire : la période pré-embryonnaire (horizons I à XII – stades carnegie 1 à 12) et la période embryonnaire proprement dite (horizons XIII à XIX – stades carnegie 13 à 21).
embryonic period, carnegie stages (st 1-23)
Étym. gr. periodos circuit - embruon : qui naît à l’intérieur de
→ embryon, stades carnegie, horizons de Streeter, développement de l’embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), période pré-embryonnaire, période embryonnaire proprement dite, fœtus, fœtogénèse, organogénèse, période fœtale, stade fœtal, gestation, période de gestation
[A4,O6]
persistance des canaux de Müller l.f.
Anomalie du développement sexuel qui se manifeste, chez des garçons normalement virilisés, par la persistance de dérivés müllériens, un utérus et/ou des trompes de Fallope.
Le syndrome de persistance des canaux de Müller représente une forme rare du pseudohermaphrodisme masculin interne. Il est caractérisé par la présence de l’utérus, les trompes et la partie supérieure du vagin, chez un garçon par ailleurs normalement virilisé avec un caryotype 46 XY. Il est la conséquence d’un déficit en hormone anti-müllérienne ou d’une anomalie de ses récepteurs. Sa découverte est souvent peropératoire lors d’une cure d’hernie ou de cryptorchidie, et exceptionnellement à l’occasion d’une dégénérescence des testicules ectopiques. Il s’agit d’un syndrome autosomique récessif. Le diagnostic peut en porté à tout âge de la petite enfance à l’âge adulte. Classification CIM-10 : Q55.8 et OMIM : 261550
Syn: homme à utérus, dérivés müllériens persistants, PMDS
→ pseudohermaphrodisme masculin, canaux de Müller, hormone antimüllérienne, cryptorchidie
[A1,O1]
Édit. 2018
phacomatose pigmento-vasculaire l.f.
phakomatosis pigmento-vascularis
Association d'angiomes plans étendus à diverses anomalies pigmentaires ou harmatomateuses : nævus pigmentaire et verruqueux, tache mongolique diffuse, nævus de Ota ou de Ito, tache café au lait, hamartome anémique.
De ce syndrome congénital rare, surtout observé au Japon, il existe une classification en 4 types, en fonction des anomalies pigmentaires. On doit rechercher un syndrome de Klippel-Trénaunay ou de Sturge-Weber-Krabbe associé. Il s'agit d'une dysembryoplasie précoce de la crête neurale.
M. Ōta, dermatologiste japonais (1947)
Étym. gr. phakos : lentille ; ôma : tumeur; ose : affection diffuse
Syn. phakomatosis pigmentokeratotica
→ Klippel-Trénaunay (syndrome de) ,angiomatose encéphalotrigéminée de Sturge-Weber-Krabbe
Prader (classification de) l.f.
Prader’s classification
Classification des différents degrés de l’ambiguïté sexuelle dans le pseudo-hermaphrodisme féminin de l’hyperplasie surrénale congénitale, allant du type 1 d’hypertrophie clitoridienne au type 5 de masculinisation complète.
Répertoire les différents cas d'intersexuation selon les 5 types :
- type 1 : vulve normale avec hypertrophie clitoridienne ;
- type 2 : large vestibule en entonnoir s'ouvrant à la base du clitoris (sinus urogénital à 2 orifices séparés pour l'urètre et le vagin), grandes lèvres séparées ou partiellement soudées ;
- type 3 : clitoris volumineux à la base duquel s'ouvre l'orifice unique d'un sinus urogénital étroit dans lequel se jettent urètre et vagin, grandes lèvres partiellement soudées ;
- type 4 : aspect de garçon avec verge hypoplasique et souvent coudée. Hypoplasie périnéale, orifice unique d'allure urétrale s'ouvrant à la face inférieure (hypospadias) correspondant à un sinus urogénital dans lequel s'abouche à quelques cm du méat un vagin hypoplasique. Grandes lèvres soudées ;
- type 4 bis : le vagin ne communique pas avec le sinus et ne peut donc pas être démontré par la génitographie ;.
