auto-immunité n.f.
autoimmunity
État dans lequel un organisme fabrique des anticorps contre les constituants de ses propres cellules ou tissus.
Le système immunitaire contient des lymphocytes T et B potentiellement autoréactivés mais normalement contrôlés par des mécanismes de tolérance périphérique évitant la réaction contre l'auto-antigène. De nombreux mécanismes et étapes sont impliqués dans les cascades complexes de sélection et d'inactivation
L’auto-immunité existe à l’état normal et n’entraîne pas en elle-même de désordre pathologique. Dans les affections auto-immunitaires, le plus souvent chroniques et pouvant toucher divers organes, les défenses immunitaires anormalement développées s'écartent de leur rôle de défense contre les agents infectieux et s'attaquent aux propres constituants de l'organisme, pathogénie volontiers invoquée. Certaines maladies auto-immunes humaines sont associées à la présence d’auto-anticorps pathogènes ou de lymphocytes T autoréactifs à l’origine de lésions inflammatoires ou cytotoxiques.
→ réponse immunitaire, tolérance immunitaire, maladie auto-immune
autorégulation n.f.
autogenous regulation
En génétique, système de régulation où le produit d'un gène contrôle sa propre expression.
Syn. régulation autogène
[Q1]
Édit. 2019
avidité n.f.
avidity
Mesure de la force de liaison d'un antisérum vis-à-vis d'un antigène macromoléculaire ou particulaire.
L'avidité dépend de l'affinité des divers anticorps présents dans le sérum, de la disposition et du nombre des déterminants antigéniques engagés dans la liaison avec les anticorps et des conditions physicochimiques du milieu. L’avidité d’un antisérum augmente au fur et à mesure du développement d’une réponse immunitaire normale, par augmentation de l’affinité intrinsèque de chaque population d’anticorps (par mutations somatiques) et par diversification des épitopes de l’immunogène reconnus par le système immunitaire de l’organisme immunisé.
L’avidité est à distinguer de l’affinité qui qualifie la force d’une liaison déterminée entre un anticorps et son antigène.
[F3]
Édit. 2020
axes de Fick l.m.p.
Axes imaginés par A. Fick pour décrire les mouvements de l’œil.
Les deux axes de torsion, formant un plan frontal (plan de Listing), sont appelés respectivement axe X (horizontal) et axe Z (vertical), et l’axe antéro-postérieur est appelé axe Y. en calculant les angles que forment les axes de rotation des divers muscles avec les axes du système de Fick, on peut établir avec précision l’action de chacun de ces muscles.
A. Fick, physiologiste allemand (1829-1901)
axonème n.m.
axoneme
Structure centrale de la queue des spermatozoïdes et des cils situés à la surface de certains épithéliums (comme ceux des muqueuses respiratoires), formée de vingt microtubules : une paire centrale et neuf doublets périphériques.
A sa base, l’axonème du système pilaire s’insère dans le corpuscule basal, structure micro-tubulaire identique à celle du centriole.
Étym. gr. axon : axe ; ème : suffixe servant à former des noms d’entités concrètes (sur le modèle de phonème)
axonopathie n.f.
axonopathy
Atteinte du système nerveux périphérique touchant électivement ou majoritairement l'axone.
Qu'il s'agisse d'une lésion tronculaire ou d'une polyneuropathie, le diagnostic d'axonopathie est posé en fonction des résultats électrophysiologiques de stimulodétection : diminution des amplitudes des potentiels tandis que les vitesses de conduction sont préservées. Il peut être affirmé par l'examen anatomopathologique après biopsie nerveuse.
Sensitive, motrice ou mixte, l'axonopathie est observée dans les affections métaboliques, carentielles ou toxiques, mais l'atteinte myélinique accompagne souvent une axonopathie évoluée. On parle ainsi d'atteinte axonale ou d'atteinte axonomyélinique.
Étym. gr. axon : axe
Ayre (tube d ') l.m.
Ayre's tube
Système anesthésique ouvert consistant en un simple ajutage en T branché sur la sonde d'intubation.
