épiétiocholanolone n.f.
epietiocholanolone
Isomère de l'étiocholanolone, formé à partir des androgènes gonadaux, éliminé en faible quantité dans l'urine, essentiellement sous forme sulfoconjuguée.
[C1, C2]
Édit. 2020
épimérase n.f.
epimerase
Enzyme catalysant une réaction d'épimérisation.
Par ex. la pentulose-5-phosphate-épimérase catalyse la transformation réversible du ribulose-5-phosphate en xylulose-5-phosphate. L'enzyme qui catalyse la transformation de l'UDP-glucose en UDP-galactose est appelé uridine-diphosphate-galactose-épimérase ou galactowaldénase.
[C1, C2]
Édit. 2020
épiréguline n.f.
epiregulin
Protéine mitogène pour les cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins, dont la sécrétion est induite par l’angiotensine II, par l’endothéline I et par la thrombine.
→ angiotensine II, endothéline, thrombine
[C1, C2]
Édit. 2020
épithélium germinatif interne l.m.
internal germinal epithelium
Composante corticale de l'ovaire, à partir de laquelle se sont formées les cellules de la lignée germinale, qui subissent une évolution dont le terme final est le follicule de De Graaf.
R. de Graaf, médecin et anatomiste néerlandais (1641-1763)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, C2, O3]
Édit. 2020
épreuve à la brome-sulfone-phtaléine l.f.
bromsulfone-phtalein test
→ brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la)
[L1,C2]
Édit. 2018
épreuve à la vasopressine l.f.
vasopressine test
[C2,M1, O4]
Édit. 2020
épreuve d'Amsler l.f.
M. Amsler, ophtalmologiste suisse (1945)
[C2,P2]
Édit. 2018
épreuve de concentration-dilution l.f.
F. Volhard, médecin interniste et néphrologue allemand (1910)
[C2,M1]
Édit. 2018
épreuve de stimulation-freinage l.f.
stimulation-blockade ovarian test
Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
M. F. Jayle, biochimiste français (1962)
Syn. épreuve de Jayle
→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie
[C2,O4]
Édit. 2018
équilibration posturale
n.f.
postural balancing
Fonction permettant le maintien d'une posture, particulièrement au niveau de l'axe du corps et des yeux, malgré d'éventuelles perturbations, ainsi que son rétablissement lorsqu'elle a été compromise.
Cette adaptation posturale dépend surtout de l'intégration dans les noyaux sous-corticaux et le cortex pariétal ascendant, par l'intermédiaire du thalamus, des afférences vestibulaires. Outre le cervelet et les noyaux gris centraux, la substance réticulée, les noyaux oculomoteurs jouent également un rôle dans ce contrôle.
Les capteurs sensoriels détectent la position respective des divers segments et informent sur celle-ci. Les centres nerveux interprètent la position ainsi transmise des différents influx et réalisent une réponse appropriée. Les effecteurs moteurs permettent la correction adéquate.
Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau
[C2, H1]
Édit. 2020
équilibre n.m.
equilibrium, balance
Attitude ou position stable du corps humain assurée par la fonction d’équilibration.
Les différentes parties du corps ont dans l’espace des rapports normaux dont le maintien définit l’équilibre.
Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau
[C2,H1]
Édit. 2018
équilibre hydroélectrolytique l.m.
hydro-electrolytical balance
Équilibre entre les anions et les cations dans le plasma.
Cet équilibre est nécessaire à la vie, la concentration globale en électrolytes assure la constance du milieu intérieur, indispensable au bon fonctionnement des échanges cellulaires.
Ces facteurs supposent qu'une balance égale entre les entrées et les sorties d'eau et d'électrolytes soit réalisée. Les apports nutritifs, les dépenses métaboliques et l'action de différentes hormones, aldostérone, hormone antidiurétique, etc. interviennent. L'anamnèse et les signes cliniques peuvent fournir une orientation mais le diagnostic précis des troubles physiopathologiques correspondant à des écarts aux valeurs normales ne peut s’affirmer que par des examens biologiques.
Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau
→ électrolyte, potassium, sodium
[C2, M1, O4]
Édit. 2020
érecteur adj.
erector
Qui provoque l’érection.
Il peut s’agir d’un muscle (muscle horripilateur du poil), d’un groupe de muscles (muscles érecteurs de la colonne vertébrale) ou d’un organe susceptible d’augmenter de volume et de dureté sous l’influence de l’accumulation de sang (corps caverneux et spongieux qui permettent l’érection du pénis ou du clitoris).
