conditionnement pavlovien l.m.
classical conditioning
Processus d'apprentissage parmi les plus utilisés, mis en évidence par I.P. Pavlov au début de ce siècle.
Il repose sur la possibilité, pour un organisme, d'acquérir et de maintenir l'association de deux stimulus de telle façon qu'une réponse dite inconditionnée (RIC), déclenchée par un stimulus inconditionné (SIC, p. ex. la présentation, à un chien, de poudre de viande, entraînant une salivation), puisse devenir une réponse conditionnée (RC, ici salivaire) après répétition appariée d'un stimulus initialement neutre (SN, ici le son d'un métronome) et passé à l'état de stimulus conditionné (SC).
Dans ce processus, interviennent de nombreux facteurs, dont le temps écoulé entre la présentation des SIC et des SC. La RC peut ne se déclencher que par le seul SC (différenciation) ou par des stimulus voisins du SC (généralisation). En l'absence de renforcement (par lequel le conditionnement est appris), et si le SC est présenté plusieurs fois seul, sans le SIC, la RC s'affaiblit puis disparaît (extinction).
Ce type de conditionnement concerne non seulement les réponses physiologiques du sujet, mais aussi ses réponses comportementales, cognitives et émotionnelles. Cette forme d'apprentissage explique en partie l'apparition de certains troubles psychiques, ainsi que leur persistance dans le temps. Des techniques de thérapie comportementale comme la désensibilisation systématique utilisent de tels principes.
I. Pavlov, physiologiste russe, membre de l'Académie médecine, prix Nobel de médecine en 1904 (1927)
Syn. conditionnement pavlovien
[C2]
conditionnement opérant l.m.
operant conditioning
Processus d'apprentissage de comportements dans lequel ne prévalent plus les variables précédant la réponse, mais celles qui suivent celle-ci (B.F. Skinner).
Dans "la boîte de Skinner", de la nourriture est distribuée périodiquement à l'animal en fonction de ses réponses à ce stimulus discriminatif, par appui sur un levier.
Lorsqu'une réponse crée une modification favorable de l'environnement, le sujet tend à la reproduire, réalisant un renforcement : soit positif, avec accroissement du débit des réponses si le stimulus est gratifiant ; soit négatif, avec diminution de celles-ci et même, p. ex., évitement des situations phobogènes et de leur angoisse, si le stimulus est aversif. La réponse peut aussi décroitre progressivement en l'absence de stimulus suivant la réponse (extinction).
On doit admettre que le conditionnement opérant se réalise par rétroaction de la conséquence d'un comportement sur l'organisme.
Certaines techniques de thérapie comportementale utilisent les principes du renforcement.
B. F. Skinner, psychologue américain (1938)
Syn. conditionnement skinnerien
[H4,C2]
conditions alvéolaires l.f.p.
BTPS (body temperature, pressure and saturated)
Conditions de température (normalisée à 37°C), de pression et de saturation en vapeur d'eau qui règnent normalement dans les alvéoles pulmonaires.
Les variations de température ont une certaine influence : dans les alvéoles, l'air est saturé en vapeur d'eau à la température du sang pulmonaire et la pression moyenne est égale à la pression ambiante en respiration spontanée. Si à 37°C la pression de vapeur d'eau saturante est de 63 hPa = 47 mm de Hg, elle est plus faible en hypothermie (42 hPa à 30°C) et plus forte en hyperthermie (77 hPa à 41°C), ainsi de 37°C à 41°C la PAO2 passerait de 137 à 124 hPa si le malade n'hyperventilait pas.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
→ alvéolocapillaire (écart), pression moyenne
[C2,K1]
conductance n.f. angl.
Débit de gaz en L/s. produit par une différence de pression de 1 cm d'eau entre l'alvéole et la bouche.
Elle s'exprime en Siemens (conductance électrique d'un conducteur ayant une résistance électrique de 1 ohm) dans le système international. On l'exprime plus couramment en L/sec/cm d'eau. Elle est l'inverse de la résistance.
Un index de conductance a été défini pour la circulation funiculaire et le placenta, calculé à partir de la vitesse circulatoire dans les artères ombilicales : Index de conductance = D/S x 100, où D = vitesse diastolique et S = vitesse systolique.
[C2,K1]
conductance cardiaque l.f.
heart conductance
Perméabilité du cœur et plus particulièrement du tissu spécialisé de conduction, au courant électrique : c’est le contraire de la résistance.
[C2,K2]
conductance spécifique l.f.
specific conductance
Valeur de la conductance divisée par le volume auquel elle a été mesurée.
[C2]
conduction cartilagineuse l.f.
cartilage conduction
Propagation du son par les cartilages de l’oreille.
