Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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facteur tissulaire de la coagulation l.m.

tissue factor

Glycoprotéine transmembranaire, dont la partie exprimée vers l'extérieur des cellules participe à l'initiation des étapes enzymatiques successives de la coagulation.
Il joue un rôle prédominant en physiologie (coagulation et hémostase) et en pathologie de la thrombose et des maladies thrombohémorragiques comme la coagulation intravasculaire disséminée.
Le gène et la protéine ont été entièrement séquencés. La synthèse et l'expression du facteur tissulaire sont induites au niveau des monocytes et des cellules endothéliales, après leur activation. L'activation de la coagulation résulte de la formation du complexe binaire d'activation facteur tissulaire - facteur VII. Le facteur VII activé active à son tour le facteur IX ou directement le facteur X dans la cascade des complexes d'activation de la coagulation. L'inhibiteur spécifique du complexe d'activation facteur tissulaire - facteur VIIa est le TFPI (Tissue Factor Pathway Inhibitor). Le facteur tissulaire initie la voie de coagulation antérieurement dénommée voie extrinsèque de la coagulation et maintenant appelée voie du facteur tissulaire. Cette activité est globalement connue sous le nom de thromboplastine. Cette voie est explorée par le temps de Quick. Il est anormalement exprimé dans les promyélocytes de la leucémie à promyélocytes.

[F4]

Édit. 2018

hémophagocytose n.f.

haemophagocytosis

Ingestion de globules rouges par des cellules du système des monocytes-macrophages, libres, circulants ; ou fixes, tissulaires.

Étym. gr. haima : sang ; phagein : manger ; kutos : cellule

phagocytes mononucléés (système des), syndrome hémophagocytaire

[F1,F3]

hyperleucocytose n.f.

hyperleukocytosis

Nombre augmenté des leucocytes, dépassant 10 000 par microlitre de sang.
Cette augmentation peut concerner chacun des éléments de la lignée blanche (granulocytes,lymphocytes, monocytes) et peut comporter la présence d'éléments leucocytaires immatures.

immunité naturelle ou innée l.f.

innate immunity, natural immunity

Ensemble des mécanismes permettant à un hôte de résister à un microorganisme pathogène, à l'exclusion des mécanismes de l'immunité adaptative ou spécifique.
Les principaux effecteurs de l’immunité innée sont cellulaires (monocytes, macrophages, polynucléaires, cellules NK (natural killer) et moléculaires (protéines plasmatiques telles que les composants du complément appartenant à ses voies d’activation alterne et lectinique (lectin-pathway), certaines cytokines, les toll-like receptors de description plus récente. La mise en jeu de l’immunité acquise commence par la reconnaissance par ses effecteurs de structures communes à de nombreux agents pathogènes. Ces structures, les PAMPs (Pathogen-Associated-Molecular-Patterns), sont phylogénétiquement très anciennes et ont été conservées tout au long de l’Evolution. La reconnaissance de ces structures par les effecteurs de l’immunité innée entraîne l’activation de nombreux gènes pro-inflammatoires. À la différence de ce qui se passe dans l’immunité adaptative, la mise en jeu de l’immunité innée est immédiate, sans phase de latence, intervenant dès la reconnaissance de l’agent déclenchant. Elle n’est pas non plus inductrice de mémoire, la réaction à une réexposition à l’agent déclenchant se déroulant comme la première exposition, c'est-à-dire qu’elle n’est ni plus rapide, ni plus intense que la réponse à la première exposition.

Étym. lat. immunis : exempt de

monocytes, macrophages, polynucléaires, cellules NK, complément, cytokine

immunosénescence n.f.

Ensemble des changements du système immunitaire liés à l’avancée en âge.
L’immunosénescence explique la plus grande susceptibilité aux infections, la réduction des réponses  vaccinales ainsi que la plus grande fréquence des néoplasies de l’adulte âgé. Elle intervient à la fois sur l’immunité innée (réduction du nombre/fonction des monocytes, cellules NK et cellules dendritiques) et sur l’immunité acquise (altération de la production d’anticorps par interaction entre cellules B et T). Les mécanismes exacts qui président à l’immunosénescence sont encore mal connus, cependant certains phénomènes apparaissent évidents comme l’involution thymique, la constante stimulation antigénique principalement attribuée à la persistance de virus de type herpes ou CMV, aux dysfonctionnements des signaux de transduction ainsi qu’à la sous-nutrition protéino-énergétique. Pourtant, il n’est pas encore possible d’affirmer que ces modifications sont partie intégrante du vieillissement physiologique ou constituent un phénomène pathologique
Le raccourcissement des télomères est observé au cours de la sénescence. Les télomères courts sont associés à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge.

télomère

interleukine 8 n.f.

interleukin-8.
Interleukine produite par les monocytes et les cellules T, capable d'activer les neutrophiles.
C'est un polypeptide qui fait partie d'une famille de petites protéines appelées "small induced secreted" ou SIS, dont la molécule contient deux restes de cystéine soit adjacents, soit séparés par un seul acide aminé, comme dans l'Il-8.

