Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

106 résultats 

face postérieure de l'humérus l.f.

facies posterior humeri (TA)

posterior surface of humerus

Face divisée en deux parties par le sillon du nerf radial dans lequel cheminent le nerf radial et les vaisseaux profonds du bras.
Au-dessus du sillon s’insère le chef latéral du triceps brachial ; au-dessous s’insère le chef médial du triceps brachial.

[A1]

Édit. 2017

gouttière de torsion de l'humérus l.f.

sillon du nerf radial

humérus n.m.

humerus (TA)

humerus

Os long qui forme à lui seul le squelette du bras.
Le corps de l’humérus comporte trois faces : antéro-médiale, antéro-latérale et postérieure. L’extrémité proximale présente trois reliefs : la tête de l’humérus articulée avec la cavité glénoïde de la scapula et reliée au reste de l’épiphyse par le col anatomique ; deux massifs d’insertions musculaires: le grand tubercule (trochiter) et le petit tubercule (trochin) séparés par le sillon inter-tuberculaire (coulisse bicipitale). L’ensemble de l’extrémité proximale est relié au corps de l’humérus par le col chirurgical. L’extrémité distale comprend une surface articulaire, le condyle huméral, articulé avec l’extrémité proximale des deux os de l’avant-bras : cette surface articulaire est constituée en dedans par la trochlée de l’humérus et en dehors par le capitulum de l’humérus (anc. condyle). La surface articulaire est en continuité en dedans avec l’épicondyle médial et en dehors avec l’épicondyle latéral.

[A1]

Édit. 2015

ligament suspenseur de la tête de l'humérus  l.m.

ligament coraco-huméral

processus supracondylaire de l'humérus l.m.

processus supracondylaris humeri  (TA)

supracondylar process of humerus

Saillie osseuse très inconstante (2% à 3% des cas) du bord médial de l’humérus, située 4 à 6 cm. au-dessus de l’épicondyle médial.
De forme et de dimensions variables (de 1mm à 2cm.), ce processus donne insertion à une bandelette fibreuse qui se termine en bas sur l’épicondyle médial et l’aponévrose d’insertion du muscle rond pronateur. Ces deux éléments circonscrivent un canal ostéofibreux susépicondylien médial.

Syn. anc. apophyse sus-épitrochléenne

sillon intertuberculaire de l'humérus l.m.

sulcus intertubercularis humeri (TA)

intertubercular sulcus of humerus, bicipital groove of humerus

Gouttière qui sépare le grand tubercule et le petit tubercule de l’humérus.
Dans cette gouttière glisse le tendon d’origine de la longue portion du muscle biceps brachial entouré de sa gaine séreuse. Cette gouttière se prolonge sur la face médiale de l’humérus, bordée par deux crêtes, l’une médiale, la crête du petit tubercule ou lèvre médiale de la gouttière ; l’autre latérale, la crête du grand tubercule ou lèvre latérale de la gouttière. La lèvre latérale donne insertion au tendon du muscle grand pectoral ; la lèvre médiale donne insertion au tendon du muscle grand rond. Le tendon du muscle latissimus dorsal (muscle grand dorsal) s’insère au même niveau dans le fond de la gouttière.

Syn. anc. coulisse bicipitale, gouttière intertubérositaire

tubercule de l'humérus (grand) l.m.

tuberculum majus huméri (TA)

greater tubercle of humerus

Saillie de l’extrémité supérieure de l’humérus située en dehors de la tête de l’os, sur le prolongement de la partie latérale du corps.
Elle donne insertion d’avant en arrière, sur ses faces supérieure et postérieure, aux muscles supra-épineux, infra-épineux et petit rond. Elle est séparée du petit tubercule de l’humérus par le sillon intertuberculaire ou coulisse bicipitale.

Syn. anc. trochiter, tubérosité de l’humérus (grosse)

tubercule de l'humérus (petit) l.m.

tuberculum minus huméri (TA)

lesser tubercle of humerus

Saillie de l’extrémité supérieure de l’humérus située sur la face antérieure de l’os en dedans du grand tubercule de l’humérus.
Elle en est séparée par le sillon intertuberculaire ou coulisse bicipitale. Elle donne insertion au muscle subscapulaire.