Étym. lat. erigere, erectum : relever
→ érection
[A1,C2, J1, M3]
Édit. 2020
érectile adj.
erectile
Qualifie un tissu ou un organe ayant la capacité de se mettre en érection.
Bien que le terme puisse être employé à propos de poils susceptibles de se redresser (poils érectiles), on l’utilise essentiellement au sujet des corps caverneux et spongieux du pénis et du clitoris.
Étym. lat. erigere, erectum : relever
→ érection
[A1, C2, J1, M3]
Édit. 2020
érectile (tissu) l.m.
erectile tissue
Tissu dont la structure histologique comporte de larges alvéoles vasculaires ou espaces lacunes, véritables éponges qui peuvent s’emplir de sang artériel, ce qui provoque une augmentation de leur taille, de leur dureté et leur redressement.
C’est essentiellement le cas des corps caverneux et du corps spongieux (d’où leur nom). A la suite de stimuli divers, plusieurs facteurs chimiques et le système nerveux autonome, via les nerfs caverneux, commandent le remplissage de leurs espaces lacunes par du sang artériel issu de branches de l’artère pudendale interne. Ce remplissage est favorisé par la contraction des muscles bulbo-caverneux et ischio-caverneux du périnée qui compriment la base des corps érectiles et par la compression des veines de drainage.
Ce mécanisme est responsable de l’érection.
Étym. lat. erigere, erectum : relever
→ érection
[A2, C2, M3]
Édit. 2020
érection n.f.
erection
Augmentation de volume, durcissement et redressement du pénis (ou du clitoris).
Ces modifications morphologiques sont dues à l’effet conjugué de l’irruption de sang artériel dans les espaces sinusoïdes des corps caverneux (ce qui entraîne la dilatation de ceux-ci), de la restriction du drainage veineux et de la contraction des muscles ischiocaverneux. Ce mécanisme est commandé par le système nerveux autonome (parasympathique facilitateur et sympathique inhibiteur) en réponse à différents stimuli mécaniques, chimiques, psychologiques… Le monoxyde d’azote largué par les terminaisons nerveuses des corps érectiles et leurs cellules endothéliales joue un rôle important dans l’érection, de même que plusieurs neuromédiateurs centraux, des influences corticales (aire préoptique médiane), etc… L’érection peut être réflexe en réponse à une stimulation génitale avec un relais nerveux sacré, psychogène d’origine supraspinale, coïtale associant les deux précédentes ou nocturne, encore mal connue.
Le priapisme est une érection involontaire, douloureuse, maintenue plus de quelques heures. C’est une urgence médicale.
Les troubles érectiles (impuissance) peuvent être d’origine vasculaire (athérome des artères pudendales…), secondaires à une atteinte neurologique centrale ou périphérique, à un traumatisme local (chirurgie, radiothérapie..), d’origine endocrinienne (diabète…), iatrogène (psychotropes…), psychologique…
Étym. lat. erectio : action de dresser, érection
→ érectile (tissu), priapisme, impuissance
[C2, H1, H4, K4, M3, O3]
Édit. 2020
érythrodiapédèse n.f.
erythrodiapedese
Passage passif des hématies (ou érythrocytes) du sang dans le tissu interstitiel à la faveur de la rupture de la membrane basale des capillaires ou de la paroi des petits vaisseaux.
Terme impropre.
Étym. gr. eruthros : rouge ; diapêdein : traverser
→ inflammation hémorragique, diapédèse
[F1,C2]
Édit. 2018
érythrophagocytose n.f.
erythrophagocytosis
Englobement des hématies par des cellules phagocytaires telles que monocytes, macrophages ou granulocytes.
L'érythrophagocytose physiologique des hématies se trouvant en fin de vie est le fait des macrophages surtout médullaires. Celle faite par les monocytes, les granulocytes ou les macrophages hépatospléniques est en rapport avec une maladie telle que l'hémolyse immunologique.
[F1,A2,C2]
Édit. 2018
érythropoïèse n.f.
erythropoiesis
Formation de l’hématie, qui s'effectue dans les tissus où sont biosynthétisées toutes les protéines qu'il contient pendant la période de maturation.
Les os sont le siège de l'érythropoïèse normale chez l'adulte.
