Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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inducteur adj.

inducer

Se dit de ou des facteurs qui orientent, facilitent, déclenchent une réaction.

Étym. lat. inducere : mener dans

induction n.f.

induction

Processus ou action aboutissant au déclenchement retardé d’un phénomène ou d’une réaction.

Étym. lat. inductio : action d'introduire, de conduire (inducere : tirer dedans, vers)

→ induction (traitement d'), induction anesthésique, induction de l'ovulation, induction du prophage, induction embryonnaire, induction enzymatique, induction menstruelle, induction zygotique

infiltration lymphoplasmocytaire l.f.

Infiltration tissulaire de cellules de 10 à 20 µg au noyau souvent excentré, à la chromatine dense sans nucléole visible et au cytoplasme basophile.  
Ces cellules lymphoïdes B matures se trouvent en association avec des lymphocytes et plus rarement des plasmocytes. Une infiltration lymphoplasmocytaire signe une réaction de type immunologique qui s’accompagne d’une sécrétion d’immunoglobulines G et M.
Cette prolifération cellulaire se rencontre dans différentes pathologies :
1. au cours des maladies inflammatoires chroniques liées à des phénomènes autoimmuns rencontrés dans des vasculites, le syndrome de Gougerot-Sjögren, la  polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux disséminé, la sclérodermie, la polymyosite, la cirrhose biliaire primitive etc. 
2. au cours de certaines affections parasitaires telles que la trypanosomiase africaine aux stades hémolymphatique et encéphalitique, la leishmaniose viscérale, la schistosomiase, la filariose etc.
3. Une infiltration lymphoplasmocytaire, à caractère monoclonal et malin, de la moelle hématopoïétique, la rate et les ganglions signe le diagnostic de la maladie de Waldenström ; elle est responsable d’une sécrétion sérique d’immunoglobuline monoclonale de type IgM, soit κ, soit λ (macroglobulinémie de Waldenström) responsable d’un syndrome d’hyperviscosité.

inflammation subaigüe l.f.

subacute inflammation

Inflammation aigüe qui traine en longueur, peut rétrocéder ou en revanche se transformer en une inflammation chronique.
L’anatomopathologiste la suspectera lorsqu'existe un hiatus entre l'agression-altération d'une part et la réaction-réparation d'autre part. Cette dernière est alors masquée par l'apparition de plasmocytes ou de lymphocytes et une défervescence de l'œdème et des granulocytes.

Étym. lat. flamma : flamme

informatique et psychiatrie l.f.

computer and psychiatry

Science et technologie de traitement de l'information s'appliquant à la psychiatrie dans certaines conditions.
En dehors des tâches quotidiennes de gestion (activité d'un secteur psychiatrique, consultations, archivage des dossiers, etc.), elle peut permettre ou faciliter :
- l'organisation des données pour les recherches, avec saisie des "outils d'évaluation" (cliniques, certes le plus souvent subjectifs, ou objectifs testologiques, biologiques, etc.) et prise en compte des critères de recherche (groupes de sujets, séquences dans le temps, etc.) ;
- plus particulièrement, l'évaluation cognitive par interaction avec l'ordinateur (standardisation des méthodes, calcul fin du temps de réaction par des épreuves de mémoire visuospatiale, recueil automatisé des résultats, etc.) ;
- les études épidémiologiques, qui concernent surtout la santé mentale et doivent respecter les aspects éthiques tels que l'anonymat, définis notamment par la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

→ intelligence artificielle et psychiatrie

inhibiteur n.m.

inhibitor

En biochimie, substance capable de ralentir ou d'empêcher une réaction enzymatique.
On distingue plusieurs types d'inhibiteurs : compétitifs, absolus, allostériques, etc.

inhibition n.f.

