accès n.m.
attack, fit
1) En médecine, apparition brusque d'un phénomène morbide généralement de courte durée.
Par ex. accès de fièvre, de toux.
En psychiatrie, cet état pathologique aigu ou subaigu peut avoir tendance à la récidive.
2) Voie d'abord chirurgicale, en vue d'une intervention.
Étym. lat. accessus : arrivée, survenue
[H5,N1]
Édit. 2016
accident n.m.
accident, injury
1) En général, évènement inopiné cause de dommages matériels ou corporels d'une certaine gravité et qui fait peur.
On distingue trois phases dans la survenue d'un accident :
I - avant l'accident : accumulation des risques (probabilité des causes), dont le dernier est dit «déclenchant», sans correspondre à une cause unique ;
II - pendant l'accident : action nocive pouvant provoquer des dommages corporels ;
III - après l'accident : phase de secours et de soins des dommages corporels.
À ces trois phases correspondent trois préventions :
- primaire, pour éviter l’accident en supprimant un ou des facteurs de risque, ce qui réduit l’accumulation des risques et retarde ou évite l’accident ;
- secondaire, pour éviter les dommages lorsque l'accident se produit ;
- tertiaire, destinée à éviter les complications, avant et pendant les soins (s'il n'y a pas eu de dommages corporels cela se résume aux précautions pour éviter le sur-accident).
Les accidents peuvent être prévisibles ou imprévisibles, évitables (par la prévention primaire) ou inévitables (acceptation d'un risque normal).
Schéma montrant l'accumulation des facteurs de risque au cours de la première phase d'un accident, la constitution des dommages au cours de la deuxième phase et l'évolution ensuite.
Ce schéma, qui concerne un accident de la route, reste valable pour les accidents de toute nature (accident thérapeutique ou infectieux, notamment).
Si l'on connaît la probabilité des risques avant l'accident, par une démarche bayésienne on peut estimer la probabilité des causes qui y ont concouru, notamment celles de nature humaine (perte de vigilance due à une incapacité subite ou subtile, etc.).
Quand les dommages sont minimes ou inexistants, l'évènement n'est pas un accident, mais un incident. Si l'on a frôlé de près l'accident, c'est un incident critique.
2) En médecine, épisode morbide inattendu, survenant ou non au cours d'une maladie.
Ex. accident vasculaire cérébral.
L'évolution se fait toujours selon les 3 phases décrites, appelées classiquement incubation, crise et résolution (par convalescence ou par décès). S'il reste des dommages permanents on parle de séquelles qui peuvent entraîner une incapacité physique et un handicap social.
3) En génétique, aberration chromosomique due à une anomalie méiotique ou mitotique.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident corporel, crise, démarche bayésienne, risque (facteur de), gravité, incapacité subtile, incident, incident critique, peur, prévention, risque
[E1,G2,N1,Q1]
Édit. 2016
accidents tardifs par ingestion de champignons l.m.
late accident by ingestion of mushrooms
Manifestations viscérales graves, surtout digestives, hépatiques et parfois rénales, en rapport avec l'absorption de certains champignons toxiques, survenant dans un délai supérieur à 6 heures (en moyenne 12 heures après l'ingestion).
On peut voir des atteintes rénales tardives (après 3 à 15 jours), isolées, parfois sans signe gastro-intestinal initial et dont le diagnostic difficile peut être suspecté lors de la survenue d'atteintes rénales (insuffisance rénale aiguë) d'allure «épidémique».
Rappelons aussi le syndrome vasculaire (ischémique et gangréneux) de l'ergotisme dû au champignon de l'ergot de seigle (claviceps).
Le traitement est symptomatique : rééquilibration hydroélectrolytique et physiologique visant à couper le cycle entérohépatique des toxines et à éviter les effets de leur fixation sur les membranes et parenchymes : désinfection intestinale, vitamine C, silymarine.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accidents précoces par ingestion de champignons, amanite vireuse, amanite phalloïde, phalloïdine, syndrome phalloïdien, amanitine
[D2,G4,N1]
Édit. 2016
accommodation aux conditions de vie l.f.
coping
En psychiatrie et en médecine plus généralement, façon dont un sujet fait face à une situation donnée et s'en accommode.
