cellule à somatostatine l.f.
D cell, somatostatin cell
Cellule très périphérique dans les glandes digestives, responsable de la sécrétion de somatostatine, possédant des granules sécrétoires mesurant avec 250 à 300 nm, et une matrice homogène peu dense sur laquelle s'applique étroitement la membrane.
Dans le fundus, elle n'a pas de connexion avec la lumière, dans l'antre au contraire l'apex atteint la lumière des glandes. Elle est localisée à l'ensemble du tube digestif, plus abondante dans l'estomac et le grêle.
Syn. cellule D
[A2,L1]
cellule basale l.f.
basal cell
1) En dermatologie, kératinocyte de forme cubocylindrique qui prend part à la constitution de la couche ou assise basale de l'épiderme.
La partie profonde des cellules basales comporte les hémidesmosomes qui les attachent à la membrane basale.
2) En gynécologie, cellule de la couche la plus profonde de l’épithélium de l’exocol utérin et du vagin, à partir de laquelle se renouvelle le tissu malpighien.
[A2]
cellule dendritique l.f.
dendritic cell
Ensemble de cellules du système immunitaire présentant de longs prolongements cytoplasmiques, rappelant les dendrites des neurones, un noyau indenté, spécialisées, selon leur nature,
dans la capture, le transport, l’apprêtement de l’antigène, ou encore
dans la présentation de celui-ci aux lymphocytes.
Elles comprennent entre autres : les fibroblastes, les myofibroblastes, les dendrocytes dermiques I et II, les cellules de Langerhans.
Leur membrane exprime de nombreux antigènes de surface et HLA de classe II.
Elle sont spécialisées dans la présentation des antigènes aux lymphocytes T. Leur activation s’accompagne d’une expression en surface des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classes I et II, nécessaire à la reconnaissance des antigènes et au déclenchement d’une réponse immunitaire .
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)
→ neurone, apprêtement de l’antigène, présentation de l’antigène, fibroblaste, fibroblaste,
dendrocyte, myofibroblaste, cellules de Langherhans, HLA
[A2, F3]
Édit. 2019
cellule digestive à mucus l.f.
mucus cell
Cellule qui sécrète du mucus dont il existe dans le tube digestif deux variétés morphologiques.
La première est dite cellule à mucus à pôle fermé : le mucus est sécrété au pôle apical recouvert de la membrane cellulaire avec quelques microvillosités. Ces cellules se retrouvent tout le long du tractus digestif dans les glandes œsophagiennes, cardiales, antrales, duodénales (glandes de Brunner), péri-anales. Elles tapissent également les cryptes et la surface de l'estomac.
La seconde variété est constituée par la cellule caliciforme, cellule cylindrique où le mucus est contenu dans les deux tiers supérieurs de la cellule, dans une cavité en forme de calice. Les mucines paraissent s'échapper à l'apex. Cette cellule est caractéristique du grêle et du côlon : dans le grêle, elle alterne avec les cellules entérocytaires absorbantes, de plus en plus nombreuses du duodénum à l'iléon, dans le côlon elle constitue la presque totalité des cellules des cryptes.
J. Brunner, anatomiste suisse (1687)
[A2, L1]
Édit. 2018
cellule digestive endocrine l.f.
endocrine cell
Cellule dont la sécrétion se déverse dans le flux sanguin, à l'inverse de la sécrétion exocrine dont la sécrétion est exportée vers la lumière du tube digestif par un canal ou un conduit cryptique.
Les cellules endocrines du tube digestif sont disposées de façon diffuse le long du tractus digestif dans les structures épithéliales des muqueuses.
De forme triangulaire, elles comportent des granules sécrétoires caractéristiques, de polarité basale. L'apex peut avoir des microvillosités lorsqu'il atteint la lumière des glandes. Les granules sécrétoires examinés en microscopie électronique, comprennent une matrice centrale et une membrane séparée de la matrice par un halo clair. L'ensemble de ces structures a permis de distinguer divers types cellulaires caractérisés par leur sécrétion. Ces cellules ont été caractérisées par leur affinité pour les sels de métaux lourds (cellule chromaffine) et en particulier par la réactivité au sel d'argent. Les réactions de Masson et celles de Grimellius sont les plus utilisées. L'immunohistochimie a apporté de nouvelles possibilités de caractérisation. La nomenclature les intègre dans le système de cellules neuro-endocrines.
