cytosolique adj.
cytosolique
Adjectif désignant une molécule dissoute dans le cytosol d’une cellule.
→ cytosol
cytosquelette n.m.
cyto-skeleton
Système de réseau fait de filaments et de tubules et assurant la permanence, le maintien de la structure cellulaire.
Encore dénommé système des protéines fibreuses de la cellule, il est constitué de trois éléments principaux : microfilament, microtubule et filament intermédiaire ; ainsi que de protéines associées ou protéines de liaison, qui relient ces structures entre elles, à la membrane plasmique et à celle des organites intracellulaires. Outre son rôle de support de la membrane plasmique, des organites cellulaires et de certains systèmes enzymatiques, le cytosquelette permet les mouvements des organites intracellulaires, de la membrane plasmique et des autres constituants du cytosol ; il constitue le système locomoteur des mouvements amiboïdes et des structures mobiles spécialisées (cils et flagelles) et assure la contractilité des cellules de certains tissus spécialisés comme le tissu musculaire.
Étym. gr. kutos : cellule ; skeletos : desséché, squelette
Syn. système des protéines fibreuses de la cellule
[A2]
cytostatique adj. et n.m.
cytostatic
Substance médicamenteuse anti-cancéreuse qui s’oppose à la division cellulaire, sans pour autant détruire la cellule.
[G3]
dégranuler v.
to degranuler
Faire disparaître les granulations d’une cellule.
desmosome n.m.
desmosome, macula adherens
Système de jonction intercellulaire en forme de disque caractéristique des épithéliums mais aussi présent dans le myocarde, la pie-mère et l'arachnoïde, particulièrement abondant dans les épithéliums stratifiés dont l'épiderme, où il assure une fonction de cohésion cellulaire, augmentant la résistance aux agressions, ainsi qu'une fonction de communication intercellulaire.
Le desmosome est le point d’ancrage du cytosquelette de chaque cellule.
Il est composé de deux plaques desmosomiales intracellulaires qui encadrent les membranes cytoplasmiques et sont reliées aux filaments intermédiaires du cytosquelette, et d'une portion intercellulaire médiane, ou core. Les plaques desmosomiales comportent obligatoirement des molécules de desmocolline et de desmoplakine. Le desmosome, que l'on peut étudier au microscope électronique, correspond au pont intercellulaire que l'on voit en microscopie optique dans les épithéliums malpighiens.
En pathologie, le desmosome est impliqué dans la perte de cohésion des cellules tumorales et dans le développement des maladies acantholytiques.
Étym. gr. desmos : lien ; sôma : corps
Syn. macula adherens
→ jonction dermoépidermique, hémidesmosome
détermination n.f.
determination, commitment
Engagement d’une cellule ou d’un groupe de cellules dans un programme particulier de différenciation ou de développement.
Par ex. la détermination d’une espèce en botanique et en zoologie, la détermination d’une sanction chirurgicale, la différenciation du sexe chez l’embryon.
Étym. lat. determinatio : fixation d’une limite
[C1, Q1]
Édit. 2019
différenciation lymphocytaire l.f.
lymphocytic differentiation
Processus de maturation d'un lymphocyte T ou B qui, à partir de la cellule vierge entrant en contact pour la première fois avec un antigène et après divisions successives, aboutit à la constitution d'un clone de cellules effectrices.
Parallèlement d'autres cellules vierges vont se multiplier et se différencier en cellules mémoires préinduites pour devenir ultérieurement des cellules effectrices lors d'un contact ultérieur avec le même antigène.
→ site de combinaison antigénique
digestion des protéines l.f.
digestion of proteins
Ensemble des transformations subies dans le tube digestif par les protéines des aliments, ainsi que par des protéines endogènes issues des sécrétions digestives et de la desquamation de l'épithélium intestinal.
La digestion intraluminale par la pepsine gastrique et les enzymes pancréatiques (trypsine, chymotrypsine, etc.) produit des acides aminés et des peptides de taille variable. L'hydrolyse est complétée par les peptidases de la bordure en brosse entérocytaire. L'absorption des acides aminés et des di- et tripeptides se fait essentiellement dans l'intestin grêle, par l'intermédiaire de systèmes de transport spécifiques des acides aminés et des oligopeptides. Dans la cellule, les oligopeptides sont hydrolysés par des peptidases intracellulaires ; la plupart des acides aminés sont rejetés dans le sang portal, certains comme la glutamine étant utilisés par l'entérocyte. Un déficit d'absorption des protéines entraîne une créatorrhée.
disomie n.f.
disomy
couple de chromosomes homologues dans le caryotype de cellules diploïdes et état d'une cellule, d’un tissu ou d’un organisme dans lesquels tous les chromosomes sont présents par paires.