inhibition

1) En biochimie, phénomène déclenché par certaines substances qui ralentissent ou arrêtent une réaction.
L'inhibition d'un enzyme peut être compétitive, par un analogue de substrat, ou non compétitive, par un poison qui modifie le site catalytique de l'enzyme. Certains enzymes clés sont soumis à une rétro-inhibition par un métabolite ultérieur de la voie métabolique.
2) En ophtalmologie, trouble de la motilité ou de la perception visuelle dont on ignore la pathogénie.
Il est plus simple de dire amblyopie, neutralisation, insuffisance, etc. Terme à éviter en dehors d'une étude précise d'un mécanisme physiologique ou physiopathologique.
3) En psychiatrie, concept initialement physiologique et neurophysiologique, d'un processus actif et passager de freinage ou de suspension d'une fonction, qui a ensuite été appliqué, de manière souvent ambigüe, à l'activité psychique, surtout émotionnelle, et à ses troubles.
Ses acceptions sont diverses : comportementalistes, éthologiques, psychodynamiques, ces dernières comportant la notion d'un conflit intrapsychique générateur d'angoisse et aussi d'inhibition réductrice du moi (S. Freud).
Quel qu'en soit le processus, l'inhibition s'observe dans les états dépressifs, où elle fait partie du syndrome de ralentissement (D. Widlöcher), et aussi chez les psychasthènes, les émotifs, les timides (p. ex. en face d'une situation éprouvante).
4) En gériatrie, une modification de l'environnement habituel peut inhiber, chez le sujet, les données sociales apprises.
5) En pathologie générale, l'inhibition comportementale est parfois considérée comme préventive de la destruction, du "nivellement entropique" avec l'environnement (H. Laborit).

D. Widlöcher, psychiatre, psychanalyste français (1983) ; H. Laborit, chirurgien neurobiologiste militaire, ethologue et philosophe français (1914-1995)

inositol-triphosphate n.m.

inositol triphosphate

Dérivé de l'inositol dont trois fonctions alcool sont estérifiées par des molécules d'acide phosphorique.
En pratique l'inositol-triphosphate qu'on trouve dans l'organisme animal est le triester phosphorique en 1,4,5 du méso-inositol.
Il se forme lors de l'hydrolyse par une phospholipase C d'une molécule de phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate, en même temps qu'une molécule de diglycéride ; cette réaction, qui se produit au niveau de membranes cellulaires stimulées par certains effecteurs physiologiques, donne ainsi naissance à deux messagers secondaires dans le cytoplasme, le diglycéride qui active une protéine-kinase C et l'inositol-trisphosphate qui provoque la libération d'ions Ca2+ à partir de vésicules du réticulum endoplasmique.

Étym. gr. is, inos : muscle ; itol : suffixe des polyalcools dérivés des oses

Abrév. IP3

insensibilité congénitale à la douleur l.f.

congenital insensitivity to pain, hereditary sensory and autonomic neuropathy (HSAN)

Absence de réaction aux stimulations nociceptives liée à  une neuropathie congénitale  héréditaire impliquant les systèmes sensitifs avec une participation plus ou moins importante des systèmes  autonomes et sensoriels.
L’insensibilité à la douleur occasionne de nombreuses mutilations : morsure de la langue et des lèvres au cours de la mastication, brûlures et plaies des doigts, fractures multiples, infection secondaire etc. De nombreuses  formes sont décrites selon l’importance des troubles associés des systèmes autonomes et sensoriels, de l’âge d’apparition des symptômes, des localisations, de l’hérédité et des anomalies génétiques. Elles entrent dans le cadre général des neuropathies héréditaires sensitives (NHSA) ( Hereditary Sensory and Autonomic Neuropathy, HSAN) classées par P.J. Dyck, en cinq types :
-le type I- NHSA I- le plus fréquent, à transmission autosomique dominante débute tardivement entre 10 et 40 ans par une atteinte des extrémités ; son évolution est progressive ;
-le type II- NHSA II- de transmission autosomique récessive, est à un début précoce ;
-le type III- NHSA III- correspond à la dysautonomie familiale, syndrome de Riley-Day ;
-le type IV-NHSA IV- de transmission autosomique récessive associe à l’insensibilité une dysautonomie, une anhidrose et un retard mental ; il est lié à une altération d’un récepteur du facteur de croissance nerveuse NGF ;
-le type V-NHSA V- est cliniquement comparable au type IV mais sans anhidrose ni trouble mental.
Une forme clinique moins sévère, autosomique récessive, avec une atteinte de la sensibilité des tissus profonds (osseux, tendineux) est liée à une altération du récepteur de faible affinité du NGF-β.
Dans le cadre des neuropathies sensitives, on y associe les formes héréditaires associées à des troubles moteurs et cérébelleux dont le tableau clinique, les lésions histologiques et la physiopathologie sont très différents

