artères de l'encéphale l.f.p.
arteriae encephali (TA)
arteries of brain
Ensemble des artères qui vascularisent l’encéphale.
Elles proviennent de deux paires de troncs artériels, les artères carotides internes et les artères vertébrales. Ces deux groupes artériels droit et gauche sont largement anastomosés par le cercle artériel du cerveau. L’ensemble du système fournit des rameaux corticaux qui parcourent la surface de l’encéphale et vascularisent le cortex et des rameaux centraux qui pénètrent dans l’encéphale.
artères perforantes radiées du rein l.f.p.
arteriae perforantes radiatae renis (TA)
perforating radiate arteries of kidney
Rameaux artériels participant au système des artères intrarénales.
artériographie carotidienne l.f.
carotid arteriography
Exploration radiologique de l'artère carotide interne et/ou de l'artère carotide externe et de leurs territoires, après injection d'un produit de contraste iodé
L'artériographie carotidienne a été longtemps pratiquée par ponction directe de l'artère carotide commune au niveau du cou.
Actuellement elle se fait plutôt par montée d'un cathéter, le plus souvent par voie fémorale (méthode de Seldinger). Le cathéter peut être placé dans l'artère carotide commune pour étudier la bifurcation carotidienne, dans l'artère carotide interne ou dans l'artère carotide externe (artériographie dite sélective), voire dans une branche de l'une de ces artères (artériographie dite supersélective).
Les clichés, autrefois réalisés à l'aide d'un sériographe et traités par soustraction, bénéficient à notre époque d'un système de numérisation de l'image avec soustraction électronique (angiographie numérisée).
Actuellement l'artériographie est rarement purement diagnostique : elle est le plus souvent remplacée dans cette indication par l'angioscanner ou l'angioIRM.
Elle est le plus souvent faite soit pour préciser un détail mal visible sur ces techniques (exemple : l'implantation précise du collet d'un anévrisme, la situation exacte d'un thrombus) , soit comme premier temps d'un acte thérapeutique intravasculaire (embolisation, pose de stents, thrombectomie....)
A. Egas Moniz, neurologiste portugais, membre de l’Académie nationale de médecine, prix Nobel de médecine en 1949 (1927)
Syn. angiographie carotidienne
[B2, B3, K4, B4, H1, H2]
Édit. 2020
artériographie vertébrale l.f.
vertebral arteriography
Exploration radiologique d'une artère vertébrale et de son territoire après injection d'un produit de contraste iodé hydrosoluble, réalisée par montée sélective d'un cathéter dans l'artère vertébrale par voie fémorale (méthode de Seldinger).
L'artériographie vertébrale était, à l'origine, effectuée par ponction directe de l'artère vertébrale au cou, technique très délicate actuellement abandonnée en raison des risques. Les clichés en série étaient traités par soustraction. Sur les installations modernes, un système de numérisation de l'image permet la soustraction électronique (angiographie numérisée).
artériopathie inflammatoire l.f.
angeitic, angiitic vasculitis
Ensemble d'affections qui ont en commun une lésion pariétale des vaisseaux du système nerveux central.
Elles se manifestent par des tableaux cliniques divers : signes focaux déficitaires, crises d'épilepsie, encéphalopathie, associés ou non à des signes généraux : altération de l'état général, fièvre, et/ou atteinte d'autres organes.
Les séquences pondérées en T2 de l'IRM peuvent révéler des hyper-signaux non spécifiques de la substance blanche encéphalique ; l'association à des anomalies corticales est plus caractéristique. L'angiographie permet d'évoquer le diagnostic devant des rétrécissements segmentaires des artères cérébrales, séparés par des dilatations fusiformes. Ces anomalies ne sont pas spécifiques d'une vascularite et restent inconstantes. Seule, la biopsie leptoméningée ou corticale, en fait rarement réalisée, permet un diagnostic de certitude.
Ce type d'affections est rarement isolé, le plus souvent associé à une angéite systémique apparemment primitive, à une maladie systémique, à une pathologie infectieuse, néoplasique, ou à la prise de médicaments ou de toxiques.