Une branche du T est alimentée par le mélange anesthésique, la deuxième est sur la sonde d’intubation, la troisième, ouverte sur l'extérieur, est obturée au doigt à l'insufflation. Le doigt levé libère l'expiration.
P. Ayre, anesthésiologiste britannique (1937)
Balamuthia mandrillaris
Balamuthia mandrillaris
Espèce d'amibe libre présente dans le sol, responsable de méningo-encéphalites.
Répandue dans le monde entier, l'amibe B. mandrillaris a été impliquée dans l'étiologie de méningo-encéphalites chez l'Homme, principalement dans les zones tropicales d'Amérique du Sud. Quelques rares cas ont été observés en Europe. Le tableau clinique fait généralement évoquer une méningite tuberculeuse. Outre le système nerveux central, d'autres organes comme la peau, le rein ou le foie peuvent être atteints. Bien que la polymerase chain reaction pratiquée sur le liquide cérébro-spinal semble être le meilleur moyen de diagnostic et que des trophozoïtes puissent parfois y être retrouvés, le diagnostic étiologique est le plus souvent établi post mortem, ce qui fait supposer que la fréquence de cette affection est fortement sous-estimée. La contamination se fait par voie respiratoire ou cutanée mais des cas ont été décrits à la suite de transplantations d'organes. Plus de 200 cas sont connus, presque tous mortels. Aucun protocole de traitement n'est actuellement établi.
E. G. Vivesvaria, microbiologiste américain (1990) ; W. Balamuth, parasitologiste américain (1914-1981)
Étym. Le nom d'espèce fait référence à l'origine du premier isolement de cette amibe effectué en 1990 à partir du cerveau d'un mandrill du zoo de San Diego.
→ amibe, méningo-encéphalite, méningite tuberculeuse, liquide cérébro-spinal, polymerase chain reaction, trophozoïte
Édit. 2017
ballon réservoir d'anesthésie l.m.
anaesthetic reservoir bag
Récipient souple («vessie») d'un système respiratoire à partir duquel un sujet peut inspirer de l'air ou un mélange anesthésique.
Édit. 2017
Bancroft (filaire de) l.f.
Bancroft filaria, Wuchereria bancrofti
Ver rond, ou nématode, vivant dans le système lymphatique humain, responsable de la filariose lymphatique.
Les microfilaires sont émises dans le sang périphérique avec une périodicité nocturne. Elles sont transmises à l'Homme par piqûre de moustiques qui en sont les vecteurs. Cet helminthe existe en Asie, Afrique, nord de l'Amérique du Sud. La variété pacifica n'existe qu'en Océanie.
J. Bancroft, médecin et parasitologue britannique (1878)
Syn. Wurchereria Bancrofti
→ filariose lymphatique, microfilaire
Édit. 2017
Bancroft (filariose de) l.f.
bancroftian filariasis
Infection parasitaire très fréquente en zone tropicale et subtropicale, transmise par piqûre de moustiques et due à un nématode, Wuchereria bancrofti, dont les filaires adultes parasitent le système lymphatique et dont le réservoir est l'Homme.
L'incubation est de 3 à 4 mois. La maladie est souvent asymptomatique, mais elle peut être responsable de lymphadénopathies, de lymphangite, de funiculite et d'hydrocèle, voire d'un éléphantiasis chronique. II faut un séjour prolongé en zone endémique pour contracter la maladie. Le diagnostic repose sur la mise en évidence des microfilaires sanguicoles à minuit.
J. Bancroft, médecin et parasitologue australien (1878)
Syn. filariose lymphatique, bancroftose (obsolète)
→ Wurchereria Bancrofti, microfilaire, lymphangite, funiculite, éléphantiasis, lymphadénopathie
Édit. 2017
bar n.m.
bar
Unité de mesure de la pression. Une atmosphère = 1.013 millibars.
Dans le système international, l'unité de mesure de la pression est le Pascal. Un bar = 105 Pascal = 100 kPa # 1 atm # 10 m H2O
Édit. 2017
barbiturique n.m.
barbituric drug, barbiturate
1) En anesthésie-réanimation, médicament sédatif, somnifère et anticonvulsivant, dérivé de l’acide barbiturique (2,4,6-trioxyhexahydropyrimidine), synthétisé à partir de l’urée et de l’acide malonique.