Syn. peptide anionique activateur des neutrophiles

Sigle  : IL-8

monocyte, cellule T

interleukine 13 n.f.

interleukin-13

Interleukine produite par les cellules T, capable d'activer les cellules B.
Elle inhibe la production d'autres cytokines telles que Il-6, Il-1β, Il-8 et TNFα par les monocytes stimulés. C'est une protéine de 132 acides aminés. Elle paraît douée d'effets multiples, en synergie avec Il-2 pour augmenter la sécrétion d'interféron γ, et elle aurait une action inhibitrice sur le développement du virus VIH.

Sigle  : IL-13

cytokine, lymphocytes T, lymphocytes-B, Il-6, Il-1, Il-8, TNFα, interféron, monocyte, virus VIH

isoferritine n.f.

isoferritin

Forme particulière de ferritine caractérisée par une proportion plus importante que la ferritine de chaînes lourdes (H) que de chaînes légères (L).
L’isoferritine est produite essentiellement par les monocytes et macrophages. Elle possède des propriétés inhibitrices de l’hématopoïèse.

ferritine, hématopoïèse

Kupffer (cellule de) l.f.

Kupffer’s cell

Phagocyte mononucléé spécifique au tissu hépatique, situé dans le sinusoïde au contact de l'endothélium et impliqué dans les mécanismes de défense (clairance des endotoxines et des immuns complexes) et dans la fibrogénèse via la production de cytokines.
Plus volumineuse que la cellule endothéliale des sinusoïdes hépatiques, elle apparaît dispersée au long de celui-ci et manifeste une activité macrophagique qui la classe dans la catégorie des cellules du système des monocytes macrophages ou mononucléés ou ancien système réticuloendothélial.

C. von Kupffer, anatomiste allemand (1829-1902)

leucémie myélomonocytaire chronique l.f.

chronic myelomonocytic leukemia

Hémopathie préleucémique maligne classée parmi les syndromes myélodysplasiques dans la classification FAB.
Plusieurs signes cliniques et biologiques l'individualisent dont l'existence d'une hépatosplénomégalie dans 40% des cas et surtout la présence dans le sang d'une monocytose dépassant 1 x 109 monocytes/L. L'anémie et la thrombopénie sont fréquentes, les leucocytes sont parfois en nombre excessif faits de polynucléaires et de cellules plus immatures (myélémie) qui évoquent parfois le diagnostic de leucémie myéloïde chronique. Des manifestations cutanées et séreuses avec épanchement sont parfois observées. La lysozymurie est toujours élevée. L'évolution est celle des syndromes myélodysplasiques en général. Il existe une forme subaigüe de la maladie de pronostic plus sévère, qui représente un stade plus avancé de la maladie évoluant vers une leucémie aigüe.
De nombreuses mutations ont été décrites : SRSF2 est la plus commune mais est souvent rencontrée dans le caryotype normal ; SETBP1 et ASXL1 sont associées avec une survie diminuée ; RUNX1 est de mauvais pronostic et NPM1 est liée à un haut risque de transformation en leucémie aigüe. Par des techniques de séquençage de l’exon entier, deux mutations récurrentes du gène ETNK1 (ethanolaminase kinase 1) ont été décrites. La description exclusive de ces mutations dans les LMCa et la leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC) appuie l’hypothèse d’une base génétique commune de ces hémopathies qui partagent des similitudes cliniques et biologiques. Il existe une forme particulière de LMMC avec éosinophiles décrite sous le vocable leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB

D. L. Lynch, hématopathologiste américain (2016)

leucémie myéloïde chronique atypique, ETNK1, leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB, SRSF2, SETBP1, ASXL1, RUNX1, NPM1

