espace PR l.m.
PR interval
Segment du tracé de l’électrocardiogramme correspondant au temps de conduction auriculoventriculaire.
Sa durée normale varie entre 0,12 et 0,20 sec. Son allongement pathologique indique un défaut de conduction (bloc auriculoventriculaire du premier ou du deuxième degré).
Syn. intervalle PR
[K2,B3,C2]
Édit. 2018
espaces électriques de l'électrocardiogramme l.m.p.
Intervalles séparant les divers accidents de l’élecrocardiogramme (P, Q, R, S, T).
La recherche et la mesure de leurs anomalies fait partie de l’analyse systématique du tracé électrocardiographique.
[K2,B3,C2]
Édit. 2018
espaces liquidiens l.m.p.
liquid spaces
[A1,C2]
Édit. 2018
Ewald (loi d') l.f.
Ewald’s law
Résultats des expériences d’Ewald, énoncés sous forme de lois, concernant l’effet des déplacements des liquides endolymphatiques dans les canaux semi-circulaires du labyrinthe.
A savoir : la secousse lente du nystagmus est dirigée dans le sens du courant endolymphatique; dans le canal latéral, le mouvement ampullipète est le plus efficace; dans les canaux verticaux, postérieur et antérieur, le mouvement ampullifuge est le plus efficace.
R. Ewald, physiologiste allemand (1865-1921)
→ endolymphe, ampullifuge, ampullipète
[C2,P1]
Édit. 2018
excitabilité neuromusculaire
L’excitabilité neuromusculaire a été définie par Littré comme la capacité des muscles et des nerfs d’entrer en action sous l’influence d’un excitant artificiel ou physiologique.
Elle est régie par l’équilibre minéral entre calcium, magnésium, bicarbonates, auxquels s’ajoutent aussi les ions H+, Na+, K+. On la quantifie parfois par l’équation de Loeb (Na+ + K+ + OH-/ Ca2+ + Mg2++ H+, ou celle de Gyorgy : K+ + HPO43-+ HCO3-/ Ca2+ + Mg2+ + H+ ). En pratique un état d’hyperexcitabilité neuromusculaire ou tétanie s’observe en situation d’hypocalcémie, d’hypomagnésémie ou d’alcalose. Elle devrait en théorie être constatée aussi dans l’hyperkaliémie, mais n’apparaît pas car celle-ci coïncide pratiquement toujours avec une acidose. En revanche l’hyperexcitabilité neuromusculaire est possible au cours des alcaloses hypokaliémiques (comme au cours des hyperaldostéronismes primaires). Enfin l’hyperexcitabilité neuromusculaire peut survenir en l’absence d’anomalie métabolique basale, correspondant à la tétanie normométabolique ou spasmophilie (HP KLOTZ), dont l’expression est souvent démasquée par l’hyperpnée (syndrome d’hyperventilation).
→ hyperexcitabilité neuromusculaire, tétanie, spasmophilie, syndrome d'hyperventilation, hyperpnée, Loeb (équation de), Gyorgy (équation de), hyperaldostéronisme primaire
[C2,H1,I4]
Édit. 2018
excreta n.m.
excreta
Matières éliminées par l'organisme consistant principalement en déchets de la nutrition et du métabolisme (fèces, urine, sueur, matières sébacées).
Syn. ejecta
[C2]
Édit. 2018
excrétion rénale de l'eau l.f.
renal excretion of water
Processus par lesquels les reins excrètent le volume d'eau nécessaire à l'équilibre du bilan hydrique et à l'excrétion urinaire des substances dissoutes provenant de l'alimentation et du métabolisme.
Environ 180 L d'eau sont filtrés par jour chez l'adulte, mais un à deux litres seulement apparaissent dans l'urine définitive. L'eau est réabsorbée en majeure partie (70%) dans le tubule proximal selon un processus maintenant l'osmolalité de l'urine égale à celle du plasma. L'ajustement final du volume d'eau à excréter se fait dans le tubule distal.
En cas de restriction hydrique, l'urine se concentre par équilibration osmotique de l'urine tubulaire avec les liquides interstitiels du rein à travers les parois du tubule rendues perméables à l'eau par l'hormone antidiurétique.