Pour le mesurer, le diapason est placé sur le tragus.
Sigle CC
[C2,P1]
conduction nerveuse l.f
nervous conduction evaluation
→ stimulodétection, étude de la conduction nerveuse
[C2,H1]
conduction rétrograde l.f.
retrograd conduction
Conduction électrique intracardiaque anormale toujours liée à un obstacle anatomique ou fonctionnel sur le trajet des voies de conduction.
Dans ce cas l’onde d’excitation suit en totalité ou en partie un trajet inverse du trajet normal.
[C2,K2]
connexion en retour l.f.
feed-back ou feed-forward connections
Projection entre les structures qui n'obéit pas au modèle séquentiel de traitement de l'information de la périphérie vers les centres.
L'exemple le plus souvent cité est l'énorme projection en retour de l'aire V1 sur le corps géniculé latéral (CGL), dont les axones sont plus nombreux que ceux de la projection géniculocorticale.
Cet exemple est d'autant plus significatif que son rôle fonctionnel connu, la régulation de la transmission dans le CGL, ne justifie pas l'importance quantitative de la projection. De très nombreuses connexions unissent entre elles les aires visuelles. On distingue les connexions rétroactives et proactives. Les premières renvoient des signaux sur l'aire qui les a émis. Les secondes activent par avance le réseau cortical dont elles vont recevoir des signaux en retour. Mais il est de règle que les sites d'arrivée et de retour sont toujours distincts, mais adjacents, dans l'espace ou dans les couches corticales.
Ces connexions constituent un câblage très dense entre les aires visuelles, au point que la grande majorité des axones qui se terminent sur V1 ne proviennent pas de la voie afférente rétino-géniculo-corticale mais des autres aires ou structures visuelles.
[H5,C2]
consommation d'oxygène l.f.
oxygen consumption
Volume d’oxygène, en mL/minute absorbé dans les alvéoles par la circulation capillaire pulmonaire.
La consommation d’O2 normale est d’environ 250 mL/minute.
[C2,K1]
constante de temps l.f.
time constant
1)Temps où une valeur caractérisant un phénomène décroissant est réduite au 1/3.
2)Temps au bout duquel cette valeur a augmenté des 2/3 pour un phénomène croissant, tendant exponentiellement vers un état d'équilibre.
Quand, p. ex. chez un sujet en état d'équilibre, la concentration d'une substance donnée est modifiée par l'injection ou l'inhalation de la même substance, on va vers un nouvel équilibre humoral, caractérisé par une nouvelle valeur plus grande de la concentration, la constante de temps est le temps au bout duquel la concentration a augmenté des 2/3. De même, lors du retour à l'état antérieur, la constante de temps est le temps où la concentration est réduite au 1/3 de la valeur maximale atteinte.
Dans tous les domaines, une action lente amenant le passage d'un état d'équilibre à un nouvel équilibre ne se fait pas instantanément mais de façon exponentielle, les constantes de temps d'aller et de retour peuvent être égales s'il n'y a pas eu de métabolisme de la substance donnée. En présence d'une inertie, les choses sont moins simples, une action rapide peut induire des oscillations qui se superposent à l'exponentielle. En réanimation, du fait de l'inertie du système circulatoire, ces oscillations peuvent être cause d'accidents : p. ex. l'injection intraveineuse trop rapide d'un produit actif peut induire un collapsus. D'une manière générale la correction trop rapide d'un déséquilibre humoral peut provoquer des complications. Le collapsus de reventilation en est un exemple.
→ demi-vie, échanges gazeux, exponentielle (fonction), inertie
[C2]
contenance du sang en oxygène l.f.
[C2]
continu adj.
continuous
Caractérise un signal qui se développe en permanence dans le temps.
En traitement du signal, un signal est dit à variation continue en fonction du temps si la variable "temps" est elle-même continue (que le signal présente ou non des discontinuités). Les électroencéphalogrammes et la plupart des enregistrements effectués en électrophysiologie visuelle (électrorétinogrammes, potentiels évoqués visuels) constituent de bons exemples de signaux continus.
La modélisation de ce type de signaux met en jeu des équations différentielles.
[B1,C2]
contractile adj.
contractile
Qui peut se contracter.
[C2]
contractilité myocardique l.f.
myocardial contractility
Relation de la force de contraction du muscle cardiaque à la vitesse de contraction.
Elle est avec la précharge et la postcharge un des trois éléments dont dépend la performance cardiaque.
[C2,K2]
contractilité urétérale l.f.
ureteral contractility
Mesure urodynamique de la contraction des parois musculaires de l'uretère.