Syn. angéite, vascularite
artérite non infectieuse l.f.
non infectious arteritis
Artérite spécifique par son mécanisme immunopathologique probable, la topographie de sa lésion dans la paroi et le système artériels, son retentissement clinique déterminé par la taille et le siège des artères atteintes.
On tend à remplacer cette locution par celle de vascularite ou d’angéite non infectieuse. Certaines d’entre elles atteignent artères et veinules. Deux grands groupes sont décrits : les artérites ou angéites ou vascularites nécrosantes : péri-artérite noueuse, syndrome de Churg et Strauss, angéites d’hypersensibilité, granulomatose de Wegener et les vascularites granulomateuses gigantocellulaires (artérite temporale, maladie de Takayasu).
articulation sacro-iliaque l.f.
articulatio sacro iliaca
sacro-iliac joint
Diarthrose paire et symétrique unissant le sacrum et l'os iliaque, renforcée par un système ligamentaire puissant, iliosacré en arrière, iliolombaire, iliotransversaire, ilioconjugué, petit et grand sacrosciatique et symphyse pubienne en avant.
Aschoff-Tawara (nœud d') l.m.
Aschoff-Tawara’s node
Élément anatomique du système nerveux autonome du cœur constitué d’un amas de cellules nerveuses situé à la partie basse et antérieure de la cloison inter-atriale sur sa face droite, dans un triangle limité par l’orifice du sinus coronaire, l’orifice de la veine cave inférieure et l’insertion de la tricuspide septale.
Il mesure 3 à 5 mm. Sa vascularisation vient de la coronaire droite dans 83% des cas, de la coronaire gauche dans 7% des cas et des 2 coronaires dans 10% des cas.
Il reçoit l’influx nerveux venu du nœud sinusal de Keith et Flack. Il a la forme d’une massue dont le pôle inférieur se prolonge par le faisceau de His. C’est ce nœud qui donne naissance à l’ordre d’excitation cardiaque dans les rythmes anormaux dits nodaux ou jonctionnels.
K. A. L. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1866-1942) et S. Tawara, anatomopathologiste japonais (1906)
Syn. nœud atrio-ventriculaire
ascite chyleuse l.f.
chyloperitoneum
Accumulation de chyle dans la cavité péritonéale.
Elle est due à une obstruction du système lymphatique et apparaît en général au cours de l'évolution d'un cancer génital, ovaire, endomètre ou sein, d'un cancer digestif, côlon ou pancréas, ou d'un cancer rénal ou lymphatique.
Syn. chylopéritoine
asparto-acylase n.f.
Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’acide N-acétyl-L-aspartique (NAA) en acide aspartique et acide acétique
Cette enzyme est exprimée essentiellement dans le système nerveux central. Le clivage de l’acide N-acétyl-L-aspartique est nécessaire à la formation de la myéline. Des mutations dans le gène de l’asparto-acylase sont responsables de la maladie de Canavan
→ acide N-acétyl-L-aspartique, Canavan (maladie de)
aspirateur chirurgical l.m.
surgical aspirator
Appareil utilisé en chirurgie et en anesthésie-réanimation pour aspirer le sang, les exsudats et les sécrétions contenus dans les viscères, les cavités naturelles, etc.
Certains dispositifs permettent de récupérer le sang pour permettre l'autotransfusion.
Quatre systèmes d'aspiration sont utilisés : pompes manuelles ou à pied pour la réanimation mobile, trompes à vide branchées sur une bouteille d'O2 (en réanimation mobile) ou sur la distribution d'eau du bâtiment (procédé interdit : risque de pollution de la distribution d'eau), dispositifs branchés sur une distribution générale de vide (valeur nominale-0,6bar) dans les grands hôpitaux, pompes électriques puissantes utilisées en salle d'opération.
Le rejet de l’air aspiré avec des liquides souillés risque de polluer l’air de la salle d’opération s’il y est rejeté sans filtrage. L’aspiration par le vide central semble plus sûre à condition que l’air rejeté au niveau de la centrale de vide ne soit pas une source d’infection dans l'hôpital propagée par le système de conditionnement de l’air.