C'est l'état normal d'un organisme diploïde par opposition à la monosomie ou à la trisomie.
Quand seulement un ou plusieurs chromosomes sont présents par paire, on parle de disomie pour tel ou tel chromosome.
2) En embryologie et en tératologie
diplosomatia, diplosoma
monstruosité formée par deux corps complets réunis par une ou plusieurs parties (thoracopage, céphalothoracopage, frères siamois).
Étym. gr. dis : deux ; sôma : corps
Syn. diplosomie
→ monosomie, trisomie, aneuploïdie, euploïdie
dominance oculaire l.f.
ocular dominance
Usage préférentiel d'un œil pour accomplir une tâche soit oculomotrice, soit visuelle, soit les deux ensemble.
À l'échelle du neurone, une cellule ou un groupe de cellules du système visuel est activé par la stimulation de l'un ou l'autre œil ou des deux à la fois dans des proportions qui varient. L'influence respective de chaque œil sur l'activité du neurone peut être évaluée à l'aide d'une échelle permettant une représentation graphique sous la forme d'un histogramme de dominance oculaire. Un déséquilibre de la dominance au niveau des territoires corticaux entraîne l'usage préférentiel d'un œil par rapport à l'autre, pouvant conduire à la cessation relative de la transmission au cortex des signaux provenant d'un œil (amblyopie). Ce concept est indépendant de la notion comportementale d'œil dominant qui n'a pas, à ce jour, reçu de fondement anatomofonctionnel.
→ œil directeur, œil dominant, œil fixateur, œil préférentiel, colonne de dominance, plasticité
double contour de la membrane basale glomérulaire l.m.
double outline of the glomerular basement membrane
Aspect en rails de la membrane basale glomérulaire observé en cas d'interposition mésangiale à la périphérie de l'anse capillaire.
Lésion caractéristique de la glomérulonéphrite membranoproliférative traduisant le glissement mésangial entre membrane basale et cellule endothéliale, secondaire à une prolifération mésangiale qui induit l'apposition d'une néobasale.
→ glomérulonéphrite, glomérulonéphrite membra noproliférative
doublement chromosomique l.m.
chromosome doubling
Phénomène naturel ou provoqué conduisant à la duplication des chromosomes dans une cellule ou un organisme.
Il peut être spontané lors d'une endomitose ou provoqué par action de substances inhibant la formation du fuseau lors de la division cellulaire.
Duchenne (dystrophie musculaire progressive de)
Duchenne’s muscular dystrophy, muscular dystrophy Duchenne type
Myopathie congénitale liée à l’X, transmise par les filles et touchant les garçons, due à la mutation ou à la délétion des gènes d’une protéine musculaire, la dystrophine, caractérisée par une dystrophie musculaire progressive généralisée, mortelle avant 20 ans par défaillance cardiorespiratoire.
Cette dystrophinopathie, la plus fréquente des myopathies de l’enfant débute avant l’âge de cinq ans par une faiblesse musculaire progressive, symétrique, touchant surtout les muscles proximaux des membres, d’abord inférieurs : d’où des troubles de la marche, des chutes avec impossibilité de se relever, des rétractions musculaires et une fréquente pseudohypertrophie essentiellement des mollets. La perte de la marche se produit avant l’âge de 13 ans. Le ptosis est fréquent. L’atteinte cardiaque se rencontre dans 94 % des cas.
La teneur en créatine-kinase sérique (CPK) est élevée, surtout au début. L’augmentation de la myoglobine plasmatique témoigne de la myolyse. La biopsie musculaire confirme le diagnostic en mettant en évidence une absence quasi totale de dystrophine.
L’atteinte génétique correspond à une mutation de type Duchenne du gène codant pour la dystrophine situé en Xp21.2 ; ce gène est proche de celui de la rétinite pigmentaire liée au sexe (RP3) qui peut être associée à cette myopathie. Le conseil génétique se fonde sur l’identification des femmes conductrices : pseudohypertrophie des mollets ou déficit moteur, élévation des CPK dans environ les deux tiers des cas. Par suite du grand nombre de mutations, la mère d’un garçon atteint n’est pas toujours conductrice ; en revanche, elle l’est si, en plus de son fils, un autre parent mâle est touché. Le diagnostic prénatal est possible en biologie moléculaire sur les villosités trophoblastiques ou les amniocytes, voire sur une cellule prélevée sur l’embryon obtenu par fécondation in vitro. Un protocole de thérapie génique visant à introduire le gène normal de la dystrophine est à l’essai.