Ils sont de moins en moins employés pour l’induction de l’anesthésie générale (anesthésiques intraveineux d’action rapide et courte pour des actes brefs) car cette utilisation est contrindiquée dans les porphyries et les insuffisances hépatiques.
On emploie le thiopental et le thiamylal (thiobarbituriques comportant un atome soufre en position 2 à la place de l’atome d'oxygène) ou le méthohexital (oxybarbiturique comportant un radical méthyle en position 1).
Le thiopental a été utilisé pour la première fois en anesthésie par Waters et Lundy (1934).
2) En psychiatrie, très largement utilisés auparavant pour leurs propriétés hypnotiques, sédatives et anticonvulsivantes, les indications des barbituriques se réduisent progressivement avec l'apparition de produits plus efficaces ou aux effets secondaires moindres, notamment les benzodiazépines.
On les distingue surtout selon leur durée d'action : immédiate et brève (30 minutes, pour anesthésie) ; rapide (moyenne de 5 à 6 heures) ; intermédiaire (8 heures, formes supplantées par les hypnotiques non barbituriques) ; lente (jusqu'à 24 heures).
Leur mécanisme d'action implique une diminution de l'excitabilité des neurones par action sur les récepteurs GABAergiques.
À côté de la tolérance adaptative croisée avec les autres dépresseurs du système nerveux, il existe une tolérance rapide par induction enzymatique : l'abus des barbituriques donne lieu à une dépendance physique (comme avec l'alcool) et à une toxicomanie.
À faibles doses, ils sont anxiolytiques, désinhibiteurs et euphorisants. Ils entraînent une ivresse, une diminution de la coordination motrice et de la maîtrise des émotions, ainsi qu'une somnolence. À fortes doses, en fonction de leur durée d'action, ils provoquent une dépression respiratoire avec hypotonie, coma, hypothermie, troubles du rythme cardiaque et myosis réactif.
Étym. allemand de barbitursäure : acide malonique (extrait de la bette) et urique (adj. tiré d'«urée»).Cette étymologie est incertaine.
Édit. 2017
barrière hématotesticulaire l.f.
blood-testicular barrier
Système formé par l'union de cellules somatiques, les cellules de Sertoli, entravant le transport intracellulaire des substances plasmatiques vers la lumière des tubes séminifères et les cellules germinales.
Cette barrière s'établit à la puberté, en même temps que les premières cellules germinales subissent la méiose, qui est ainsi protégée.
Syn. barrière hémotesticulaire
Édit. 2017
BCOR gene l. angl. pour BCL6 corepresseur
Gène, situé sur le locus chromosomique Xp11.4, codant pour une protéine connue comme BCL6 corepresseur qui ne peut se lier au DNA par elle-même mais qui interagit avec d’autres protéines de liaison pour supprimer l’activité de certains gènes.
Ce gène joue un rôle important dans la fonction et la survie de cellules du système immunitaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Lenz (microphtalmie ou anophtalmie avec anomalies associées) et le syndrome oculo-facio-cardio-dentaire
Syn. 5830466J11Rik, 8430401K06Rik, ANOP2, BCL-6 interacting corepressor, BCL6 co-repressor, BCOR_HUMAN, FLJ20285, FLJ38041, KIAA1575, MAA2, MCOPS2, MGC131961, MGC71031
→ Lenz (syndrome de), oculo-facio-cardio-dentaire (syndrome)
Édit. 2017
Behçet (maladie de) l.f.
Behçet’s disease
Affection inflammatoire polysystémique, chronique, récidivante qui se caractérise par la triade aphtes buccaux-aphtes génitaux-uvéite et qui peut atteindre aussi le système nerveux central, l'appareil digestif, les articulations, les vaisseaux.
Rare en Europe de l'Ouest, elle est fréquente dans le bassin méditerranéen oriental et au Japon.
La pathogénie, encore très discutée, est probablement multifactorielle. L'histopathologie vasculaire est la même dans tous les organes intéressés. La vascularite, lésion principale, est une inflammation thrombosante des petits vaisseaux, surtout des veinules, avec parfois des thrombus composés de granulocytes et de plaquettes.