→ aspirateur domestique, autotransfusion
aspiration endo-utérine l.f.
intra uterine aspiration
Méthode d'évacuation utérine utilisée en cas d'avortement spontané, de grossesse môlaire ou d'interruption volontaire de grossesse.
Elle se pratique avec une canule montée sur un système à dépression introduite à travers l'orifice cervical préalablement dilaté.
assurance vieillesse l.f.
old-age insurance
Système complexe chargé d’une double mission : octroyer les pensions contributives correspondant aux cotisations vieillesse de l’assuré, aux pensions de réversion et accorder les allocations non contributives sans rapport avec les cotisations de l’assuré mais relevant de la notion d’assistance et d’assurance.
Elle est gérée par les trois principaux régimes à l’exception des professions libérales qui ont leurs caisses propres.
Les caisses d’assurance vieillesse du régime général assurent en outre la gestion du risque veuvage.
Par extension, branche de la Sécurité Sociale chargée de l’application de ces textes.
astigmatisme régulier l.m.
regular astigmatism
Astigmatisme cornéen où la variation de puissance d'un méridien au suivant est régulière.
C'est un système optique à deux focales.
Étym. gr. a : privatif ; stigma : marque
Syn. astigmatisme cornéen régulier
astrocyte n.m.
astrocyte
Cellule macrogliale comportant de nombreux prolongements cytoplasmiques qui lui donnent une forme étoilée.
Présente en abondance dans la substance blanche et surtout dans la substance grise, elle comprend un noyau dépourvu de nucléole. Occupant un volume considérable, ses prolongements cytoplasmiques forment les pieds vasculaires et contribuent à la constitution de la barrière hémato-cérébrale, tandis que d’autres se terminent sur les régions non synaptiques des neurones.
On en distingue deux types : l’astrocyte fibreux, dans la substance blanche, et l’astrocyte protoplasmique, dans la substance grise où il est un des éléments les plus nombreux parmi les cellules gliales.
Les astrocytes possèdent expérimentalement des relations avec le système immunitaire. Leur aptitude à répondre à l'effet des lymphokines et à produire des substances immunomodulatrices est pratiquement superposable. Ainsi, la barrière sang-cerveau garde l'encéphale relativement à l'abri des agressions infectieuses, mais en échange limite la diffusion des substances thérapeutiques administrées par voie générale.
Étym. gr. aster : étoile, ou astron : constellation ; kutos : cellule
astrocytes rétiniens l.m.p.
retinal astrocytes
Cellules allongées avec de longs prolongements cytoplasmiques entrant en contact avec les vaisseaux rétiniens et les cellules nerveuses particulièrement au niveau de la couche ganglionnaire interne et plexiforme interne.
Les astrocytes rétiniens appartiennent au système glial de la rétine, comportant les cellules de Müller, les cellules microgliales réticuloendothéliales et les cellules gliales périvasculaires. La couche des fibres optiques est riche en astrocytes qui prennent souvent un aspect bipolaire, disposé parallèlement aux axones jusque dans la région pré-laminaire de la papille.
Étym. gr. aster : étoile, ou astron : constellation ; kutos : cellule
athétose n.f.
athetosis, ballism, ballismus
Mouvement involontaire lent, continu, arythmique, de faible amplitude, très perturbateur pour le patient, réalisant des oscillations entre des attitudes d'hyperextension et de flexion, à type de reptation, qui touche l'axe d'un membre (surtout ses extrémités), le tronc et parfois la face.
Qu'il s'agisse d'hémiathétose ou d'athétose double (celle-ci due à des lésions du striatum), eIle cède au sommeil et apparaît dès l'éveil. Elle est accentuée par certaines stimulations surtout cutanées, la fatigue et les émotions. Des syncinésies d'imitation homolatérales sont possibles.
Traduisant une atteinte du système extrapyramidal, son mécanisme est mal connu. Elle peut cependant être envisagée comme l'expression d'une motilité fondamentalement intégrée au niveau mésencéphalique et sous-traite au contrôle qu'exerce normalement sur elle le télencéphale.