L. Grimelius, anatomopathologiste suédois (1968)
[A2,L1]
cellule musculaire lisse viscérale l.f.
visceral smooth muscle cell
Cellule allongée, fusiforme, de petite taille, aux extrémités pointues parfois bifides, elle ne contient qu'un seul noyau au centre de son cytoplasme occupé, dans sa quasi-totalité, par des myofilaments parallèles au grand axe de la cellule, avec des corps denses d'ancrage.
Ces myofilaments n'ont pas de striations, d'où l'adjectif lisse, et sont formés essentiellement d'actine et de myosine. L'ergastoplasme, peu développé, est enveloppé dans un sarcolemme lui-même entouré d'une membrane basale.
[A2,L1]
cellule musculaire striée squelettique l.f.
striated muscle cell fibre
Cellule cylindrique, de 10 à 100µ de diamètre, de longueur variable, du mm à plusieurs dizaines de cm, plurinucléée à noyaux situés sous le sarcolemme, contenant des myofibrilles, structures cylindriques allongées parallèlement dans le sarcoplasme.
Chaque myofibrille est constituée de protéines contractiles disposées en ordre régulier qui la fait apparaître striée. Les striations correspondent à l’alternance de disques clairs, I, isotropes en lumière polarisée, région riche en actine, et sombres, A, anisotropes ; zone riche en myosine. En microscopie électronique, chaque disque clair est divisé en deux parties égales par une fine ligne sombre appelée strie Z. Toutes les myofibrilles ont leurs bandes I, A et Z disposées au même niveau dans la cellule. L’espace compris entre deux stries Z est le sarcomère. Entre les myofibrilles se trouvent de nombreux grains de glycogène et des mitochondries. La cellule musculaire striée est entourée par le sarcolemme ; lui-même en rapport avec une membrane basale.
Étym. lat. musculus : muscle
Syn. fibre musculaire striée
→ muscle strié, muscle squelettique
[A2,I]
cellules souches pluripotentes induites l.f.
induced pluripotent stem cells (IPS)
Cellules souches pluripotentes, capables de se transformer dans toutes les variétés de cellules du corps humain, obtenues directement à partir de cellules adultes par l’apport exogène de facteurs de transcription sous forme de gènes ou de protéines, pouvant être ensuite reprogrammées en différents types cellulaires.
La création d’IPS à partir de fibroblastes essentiellement, mais également d’autres types cellulaires, est obtenue habituellement par la transduction de gènes reprogrammants dont les plus utilisés sont Oct4, Sox2, KIf4 et c-Myc. La transduction utilise des rétrovirus ou des lentivirus avec le risque d’insertion dans le génome de facteurs favorisant la tumorigenèse. Ce risque disparaît si des protéines sont transduites en utilisant des techniques leur permettant de traverser la membrane cellulaire. L’efficacité des processus de reprogrammation qui est faible peut être stimulée par l’emploi de différentes molécules agissant sur la chromatine. Le processus de reprogrammation fait intervenir des microARN qui modifient l’expression des gènes. Les critères de pluripotence des iPS sont les mêmes que ceux des cellules souches embryonnaires : auto-renouvellement illimité, formation de corps embryoïdes in vitro et de tératomes après injection chez la souris, obtention de souris chimériques après injection dans un blastocyste ; néanmoins, les capacités de différenciation en un tissu donné ne sont ni constantes ni identiques d’une lignée à l’autre. Ce type de cellules présente potentiellement plusieurs avantages importants : origine non embryonnaire, possibilité d’établir une lignée spécifique d’un sujet ou d’un patient et donc absence de réaction immunitaire en cas d’utilisation thérapeutique et, enfin, préparation de cellules de maladies héréditaires impossibles à obtenir chez le malade (cellules cérébrales de sujets atteints de Maladie de Huntington).Des essais thérapeutiques ont été réalisés par injection de cellules souches afin de coloniser des organes envahis par la fibrose et création, par culture de cellules souches sur une matrice, d’organes artificiels transplantables.
centre d'ossification l.m.
centrum ossificationis (TA)
ossification centre
Centre à partir duquel se développe l’ossification.