Les signes cutanéomuqueux sont les plus fréquents. L'aphtose buccale constante peut être longtemps isolée. Elle ne se distingue en rien des aphtes vulgaires. Il en est de même des aphtes génitaux, bien que leur présence soit moins constante. On observe des pseudofolliculites nécrotiques, en particulier aux points de piqûre, évoquant une hypersensibilité cutanée. Les autres manifestations réalisent des nodules dermohypodermiques douloureux correspondant soit à un érythème noueux, soit à des phlébites superficielles.
Les manifestations oculaires comprennent l'iridocyclite récidivante, parfois accompagnée d'hypopyon. Le segment postérieur peut également être touché par une vascularite rétinienne, une atteinte papillaire, qui conditionnent largement le pronostic fonctionnel.
Dans ses formes neurologiques dites neuro-Behçet (8 à 26% des cas), il s'agit principalement d'une méningo-encéphalite, parfois d'une thrombose veineuse cérébrale avec hypertension intracrânienne. L'évolution se fait le plus souvent par poussées. Cette affection s'apparente aux autres uvéonévraxites.
D’autres manifestations peuvent se rencontrer : arthrites, douleurs abdominales, épididymite, état confusionnel. L'évolution est imprévisible. En dehors des atteintes cérébrales et vasculaires (phlébites profondes, plus rarement atteintes artérielles) qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital, le pronostic fonctionnel de la maladie de Behçet est surtout lié à l'atteinte oculaire avec possibilité de séquelles irréversibles responsables de cécité
Le traitement est essentiellement symptomatique pour les arthrites (AINS, colchicine), locaux pour les uvéites (corticoides), voire corticothérapie générale. Le recours aux cytolytiques immunosuppresseurs est licite en cas d'échec. Cette maladie est liée à l'antigène d'histocompatibilité Bw51. On trouve aussi le type HLA B27 dans la forme rhumatologique et HLA B12 dans la forme cutanéomuqueuse (MIM 109650). Elle est souvent confondue avec la grande aphtose décrite par Touraine en 1941.
H. Behçet, dermatologue turc (1937), B. Adamantiades, ophtalmologiste grec (1931)
Syn. syndrome de Behçet
→ aphte, vascularite, uvéite, irido-cyclite, hypopion, méningo-encéphalite, érythème noueux, HLA, HLA B27, aphtose (grande) de Touraine
Édit. 2017
benzodiazépines n.f.
benzodiazepine drugs
Médicaments psychotropes qui possèdent plusieurs effets cérébraux : sédatif (baisse de la vigilance), anxiolytique, anticonvulsivant, myorelaxant, liés à leur fixation sur les récepteurs GABA.
Les benzodiazépines agissent, au niveau du système nerveux central, sur des récepteurs spécifiques étroitement liés aux récepteurs du GABA (acide gamma-aminobutyrique) et au canal du chlore. Elles renforcent l’inhibition GABA-ergique centrale par leur action agoniste.
Les benzodiazépines réduisent toutes les formes d'anxiété aigüe (anticipatoire, situationnelle, symptomatique d'une pathologie): elles sont surtout utilisées comme anxiolytique (clorazépate, chlordiazépoxide, diazepam, bromazépam, oxazépam, alprazolam...). Certaines sont davantage anticonvulsivantes tel le clonazépam. D'autres sont davantage myorelaxantes tel le diazépam.
Des apparentés des benzodiazépines (zolapidem, zopiclone) sont indiqués comme hypnotiques.
En raison des risques d'effets indésirables (acaccoutumance et dépendance) la prise de benzodiazépines et apparentés doit en principe être ponctuelle : une prescription d'anxiolytique ne doit pas excéder 3 mois, une prescription d'hypnotique ne doit pas excéder 1 mois.
→ anxiolytiques, acide gamma-aminobutyrique, clorazépate, diazépam, chlordiazépoxide, oxazépam, bromazépam, alprazolam, clonazépam, zolpidem, zopiclone, benzodiazépines (effets secondaires des) , psychotropes
[H3,G5 ]
Édit. 2017
besoin sanitaire l.m.
sanitary need
Exigence éprouvée par une population qui, dans l’état de ses connaissances, souhaite maintenir ou améliorer son état de santé, prévenir une maladie ou la soigner.