Chez l'enfant, il s'agit le plus souvent de séquelles de lésions anoxiques périnatales, qui deviennent patentes après la première année, avec rigidité très marquée et troubles de la déglutition. Cette forme d'infirmité motrice cérébrale s'associe le plus souvent à d'autres déficits : moteurs et surtout intellectuels. L'encéphalopathie par ictère nucléaire néonatal à bilirubine est devenue rarissime.
Un syndrome athétosique est possible lors de lésions tumorales ou vasculaires touchant les noyaux gris et surtout d'affections dégénératives primitives (maladie de Wilson, dégénérescence olivopontocérébelleuse, etc.). L'athétose n'est alors jamais isolée. Un temps de latence parfois long est, ici encore, de règle.
Les possibilités d'adaptation de ces patients, principalement des enfants, à un tel handicap, dépendent pour une grande part du maintien de leurs fonctions supérieures.
→ ataxies et choréo-athétoses paroxystiques familiales
atrésie de l'œsophage l.f.
esophageal atresia
Anomalie digestive fœtale, caractérisée par une occlusion congénitale de l'œsophage en forme de cul-de-sac, le plus souvent devant la troisième vertèbre dorsale.
Elle est associée dans 90% des cas à une fistule trachéo-œsophagienne. Le diagnostic in utero est évoqué en présence d'un hydramnios et de l'absence de clarté gastrique à l'échographie fœtale. Le diagnostic doit être fait dans les minutes qui suivent la naissance ; il repose sur l'introduction systématique d'une sonde digestive qui bute sur l'obstacle ou par l'injection d'air à la seringue suivie d'une radiographie thoracique. L'injection de quelques mL d'air par une sonde supposée placée dans l'estomac ne donne pas le bruit hydroaérique caractéristique à l'auscultation du creux épigastrique. Dans 85% des cas le segment inférieur de l'œsophage communique avec la trachée (atrésie de type III). Dans 50% des cas la malformation est associée à une autre anomalie qu'il faut rechercher systématiquement. Certaines d'entre elles compromettent l'avenir (cardiopathie, anomalie du système nerveux, aberration chromosomique, etc.). Elle doit être corrigée chirurgicalement par rétablissement de la continuité œsophagienne dès les premiers jours de la vie.
Non reconnue à la naissance, cette atrésie se révèlera très vite par des fausses routes avec détresse respiratoire à chaque tentative d'alimentation
Il faut toujours tenir l'enfant debout, dès le diagnostic posé, pour éviter l'inondation des poumons par un reflux gastrique, et aspirer la salive, puis intuber et aspirer la trachée. La continuité œsophagienne peut en général être rétablie chirurgicalement d'emblée en même temps que la fermeture de la fistule œsotrachéale. Lors de la réanimation et de l'anesthésie, éviter la ventilation artificielle pour ne pas distendre l'estomac.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou (atresia = pas de trou).
atropine n.f.
atropine
Alcaloïde de structure tropanique, extrait de diverses Solanaceæ dont la Belladone (Atropa belladona L.), divers Datura et divers Duboisia d’Australie, à action vagolytique par antagonisme sur les récepteurs cholinergiques muscariniques des organes innervés par le parasympathique.
Traversant aisément la barrière hémato-encéphalique, l’atropine provoque rapidement des effets évidents : tachycardie, bronchodilatation, diminution de la sécrétion salivaire, relâchement des fibres musculaires lisses dont une mydriase passive et un effet antispamodique sur l‘intestin...
Le surdosage peut stimuler (convulsions) ou déprimer (coma) le système nerveux central.
La teinture de belladone fut il y a peu un des médicaments d’origine naturelle de grande consommation pour diverses applications.
Actuellement l’atropine est utilisée en prémédication pour atténuer la stimulation vagale pendant l’anesthésie (traitement d’une bradycardie non hypoxique) et en fin d’anesthésie pour contrebattre l’effet muscarinique des antagonistes.
L’intoxication atropinique produit un délire agressif avec une mydriase caractéristique. D’autres alcaloïdes de la même série chimique (scopolamine en particulier) exercent des effets voisins.
Étym. lat. moderne atropa du gr. Atropos (l'inflexible) nom de l'une des trois Parques conduisant à la mort.
attelle de posture l.f.
postural splint
Appareillage destiné à maintenir les articulations d’un membre ou d’un segment de membre en bonne position.