- type 5 : aspect de garçon cryptorchide. Le vagin s'abouche très haut dans l'urètre ;
- type 5 bis, le vagin ne communique pas avec l'urètre.
A. Prader, pédiatre endocrinologue suisse (1954 et 1955)
→ ambigüité sexuelle, pseudo-hermaphrodisme féminin
[M4,O1,O4,Q1,Q2]
Édit. 2018
prévention de la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob l.m.
safety against CJ disease transmission
La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.
H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)
→ maladie de Creutzfeldt-Jakob, encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions
[H1]
profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.
depth of anaesthesia classification
Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.
F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), index bispectral
[G1]
Édit. 2018
protéobactéries n.f.p.
proteobacterias
Classification de bactéries pathogènes pour l’homme reposant sur la phylogénie (ou phylogénèse) et basée sur la détermination de la séquence du gène de l’ARN 16S ribosomique.
On en distingue quatre groupes : alpha 1, alpha 2, bêta, gamma.
psychose infantile l.m.
psychosis in childhood
Terme générique qui groupe des formes très diverses, source de confusion.
La psychose infantile précoce porte sur l'organisation du Moi de l'enfant, de son appareil psychique et de sa relation au monde et à autrui. Elle se caractérise cliniquement par des troubles majeurs du comportement face à la réalité, de la communication, du développement dans le domaine cognitif, praxique, du langage et du sentiment de continuité, enfin dans la différenciation entre le soi et le non soi. Le début survient généralement vers la fin de la première année. Le tableau clinique est complet avant l'âge de trois ans dans l'autisme et autour de trois à quatre ans dans les dysharmonies psychotiques.
Les psychoses de la période de latence débutent entre six et douze ans. Elles sont bien plus rares que les psychoses précoces.
La classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent retient les catégories suivantes de psychoses : autisme précoce type Kanner, autres formes de l'autisme infantile, psychoses précoces déficitaires, dysharmonies psychotiques (psychose de type symbiotique, notamment), psychoses de type schizophrénique survenant dans l'enfance, psychoses de type schizophrénique survenant à l'adolescence, psychoses dysthymiques, psychoses aigües, autres, non spécifiées.
L. Kanner, pédopsychiatre américain (1933)
→ psychose (caractères cliniques généraux d'une), moi, soi, autisme, dysharmonie évolutive psychopathologique
[H3]
Édit. 2018
psychotropes n.m.p
psychotropic agents
Médicaments dont l'effet principal s'exerce sur les fonctions psychiques et le comportement.
La classification de J.Delay et P. Deniker toujours en vigueur différencie :
1) les psycholeptiques ayant en commun d'exercer une action freinatrice :
- les nooleptiques abaissent la vigilance et facilitent ou induisent le sommeil : les barbituriques ont été les premiers somnifères aujourd'hui remplacés par des dérivés de type benzodiazépinique,
- les tranquillisants ou anxiolytiques qui réduisent les symptômes anxieux : cette catégorie est surtout représentée par les benzodiazépines (diazépam et ses dérivés),
- les neuroleptiques réduisent les symptômes psychotiques: la chlorpromazine a été le premier de ces médicaments désormais plus volontiers appelés antipsychotiques ;
2) les psycho-analeptiques produisant un effet d'activation:
- les noo-analeptiques stimulent la vigilance : les substances amphétaminiques et apparentés sont les plus puissantes,
- les antidépresseurs redressent l'humeur dépressive : l'imipramine en est le plus ancien (découvert en 1957) ;
3) les psycho-iso-leptiques ou thymorégulateurs qui préviennent les récidives de la maladie bipolaire : les sels de lithium de en sont les chefs de file.
A ces 3 catégories d'agents psychotropes il faut ajouter les psychodysleptiques (perturbateurs du fonctionnement psychique et du comportement) exceptionnellement utilisés à des fins thérapeutiques (comme antalgiques): dérivés du cannabis, kétamine, champignons hallucinogènes, acide lysergique.