En cas de surcharge hydrique, l'urine hypotonique à l'entrée du tube distal le reste jusqu'à la fin du tube collecteur devenu imperméable à l'eau par absence d'hormone antidiurétique.
[C2,M1]
Édit. 2018
excrétion rénale fractionnelle l.f.
renal fractional excretion
Rapport de la clairance d'une substance au débit de filtration glomérulaire.
L'excrétion fractionnelle indique la fraction excrétée de la quantité filtrée d'une substance donnée. Après soustraction de l'unité de l'excrétion fractionnelle, on obtient la réabsorption fractionnelle. Ce mode d'expression permet donc d'apprécier les parts respectives de la filtration glomérulaire et de la réabsorption tubulaire dans l'excrétion urinaire.
[C2,M1]
Édit. 2018
exocrine adj.
exocrine
1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se déverse à l'extérieur de l'organisme, soit par la peau, soit par le tube digestif.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Étym. gr. exo : en dehors ; krinein : sécréter
Ant. endocrine
[O4,C2]
Édit. 2018
exoenzyme n.m.
exoenzyme
Enzyme produit par une cellule et sécrété dans le milieu extérieur.
Ant. endoenzyme
[C1,C2,C3]
Édit. 2018
exosmose n.f.
exosmose
Courant osmotique qui, à travers une membrane semi-perméable, sort d’un système clos, la cellule p. ex., dont le contenu est hypotonique par rapport au niveau ambiant.
Étym. gr. exo : hors ; ôsmos : action de pousser
Ant. endosmose
[C2,C3]
Édit. 2018
expiration n.f.
expiration
Expulsion de l'air inspiré par les poumons, sa durée étant plus longue que celle de l'inspiration.
Cette évacuation se fait avec une réduction du volume de la cavité thoracique, par la diminution de ses 3 diamètres :
- diamètre vertical par l'élévation des coupoles diaphragmatiques lors du relâchement du muscle et sous l'effet de la poussée des viscères abdominaux par la contraction concomitante du muscle transverse de l'abdomen antagoniste du diaphragme, et des muscles obliques externes, obliques internes et droits de l'abdomen ;
- diamètre transversal et antéropostérieur par l'abaissement des extrémités antérieures des côtes qui se portent en arrière et en dedans, entrainant dans la même direction le retrait du sternum, plus accentué à sa partie basse qu'au niveau du manubrium (ceci du fait de la réduction de la longueur des côtes de la 7ème à la 1ère).
→ côtes, diaphragme, muscles intercostaux, inspiration
[C2,K1]
Édit. 2018
exploration fonctionnelle l.f.
function test
Technique visant à apprécier qualitativement et/ou quantitativement une fonction physiologique.
[B3,C2]
Édit. 2018
explosion oxydative l.f.
oxidative burst
Consommation massive d'oxygène par des cellules phagocytaires en réponse à un stimulus avec production d’espèces réactives de l'oxygène telles que des anions superoxydes, du peroxyde d'hydrogène, des radicaux hydroxyles et des singulets d'oxygène.
Ce processus est un des supports de l'activité bactéricide des cellules phagocytaires. Son dysfonctionnement conduit à la granulomatose septique familiale.
→ anion superoxyde, peroxyde d'hydrogène, radicaux hydroxyles, granulomatose septique chronique
[C1,C2,C3]
Édit. 2018
face hippocratique l.f.
hippocratic face
Face profondément altérée et qui annonce une mort prochaine.
La description princeps est attribuée à Hippocrate dans un chapitre du tome « Pronostic », texte apocryphe de ses œuvres dont Émile Littré donne la traduction suivante : « Les traits ont atteint le dernier degré d'altération quand le nez est pincé, les yeux enfoncés, les tempes affaissées, les oreilles froides et contractées, les lobes des oreilles écartés, la peau du front sèche, tendue et aride, la peau de toute la face jaune noire, livide ou plombée…Si les yeux fuient la lumière, s'ils s'écartent de leur axe, si l'un devient plus petit que l'autre ; si le blanc se colore en rouge, s'il y parait des veinules livides ou noires, s'il se montre de la chassie autour de la prunelle, s'ils sont agités saillants hors de l'orbite, ou profondément enfoncés ; si les prunelles sont desséchées et ternes, l'ensemble de ces signes est de funeste augure ... On portera encore un augure funeste, si les lèvres sont relâchées, pendantes, froides et tout à fait blanchies ».