Une variété nosologique de début plus tardif et d’évolution plus lente est dite myopathie de Becker.
G. Duchenne de Boulogne, neurologue français (1868)
dysembryome cutané l.m.
skin dysembryoma
Terme proposé en remplacement de nævus et regroupant toutes les tumeurs cutanées qui dérivent d'un trouble de l'embryogénèse par excès ou par défaut, tantôt dans la multiplication, tantôt dans la différenciation des éléments cellulaires.
D'après les tissus atteints, on distingue, d'une part, les dysembryomes simples intéressant uniquement la peau - comprenant les dysembryomes épiblastiques, dans lesquels entrent les lésions de l'épiderme et des annexes épidermiques, les dysembryomes neuro-ectoblastiques, qui comportent les formations de la cellule pigmentaire ou schwannienne et les dysembryomes mésoblastiques comprenant les tumeurs congénitales du derme et de l'hypoderme - et, d'autre part, les dysembryomes complexes dans lesquels d'autres tissus sont également intéressés comme p. ex. le syndrome de Klippel-Trénaunay-Weber, l'épiloïa, la maladie de von Recklinghausen. Malgré la logique sur laquelle il est fondé, le terme de dysembryome est peu utilisé contrairement à celui d'hamartome.
M. Klippel, neuropsychiatre et P. Trénaunay, neurologue français (1900) ; F.P. Weber, médecin interniste britannique (1907)
Étym. gr. dus : difficile ; embruon : embryon
dyskératose n.f.
dyskeratosis
En histologie, kératinisation individuelle, précoce d'une cellule malpighienne qui s'isole des autres : elle est observée dans des affections néoplasiques ou non.
Le terme est employé également en clinique : on parle de dyskératose folliculaire ou maladie de Darier, de dyskératome verruqueux, de dyskératose lenticulaire en disque (ancien nom de la maladie de Bowen) et de dyskératose congénitale.
J. F. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1917) ; J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912)
dystrophies musculaires congénitales l.f.p.
congenital muscular dystrophies
Groupe comprenant des anomalies musculaires exprimées dès la naissance, d'hérédité autosomique récessive.
Deux formes principales sont décrites :
- type I ou occidental, à expression musculosquelettique, avec début prénatal probable, arthrogrypose néonatale, hypotonie sévère touchant les muscles des membres et du tronc, et abolition des réflexes ostéotendineux. Une mort rapide est possible par troubles cardioventilatoires ; sinon, bien que fixé, le handicap moteur sera majeur, lié à l'atrophie, aux rétractions et aux déformations articulaires et thoraciques, ainsi qu'aux incidences cardiorespiratoires de ces dernières, mais sans déficit cognitif ;
- type 2 ou japonais, avec association d'une atteinte neurologique centrale (convulsions infantiles, hydrocéphalie, important retard mental) et décès vers l'âge de 10 ans.
D'autres formes, plus rares, comportent p. ex. de sévères atteintes oculaires et encéphaliques conjointes. La notion de déficience d'une protéine, la mérosine, dans la lame basale de la cellule musculaire, établie dans les formes dites mérosine négatives, permet d'utiliser un anticorps spécifique dans le diagnostic immunocytochimique et l'"immunoblotting". La localisation chromosomique se situe alors en 6q2.
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
effet cytopathogène l.m.
cytopathic effect
Altération cellulaire liée à l'action des virus qui, par leur réplication, interfèrent avec le métabolisme de la cellule-hôte.
Les principales lésions cellulaires ainsi produites sont la lyse cellulaire, les altérations du cytosquelette, la formation de cellules géantes, de koïlocytes et les corps d'inclusion.
[D1]
Édit. 2019
efflux n.m.
efflux
En biologie cellulaire, déplacement d'une masse de substance de l'intérieur vers l'extérieur d'une cellule ou d'un organite intracellulaire.
Étym. lat. ex : vers l'extérieur ; fluxus : écoulement
[C2, C3]
Édit. 2019
élongation n.f.
1) strained muscle, elongation
2) elongation
1) En pathologie musculaire :
Lésion traumatique musculo-aponévrotique, liée à un allongement excessif d'un muscle, provoquant une sensation douloureuse brutale.
2) En biochimié :
Processus par lequel une chaîne de macromolécule est biosynthétisée dans la cellule, par des enchaînements successifs de protomères.
P. ex. un polypeptide est synthétisé sur un ribosome par addition d'acides aminés apportés par des ARNt grâce à des facteurs protéiniques appelés facteurs d'élongation EF.