Il peut apparaître soit au sein d’une matrice cartilagineuse (ossification enchondrale), soit au sein d’un tissu fibreux (ossification de membrane). On distingue les centres d’ossification primaires et les centres d’ossification secondaires
[A1,I]
Édit. 2015
cénure n.m.
cenurus
Forme larvaire de cestodes (Ténias) qui se développe à partir d’un embryon hexacanthe.
Le cénure est constitué d’une vésicule dont la membrane germinative donne naissance directement à un grand nombre de scolex.
Syn. coenure
[D2]
céramide-trihexoside n.m.
ceramide-trihexoside
Sphingolipides dans lequel la sphingosine porte un résidu d'acide gras et un trihexoside glucose-galactose-galactose.
Les céramide trihexosides sont normalement présents dans la membrane plasmique de nombreux types cellulaires. Ils s'accumulent dans différents tissus au cours de la maladie de Fabry, par suite d'un défaut d'αlpha-galactosidase A empêchant le clivage du dernier galactose.
J. Fabry, dermatologiste allemand (1898)
Syn. globotriaosylcéramide, Gb3, trihexosylcéramide, CD77, GL-3
→ Fabry (maladie de), sphingolipide, sphingosine, galactosidase
[C1, C3]
Édit. 2018
cérébrogalactoside n.m.
cerebrogalactoside
Cérébroside dont l'ose constitutif est le galactose.
Les cérébrogalactosides sont surtout présents dans le cerveau ; ce sont la cérasine, la phrénosine, la nervone. Un cérébrogalactoside de la membrane des entérocytes est un récepteur du virus du sida.
Syn. galactosylcéramide
[C1]
chimiorécepteur n.m.
chemoreceptor
Récepteur sensible aux variations de teneur d’une substance chimique dans le milieu ambiant.
Il est situé sur le domaine superficiel de la membrane d’une cellule capable de fixer un ligand chimique et de transmettre un message à l'intérieur de la cellule.
Il existe sur le glomus carotidien et l’arc aortique des chimiorécepteurs qui déclenchent une hyperventilation réflexe lors de l’augmentation de la pression partielle du dioxyde de carbone ou de la diminution de la pression partielle de l’oxygène. Dans le bulbe se trouvent des chimorécepteurs sensibles aux variations du pH et de la teneur du liquide céphalorachidien en dioxyde de carbone. L’acidose entraîne une hyperventilation. Les récepteurs des 'hormones ou des phéromones sont également des chimiorécepteurs.
Syn. chémorécepteur
[C3 ]
chloroquinorésistance n.f.
chloroquine resistance
Résistance à la chloroquine de Plasmodium falciparum (et depuis quelques années de Plasmodium vivax en Asie) à la suite de mutations spontanées.
Ce phénomène est lié à une diminution de la captation du médicament et, surtout, à l’efflux de la molécule à l’extérieur de la vacuole parasitaire digestive.
Il est provoqué par la localisation, dans la membrane de la vacuole digestive, d’une glycoprotéine, Pgh1, qui fonctionne comme une pompe extractive. Le déterminisme génétique a d’abord été rapporté à l’amplification d’un gène nommé, par analogie avec les chimiorésistances aux anticancéreux, PfMDR1) En fait, semblent également –ou surtout- impliqués le gène PfCG2, situé sur le chromosome 7 de Plasmodium falciparum et le gène PfTCR, récemment identifié et situé à proximité du précédent. La chloroquinorésistance est réversible par diverses substances, dont le vérapamil et la désipramine, qui sont des modulateurs de la chimiorésistances dans des cellules cancéreuses multirésistantes (multiple drugs resistant ou MDR). Ces médicaments, les anti-PfMDR, ont été un moment considérés comme une solution thérapeutique face aux souches plasmodiales résistantes, puis ils ont été abandonnés en raison de leur faible activité et de leurs effets indésirables. Quels que soient leurs mécanismes, les chloroquinorésistances ont présenté une importance sanitaire mondiale en rendant inopérant le médicament jusque-là le plus utilisé. Les niveaux de chloroquinorésistances sont déterminés par des tests in vivo (S, sensibles, ou résistantes RI, RII et RIII, selon la classification OMS) ou par des tests in vitro. Ils permettent de définir des zones de chloroquinorésistance (I à IV), particulièrement importantes pour le choix d’une chimioprophylaxie antipaludique chez les voyageurs.