Ex. la perte d'un conjoint demande que le survivant s'accommode à une vie solitaire. Un insuffisant respiratoire ou cardiaque doit accommoder son mode de vie à ses possibilités physiques en tenant compte des limites que lui impose son incapacité. Les asthmatiques doivent savoir mesurer leur débit de pointe afin de régler leur activité physique et leur traitement chaque jour, voire plus souvent.
Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).
[C2,H4,N1]
Édit. 2016
accompagnement du mourant l.m.
accompaniment of dying
[E3,H4,N1]
Édit. 2016
accroupissement n.m.
squatting
Position dans laquelle une personne repose sur le sol avec fléchissement des cuisses sur le tronc et des jambes sur les cuisses.
Cette position s'observe souvent chez des enfants terrorisés, ou encore atteints de cardiopathies cyanogènes.
[H4,I3,K2,N1 ]
Édit. 2016
acmé n.f.
height of symptoms, crisis
Moment de la période d'état d'une maladie où les symptômes sont à leur maximum, ce qui ne coïncide pas forcément avec une crise.
Étym. gr. akmê : partie aigüe d'un objet, pointe, le plus haut point d'un phénomène
→ crise
[N1]
Édit. 2020
acné fulminans l.f.
acne fulminans
Tableau rarissime caractérisé par le développement rapide d'une acné très inflammatoire et profuse associée à de la fièvre, une altération de l'état général, des douleurs articulaires et une polynucléose neutrophile et dont la physiopathologie est inconnue.
Des tableaux de ce type ont été rapportés chez des individus traités par isotrétinoïne ou présentant des entéropathies inflammatoires. La corticothérapie générale est, paradoxalement, souvent indiquée.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G5,J1,L1,N1]
Édit. 2017
acromélalgie n.f.
acromelalgia
Douleur des extrémités.
[N1]
Édit. 2017
acro-ostéolyse n.f.
acroosteolysis
Ostéolyse des extrémités.
Ensemble de Syndromes se traduisant par une résorption progressive des phalanges distales des quatre membres, dont une forme débutant dans l'enfance, rare, serait due à une dysplasie artérielle acrale, tandis que les formes de l'adulte incitent à chercher une cause.
Il en existe une forme héréditaire se manifestant dès l’enfance et une forme non héréditaire se manifestant à l’âge adulte.
Chez l’enfant et l’adolescent on distingue deux grandes formes :
- la forme à début distal progresse à partir des phalanges distales des doigts et des orteils, leur donnant un aspect « en lorgnette » (Leri). Elle peut aboutir à des destructions importantes des mains et des pieds ou bien peut se stabiliser. La forme particulière de Hadju et Cheney débute dans l’adolescence, s’accompagne d’ostéoporose, de fractures et d’altération mandibulaire avec chute des dents ; elle a été aussi décrite sous le nom d’arthro-dento-ostéodysplasie (Herrmann, 1973) ou de dysplasie mandibulo-acrale (Young, 1971). L’hérédité de ces formes est autosomique dominante.
- la forme à début carpotarsien évolue vers le métacarpe et le métatarse en aval et vers l’avant-bras en amont ; au pied la destruction reste ordinairement limitée, les lésions osseuses se stabilisant vers l’adolescence. Une néphropathie peut accompagner ces formes et aboutir à une insuffisance rénale sévère. L’hérédité est autosomique dominante, plus rarement récessive.
Chez l’adulte l’acro-ostéolyse entre dans le cadre des neuropathies héréditaires sensitives de type I (type maladie de Thévenard) et dans le cadre des neuropathies acquises (syringomyélie, lèpre, tabès, diabète etc.).
N. Hajdu, médecin radiologue anglais d’origine hongroise (1948); W. D. Cheney, médecin radiologue américain (1965); J. Herrmann, pédiatre et généticien américain d’origine allemande (1973)
Étym. gr. akros : extrémité ; osteon : os ; lysis : destruction
→ acropathie ulcéromutilante, neuropathie héréditaire sensitive, acropathie ulcéromutilante de Bureau-Barrière, acropathie ulcéromutilante familiale de Thévenard
[H1,I,N1,Q2]
Édit. 2017
acropachie n.f.
acropachy, clubbing of fingers and toes, hippocratic fingers
Augmentation de volume des tissus de la dernière phalange du doigt effaçant l'angle entre la base de l'ongle et le doigt.
L'ostéo-arthropathie hypertrophiante pneumique de Pierre Marie s'accompagne souvent, mais inconstamment, d'une acropachie : ces deux entités ne doivent donc pas être confondues.