Le tissu hématopoïétique impliqué dans l'érythropoïèse se divise en trois compartiments définis par leur sensibilité à différents facteurs hormonaux : les cellules souches totipotentes, les cellules souches prédifférenciées ou progéniteurs qui se composent de cellules primitives proches de la cellule souche et de cellules plus matures sensibles à l'érythropoïétine, les cellules différenciées ou compartiment érythroblastique, dont la maturation est également stimulée par l'érythropoïétine
[F1,C2,C3]
Édit. 2018
érythropoïèse fœtale l.f.
fetal erythopoiesis
Différenciation des érythrocytes fœtaux, nucléés, dans le sac vitellin puis dans le foie embryonnaire jusqu'à trois mois et enfin dans la moelle osseuse.
[F1,C2,O6]
Édit. 2018
espace alvéolaire pulmonaire l.m.
alveolar space.
Espace des voies aériennes qui participe à l'hématose.
Il est contenu dans les lobules pulmonaires et correspond aux bronchioles et aux alvéoles qui participent à l'hématose. Des alvéoles qui ne sont pas perfusées font partie de l'espace mort.
L’absence de perfusion ou de ventilation d’alvéoles définit l’espace mort.
→ air alvéolaire, bronchiole, espace mort, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire
[K1,C2]
Édit. 2018
espace mort l.m.
dead space
Espace des voies aériennes qui ne participe pas à l'hématose.
L'espace mort «anatomique» correspond aux bronches, à la trachée et aux voies aériennes supérieures. Il joue un rôle physiologique indispensable en réchauffant, humidifiant et dépoussiérant l'air inspiré, ce qui protège l'espace alvéolaire de la dessiccation, de l'infection et des poussières génératrices de pneumoconiose. Mais il peut exister des alvéoles non perfusées, l'air qu'elles contiennent ne participant pas à l'hématose : elles font partie de l'espace mort «physiologique», dont le volume (symbole VD) est celui de l'air de composition alvéolaire restant en fin d'expiration dans les voies aériennes extralobulaires. On calcule l'espace mort physiologique à partir de la différence entre la ventilation globale, V', et la ventilation alvéolaire V'A, par la formule : VD = (V' - V'A) / f, f étant la fréquence respiratoire.
→ bronche, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire, ventilation alvéolaire
[K1,C2]
Édit. 2018
espace mort (effet d') l.m.
dead space effect
Augmentation de l'espace mort physiologique causée par la réduction ou l'arrêt de la perfusion de certaines alvéoles restant ventilées, ce qui correspond à certains lobules où le rapport ventilation/perfusion est élevé.
L'obstruction des capillaires pulmonaires (p. ex. par embolies) ou leur destruction (p. ex. emphysème bulleux ou lobaire) crée un effet d'espace mort qui s'ajoute à l'espace mort anatomique et entraine une hypoxie avec, le plus souvent, une hypocapnie par compensation ventilatoire).
→ effet shunt, espace nuisible, ventilation/ perfusion (rapport)
[K1,C2]
Édit. 2018
espace mort d'appareillage l.m.
apparatus dead space
Volume des gaz expirés, non épuré de leur dioxyde de carbone, contenu dans le système respiratoire de l'appareil en fin d'expiration, volume qui est réinspiré chaque fois, et correspond à la zone non épurée parcourue alternativement par l'air inspiré et l'air expiré.
Les dispositifs respiratoires utilisés en anesthésie-réanimation prolongent généralement l'espace mort naturel du sujet de sorte que la ventilation doit être augmentée pour assurer une élimination normale du dioxyde de carbone de l'espace alvéolaire. Le schéma théorique ci-dessous montre un exemple de zones d'espace mort chez le sujet et dans l'appareillage. Mais le volume effectif est un peu plus grand qu'il n'apparaît sur le schéma parce que les soupapes fuient toujours légèrement et parce qu'en respiration artificielle la compression des gaz augmente le volume mort. En effet la pression d'insufflation est plus élevée que la pression expiratoire. En D est figuré un dispositif exceptionnellement utilisé (Draeger) mais qui précise la définition de l'espace mort d'appareillage.
[K1,C2,G1,B3]
Édit. 2018
espace nuisible l.m.
harmful space
Expression incorrecte qui ne doit plus être employée.
En effet l'espace des voies aériennes supérieures, de la trachée et des bronches n'est pas nuisible car il joue un rôle physiologique important en humidifiant et dépoussiérant l'air inspiré, ce qui assure une épuration et une humidification qui protège les alvéoles pulmonaires de la dessiccation.
[K1,C2]
Édit. 2018