R. Ellis, pédiatre anglais et S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1940)
→ initiation, terminaison, ADP-ribosylation, protomère
[ C1, I3, I4, ]
Édit. 2019
embryogenèse n.f.
embryogenesis (TE)
embryogenesis
Phase de développement de l’embryon, qui va, en principe, de la fécondation au 48ème jour qui suit la conception (horizons I à XIX de Streeter – stades Carnegie 1 à 23).
Ce processus peut s'accomplir selon des schémas très divers. L'embryogenèse peut être naturelle et dans ce cas elle s'effectue dans le gamétophyte femelle porteur du zygote et l'embryon est donc parasite ; elle sera suivie par l’organogenèse (au sens restreint) de la période fœtale. Elle peut être réalisée artificiellement en culture in vitro à partir d'un zygote ou encore d'une cellule somatique, on parle alors d'embryogenèse somatique ; elle est à l’origine de l’embryon préimplantatoire qui correspond aux horizons I à IV de Streeter et aux stades Carnegie1 à 4.
La classification de Streeter distingue deux périodes dans l’embryogenèse : la période pré-embryonnaire (horizons I à XII – stades Carnegie 1 à 12) et la période embryonnaire proprement dite (horizons XIII à XIX – stades Carnegie 13 à 21).
Étym. gr. embruon : qui naît à l’intérieur de
Syn. embryogénie
→ embryon, gamétogenèse, sporogenèse, stades Carnegie, horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), période pré-embryonnaire, période embryonnaire, fœtus, fœtogenèse, organogenèse, période fœtale
[A4]
Édit. 2019
embryon préblastocystique l.m.
embryo praeblastocysticus (TE)
preblastocystic embryo
Embryon dont le développement tout initial correspond aux stades Carnegie 1 à 2 et aux horizons I à II de Streeter.
Cette étape de la période pré-embryonnaire s’étend de la fécondation au 2ème jour.
A cette période l’embryon comprend la cellule unique du follicule ovarien fécondée puis l’œuf en cours de segmentation jusqu’au stade de 8 blastomères.
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, follicule ovarien, blastomère
[A4]
Édit. 2019
encapsidation n.f.
packaging
Auto-assemblage des molécules constitutives d'un phage, acide nucléique et protéines de la capside, en un virion complet.
L'encapsidation peut aussi être réalisée in vitro à partir de molécules provenant de phages défectifs complémentaires : elle vise à introduire un ADN recombiné dans une cellule-hôte.
→ bactériophage, virion, capside, empaquetage
[D1]
Édit. 2019
encéphalopathie respiratoire l.f.
respiratory encephalopathy
Tableau clinique observé chez un insuffisant respiratoire, composé principalement de céphalées intenses, persistantes, de mouvements anormaux à type fréquent de flapping tremor ou astérixis, ralentissement psychomoteur pouvant atteindre un coma, et modifications de l'humeur avec surtout tendance à l'euphorie.
Des formes pseudotumorales sont possibles, avec hypertension intracrânienne (céphalées, œdème papillaire) et divers signes de localisation. Une accentuation des troubles au cours du sommeil est due à l'augmentation de la dyspnée en décubitus.
Sa complexité physiopathologique est liée aux effets conjugués de l'hypoxie et de l'hypercapnie (augmentation de taux d'anhydride carbonique dans le sang), qui semblent surtout provenir de l'acidose cellulaire provoquée par celle-ci. À ces incidences directes sur la cellule nerveuse s'ajoute une importante vasodilatation cérébrale, parfois responsable d'hypertension intracrânienne. Ces manifestations sont également aggravées par la polyglobulie, qui augmente la viscosité sanguine.
Il s'agit surtout d'une bronchopneumopathie chronique obstructive avec emphysème, principalement en poussée infectieuse, mais aussi d'affections neurologiques aigües ou chroniques avec extension aux voies respiratoires : poliomyélite, syndrome de Guillain et Barré, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie ou myopathie de Duchenne, notamment.
La ventilation assistée peut permettre une suppléance ventilatoire efficace. Mais elle est très pénible pour le patient.
→ flapping tremor, astérixis, hypertension intracrânienne, bronchopneumopathie chronique obstructive, emphysème, poliomyélite antérieure aigüe, polyradiculonévrite aigüe, sclérose latérale amyotrophique, myasthénie, myopathie de Duchenne, ventilation assistée
[H1, K1]
Édit. 2019
endoenzyme n.m.
endoenzyme
Enzyme produit par une cellule et sécrété dans le milieu intracellulaire.
Ant. exoenzyme
[A2, C1, C2]
Édit. 2019
endoplasme n.m.
Partie centrale du cytoplasme d'une cellule animale qui forme la partie fluide du cytoplasme.
[A2]
Édit. 2020