Étym. gr. akros : extrémité ; pachus : épais
[I1,N1]
Édit. 2017
acropathie n.f.
acropathy
Toute affection des extrémités.
Étym. gr. akros : extrémité ; pathos : affection
[N1,H1]
Édit. 2017
acropathie ulcéromutilante l.f.
acrodystrophic neuropathy
Neuropathie périphérique caractérisée par l’association à une abolition des réflexes ostéotendineux, d’une atteinte des sensibilités superficielles et surtout profondes, à l’origine de troubles trophiques des extrémités et d’arthropathies.
Dans cette affection d’évolution lente, intéressant essentiellement les extrémités des membres inférieurs, l’importance des troubles sensitifs parfois dissociés, détermine la formation de maux perforants plantaires. Progressivement, une infection chronique surajoutée entraîne des lésions osseuses en particulier des métatarsiens qui nécessiteront des amputations distales répétées.
Les causes en sont multiples, génétiques ou acquises. A propos des premières, l’expression « neuropathie sensitive héréditaire » remplace la dénomination de maladie de Thévenard (1942). Le syndrome de Bureau et Barrière est rattaché à cette neuropathie.
Les causes acquises sont les carences nutritionnelles, le diabète et l’alcoolisme qui déterminent rarement des lésions majeures.
A. Thévenard, neurologue français (1942), Y. Bureau et H. Barrière, dermatologues français (1953)
Étym. gr. akros : extrémité ; pathos : affection
Syn. Syndrome de Hicks
Sigle AUM
→ neuropathie héréditaire sensitive (NHSA), Thévenard (maladie de)
[H1,N1]
Édit. 2017
Bureau-Barrière (acropathie ulcéromutilante de) l.f.
sporadic ulceromutilating acropathy
Forme sporadique de l'acropathie ulcéromutilante apparaissant plus tardivement que la forme familiale, survenant chez les éthyliques chroniques, les dénutris d'une autre origine ou les diabétiques.
Y. Bureau et H. Barrière, dermatologues français (1953)
→ acropathie ulcéromutilante familiale de Thévenard
[H1,N1 ]
Édit. 2018
acropathie ulcéromutilante familiale l.f.
neuropathy, herÉdit.ary sensory radicular
Maladie des extrémités avec maux perforants aux mains et aux pieds et déformation en forme cubique, ostéolyse, dissociation thermo-analgésique et disparition des réflexes tendineux.
Affection débutant chez l'adolescent ou le jeune homme avec hypo-esthésie, thermo-analgésie, peau qui s’épaissit, sur le gros orteil ; puis mal perforant, ostéolyse et arthropathie de type Charcot. Les autres orteils sont ensuite concernés et une surdité progressive et bilatérale apparaît. La maladie serait due à une altération des nerfs périphériques, des racines postérieures et des ganglions rachidiens et fait partie de la famille des dégénérescences neuroradiculaires comprenant également les syndromes de Charcot-Marie et de Dejerine-Sottas. Il existe une forme récessive : la neuropathie autonomique et sensitive héréditaire de type II (MIM 201300) ou acro-ostéolyse de Giaccai. Certains auteurs ont décrit au niveau des yeux et de façon exceptionnelle une lenteur du réflexe photomoteur et une rétinite pigmentaire. L’affection est autosomique dominante (MIM 162400).
E.P. Hicks, anatomopathologiste britannique (1922)
Étym. gr. akros : extrémité ; pathos : affection
Syn. HSAN-I, neuropathie autonomique et sensitive héréditaire de type I, neuropathie radiculaire sensitive héréditaire, Thévenard (syndrome de), Denny-Brown (syndrome de), Hicks (syndrome de)
[H1,N1,Q2]
Édit. 2017
Thévenard (acropathie ulcéromutilante familiale de) l.f.
heredit.ary sensory neuropathy, Thévenard’s syndrome, familial acroosteolysis, ulceromutilating acropathy
Maladie familiale à transmission autosomique récessive, caractérisée par l'apparition vers l'âge de 15 à 30 ans de troubles sensitifs majeurs des membres inférieurs, se compliquant de séquelles neurotrophiques tels que maux perforants plantaires, ostéolyse du pied.
Une surdité est souvent associée. Elle est due à une dégénérescence des ganglions spinaux.