[G3]
cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1 l.f.
progressive familial intrahepatic cholestasis, PFIC11
Maladie infantile, d’origine génétique à transmission récessive se manifestant par une cholestase.
Cette entité actuellement démembrée correspond au type 1 des cholestases intrahépatiques progressives familiales (PFIC1) qui est la forme la plus rare des trois PFIC.
La maladie débute après plusieurs mois de vie, dans la petite enfance. Elle se manifeste par des selles décolorées, des urines foncées, un ictère, une hépatomégalie, un prurit. Le diagnostic est suspecté en raison de la concentration élevée en acides biliaires dans le sang et de la normalité de la gamma glutamyltransférase (γ-GT). Parmi les cholestases avec γ-GT normale, le diagnostic différentiel inclut principalement les déficits de synthèse des acides biliaires primaires et la PFIC2. Les voies biliaires sont normales. Spontanément, l’évolution se fait vers une fibrose cirrhogène. Des atteintes extrahépatiques ont été rapportées (diarrhée, pancréatite, surdité). Un traitement par l’acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être initié chez les patients pour prévenir la progression des lésions hépatiques mais il n’est pas totalement efficace. La rifampicine aide à contrôler le prurit. Du fait de la sévérité de la cholestase, une transplantation hépatique est nécessaire avant l’âge adulte chez environ la moitié des patients.
La PFIC1 est causée par des mutations du gène ATP8B1 (18q21-22) codant la protéine FIC1 exprimée à la membrane canaliculaire des hépatocytes ainsi que dans d'autres cellules épithéliales. Dans les hépatocytes, la protéine FIC1 serait impliquée dans la sécrétion biliaire et en particulier des acides biliaires dont la concentration est diminuée dans la bile des enfants atteints de PFIC1. L'expression extrahépatique de la protéine FIC1 explique les atteintes extrahépatiques observées chez les malades.
Un dépistage prénatal peut être proposé si la mutation a été identifiée chez chacun des deux parents.
Clayton (1965)
Étym. : Jacob Byler, fondateur de la communauté Amish dans laquelle les premiers cas ont été décrits
Syn. cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase familiale récurrente cirrhogène, cholestases intrahépatiques familiales, cholestases fibrogènes familiales , cholestases intrahépatiques progressives familiales, PFIC , maladie de Byl
→ ATP8B1 gene, protéine FIC1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3, gamma glutamyltransférase, acide ursodésoxycholique, rifampicine
[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]
cholestase intrahépatique progressive familiale de type 3 l.f.
progressive familial intrahepatic cholestasis (PFIC3)
Affection autosomique récessive familiale, caractérisée par une cholestase chronique sévère et une fibrose hépatique.
Les signes de cholestase (selles décolorées, urines foncées) apparaissent pendant la première année de vie chez environ un tiers des patients ou plus tard dans l'enfance, voire chez le jeune adulte. L'évolution est caractérisée par des épisodes récurrents d'ictère et un prurit modéré. La PFIC3 évolue vers une cirrhose biliaire secondaire. Des hémorragies digestives dues à l'hypertension portale peuvent révéler la maladie. Les patients présentent une activité sérique de la gamma-glutamyl transférase (γ-GT) élevée, des concentrations en acides biliaires sériques modérément augmentées tandis que celles du cholestérol sont normales. L'échographie hépatique, habituellement normale, peut montrer une vésicule biliaire volumineuse et une lithiase. L’arbre biliaire est normal. L'histologie hépatique montre une vraie prolifération ductulaire avec un infiltrat inflammatoire mixte, une fibrose portale et à un stade plus avancé, une cirrhose biliaire. L'immunomarquage de la protéine MDR3 est le plus souvent négatif, ce qui oriente vers le diagnostic de PFIC3. Le diagnostic différentiel inclut les maladies des voies biliaires et les autres causes de cholestase intrahépatique et de cirrhose à γ-GT élevée.