Hippocrate, médecin grec né en 460 avant J.-C., mort vers 377 avant J.-C. ; E. Littré, médecin, lexicographe français membre de l'Académie de médecine (1801-1881)
Syn. faciès hippocratique
[C2,E3]
Édit. 2017
faciès hippocratique l.m.
hippocratic face
[C2,E3]
Édit. 2017
FA CO2 sigle f. pour Fraction de dioxyde de carbone présente dans le gaz Alvéolaire
[C2,K1 ]
facteur angiogénique l.m.
angiogenic factor
Facteur qui stimule l’angiogenèse c’est à dire un processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins (néo vascularisation) à partir de vaisseaux préexistants par la migration ou la prolifération des cellules vasculaires (p. ex. l'angiogénine).
L’angiogénèse est un processus physiologique normal en particulier du développement embryonnaire, mais aussi un processus pathologique, intervenant dans la croissance des tumeurs malignes et l’apparition de métastases. A partir d’une certaine taille, la tumeur pour survivre doit développer de nouveaux vaisseaux.
L’angiogenèse est régulée par un équilibre complexe entre des facteurs pro- et anti-angiogéniques produits par les cellules saines et tumorales.
J. Folkman, chirurgien américain (1971)
→ angiogenèse, facteurs anti-angiogéniques, facteurs pro-angiogéniques, inhibiteurs de l'angiogenèse, angiogénine
[K4,C1,C2,C3]
Édit. 2017
facteur de croissance des fibroblastes l.m.
fibroblast growth factor
Famille de facteurs de croissance polypeptidiques comportant actuellement au moins 23 membres bien identifiés, numérotés de FGF 1 à FGF 23.
Bien que leurs effets aient initialement été caractérisés sur des fibroblastes, d’où leur nom, les FGF stimulent aussi la prolifération, la migration et/ou la différenciation de nombreux autres types cellulaires comme les cellules des surrénales, les myoblastes, les chondrocytes, les cellules gliales, etc. en présence de facteurs de progression tels que les somatomédines et les IGF (Insulin-like Growth Factor).
FGF 1 est également appelé FGF acide (aFGF) et FGF 2, FGF basique (bFGF).
Sigle angl. FGF
→ facteur de croissance des fibroblastes 8, facteur de croissance des fibroblastes 23, FGFR2 gene, FGFR3 gene
[C2,F2]
Édit. 2018
FAN sigle pour
facteur atrial natriurétique
Syn. BNP, ANP
→ facteur atrial natriurétique, atriopeptine
[ C2,K2,O4 ]
Édit. 2018
FA O2 sigle f. pour
→ Fraction d'Oxygène présente dans le gaz Alvéolaire
[C2,K1]
Édit. 2018
fécond adj.
fertile
Se dit d'un individu, d'un couple ou d'une population doué de fécondité.
[C2,O3]
Édit. 2018
fécondabilité n.f.
fecundability
Probabilité d'être fécondée.
La fécondabilité est liée à la fréquence des rapports sexuels, à l'âge de l'individu, aux cycles hormonaux.
[O3,C2]
Édit. 2018
fécondance n.f.
fecundance
Mesure le pouvoir de féconder d'un sperme.
Dans ce pouvoir interviennent le nombre des spermatozoïdes, leur vitalité, leur mobilité et le pourcentage des formes anormales.
[O3,C2]
Édit. 2018
fécondation n.f.
fertilization
Fusion des gamètes mâle et femelle qui forment l’embryon lors de la reproduction sexuée.
Chez la femme, elle se produit naturellement dans l’ampoule de la trompe utérine par la pénétration d’un spermatozoïde à travers la zone pellucide de l’ovule. Chaque gamète, haploïde, apporte 23 chromosomes. L’embryon, diploïde, contient donc 23 paires de chromosomes, dont deux chromosomes sexuels XX chez la fille, XY chez le garçon.
[O3,C2]
Édit. 2018