Syn. anc. trochin, tubérosité de l’humérus (petite)

tubérosité de l'humérus (grosse) l.f.

tubercule de l'humérus (grand)

tubérosité de l'humérus (petite) l.f.

tubercule de l'humérus (petit)

veine circonflexe antérieure de l'humérus l.f.

vena circumflexa humeri anterior (TA)

anterior circumflex humeral veins

Veine satellite de l’artère circonflexe humérale antérieure.
Elle rejoint la veine circonflexe de la scapula ou se jette directement dans la veine axillaire ou dans un canal collatéral de la veine axillaire, parfois dans les veines profondes du bras.

[A1, K4]

Édit. 2020

veine circonflexe postérieure de l'humérus l.f.

vena circumflexa humeri posterior (TA)

posterior circumflex humeral vein

Veine satellite de l’artère circonflexe humérale postérieure.
Elle se jette dans la veine axillaire ou dans un canal collatéral de la veine axillaire, parfois dans la veinesa profonde du bras. Elle est beaucoup plus volumineuse que la veine circonflexe antérieure de l'humérus. Elle est lésée lors des fractures du col chirurgical de l'humérus contribuant à l'ecchymose thoraco-brachiale tardive décrite par Hennequin. 

[A1, K4]

Édit. 2020

épicondyle latéral de l’humérus l.m.

epicondylus lateralis humeri (TA)

lateral epicondyle of humerus

Eminence rugueuse située au-dessus et en dehors du condyle de l’humérus.
Il donne insertion au ligament collatéral latéral du coude et aux muscles épicondyliens latéraux (extenseurs).

Syn. anc. épicondyle de l’humérus

[A1]

Édit. 2020

Barton (fracture de) l.f.

Barton’s fracture

Fracture articulaire de l’extrémité inférieure du radius intéressant le rebord dorsal de l’os avec sub-luxation dorsale du poignet.

J. R. Barton, chirurgien orthopédiste américain (1838)

Syn. fracture marginale postérieure de l’extrémité distale du radius, fracture de Rhea Barton

Édit. 2017

bassin de fracture l.m.

fractured pelvis

Bassin anormal parce qu'ayant été fracturé.
Les modifications dépendent du type de fracture et du mode de consolidation du cal osseux.

Édit. 2017

Bennett (fracture de) l.f.

Bennett’s fracture-dislocation

Fracture articulaire de la base du premier métacarpien, avec subluxation trapézométacarpienne.
Elle est provoquée par un choc violent de la main fermée contre un obstacle (fracture des boxeurs). Le fragment osseux de la base du premier métatarsien reste solidaire de l’os trapèze retenu par le fort ligament oblique postéromédial. En raison de la faiblesse de la capsule latérale, le premier métacarpien est déplacé vers le haut par la traction du muscle long abducteur du pouce (m. abductor pollicis longus) et en dedans par les muscles thénariens. La fixation chirurgicale est nécessaire en cas de déplacement.

E. Bennett, chirurgien irlandais (1882)

boxeurs (fracture des)

Édit. 2017

Bosworth (fracture de) l.f.

Bosworth’s fracture

Fracture-luxation de la cheville comportant une fracture de la malléole latérale associée à une luxation ou subluxation postérieure du pied et une luxation tibiofibulaire proximale avec rupture ligamentaire des faisceaux tibiofibulaires antérieurs et postérieurs et incarcération de la fibula en arrière du tibia.

D. M. Bosworth, chirurgien orthopédiste américain (1947)

Édit. 2017

boxeurs (fracture des) l.f.

boxer’s fracture

Fracture du col des métacarpiens ou fracture de la base du premier métacarpien, fréquente chez les boxeurs.

Bennett (fracture de), carpe bossu

Édit. 2017

Colles (fracture de) l.f.

Fracture de l'extrémité inférieure du radius.

C. Pouteau, chirurgien français (1760) ; A. Colles, chirurgien irlandais (1814)

Pouteau-Colles (fracture de)

[I2]

double étage (fracture à) l.f.

double fracture

Fracture avec deux localisations sur une seule diaphyse d'os long, ou sur un os plat assez large.

bipolaire

Dupuytren (fracture de) l.f.

