protection cérébrale et arrêt cardiaque l.f.
brain protection after cardiac arrest
Il faut distinguer les mesures de protection préventives, qui ont une efficacité vérifiée, et celles appliquées après l'accident cardiaque (prévention tertiaire) qui sont plus contestées.
Le principe de ces mesures est de réduire le plus possible le métabolisme cérébral par l'hypothermie ou par des médicaments.
L'hypothermie est utilisée en chirurgie cardiaque pour permettre de tolérer un arrêt du cœur de quelques dizaines de minutes et plus.
De même les arrêts cardiaques sont mieux tolérés dans les noyades en eau glacée.
Les barbituriques sont les médicaments les plus utilisés comme protecteurs après un arrêt circulatoire, notamment en chirurgie nécessitant le clampage de la carotide. Il est possible que l'étomidate, le propofol et la kétamine aient un certain effet.
→ œdème cérébral, pression intracrânienne
psycholeptique n.m. adj.
psycholeptic, depressive
Substance psychotrope qui déprime l'activité mentale, abaisse le "tonus psychologique" au sens de P. Janet.
Ils ont en commun d'exercer une action freinatrice. J.Delay et P. Deniker distinguent parmi eux :
- les nooleptiques qui abaissent la vigilance et facilitent ou induisent le sommeil : les barbituriques ont été les premiers somnifères aujourd'hui remplacés par des dérivés de type benzodiazépinique,
- les tranquillisants ou anxiolytiques qui réduisent les symptômes anxieux : cette catégorie est surtout représentée par les benzodiazépines ( diazépam et ses dérivés),
- les neuroleptiques réduisent les symptômes psychotiques: la chlorpromazine a été le premier de ces médicaments désormais plus volontiers appelés antipsychotiques ;
J. Delay et P. Deniker psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957); P. Janet , neurologue et psychologue français (1903)
Étym. gr. psuchè : âme ; lepto : léger, allégé
Syn. psychodépresseur
→ psychotropes, benzodiazépine, barbituriques, anxiolytique, diazépam, chlorpromazine
[H3,G5 ]
Édit. 2017
psychotropes n.m.p
psychotropic agents
Médicaments dont l'effet principal s'exerce sur les fonctions psychiques et le comportement.
La classification de J.Delay et P. Deniker toujours en vigueur différencie :
1) les psycholeptiques ayant en commun d'exercer une action freinatrice :
- les nooleptiques abaissent la vigilance et facilitent ou induisent le sommeil : les barbituriques ont été les premiers somnifères aujourd'hui remplacés par des dérivés de type benzodiazépinique,
- les tranquillisants ou anxiolytiques qui réduisent les symptômes anxieux : cette catégorie est surtout représentée par les benzodiazépines (diazépam et ses dérivés),
- les neuroleptiques réduisent les symptômes psychotiques: la chlorpromazine a été le premier de ces médicaments désormais plus volontiers appelés antipsychotiques ;
2) les psycho-analeptiques produisant un effet d'activation:
- les noo-analeptiques stimulent la vigilance : les substances amphétaminiques et apparentés sont les plus puissantes,
- les antidépresseurs redressent l'humeur dépressive : l'imipramine en est le plus ancien (découvert en 1957) ;
3) les psycho-iso-leptiques ou thymorégulateurs qui préviennent les récidives de la maladie bipolaire : les sels de lithium de en sont les chefs de file.
A ces 3 catégories d'agents psychotropes il faut ajouter les psychodysleptiques (perturbateurs du fonctionnement psychique et du comportement) exceptionnellement utilisés à des fins thérapeutiques (comme antalgiques): dérivés du cannabis, kétamine, champignons hallucinogènes, acide lysergique.
Diverses molécules ne sont pas classées parmi les psychotropes malgré leurs effets psychocomportementaux parce que ceux-ci sont considérés comme secondaires : c’est notamment le cas des hormonothérapies (thyroïdienne, corticoïdes, œstrogènes), des immunothérapies et de certaines antibiothérapies.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)
→ neuroleptiques, thymorégulateur, barbituriques, benzodiazépine, diazépam, imipramine, lithium, cannabis, kétamine, acide lysergique, amphétamine
[H3,G5 ]
Édit. 2017
psychotropes et électroencéphalogramme l.m.p.
psychotropes and electroencephalogram
Technique qui peut être utilisée pour la surveillance de la tolérance des psychotropes.
Des altérations du tracé EEG ont été décrites avec des psychotropes "synchronisants" (psycholeptiques : sédation du comportement) ou "désynchronisants" (psychoanaleptiques : excitation pychomotrice, hypervigilance, et psychodysleptiques : illusions, hallucinations).
Les neuroleptiques ralentissent la fréquence du rythme de base de 1 à 2 cycles/s., sans modifier l'amplitude. Les tranquillisants (anxiolytiques) surchargent les tracés en rythmes rapides, plus amples et plus diffus que ceux des barbituriques. Les antidépresseurs tricycliques donnent des tracés pointus, sensibles à la stimulation lumineuse intermittente, de type irritatif.
surdose n.f.
overdose
Quantité excessive d’un médicament ou d’une substance toxique dont l’administration ou la prise provoque des effets néfastes et peut même entraîner un coma et parfois la mort par arrêt respiratoire.
Observée surtout au cours de l’héroïnomanie, elle peut aussi être une cause d’intoxication à la cocaïne ou aux barbituriques.
A ne pas confondre avec surdosage.