Elle provoque une pression intraluminale dont la valeur croit de haut en bas, passant de 10 à 15 cm d'eau au tiers supérieur à 25 à 30 cm d'eau au tiers inférieur.
→ contraction urétérale, péristaltisme urétéral
[C2,M3]
contractilité utérine l.f.
uterine contractility
Propriété des fibres musculaires en général et utérines en particulier de raccourcir passagèrement.
Cette contractilité est spontanée et périodique pendant environ 35 à 60 secondes avec des intervalles physiologiques compris entre 3 et 20 minutes. L'imprégnation progestative paralyse plus ou moins les fibres musculaires utérines qui sont excitées par l'irritation physique, l'extension mécanique et plus spécifiquement l'hormone ocytocique d'origine hypophysaire, les prostaglandines et leurs analogues synthétiques.
[C2,O3]
contractilité vésicale l.f.
Mesure urodynamique de la contraction du détrusor.
Elle est appréciée dans les conditions physiologiques, au moment de la miction, par l'amplitude et la durée de l'augmentation de pression intravésicale, après soustraction de la pression liée à l'éventuelle poussée abdominale. Elle traduit la force de contraction du détrusor mais est aussi un reflet de la résistance uréthrale.
→ acontractilité, contraction (du détrusor), hypercontractilité
[C2,M3]
contraction cardiaque l.f.
heart contraction
Mouvement synchronisé de raccourcissement des fibres musculaires cardiaques, responsable de l’évacuation systolique des oreillettes et des ventricules.
La contraction auriculaire n’est pas indispensable à la fonction du cœur, sa disparition (fibrillation auriculaire) n’entraînant qu’une baisse modérée du débit cardiaque. À l’inverse la disparition de la contraction ventriculaire (fibrillation ventriculaire ou cardioplégie), en arrêtant toute circulation, ne permet qu’une survie de quelques minutes.
[C2,K2]
contraction du détrusor l.f.
Augmentation phasique de la tension des fibres musculaires lisses de la paroi vésicale aboutissant à la réduction ou l'annulation de la capacité du réservoir.
Cette contraction déclenchée par la mise en action du parasympathique entraîne une augmentation de la pression vésicale qui, associée à la relaxation sphinctérienne, permet la miction.
[C2,M3]
contraction musculaire l.f.
muscular contraction
Action des muscles produisant de l'énergie mécanique à partir de l'énergie biochimique fournie par l'hydrolyse de l'ATP en ADP en présence d'ions calciques et de catécholamines.
La disposition des fibres musculaires permet cette transformation énergétique, leurs structures diffèrent un peu selon leur fonction motrice ou tonique.
Les fibres musculaires sont formées de filaments épais (myosine) entourés de filaments minces (actine et tropomyosine) liés par des ponts. La contraction est provoquée par la libération de Ca2+ qui active l'ATPase de la myosine. Celle-ci casse les ponts qui se reforment ensuite. La structure des fibres musculaires et des ponts qui lient les filaments d'actine et de myosine déterminent la loi du muscle (ex. loi du cœur de Starling) : la force de contraction augmente si le muscle est légèrement étiré, elle diminue s'il l'est trop parce qu'à partir d'un certain étirement les ponts entre les extrémités des filaments de myosine et d'actine sont de moins en moins nombreux à se former au fur et à mesure qu'ils s'écartent. La force maximale développée par la contraction d'un muscle est proportionnelle à sa surface de section (loi de Borelli, soit environ 10 kgf/cm2 chez l'homme.
L'excitation des muscles se fait par l'influx nerveux au niveau de la plaque motrice. Une action électrique ou mécanique peut aussi provoquer la contraction.
G. Borelli, physicien italien (1680)
Étym. lat. contraho : tirer ensemble
[C2,I4]
contraction urétérale l.f.
ureteral contraction
Mise en tension phasique des fibres musculaires lisses de la paroi urétérale entraînant l'augmentation de la pression intra-urétérale et la progression du bolus.
L'onde contractile, née des calices se propage dans le bassinet puis dans l'uretère. La fréquence des contractions diminue d'amont en aval (1 à 2 contractions par minutes dans l'uretère en diurèse normale).
[C2,M3]
contraste coloré l.m.
coloured contrast
Relation entre le stimulus coloré et son environnement.
[C2,P2]
Cooper (test de)
Cooper’s test
Épreuve d’effort pour sportif consistant à parcourir à pied la plus grande distance possible en 12 minutes (course, marche ou les deux).
La consommation d’oxygène maxima est calculée par la formule suivante :
VO2 max (mL/kg/min))=0,022 x distance (en mètres) – 10,39.
K. H. Cooper, médecin militaire américain (1968).
[C2]