P. J. Dyck, neurologue américain (1983)

Syn. analgésie congénitale, indifférence congénitale à la douleur, NHSA

→ neuropathie héréditaire sensitive, dysautonomie familiale, insensibilité congénitale à la douleur avec anhidrose

insuffisance rénale aigüe (IRA) l.f.

acute kidney failure

Syndrome consécutif à l'arrêt brutal ou du moins rapide pendant plus de 24 heures, de la fonction excrétrice de reins, qui fonctionnaient normalement auparavant.
L'IRA est, soit oligo-anurique, soit à diurèse conservée mais avec les conséquences sont identiques. Elle peut être de causes pré-rénales, rénales ou post-rénales. Elle peut survenir à tout âge dans un contexte médical, chirurgical ou obstétrical et répond à différentes lésions rénales (glomérules, tissu interstitiel, tubule avec ou sans réaction de l'interstitium, nécrose du cortex, des vaisseaux, des voie excrétrices ou de la papille, etc.).
On distingue divers types d'IRA :
- insuffisance fonctionnelle réversible, en principe, après correction du mécanisme causal (déshydratation extracellulaire, hypovolémie, hypotension, kaliopénie, hyper-calcémie, etc.) ;
- syndrome hépatorénal irréversible (survenant au cours des cirrhoses décompensées, mais sans lésions microscopiques) ;
- nécrose tubulaire aigüe, cause fréquente d'IRA, due à des états de choc, des hémolyses aigües, des rhabdomyolyses, des brûlures électriques, une coagula­tion intravasculaire disséminée, une pancréatite aigüe hémorragique, certaines intoxications (Hg, CCl4, bichromates, éthylène-glycol, champignons toxiques - amanite phalloïde, amanite proxima, cortinaire orellanus, etc.) et à l'intolérance à certains médicaments (produits de contraste radio-iodés, aminosides, cisplatine, cyclosporine, amphotéricine B, glafénine) ;
- IRA parenchymateuses micro-obstructives aigües par précipitation médicamenteuse (adiazine, acétazolamide, méthotrèxate, acyclovir) ;
- IRA par lyse tumorale post-chimiothérapie (précipitation d'acide urique, d'urates ou de phosphates) ;
- néphropathie hyperuricémique, tubulopathie myélomateuse (surtout myélome avec protéinurie de Bence-Jones) après déshydratation, administration d'antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
- néphrites interstitielles aigües (septicémie, infection urinaire ascendante, leptospirose, fièvre hémorragique) réactions médicamenteuses immuno-allergiques (antibiotiques, AINS, phénindione - Pindione→ -, dérivés d'indanedione), infiltrations néoplasiques et lymphomateuses.
- néphropathies glomérulaires et vasculaires : glomérulo-néphrites aigües endocapillaires, glomérulonéphrites subaigües extra-capillaires parfois nécrosantes (dites malignes rapidement progressives à croissants) survenant au cours d'une infection viscérale, d'une endocardite, d'un syndrome de Goodpasture, d'une glomérulonéphrite idiopathique avec anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles, angéites aigües nécrosantes, PAN, maladie de Wegener IRA et syndromes intermédiaires ou apparentés, micro-angiopathie thrombotique, syndrome hémolytique et urémique ;
- IRA pré-rénales d'origine vasculaire par occlusion des artères rénales ou maladie athéro-embolique rénale ;
- IRA post-rénale par obstacle sur la voie excrétrice (lithiase, compression par une tumeur pelvienne, fibrose postradiothérapique, sclérose ou fibrose rétro-péritonéale).

E. W. Goodpasture, anatomopathologiste américain (1919) ; F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; H. Bence Jones, médecin et chimiste britannique (1848)

Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient

internalisation n.f.

internalization

Processus par lequel un composé est introduit dans une cellule à partir du milieu extracellulaire.
Ce peut être par phagocytose, par pinocytose, par l’effet d’un canal transmembranaire ou par toute autre réaction membranaire.