Syn. overdose (déconseillé)
toxicomanie n.f.
drug addiction
Consommation compulsive de toxiques, drogues ou mêmes des médicaments psychotropes détournés de leur indication, avec une forte pulsion à répéter cette consommation, associée ou non à un besoin physique d'éviter les symptômes du sevrage et-ou à un désir intense de retrouver des effets considérés comme agréables. Certaines de ces substances sont souvent appelées drogues illicites, mais ce terme ne convient pas en médecine car il correspond à une distinction juridique, variable selon les pays et, dans le même pays, selon les décisions successives de l'Autorité gouvernementale.
Généralement cet usage s'accompagne de phénomènes de tolérance de doses de plus en plus importantes et d'addiction, dépendance vis-à-vis du toxique dont la suppression entraîne un besoin impérieux de consommation accompagné de manifestations viscérales douloureuses (syndrome «de manque»).
Sont utilisées par les toxicomanes de nombreuses substances psychotropes : alcool, éther, substances hallucinogènes, benzodiazépines, barbituriques, amphétamines, cannabinoïdes, cocaïne, morphine et ses dérivés dont l'héroïne etc. D'une manière générale l'action psychotrope de ces substances entraîne souvent une déchéance physique et morale avec inappétence, conduisant à la dénutrition et au marasme. Elle favorise des actions irraisonnées qui peuvent engendrer des traumatismes, des contaminations sexuelles, voire des suicides.
Les effets des psychotropes dépendent évidemment de leur nature et de leurs propriétés spécifiques :
- les opiacés entraînant une dépression respiratoire, de sorte que l'administration d'une forte dose (surdose) est la cause d'arrêts respiratoires rapidement mortels ;
- l'alcool et les anesthésiques volatils (éther, trichloréthylène etc.) sont à l’origine de lésions cirrhotiques du foie ;
- la cocaïne a des effets cardiovasculaires toxiques sur le cerveau et le cœur, elle peut être la cause de malformations du fœtus in utero.
En cas d'utilisation de la voie intraveineuse, les risques de contamination bactérienne ou virale (VIH ou hépatite B) sont importants.
La toxicomanie peut s'accompagner de tolérance et de syndrome de sevrage. Cependant ces données ne suffisent pas à faire de ces personnes des toxicomanes : elles en font seulement des sujets dépendants. En effet, des malades traités par des opiacés pour une douleur peuvent développer une tolérance aux opiacés et présentent au moment de la suspension un syndrome de sevrage, sans pour autant éprouver le désir impérieux de se soumettre à l’action d’opiacés. C'est le mouvement du sujet vers le toxique qui provoque la toxicomanie. Le toxique détermine l'intoxication. La toxicomanie comporte donc la notion de perte de maîtrise de soi du sujet ce qui se traduit par la répétition de la consommation en dépit des conséquences manifestement nocives.
De façon étiologique, la toxicomanie apparaît comme le résultat de phénomènes complexes, biopsychosociaux, qui interagissent pour favoriser l'éclosion et le maintien de ce comportement.
Syn. addiction
Étym. gr. toxicon : poison pour les flèches ; mania : démence
→ addiction, alcoolisme aigu, benzodiazépine, cocaïne, drogue, marasme, morphine, surdose, toxique, assuétude, dépendance
tremblement d'attitude l.m.
postural tremor
Type de tremblement le plus commun, d'amplitude faible, parfois asymétrique, apparaissant lors du maintien actif d'une attitude, accentué par les émotions et cédant avec le mouvement et le relâchement musculaire.
Confirmé p. ex. dans le maintien de la main et des bras tendus, il peut devenir gênant et s'accompagner d'altérations de la voix, dues au tremblement des cordes vocales. Parfois observé au cours d'une neuropathie périphérique ou déclenché par des antidépresseurs ou les sels de lithium, il reste sans cause décelable dans sa grande majorité. On parle alors de tremblement essentiel. L'association de celui-ci à une dystonie d'attitude est possible. Une exagération du tremblement physiologique est discutée, malgré l'asymétrie du tremblement essentiel. De plus, la fréquence de la maladie de Parkinson dans cette population est supérieure à celle de la population globale.
Dans cette affection, des doses modérées d'alcool, des sédatifs, barbituriques ou
Syn. tremblement postural
urée n.f.
urea
Diamide de l'acide carbonique, ou carbamide. H2N-CO-NH2, produit ultime du catabolisme azoté des acides aminés.
C'est une substance non toxique, incolore et inodore, qui cristallise dans le système quadratique. Elle est très soluble dans l'eau et très diffusible. Elle se transforme en carbonate d'ammonium par ébullition prolongée avec l'eau ou sous l'influence de l'uréase. Par chauffage au-delà du point de fusion, elle donne le biuret. L'acide nitreux, les hypochlorites et les hypobromites décomposent l'urée en azote, gaz carbonique et eau.
L'urée est synthétisée dans le foie à partir de l'ammoniac. Le dosage de l'urée se fait par action de l'uréase (mesure colorimétrique de l'ammoniac libéré), ou par réaction colorimétrique avec la diacétylmonoxime.
La concentration plasmatique d’urée chez le sujet normal adulte est de 2,5 à 7,5 mmol/L. Elle est plus faible chez l’enfant. L’urée est éliminée par le rein (clairance : 65 à 100 mL/minute). La quantité excrétée reflète les apports protidiques alimentaires et l'importance du catabolisme protidique. Ses dérivés de substitution de l'hydrogène sont les uréines ; ses produits de condensation sont les uréides (barbituriques). L'urée a des propriétés diurétiques.