A. Thévenard, neurologue français (1942 et 1953)
Étym. gr. akros : extrémité ; pathos : affection
→ acropathie ulcéromutilante de Bureau-Barrière
[H1,N1,Q2]
Édit. 2018
acrorhigose n.f.
acrorhigosis
Sensation de froid, souvent anorganique, des extrémités.
Étym. gr. akros : extrémité
[H1,N1]
Édit. 2017
acrosyndrome n.m.
acrosyndrome, peripheral vascular disease
Trouble vasomoteur des extrémités (terme générique) : syndrome de Raynaud, érythermalgie, acrocyanose, etc.
Étym. gr. akros : extrémité ; sundromê : concours, rencontre
→ acrocyanose, érythermalgie, Raynaud (syndrome de)
[K4,N1]
Édit. 2017
adénite n.f.
lymphadenitis
Modification inflammatoire aigüe ou chronique du tissu d’un nœud (ganglion) lymphatique.
Certaines maladies confèrent à l’adénite un caractère spécifique des lésions : tuberculose, maladie des griffes du chat, tularémie, sarcoïdose. Dans de nombreuses autres infections, en particulier d’origine virale (infection à EBV, adénoviroses, rubéole), l’aspect histologique est non spécifique et l’adénite est alors qualifiée de banale.
Étym. gr adên : glande ; suffixe –ite : se rattache à un processus inflammatoire
[F1, N1]
Édit. 2020
adénite histiocytaire nécrotique l.f.
histiocytic necrotizing lymphadenitis
Maladie rare qui touche plus volontiers la femme jeune et qui se manifeste par des adénopathies cervicales unilatérales, indolores, isolées ou associées à des signes généraux divers: fièvre variable, manifestations digestives, altération de l’état général, sueurs, arthralgies, rashs cutanés, hépato- et splénomégalie.
Souvent normaux, les résultats des examens biologiques montrent parfois un Syndrome inflammatoire (V.S., CRP). Le diagnostic est histopathologique : il s’agit d’une adénite nécrosante, non suppurée, contenant des débris nucléaires sans polynucléaires et une importante réaction histiocytaire. Les diagnostics différentiels principaux sont les lymphomes malins et l’adénite lupique. L’évolution est spontanément favorable en 4 à 6 mois. Les rechutes sont possibles.
Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire
Syn. maladie de Kikuchi, lymphadénite nécrosante histiocytaire
[N1,P1]
Édit. 2017
adénite sinusale cytophagique l.f.
sinus histiocytosis with massive lymphadenopathy, Rosai and Dorfman’s Syndrome
La maladie est rare en Europe, d’étiologie inconnue et survient surtout chez le jeune enfant vivant dans des conditions socio-économiques précaires (tiers-monde en particulier).
Elle débute par des adénopathies cervicales volumineuses, pseudotumorales, indolores, puis s’étend à tout le corps. La fièvre est marquée, la polynucléose habituelle, la vitesse de sédimentation élevée. L’examen histologique d’un nœud (ganglion) montre une distension des sinus par l’accumulation d’histiocytes contenant de nombreux lymphocytes à des stades variables de destruction. L’évolution de cette lymphocytophagie est chronique, habituellement bénigne.
P-P. Destombes, anatomopathologiste français (1965), J. Rosaï, anatomopathologiste américain d’origine italienne (1969 et 1972) et R. F. Dorfman, anatomopathologiste américain (1969 et 1972)
Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire
Syn. histiocytose sinusale hémophagocytaire, syndrome de Destombes-Rosai-Dorfman, maladie de Destombes, lymphadénopathie massive par histiocytose sinusale avec hémophagocytose
[N1 ,P1 ]
Édit. 2017
adénopathie n.f.
adenopathy
Affection des nœuds (ganglions) lymphatiques superficiels et profonds se traduisant par une augmentation anormale de leur volume.
Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie
Syn. lymphadénopathie
[N1 ]
Édit. 2017
adulte n.
adult
Sujet qui a terminé son adolescence.
Il est généralement parvenu au terme de sa croissance physique.
[E3,N1]
Édit. 2017
affres n.m.p.
throes
Signes d'un arrêt circulatoire imminent précédant la mort : convulsions, gasps et rictus de la face avec mydriase.
Étym. radical germanique aifr : horrible, effrayant
→ agonie, arrêt circulatoire, gasp
[H1,K2,N1]
Édit. 2017
a frigore l.m.
Expression utilisée pour désigner l’action du froid.
Étym. lat. a frigore : par le froid
[N1]
Édit. 2018