1-La notion de besoin varie considérablement selon l’appréciateur. La population des pays développés a des besoins subjectifs souvent plus vastes que les besoins réels évalués par l’épidémiologie. Inversement les peuples peu informés ont des besoins cachés donc non exprimés qui peuvent être des besoins réels.
2-Le système de santé idéal est celui qui, dans l’état actuel de la science, transforme les besoins réels en besoins satisfaits dans la prophylaxie et dans les soins, que ces besoins aient été exprimés ou non.
Édit. 2017
bêtabloquant n.m.
betablocker, beta-adrenergic receptor antagonist
Médicament qui s'oppose à l'action des catécholamines endogènes ou aux substances exogènes qui agissent sur les récepteurs β du système sympathique.
Les médicaments utilisés en clinique sont des antagonistes compétitifs plus ou moins sélectifs pour les récepteurs β1 (situés surtout au niveau de l'appareil cardiovasculaire) et β2 (récepteurs des muscles bronchiques). Certains antagonistes sont non sélectifs (propranolol, nadolol, timolol, labétanol).
Certains β-bloquants ont une activité intrinsèque sympathomimétique (pindolol, acébutol) ce qui limite l'effet inotrope négatif et la bradycardie. Ils ont un effet stabilisateur de membrane expliquant leur effet antiarythmique (classe II de Vaugham Williams).
Leur effet cardiovasculaire amène une diminution de la fréquence et du débit cardiaques d'où une diminution de la pression artérielle et du travail du cœur. Il y a aussi une augmentation des résistances vasculaires générales et de la triglycéridémie. Des effets adverses peuvent se voir (phénomène de Raynaud, aggravation d'une insuffisance cardiaque, crise d'asthme, troubles du sommeil, hypoglycémie asymptomatique chez un diabétique). L'arrêt brutal peut entraîner un effet rebond.
Utilisations thérapeutiques :
- affections cardiovasculaires : hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque, insuffisance coronarienne, cardiomyopathie hypertrophique, dissection de l'aorte ;
- affections neurologiques : migraines, tremblement essentiel, akathisie, accès de panique ;
- affections métaboliques : hypertension portale, hyperthyroïdie ;
- en ophtalmologie : au cours du glaucome chronique, en collyres pour diminuer la sécrétion d’humeur aqueuse.
→ catécholamine, antiarythmiques (médicaments), Raynaud (phénomène de)
Édit. 2017
bêta-mimétique n.m.
β-adrenergic agonist
Médicament stimulant les récepteurs β du système nerveux sympathique, mimant ainsi les effets des agonistes endogènes (noradrénaline, adrénaline) sur ces récepteurs.
L'adrénaline a des effets alpha et bêta. La noradrénaline a des effets alpha prénominants et des effets bêta faibles La dopamine a des effets bêta à des débits de dose inférieurs à 10µg/kg/min. Les médicaments ayant une action bêta -mimétique cardiaque la plus forte sont l'isoprotérénol et la dobutamine. L'isoprotérénol (bêta -agoniste non sélectif) est peu utilisé actuellement sauf pour augmenter la conduction intracardiaque (bloc auriculoventriculaire, torsades de pointes). La dobutamine (sélectivité bêta 2) a un effet inotrope positif prédominant.
Les bêta 1-agonistes sélectifs sont utilisés dans le traitement de l'état de choc et dans l'insuffisance cardiaque pour leur action inotrope positive.
Les bêta 2-agonistes sélectifs sont utilisés dans le traitement de l'asthme (métaprotérénol, terbutaline, albutérol, salbutamol, fénotérol, pirbutérol) et pour l'inhibition des contractions utérines (prévention de l'accouchement prématuré).
→ adrénaline, noradrénaline, dopamine, isoprotérénol, terbutaline, salbutamol, fénotérol,
Édit. 2017
bilharziose asiatique l.f.
Asian schistosomiasis
Bilharziose provoquée par Schistosoma japonicum, répandue en Extrême-Orient, notamment en Chine, au Japon et aux Philippines.