Porté principalement au membre supérieur, il est fait sur mesure ou préfabriqué ; il peut être amovible ou fixe. L’articulation est immobilisée en position de fonction. Il peut être combiné avec un système de mobilisation passive ou active (attelle dynamique).
atténuation n.f.
attenuation
1) En biologie moléculaire : système de contrôle de la traduction d’un ARN messager consistant en l’interruption prématurée de la biosynthèse protéique en réponse à un métabolite, une protéine ou même à la température.
L’atténuation a lieu en un site appelé « atténuateur » et aboutit à la formation d’ARN messagers incomplets.
2) En microbiologie : diminution, artificiellement provoquée, de la virulence (pouvoir pathogène) d’une bactérie ou d’un virus, permettant par exemple d’utiliser la souche ainsi traitée comme vaccin.
→ vaccin vivant atténué, ARN messager, opéron
[D1, Q1]
Édit. 2019
audiologie n.f.
audiology
Science étudiant l’audition, l’exploration fonctionnelle du système auditif et les problèmes de communication secondaires à une perte auditive.
Étym. lat. audire : entendre ; gr. logos : science
audiométrie n.f.
audiometry
Mesure de l'acuité auditive par audition de sons purs de différentes intensités et fréquences. Investigation réalisée dans une pièce isolée de tout bruit.
Normalement, des fréquences de 32 c/s à 20 000 c/s sont perçues.
L’audiométrie liminaire mesure les seuils auditifs en réponse à une stimulation acoustique tonale (sons purs de différentes fréquences) ou vocale (mots phonétiquement équilibrés). L’audiométrie supraliminaire mesure des paramètres traduisant le fonctionnement du système auditif lorsque celui-ci est stimulé par des sons dont l’intensité est supérieure à son seuil. L’audiométrie effectuée par des examens paracliniques se différencie de l’acoumétrie, partie intégrante de l’examen clinique.
L’audiométrie comportementale ou conditionnée est très utilisée chez l’enfant (test du Peep Show Box, réflexe d’orientation conditionnée de Susiki-ROC).
Étym. lat. audire : entendre
audit n.m.
audit quality
Procédure de contrôle du bon fonctionnement d'une entreprise, d'un service hospitalier par exemple.
Définition normalisée : « Audit qualité : examen méthodique et indépendant en vue de déterminer si les activités et résultats relatifs à la qualité satisfont aux dispositions préétablies et si ces dispositions sont mises en œuvre de façon effectives et sont aptes à atteindre les objectifs» (ISO 8402).
L'audit porte sur trois éléments et leur comparaison : ce que l'on est sensé faire ; ce qui se fait réellement ; ce qui devrait être fait. Elle peut être effectuée par des auditeurs externes, groupe d'experts indépendants n'appartenant pas à l'organisation contrôlée, ou à des auditeurs internes à l'entreprise, elle est alors périodique et confiée à une personne appartenant au service contrôlé (donc très au fait des techniques) mais indépendante (n'appartenant ni à la direction du service, ni à la direction de l'entreprise).
Dans le domaine médical l'audit interne peut être imposé par un texte réglementaire. Par ex. l'Arrêté du 27 février 1998, portant homologation des règles de bonne pratique relatives aux prélèvements d'organes, institue l'audit interne dans ce domaine et précise : «Cette autoévaluation et toutes mesures correctives subséquentes doivent faire l'objet de comptes rendus. Il fait parti du système d'assurance de la qualité».
Il est vraisemblable que des réglementations analogues verront le jour bientôt dans d'autres domaines hospitaliers.
Étym. angl. audit : épuration des comptes, vérification comptable (lat. auditio : audience)
→ accréditation, prélèvement d'organe, qualité (assurance de la)
auto-anticorps naturel l.m.
natural autoantibodies
Anticorps présent dans le sérum normal et dirigé contre des épitopes portés par des protéines sériques ou des épitopes cellulaires ou tissulaires.
Par ex. ADN, actine, myosine, etc.
Certains auto-anticorps naturels sont dirigés contre des idiotopes des récepteurs d’antigènes des lymphocytes T et B et participent à la régulation du système immunitaire.