état de mal l.m.
state of the evil
Suite de paroxysmes pathologiques entre lesquels le malade ne revient pas à un état normal.
angine de poitrine, asthme aigu grave, épilepsie
[N1]
Édit. 2018
état septique non septicémique l.m.
sepsis without septicaemia
Syndrome de réponse inflammatoire généralisée causé par certaines toxines ou certains médicaments tels ceux utilisés en chimiothérapie.
Ce syndrome se voit surtout dans les services de réanimation chez les patients victimes d'une agression traumatique ou chirurgicale.
sepsis, syndrome de réponse inflammatoire généralisée.
[D1,N1]
Édit. 2018
étiologie n.f.
etiology, cause
Étude des causes des maladies.
On distingue des facteurs étiologiques génétiques ou héréditaires et des facteurs acquis. Leur connaissance peut être une aide à l'établissement d'un diagnostic, à la compréhension d'une maladie ou à la mise en œuvre d'un traitement.
Dans le jargon médical actuel, le mot étiologie est souvent mal utilisé, de façon emphatique à la place de cause ou d’origine.
Étym.aitialogos : parole
[N1,Q1]
Édit. 2018
fluctuation n.f.
fluctuation
Sensation liquidienne perçue à la palpation d’une cavité remplie de liquide.
Cette sensation est bien perçue entre les doigts des deux mains qui alternent les pressions à chaque extrémité de la collection liquidienne.
Elle est dite superficielle si la sensation liquidienne est perçue immédiatement sous la peau ou une muqueuse ; elle est dite profonde si elle se situe sous les plans aponévrotiques.
Étym. lat. fluctuari: être ballotté par les flots
[N1,N2]
Édit. 2018
connectivite n.f.
connective tissue disease, collagen disease
Ensemble de maladies auto-immunes, non spécifiques d’organes, réunissant le lupus systémique, les polymyosites et dermatomyosites, la sclérodermie systémique, le syndrome de Gougerot-Sjögren, les connectivites mixtes et les syndromes de chevauchement.
Les termes de connectivite ou de collagénose désignaient initialement des affections ayant en commun des modifications anatomopathologiques du tissu conjonctif. Malgré l’évolution des conceptions physiopathologiques ne mettent plus au premier plan les anomalies du tissu conjonctif, les désignations de connectivite et de collagénoses demeurent utilisées.
Ces affections sont responsables d’atteintes multiviscérales. La coexistence chez certains patients de critères de plusieurs connectivites a conduit à décrire des syndromes de chevauchement et une connectivite mixte. D’autres cas sont désignés connectivite indifférenciée en raison de l’existence de quelques manifestations.
H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930) ; G. C. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972)
Syn. collagénose
→ polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques), arthrites juvéniles idiopathiques, lupus érythémateux disséminé, sclérodermie systémique, polymyosite, dermatomyosite, périartérite noueuse, vascularite nécrosante systémique, syndromes de chevauchement, connectivite mixte, Sharp (connectivite mixte de), Gougerot-Sjögren (syndrome de)
[N1,N3]
Édit. 2018
collagénoses n.f.p.
collagen diseases
On préfère aujourd'hui à ce terme celui de connectivite.
[N1,N3]
Édit. 2018
état septique l.m.
sepsis
Etat inflammatoire accompagnant une infection cliniquement vraisemblable ou bactériologiquement prouvée.
L'état septique chez les patients hospitalisés est le plus souvent d'origine respiratoire, abdominale ou veineuse (infection d'un cathéter). Des stades sont maintenant universellement adoptés:
1) sepsis "simple" : association à une infection des signes inflammatoires (SIRS,systemic inflammatory reponse syndrome, SRIS, syndrome de réponse inflammatoire généralisée) ;
2) choc septique: association d'une infection et d'une hypotension sévère ;
3) syndrome de défaillance multiviscérale : association d'une infection et de défaillances organiques : rénale, circulatoire, neurologique.
Le pronostic est d'autant plus sévère que l'état septique progresse. La mortalité augmente de 20% à plus de 50 % du premier au dernier stade.