→ phagocytose, pinocytose

intolérance immunologique l.f.

intolerance

L'intolérance ou hyperallergie est une réaction anormale par son intensité, souvent à la suite d'une dose minime, souvent même infrathérapeutique d'un médicament.
Ainsi, une dose modeste d'atropine entraînera une sécheresse buccale chez un sujet intolérant à l'atropine mais entraînera un eczéma chez celui qui est devenu allergique à ce médicament.

intoxication alimentaire l.f.

food poisoning

Ensemble des accidents provoqués par des substances toxiques ou des agents infectieux apportés par l'alimentation.
Les intoxications d'origine microbienne, de loin les plus fréquentes, sont provoquées par la contamination des aliments par des Salmonelles, le Staphylocoque doré, le Clostridium perfringens ; d'autres germes comme Escherichia coli, le vibrion cholérique, Yersinia enterocolitica, diverses espèces de  Shigella, Clostridium botulinum ont été mis en cause. Certains champignons sont également responsables d’intoxications alimentaires. Les symptômes sont les conséquences de la production d'une toxine par le germe ou directement en rapport avec l'action du microorganisme sur la muqueuse digestive. La durée de la période d'incubation de quelques heures dépend du microorganisme en cause. Les manifestations des intoxications alimentaires doivent être distinguées de celles des intolérances alimentaires liées à une réaction anormale de l'organisme à des substances normalement contenues dans les aliments : intolérance au glutamate, allergie digestive, intolérance au lactose etc.
Syn .toxi-infection alimentaire

→ champignons, champignons (accidents précoces par ingestion de), champignons (accidents tardifs par ingestion de)

invertase n.f.

invertase

Enzyme catalysant l'hydrolyse du saccharose en fructose + glucose.
Au cours de cette réaction le pouvoir rotatoire de la solution s'inverse de positif (αD = +66°5) en négatif, en raison de la libération de fructose très lévogyre (αD = -92,4), plus lévogyre que le glucose n'est dextrogyre (αD = +52,7).

Étym. inversion de la déviation du rayon lumineux

→ saccharase

iodide n.f.

iododerma

Réaction cutanée aux dérivés halogénés iodés.

→ halogénides

ipatropium nm.

Bronchodilatateur anticholinergique qui bloque les récepteurs muscariniques à l’acétylcholine dans les muscles lisses bronchiques
Il est utilisé par inhalation dans le traitement symptomatique des bronchopathies obstructives (BPCO) et des crises d'asthme. Il est associé à un bêta-2 mimétique d'action rapide et de courte durée (Salbutamol, Fénotérol).

Chaque nébulisation de solution correspond à 0,25mg de produit chez l’enfant et à 0,50 mg chez l’adulte. Son action apparaît en quelques minutes et dure 4 à 6 heures. Les nébulisations peuvent être répétées toutes les 20 à 30 minutes.
Les effets secondaires centraux (en particulier le syndrome anticholinergique) sont rares car le produit ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique  et n’est pas diffusé dans l'organisme. Les effets secondaires les plus fréquents sont la sécheresse de la bouche et l’irritation de la gorge. Les contre-indications sont les réaction à l'atropine et aux produits voisins, le glaucome à angle fermé et l'adénome prostatisue (risque de rétentionurinaire).
Cette molécule fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’OMS.

[G5,K1]

Édit. 2018

isomérase n.f.

isomerase

Enzyme catalysant une réaction d'isomérisation.
Certaines sont des mutases qui transfèrent un radical d'un point à un autre d'une molécule. D'autres sont des hydrogénomutases qui catalysent des oxydoréductions intramoléculaires, comme l'urocanase ou les hexose-isomérases. Les stéréo-isomérases catalysent des épimérisations. Il existe aussi des cis-trans-isomérases.

keratitis fugax hereditaria l.f.

keratitis fugax hereditaria
Épisodes récidivants de kératite.
Maladie cornéenne évoluant par poussées avec sensation de corps étranger, photophobie et œdème de la cornée. Il peut exister une réaction uvéale antérieure discrète et la cicatrisation laisse peu d'opacités du stroma. Elle débute vers l'âge de quatre ans et comporte de 2 à 8 poussées par an, ces accès diminuent après 50 ans. L’affection est autosomique dominante (MIM 148200).

O. Valle, ophtalmologiste finlandais (1964)

kératoconjonctivite atopique l.f.

atopic kerato-conjunctivitis

Conjonctivite qui survient chez des sujets adultes atteints en général d'eczéma généralisé ancien, avec réaction d'hypersensibilité plus volontiers du type retardé.
Elle se complique souvent de cataracte atopique avec opacité corticale antérieure en bouclier ou en écusson. L'association est assez fréquente avec un kératocône.