LIF sigle angl. m. pour Leukemia Inhibitory Factor

Facteur antileucémique, cytokine produite par de nombreuses espèces cellulaires, telles que lymphocytes T, monocytes-macrophages, fibroblastes, cellules myocardiques, etc. exerçant un effet inhibiteur sur la prolifération de lignées cellulaires leucémiques.
Ce facteur régule la prolifération et la différenciation des cellules médullaires. Selon l'origine cellulaire, la masse moléculaire de ce facteur glycoprotéinique varie de 37 à 68 kDa.
Il exerce d'autres effets en dehors du système hématopoïétique, tels que l'inhibition de la réplication virale, l'augmentation du nombre des plaquettes, la stimulation du catabolisme des lipides.

lipoxygénase n.f.

lipoxygenase

Enzyme catalysant l'oxydation d'un lipide ou d'un acide gras polyéthylénique avec fixation d'une molécule de dioxygène.
On désigne les différentes lipoxygénases par le numéro du carbone sur lequel se trouve fixé l'oxygène sous forme d'une fonction hydroperoxyde -O-OH. Au moins 4 types de lipoxygénases ont été décrits dans les cellules de mammifères : la 5-lipoxygénase des leucocytes transforme l'acide arachidonique en 5-hydroperoxy-eicosatétraène-(6 trans, 8, 11, 14 cis)-oïque (5-HPETE) puis en leucotriène A ; la 12-lipoxygénase des plaquettes sanguines et celle des leucocytes le transforment en 12-hydroperoxy-eicosatétraène-(5, 8, 14 cis, 10 trans)-oïque (12-HPETE) ; la 15-lipoxygénase (ou les 15-lipoxygénases) de nombreuses cellules, telles que réticulocytes, leucocytes, monocytes-macrophages, cellules épithéliales trachéales, transforme l'acide arachidonique en hydroperoxy-eicosatétraène-(5, 8, 11 cis, 13 trans)-oïque 15-HPETE précurseur des lipoxines et l'acide linoléique en 13-hydroperoxy-octadécadiène-(9 trans, 11 cis)-oïque ; cette 15-lipoxygénase joue un rôle dans la disparition des mitochondries et des autres organelles des réticulocytes.

macrothrombocytopénie n. m.

macrothrombocytopoenia, inherited giant platelet disorders, IGPDs, MHY9-related disease

Hémopathie  congénitale caractérisée par des troubles de la coagulation sanguine liée à une thrombopénie et à une formation anormale des plaquettes, à transmission autosomique dominante par altération du gène MYH9 (MYosin Heavy chain 9) dont le nombre des mutations, l’expressivité variables et l’association à l’atteinte d’autres organes a donné lieu à l’isolement de plusieurs formes cliniques.
Les plaquettes, peu nombreuses de 30000 à 100000, ont un volume comparable à celui des hématies ; la perte de  leur fonction provoque une tendance hémorragique. Des troubles associés peuvent dominer le tableau clinique : néphropathie interstitielle, surdité et cataracte congénitale, ces complications pouvant être constatées d’emblée ou lors de l’évolution..
Le gène responsable MYH9, situé en 22q12.13, code pour la protéine MYHIIA ( d’une chaîne lourde de la myosine II A non musculaire) ; elle est exprimée dans certaines cellules sanguines, polynucléaires, monocytes, plaquettes. La protéine, instable, précipite sous forme de particules (corps de Döhle) et le cytosquelette est désorganisé. Les divers variants alléliques vont donner des formes cliniques qui ont été isolées :
- Le syndrome de Sebastian, le moins grave, se traduit par une simple tendance hémorragique : épistaxis, ecchymoses, métrorragies ; les inclusions cytoplasmiques sont petites.
- Le syndrome de May-Hegglin présente de grosses inclusions intraleucocytaires et souvent une cataracte et des  atteintes cochléaire et rénale.
- Le syndrome de Fechtner est caractérisé par une néphropathie importante et l’absence de cataracte.
- Le syndrome d’Epstein a une faible tendance hémorragique, une absence d’inclusions cytoplasmiques mais l’attreinte rénale et la surdité peuvent être sévères.
Parmi les autres macrothrombocytopénies, diagnostic différentiel des précédentes, on peut citer :  la thrombocytopénie autoimmune chronique, où moins de 10% des plaquettes sont augmentées de volume, non héréditaire,  identifiée par la recherche des anticorps spécifiques, le syndrome de Bernard-Soulier, le syndrome de Jacobsen, le syndrome des plaquettes grises.
Sebastian et Fechtner sont les noms des familles atteintes de ces syndromes et décrits respectivement par A. Greinacher et L. C. Peterson