La PFIC3 est due à des anomalies du gène ABCB4 (7q21) codant la protéine MDR3 (MultiDrug Resistant 3), impliquée dans la sécrétion biliaire des phospholipides. L’intégrité du gène est essentielle pour la protection de la membrane canaliculaire vis à vis de l’action détergente des sels biliaires. L'effet détergent des acides biliaires hydrophobes qui ne sont plus solubilisés par les phospholipides explique la cholangite. De plus la concentration biliaire des phospholipides est insuffisante pour maintenir la solubilité du cholestérol ce qui augmente la lithogénicité de la bile. Une forme de lithiase biliaire est individualisée chez l’adulte jeune de moins de 40 ans, caractérisée par des calculs intra hépatiques et appelée lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides ou LPAC (low phospholipides associated cholelithiasis). Les mutations au niveau du gène ABCB 4 peuvent également être responsables de cholestases gravidique ou secondaire aux œstroprogestatifs.
Le diagnostic prénatal peut être proposé si une mutation a été identifiée chez chacun des parents. Un traitement par l'acide ursodésoxycholique (AUDC) doit être initié chez tous les patients. Ses effets bénéfiques sont en général observés en présence au moins d’une mutation faux-sens. Chez la moitié des patients, le traitement par l'AUDC échoue et la transplantation hépatique est nécessaire du fait de l'insuffisance hépatique. L’AUDC doit être prescrit impérativement chez les patients présentant une lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides.
Syn. cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase familiale récurrente cirrhogène, cholestases intrahépatiques familiales, cholestases fibrogènes familiales , cholestases intrahépatiques progressives familiales, PFIC
→ ABCB 4 gene, MDR 3, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides, Byler (maladie de), cholestases intrahépatiques progressives familiales, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1, cholestase intrahépatique progressive familiale de type 2, cirrhose biliaire secondaire, hypertension portale, gamma-glutamyl transférase, cholestase médicamenteuse, cholestase gravidique, acide ursodésoxycholique
[A4,C1,C3,L1,O6,Q2]
cholestéatome de l'oreille l.m.
cholesteatoma of ear
Présence dans les cavités de l’oreille moyenne d’un épithélium malpighien kératinisant et desquamant, infiltré de cholestérol, d’aspect kystique (tumeur perlée de Cruveilhier) ou diffus.
Il est acquis dans la majorité des cas, en relation avec une poche de rétraction, ou avec la migration de l’épiderme de la membrane du tympan à travers une perforation du tympan et il peut être iatrogénique notamment après la pose d’un aérateur transtympanique. Il est rarement primitif congénital, évoluant d’abord derrière un tympan intact.
Le cholestéatome a un potentiel ostéolytique pouvant entraîner des complications graves, notamment une fistule labyrinthique avec vertiges et surdité, une paralysie faciale et même de graves complications telles que méningite ou abcès du cerveau. Son traitement est chirurgical.
J. Cruveilhier, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1829)
Étym. gr. kholê : bile, steatos : suif
[F5,P1]
cholestérol n.m.
cholesterol
Stéroïde à squelette cholestane, possédant en outre une liaison éthylénique en 5-6 et une fonction alcool secondaire en 3 β.
La structure affecte la forme chaise, plus stable, les substituants se trouvant en position équatoriale ou axiale. La fonction alcool reste libre (cholestérol libre) ou est estérifiée par des acides gras (cholestérol estérifié).
Du moins chez les Eucaryotes, le cholestérol est un des constituants fondamentaux de la membrane cellulaire dont il contribue à assurer la rigidité en s’intercalant entre les chaînes de phospholipides. Le cholestérol est abondant dans le foie d’où il est véhiculé vers toutes les cellules de l’organisme, en particulier par l’intermédiaire des LDL (Low Density Lipoproteins). Les fractions non utilisées ou provenant de la dégradation des cellules retournent au foie en association avec les HDL (High Density Lipoproteins). L’origine du cholestérol est d’une part endogène (biosynthèse depuis le radical acétique, via l’acide mévalonique, le squalène et le lanostérol), d’autre part exogène par l’apport alimentaire, la première origine comptant pour plus de 80 %. Le cholestérol intervient dans la biosynthèse de nombre d’hormones stéroïdiennes. Partiellement métabolisé en acides biliaires, il est excrété par la bile. Par suite d’un défaut de métabolisme des HDL, il peut s’accumuler dans les tissus, en particulier en se déposant sur la paroi des artères et entraîner la formation de plaques d’athérome.