→ atopie

kinase n.f.

kinase

Enzyme catalysant une réaction d'activation.
Les kinases sont surtout les enzymes transférant le radical phosphoryle de l'ATP sur un substrat. P. ex. l'hexokinase permet à un ose de devenir actif métaboliquement sous forme d'hexose-6-phosphate.

Étym. gr. kinesis : mouvement

Kline (réaction de) l.f.

Kline’s reaction

Réaction de floculation longtemps utilisée pour le diagnostic biologique de la syphilis.
Elle n’est plus employée.

B. S. Kline, biologiste américain (1930) 

Kober (méthode de) l.f.

Kober's test

Réaction colorimétrique permettant de doser les œstrogènes totaux dans les urines, actuellement abandonnée au profit des dosages plasmatiques.

S. Kober, chimiste néerlandais (1931)

lactate-déshydrogénase n.f.

lactate dehydrogenase

Enzyme catalysant la déshydrogénation de l'acide lactique en acide pyruvique et la réaction inverse.
Selon la stéréospécificité du substrat, on distingue des D-lacticodéshydrogénases, présentes chez certaines bactéries, et les L-lacticodéshydrogénases, universellement répandues. Les L-lacticodéshydrogénases des microorganismes sont des enzymes flaviniques contenant généralement du fer non héminique et un cytochrome du type b. Les L-lacticodéshydrogénases cytoplasmiques des tissus animaux sont des enzymes qui transfèrent les atomes d'hydrogène sur le NAD, en position A. Elles sont constituées de quatre chaînes peptidiques prises parmi deux types de chaînes, A et B. Elle forment ainsi 5 isoenzymes, séparables par électrophorèse, A4, A3B, A2B2, AB3, B4. Dans les muscles et le foie on trouve surtout B4 et AB3 ; dans le cœur, le rein et le cerveau surtout A4. La présence de cet enzyme dans le plasma sanguin révèle une altération d'un tissu ; le type d'isoenzymes mis en évidence sur le diagramme électrophorétique peut renseigner sur l'affection en cause : hépatite, infarctus du myocarde, ou autre.

Syn. lacticodéshydrogénase

lactate-déshydrogénase (déficit en) l.m.

lactate dehydrogenase deficiency

Glycogénose exceptionnelle, liée au déficit d'un enzyme catalysant la déshydrogénation de l'acide lactique en acide pyruvique et la réaction inverse.
Il existe deux types de déficiences : la déficience en lactate-déshydrogénase A et la déficience en lactate-déshydrogénase B.
Les patients déficients en lactate-déshydrogénase A se plaignent de fatigue, de myalgies et de crampes musculaires à l’effort. Dans des formes sévères, des exercices musculaires prolongés peuvent conduire à une rhabdomyolyse responsable de libération de myoglobine. Son excrétion par les reins donne une couleur rouge brunâtre aux urines et entraîne une atteinte rénale. La sévérité de cette affection est très variable d’un individu à l’autre. Différentes variétés de mutations du gène LDHA sont responsables de cette déficience en lactate-déshydrogénase.
Les individus porteurs d’une déficience en lactate-déshydrogénase B sont habituellement indemnes de toute symptomatologie et mènent une vie active normale. La découverte biologique est fortuite. Des mutations du gène LDHB sont responsables de cette déficience enzymatique

Sigle LMD

→ LDHA, LDHB

Lahm-Schiller (test de) l.m.

Lahm Schiller’s test

Coloration par la solution de lugol du col utérin et du vagin qui teinte par l'iode en brun acajou les cellules normales riches en glycogène, les cellules iodonégatives indiquant une zone de transformation atypique qui doit faire l’objet d’une biopsie.
L'épithélium normal du col se colore en rouge-brun par l'application de lugol grâce à la réaction de cette solution avec le glycogène contenu dans ses cellules. La muqueuse néoplasique bénigne ou maligne, dépourvue de glycogène, ne fixe pas le lugol et reste blanchâtre ou prend la couleur peau de chamois. Le test précise les contours de la lésion, nets ou flous. Il reconnaît les états inflammatoires de la muqueuse.

W. Lahm, gynécologue obstétricien allemand (1889-1975) ; W. Schiller, gynécologue et anatomopathologiste américain (1933)

Syn. test de Schiller

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