Dupuytren’s fracture

Variété de fracture bimalléolaire en abduction de la partie distale des deux os de jambe associant une fracture de la malléole médiane et une fracture de la fibula à 5 ou 6 cm de la pointe de l’os au-dessus de la syndesmose tibiofibulaire distale.
La fracture de Dupuytren basse est caractérisée par un trait péronier plus bas, au niveau ou immédiatement au-dessus de la syndesmose tibiofibulaire.

G. Dupuytren, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1819) ; J. Maisonneuve, chirurgien français (1840)

Maisonneuve (fracture de)

fracture n.f.

fracture

État de ce qui est brisé et, en ce qui concerne l’appareil moteur, solution de continuité d’un os, liée à un traumatisme.
Une fracture est caractérisée par son siège, le type de son trait, son déplacement et son mécanisme. Elle peut être complète ou incomplète, totale ou parcellaire, ouverte ou fermée.
- Selon le siège sur l’os on distingue les fractures épiphysaire, épiphysométaphysaire, diaphysaire, le décollement-fracture. La fracture peut être bipolaire ou étagée.
- Selon le trait de fracture, on distingue entre autres les fractures transversale, oblique courte ou longue, spiroïde, à deux ou plusieurs fragments, les fractures multifragmentaires ou comminutives.
- Selon le déplacement: on distingue les fractures avec décalage, translation et/ou rotation, angulation, chevauchement, pénétration.

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture fermée, ouverte, comminutive, spiroïde, en bois vert, ostéochondrale, pathologique, obstétricale.

[I2]

Édit. 2018

fracture comminutive l.f.

comminuted fracture, burst fracture

Fracture à fragments multiples.

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture

[I2]

Édit. 2018

fracture complexe l.f.

complex fracture

Fracture d’au moins trois fragments principaux associée à des lésions graves des parties molles.
L’expression est ordinairement utilisée pour des fractures fermées unifocales ou multifocales sur le même os ou un os adjacent, à déplacement important, compliquées de traits de refends articulaires ou de luxation, de dommages musculaires, tendineux, ligamentaires, de lésions vasculo-nerveuses. Le bilan anatomique peut être difficile à établir.  Le traitement nécessite une stabilisation stricte et la réparation précise des parties molles. Des complications secondaires, nécrose osseuse, pseudarthrose peuvent nécessiter des interventions complémentaires. La rééducation peut être longue et les séquelles importantes

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture, luxation, ostéonécrose, pseudarthrose

[I2]

Édit. 2018

fracture costale l.f.

costal fracture

Lésion osseuse avec solution de continuité des corticales, qu'il y ait ou non un déplacement des fragments.
C'est la lésion la plus fréquente au cours des traumatismes thoraciques de l'adulte, elle est quasi constante chez les vieillards. La fracture est due à une hyperflexion de la côte dans les traumatismes d'avant en arrière, c'est la corticale externe qui cède la première. Dans les traumatismes latéraux, la fracture se fait par redressement de la côte, la corticale interne cède la première venant menacer la plèvre et la corticalité pulmonaire, le trait de fracture se fait au niveau de la zone d'impact.
On opposait jadis les fractures paucicostales considérées comme bénignes et les fractures pluricostales. Or l'enfant et l'adulte jeune peuvent présenter un tableau gravissime avec peu ou pas de fractures costales du fait de la souplesse des côtes, alors que la violence du traumatisme a entraîné de graves lésions viscérales sous-jacentes. Les fractures pluricostales se voient surtout chez le vieillard au thorax rigide et aux côtes ostéoporotiques, liées volontiers à un traumatisme modéré. Le nombre des fractures de côtes joue donc peu dans la gravité qui est liée aux lésions pleuropulmonaires et des organes du médiastin.
Des fractures de plusieurs arcs contigus en deux ou plusieurs endroits de chaque côte constituent un volet costal ; si celui-ci est désolidarisé de la paroi thoracique, il peut causer une grave insuffisance respiratoire par respiration paradoxale.

Étym. lat. frangere: rompre, briser

fracture, respiration paradoxale, volet thoracique

[I2]

Édit. 2018

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