R. C. Bone, médecin interniste américain (1992)
→ état septique, septicémie, bactériémie, choc septique, défaillance multiviscérale, syndrome de réponse inflammatoire généralisée
[D1,N1]
Édit. 2018
Weir-Mitchell (maladie de) l.m.
Weir-Mitchell’s disease
S. Weir-Mitchell, neurologue américain (1829-1914), en l’honneur duquel l’érythromélalgie a été nommée « maladie de Weir-Mitchell »; C. Gerhardt, médecin interniste allemand (1892)
Syn. érythermalgie, érythromélalgie, algodystrophie, causalgie
[K4,N1]
Édit. 2018
calcinogranulomatose de Reed l.f.
Reed’s calcinogranulomatosis
R. J. Reed, anatomopathologiste américain (1965) ; O. Teutschländer, anatomopathologiste allemand (1935)
→ lipocalcinogranulomatose de Teutschländer
[N1]
dermatostomatite n.f.
Syn. Baader (syndrome de)
[J1,N1,P2,P3]
Édit. 2018
ectodermitis erosiva pluriorificialis l.m.
Syn. Baader (syndrome de)
[ J1,N1,P2,P3]
Édit. 2018
SCN10A gene sigle angl. pour sodium voltage-gated channel alpha subunit 10
Gène situé sur le locus chromosomique 3p22.2, codant pour une sous-unité alpha de canal de sodium résistant à la tétrotoxine (canaux de sodium NaV1.8).
Les propriétés du canal formé par la protéine transmembranaire codée peuvent être modifiées par interaction avec différentes sous-unités bêta. This protein may be involved in the onset of pain associated with peripheral neuropathy.Cette protéine peut être impliquée dans le début de la douleur associée à une neuropathie périphérique. Alternative splicing results in multiple transcript variants. L'épissage alternatif résulte de plusieurs variantes de transcription. En plus des nocicepteurs, des canaux de sodium NaV1.8 ont également été trouvés dans les cellules musculaires cardiaques où, en contrôlant le flux d'ions sodium, ils jouent probablement un rôle dans le maintien d'un rythme cardiaque normal.
→ tétrotoxine, épissage alternatif, Brugada (syndrome de)
[C3,H1,K2,Q2]
Édit. 2017
protéine C réactive l.f.
C reactive proteine
Protéine de l'inflammation caractérisée par sa floculation en présence des polysaccharides extraits de la capsule du pneumocoque C.
Sa présence dans le plasma est provoquée par l'introduction dans l'organisme d'un antigène. Elle disparaît quand les anticorps sont formés.
Elle est présente lors des affections inflammatoires.
W. S. Tillet, médecin interniste et T. Francis Jr, bactériologiste américains (1930) ; T. J. Abemethy et O. T. Avery Jr, biochimistes américains (1941) ; C. M. MacLeod, microbiologiste et O. T. Avery Jr, biochimiste américains (1941)
Sigle angl. CRP
[D1, N1]
Édit. 2018
CRP sigle angl. pour C reactive proteine
[D1, N1]
Édit. 2018
protéine d'assemblage des nucléosomes-1 l.f.
nucleosome assembly protein-1
Protéine permettant le transfert des histones dans le noyau cellulaire et l'assemblage des nucléosomes, impliquée ainsi dans la transcription de nombreux gènes.
Sigle angl. NAP-1
→ nucleosome, protéine d'assemblage, histone
[C3]
Édit. 2018
nucleosome assembly protein-1 l.f.
→ protéine d'assemblage des nucléosomes-1
[C3]
Édit. 2018
encéphalopathie due à un déficit en prosaposine l.f.
Maladie de surcharge lysosomale appartenant au groupe des sphingolipidoses, associant une atteinte systémique avec hépatosplénomégalie à un syndrome neurologique précoce et sévère.
Typiquement, le nouveau-né présente une hypotonie, des accès myocloniques massifs, des mouvements oculaires anormaux, une dystonie, des convulsions déclenchées par des stimuli tactiles et des crises de type grand mal. Le décès survient, entre 1 et 4 mois, généralement dans un tableau de détresse respiratoire.