Diverses molécules ne sont pas classées parmi les psychotropes malgré leurs effets psychocomportementaux parce que ceux-ci sont considérés comme secondaires : c’est notamment le cas des hormonothérapies (thyroïdienne, corticoïdes, œstrogènes), des immunothérapies et de certaines antibiothérapies.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)
→ neuroleptiques, thymorégulateur, barbituriques, benzodiazépine, diazépam, imipramine, lithium, cannabis, kétamine, acide lysergique, amphétamine
[H3,G5 ]
Édit. 2017
pycnique adj. et n.m.
pyknic
Type d’individu caractérisé par la force.
Dans la classification de Sheldon il appartient au type endomorphe.
Étym. gr puknos : fort
→ endomorphie, Sheldon (classification de)
[Q1]
Rang (lésion de) l.f.
Rang's lesion
Lésion traumatique de la virole périchondrale d'un cartilage de conjugaison, d'un enfant en cours de croissance, pouvant entraîner une épiphysiodèse périphérique.
Cette lésion a été décrite comme type VI de la classification des traumatismes du cartilage de conjugaison de Salter et Harris (qui en comprend cinq).
M. Rang, chirurgien orthopédiste pédiatrique britannique (1968)
réticulose de Crosti l.f.
primary cutaneous follicular centre-cell lymphoma, Crosti's lymphoma
Variété de lymphome cutané B se manifestant habituellement par un ou plusieurs nodules rouge-violacé situés dans le dos et pouvant évoluer lentement durant plusieurs années, actuellement intégré sous l'intitulé de lymphome cutané à cellules centrogerminales (ou centrofolliculaires) dans la classification des lymphomes cutanés.
L'examen histologique montre un infiltrat de cellules centrofolliculaires localisé dans le derme superficiel, dans les lésions récentes, puis diffusant jusqu'au tissu sous-cutané dans les lésions tardives. Le traitement de choix est la radiothérapie.
A. Crosti, dermatologue italien (1951)
Syn. réticulohistiocytome du dos de l'adulte
[F1,J1]
rétinopathie diabetique de fond l.f.
background diabetic retinopathy
Aspect du fond d'œil caractérisé essentiellement par l'existence d'hémorragies et/ou d'exsudats, sans les complications sévères de la rétinopathie.
Ce terme ne reflète qu'un aspect descriptif de la rétinopathie diabétique et n'est utilisé que comme traduction de la locution anglaise correspondante.
Il ne correspond ni à un stade évolutif précis, ni à une classification physiopathogénique de la maladie.
rétinopathie hypertensive l.f.
Affection de la rétine directement corrélée au niveau de pression artérielle ; elle associe un rétrécissement de calibre des vaisseaux, des nodules cotonneux (nodules dysoriques), des hémorragies intra-rétiniennes qui sont de deux types : des exsudats profonds et un œdème papillaire.
La classification de Kirkendall distingue les lésions de rétinopathie hypertensive qui régressent lors de la normalisation des chiffres tensionnels et des lésions d’artériosclérose.
Dans la rétinopathie hypertensive :
- stade I : rétrécissement artériel sévère et diffus
- stade II : stade I plus d’hémorragies rétiniennes et de nodules cotonneux
- stade III : stade II plus œdème papillaire
Dans les lésions d’artériosclérose rétinienne :
- stade I : signe du croisement artérioveineux
- stade II : stade I plus rétrécissement artériolaire localisé
- stade III : stade II plus thrombose veineuse et engainement artériel.
W. M. Kirkendall, médecin cardiologue américain (1962)
risque opératoire l.m.
surgical risk
Risque lié directement à l'intervention chirurgicale.Il dépend des complications liées ou consécutives à l'acte opératoire (hémorragies, amputation fonctionnelle ou altération d'un organe, etc.) et de l'état de l'opéré (qui peut être évalué par la classification ASA). Il est souvent difficile de dissocier le risque opératoire du risque anesthésique. La mortalité opératoire globale varie selon la gravité des interventions et selon la classe ASA des patients. En gros le risque anesthésique y prend une part inférieure à 5% pour les interventions d'une certaine gravité.