K. Bloch, biochimiste américain d'origine allemande, prix Nobel de médecine en 1964 (1965)
Étym. gr. kholê : bile ; stereos : solide ; ol (alcool)
→ embolie de cristaux de cholestérol, embolies multiples de cholestérol (syndrome de l'
[C1]
Édit. 2020
chordome n.m.
chordoma
Tumeur d'évolution lente observée à tout âge et dans les deux sexes, ayant pour origine la notochorde, tissu embryonnaire organisateur du futur squelette axial, et qui se développe aux deux extrémités de la colonne vertébrale : base du crâne, au-dessus du clivus, vertèbres cervicales et région sacrococcygienne, à partir de vestiges intra-osseux.
Les sièges électifs sont : la région sacrococcygienne et la base du crâne (sphéno-occipitale) ; ses localisations, sa latence, ses rapports avec les structures nerveuses et son évolution maligne en font une tumeur particulièrement grave.
Volumineuse, polylobée, de coloration grisâtre, la tumeur a tendance à envahir largement les tissus voisins et à récidiver. Elle est constituée de travées de cellules jointives polyédriques à cytoplasme éosinophile, soit plus arrondies ou vacuolisées, dites physaliphores, irrégulièrement distribuées. Le stroma mucoïde est souvent abondant.
Dans certaines formes atypiques, le chordome peut être difficile à distinguer du chondrome et des tumeurs cartilagineuses malignes. Il faut alors rechercher une positivité pour les marqueurs épithéliaux, antigène épithélial de membrane et cytokératine.
Révélé le plus souvent par des signes de compression des organes de voisinage, inconstamment sensible à la radiothérapie, sa gravité est fonction des récidives et de l'extension locorégionale. Les métastases peuvent être tardives
Étym. gr. khordê : corde
Syn. cordome
[F2 ]
chorio-amniotite n.f.
chorioamniotitis
Inflammation ou infection de la membrane amniotique, pouvant entraîner sa rupture et un travail d'accouchement prématuré.
[O3]
choriocapillaire n.f.
choriocapillaris
Réseau capillaire de la choroïde.
Elle est située dans la partie la plus interne de la choroïde et correspond au lit capillaire issu des artères et artérioles de la choroïde. Elle forme un réseau disposé en une nappe plane unique sous l’épithélium pigmentaire de la rétine auquel elle adhère par l’intermédiaire de la membrane de Bruch. Les capillaires choroïdiens diffèrent de ceux des autres organes et de ceux de la rétine par leur grande taille (18 à 50 µm de diamètre) et possèdent un endothélium fenêtré.
[P2,K4]
chorion ovulaire l.m.
vitelline layer, ovulo-follicular membrane
Couche de mucopolysaccharides se formant pendant la croissance de l’ovocyte entre sa membrane et la corona radiata.
Syn. membrane vitelline, membrane ovulo-folliculaire
[A2,O3]
choroïdopathie diabétique l.f.
diabetic choroïdopathy
Ensemble des anomalies vasculaires pariétales et hémodynamiques de la circulation choroïdienne chez le diabétique.
Ces anomalies regroupent des dilatations anévrismales des parois capillaires, veineuses, artériolaires et des territoires choriocapillaires oblitérés. Sur le plan histologique, les altérations touchent essentiellement l'endothétlium des capillaires et la membrane de Bruch. La choroïdopathie diabétique est mal visualisée cliniquement par l'angiographie.
[P2]
chromatine sexuelle l.f.
sex chromatin
Masse de chromatine basophile dense visible pendant l’interphase contre la membrane du noyau de 25 à 40% des cellules féminines, formant le corpuscule de Barr.
Syn. chromatine sexuelle de Moore, corpuscule de Barr
[Q1]
cil n.m.
1) cilium
Formation pilaire garnissant le bord libre des paupières.
2) vibratil process
Structure mobile située à la surface de certains épithéliums, respiratoire et tubaire p. ex., par évagination de la membrane plasmique en doigt de gant du pôle apical des cellules.
Les cils, alignés de façon plus ou moins parallèle, sont pourvus de mouvements rythmés et synchrones permettant la propulsion, à la surface de l’épithélium, d'un film muqueux ou liquide contenant des substances organiques : mucus bronchique, ou inorganiques : poussières. A la base de chaque cil, la microscopie électronique permet de reconnaître un corpuscule basal.
Étym. lat. cilium : cil, paupière
→ syndrome du cil immobile, syndrome des cils longs
[J1,A2]