Cette anthropozoonose se développe également chez les bovidés et chez d’autres animaux qui sont des réservoirs de germes.
Le parasite adulte vit dans le système veineux mésentérique. La contamination est réalisée par des larves se développant chez certains dulçaquicoles. Ces larves (furcocercaires) sont libérées dans l’eau et pénètrent par voie transcutanée (baignade, travail dans des rizières inondées). Cette bilharziose est marquée par un état toxi-infectieux grave, des troubles dysentériques, une hépatosplénomégalie et une hyperéosinophilie sanguine. Elle entraîne diverses complications hépatospléniques ("cirrhose" bilharzienne) d’évolution parfois mortelle.
N'existant que dans quelques foyers du Sud-est asiatique, la bilharziose à Schistosoma mekongi est caractérisée par la sévérité de son évolution (complications hépatiques).
Syn. schistosomose
→ bilharziose, schistosome, Schistosoma japonicum, Schistosoma mekongi
Édit. 2017
binaural adj.
binaural
Qui implique les deux oreilles.
L’audition binaurale est le type d’audition qui utilise les deux oreilles, processus indispensable pour la perception auditive spatiale.
En effet, la construction de notre espace sonore subjectif impose dans un premier temps de repérer la position des sources sonores. Cette opération, nommée localisation sonore, implique les mécanismes physiologiques utilisant les différences de temps, d’intensité et de phase perçues entre les deux oreilles. La comparaison des informations venant des deux oreilles se fait au niveau du système nerveux central.
→ monaural
Édit. 2017
binôme linnéen l.m.
Linnean binomial
Système de désignation des êtres vivants (et pas seulement des parasites ou des micromycètes), grâce à un nom de genre suivi d’un nom d’espèce, voire de sous-espèce.
Ex. Plasmodium falciparum, Plasmodium malariae, Trypanosoma brucei gambiense.
Étym. lat. médiév. binomium : quantité algébrique à deux termes ; gr. onoma : nom ; Linné, créateur de la botanique moderne
Syn. dénomination linnéenne
Édit. 2017
bioconversion n.f.
bioconversion, biotransformation
Transformation d'une substance chimique en une autre de structure voisine par un micro-organisme ou un système enzymatique.
Édit. 2017
modèle biopsychosocial l.m.
biopsychosocial model
Modèle qui s'est éloigné des paradigmes psychologiques ou biologiques, considérés comme réductionnistes avec leur causalité linéaire, leur dualisme et leur analyse factorielle, au profit d'une approche holistique, probabiliste et analogique associant notamment, dans l'approche étiologique, la neurobiologie, la neuropsychologie et l'environnement (1).
Le fonctionnement psychique est en permanence l'expression des interactions entre le niveau biologique, c'est-à-dire moléculaire, le niveau psychologique et relationnel, et le niveau sociologique et culturel. Chacun de ces niveaux subit la contrainte des autres et exerce également sur les autres ses propres contraintes. De plus, comme pour tout système complexe, l'appareil psychique est sensible aux conditions initiales de son fonctionnement et à leurs modifications. Si bien que la maladie mentale ne peut être comprise que dans une perspective diachronique (2)
Une grande partie de ces concepts s'est aussi inspirée du monde de la physique, en particulier de la théorie de la relativité (3), de la loi de l'indétermination (4) et de la théorie des quantas (5). Quel que soit leur intérêt, ce sont plutôt des juxtapositions que des liens indiscutables qui établissent jusqu'à présent ces rapprochements. Il est en tout cas possible que le modèle psychosocial, la physique moderne et des considérations humaines s'interpénètrent de telle façon que se fassent jour de nouveaux modes de pensée contribuant à une meilleure compréhension psychologique et psychiatrique.
(1) G. L. Engel, psychiatre américain (1977, 1980) ; (2) M. Reynaud et J. A. Malarewicz, psychiatres français (1996) ; (3) A. Einstein, physicien allemand, prix Nobel de physique en 1921(1916) ; (4) W. Heisenberg, physicien allemand (1927) ; (5) M. Planck, physicien allemand, prix Nobel de physique en 1918 (1900)
[H3]
Édit. 2018