→ ASA (classification), risque anesthésique
salpingoplastie n.f.
salpingoplasty
Technique chirurgicale portant sur la trompe utérine, que ce soit dans ses portions distale, isthmique ou proximale, et destinée à rétablir sa perméabilité.
Les différentes techniques font l'objet d'une classification internationale établie à Miami en 1976 et modifiée à Madrid en 1980.
Salter et Harris (classification de) l.f.
Classification des décollements épiphysaires et des décollements-fractures de l’enfant en cinq types auxquels ont été ajoutés par la suite d’autres types de lésions plus rares.
Type I : décollement pur épiphyso-métaphysaire à travers le cartilage de croissance (5 % des cas). Il se rencontre dans des traumatismes obstétricaux et peut passer inaperçu si l’épiphyse est encore cartilagineuse.
Type II : décollement associé à une fracture métaphysaire détachant un coin osseux solidaire de l’épiphyse (le plus fréquent (75 % des cas).
Type 111 : décollement et fracture épiphysaires : le trait de fracture traverse le cartilage de croissance (10 %).
Type 1V : fracture ou décollement-fracture transphysaire : le trait de fracture traverse le cartilage de croissance (10 %).
Type V : compression partielle ou totale du cartilage de conjugaison (1%) : la lésion est difficilement décelable (pincement du cartilage de conjugaison), souvent méconnue et se traduit secondairement par une épiphysiodèse.
Le type V1, décrit par Rang, est une désinsertion de la virole périchondrale et peut se traduire secondairement par une ossification périphérique en barre épiphyso-métaphysaire.
Les types 1 et 11 sont de bon pronostic, sous réserve d’une interposition périostée qui doit être levée.
Les types 111 à V ont un risque d’épiphysiodèse et doivent être traités avec une réduction anatomique et, le plus souvent, une ostéosynthèse exacte.
D’autres types (V11 à IX) décrits par Ogden correspondent à des traumatismes avec lésions périostées périphériques pouvant provoquer des épiphysiodèses secondaires.
R. B. Salter et W. R. Harris, chirurgiens orthopédistes canadiens (1963), M. Rang, chirurgien orthopédiste britannique (1968), J. A. Ogden, chirurgien américain (1982)
Syn. : Harris et Salter (classification de)
→ décollement épiphysaire, Rang (lésion de)
sarcoïde dermique de Boeck l.f. (obs.)
Ensemble des lésions cutanées spécifiques de la sarcoïdose.
Dans ses premières descriptions de la maladie, Boeck distinguait plusieurs variétés cliniques de sarcoïdes : à petits nodules, à gros nodules, infiltratives diffuses, etc. L'extrême polymorphisme des lésions cutanées de la sarcoïdose limite en fait la portée de toute classification de leurs aspects cliniques.
C. Boeck, dermatologiste norvégien (1899)
Savary et Miller (classification de) l.f.
- stade III : extension circulaire des lésions érosives et exsudatives ;
- stade IV : a) lésions chroniques (ulcère, sténose, brachyœsophage, épithélialisation cylindrique) avec inflammation active ; b) stade cicatriciel (sténose, brachyœsophage, épithélialisation cylindrique) sans inflammation active.
Depuis 1989 cette classification modifiée (Savary-Monnier) décrit 5 types. type 1 : érosion érythémateuse ou érythémato-exsudative unique ou multiple coiffant un seul pli ; type 2 : érosions multiples coiffant plusieurs plis avec tendance à la confluence sans que l'atteinte circonférentielle soit réalisée ; type 3 : extension circulaire des lésions érosives et exsudatives ; type 4 : a) ulcère, b) fibrose responsable de la sténose et du brachyœsophage ; type 5 : présence d'une éphithélialisation cylindrique acquise sous forme de pastille, languette ou manchon.
M. Savary et G. Miller, otorhinolaryngologistes suisses (1977)