Autosomique récessive, l 'encéphalopathie, est due à des mutations du gène PSAP (10q21) entraînant l’absence de production ou de fonctionnalité de la totalité de prosaposine, précurseur commun de protéines impliquées dans le catabolisme de plusieurs sphingolipides et qui exerce d'autres fonctions importantes encore mal comprises. Normalement, elle forme par protéolyse les « activateurs » des sphingohydrolases appelés saposines (ou Sap) A, B, C et D. Leur déficit isolé est responsable de variants génétiques de maladie de Krabbe (A), de leucodystophie métachromatique (B), de maladie de Gaucher (C), et potentiellement de maladie de Farber (D). lipogranulomatose disséminée de Farber
Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence de la (les) mutation(s) du gène PSAP. L’étude des sphingolipides du sédiment urinaire démontrant une accumulation de Gb3, de sulfatides et d'autres sphingolipides est un bon examen d'orientation. Un déficit en galactosylcéramidase leucocytaire a aussi été rapporté. La biopsie hépatique révèle une sphingolipidose multiple et la présence de macrophages évoquant des cellules de Gaucher.
Le diagnostic prénatal est possible par génétique moléculaire sur villosités choriales ou cellules du liquide amniotique.
Réf. Orphanet, Marie-Thérèse Vanier (2009)
→ prosaposine, sphingolipidoses, sphingolipides, saposines, maladie de Krabbe, leucodystophie métachromatique, maladie de Gaucher, lipogranulomatose disséminée de Farber
[H1, N1, O1, P2, Q3]
Édit. 2018
lymphœdème n.m.
lymphoedema
Œdème plus ou moins dur touchant en général les membres, provoqué par une insuffisance congénitale ou acquise du drainage lymphatique.
La stase survient en amont d'une lésion sur le réseau des vaisseaux lymphatiques. Il en résulte un encombrement des espaces interstitiels, puis une fibrose interstitielle parsemée de multiples vaisseaux lymphatiques dilatés. Lorsqu'il est chronique, il est ferme, ne prend pas le godet et s'accompagne d'un épaississement épidermique. Le lymphœdème primitif (lymphœdème congénital de Milroy-Meige) est rare. Le lymphœdème secondaire est une maladie acquise secondaire à une lésion ou une obstruction des vaisseaux lymphatiques antérieurement normaux dont les causes sont multiples : filarioses lymphatiques, lymphangites bactériennes répétées, cancers (par compression ou envahissement des lymphatiques), d'origine iatrogène après curage nodale ou radiothérapie. Le traitement est étiologique si possible, mais utilise également les méthodes de drainage lymphatique, la contention élastique et la protection contre les traumatismes et les infections.
Étym. gr. lumphê : eau ; oidêma : gonflement
→ œdème, circulation lymphatique, lymphœdème congénital de Milroy-Meige, filariose lymphatique, lymphangite, drainage lymphatique, bas de contention
[N1]
Édit. 2018
drainage lymphatique l.m.
Drainage manuel constitué de massages doux, rythmés et lents destinés dans le but d'évacuer les œdèmes dans les voies lymphatiques.
→ œdème, circulation lymphatique, N1
[G5, N1]
Édit. 2018
fortuitome n.f.
Syn. incidentalome
[N1]
Édit. 2018
présénilité n.f.
Syn. présénium, présenescence
[N1]
Édit. 2018
présénium n.m.
Syn. présénilité, présenescence
[N1]
Édit. 2018
exposome n.m.
exposome
Ensemble des facteurs nocifs auxquels on est exposé la vie durant, incluant ceux relatifs à la vie in utero, l’environnement externe (pollution, climat, stress, bactéries et virus…) et le style de vie (tabac, alcool, obésité, sédentarité…).
La notion d’exposome a été proposée en complément de celle de génome, ces deux paramètres englobant l’ensemble des causes des maladies.
[N1]
Édit. 2018
prednisone n.f.
Corticoïde de synthèse différant des glucocorticoïdes physiologiques par une réduction des effets métaboliques et de rétention hydrosodée.
La prednisone est utilisée pour ses actions antiallergique, anti-inflammatoire et immunosuppresive.
[G5, N1]
Édit. 2018
SC sigle pour injection souscutanée
[N1]
Édit. 2019