A. Greinacher, immunologiste et hématologue allemand (1990) ; R. May, médecin interniste allemand (1909) ; R. Hegglin, médecin interniste suisse (1945) ; C. J. Epstein, pédiatre américain (1972) ; (1972), LoAn C. Peterson, anatomopathologiste américaine (1985) ; Jean Bernard, membre de l'Académie de médecine et J. P. Soulier, hématologues français (1948) ; Petrea Jacobsen, médecin généticienne danoise (1973) ; K. G. P. Döhle, anatomopathologiste allemand (1892)

Étym. gr. macros : grand ; thrombos : caillot ;  cutos  : cellule ;  poenia : pauvreté ;

Syn. MHY9 (syndrome)

Epstein (syndrome), Fechtner (syndrome), May-Hegglin (syndrome) Sebastian (syndrome), Bernard-Soulier syndrome, Jacobsen (syndrome de), plaquettes grises (syndrome des), Döhle (corps de)

May-Hegglin (syndrome de) l.m.

May Hegglin anomaly, MHA

Affection comportant une thrombopénie avec défaut de maturation des plaquettes qui sont volumineuses et la présence d'inclusions basophiles dans les granulocytes neutrophiles et éosinophiles appelées corps de Döhle.
Elle se traduit par une tendance hémorragique : épistaxis, ecchymoses, métrorragies et plus rarement par une atteinte cochléaire ou rénale
La transmission est autosomique dominante ; la mutation, souvent  de novo, porte sur le gène MYH9, locus en 22q12-13 codant pour une chaîne lourde  de la myosine non musculaire exprimée dans les polynucléaires et les monocytes ; la protéine anormale précipite pour former de grosses inclusions ovalaires intracytoplasmiques, les corps de Döhle.
L’affection entre dans le cadre des macrothrombocytopénies avec les syndromes de Sebastian, d’Epstein, de Fechtner (et Alport-like) liées également à des mutation du gène MYH9.

R. May, médecin allemand (1909), R. M. Hegglin, médecin interniste suisse (1945) ; K. G. P. Döhle, anatomopathologiste allemand (1892)

Syn. anomalie de May-Hegglin

macrothrombocytopénie, MYH9 (maladies liées à)

médiateur chimique de l'inflammation l.m.

inflammation chemical mediator

Médiateur plasmatique et cellulaire intervenant dans les manifestations locales et systémiques de l’inflammation, libéré dès la période initiale jusqu’au processus de réparation et de régénération.
Les médiateurs sont nombreux, interactifs, se complètent, peuvent s’amplifier ou maintenir leur réponse si un de leurs composants ou un autre système est déficient ; ces médiateurs sont plasmatiques et cellulaires.
Les premiers sont des systèmes d’activation tels que le système contact, les systèmes de la coagulation (fibrino-formation et fibrinolyse) et le complément.
Les seconds, médiateurs cellulaires, proviennent de cellules où ils sont préformés, stockés puis sécrétés par des cellules stimulées : polynucléaires, lymphocytes, monocytes, macrophages, plaquettes, mastocytes et cellules endothéliales.
Ils comprennent des médiateurs provenant d’un acide aminé précurseur (histamine et sérotonine), les amines vaso-actives, les protéases, les agents oxydants (myéloperoxydases, radicaux libres oxygénés et monoxyde d’azote ou NO), les médiateurs lipidiques tels que les eicosanoïdes métabolites de l’acide arachidonique (prostaglandines, thromboxanes et leucotriènes), les facteurs plaquettaires (platelet activating factor ou PAF), les cytokines, les molécules d’adhésion et les enzymes de destruction tissulaire. Tous ces facteurs sont impliqués dans le déclenchement du choc septique.

Étym. lat. mediator : déverbal de mediare : s’interposer

complément, cytokine, leucotriène, interleukine

molécule d'adhésion vasculaire l.f.

vascular cell adhesion molecule (VCAM)

Molécule présente sur l'endothélium vasculaire, à laquelle se fixent les monocytes, mais aussi certaines cellules de la lignée érythrocytaire.
Cette molécule serait plus fréquemment exprimée sur l'endothélium au niveau de lésions d'athérosclérose.

Étym. lat : diminutif de moles : masse

Syn. CD106   (classe de différentiation 106)

CD

[C1, C2, K4]

Édit. 2020

monokine n.f.

monokine

Facteur (cytokine) sécrété par les monocytes et les macrophages, capable d'effets régulateurs sur les fonctions lymphocytaires et plus généralement sur la réponse immunitaire.
Un exemple de monokine est l'interleukine 1.

Étym. gr. monos : seul, unique ;  kinein : mouvoir

cytokine, interleukine

myéloïde adj.

myeloid

Qualifie l'ensemble des polynucléaires et monocytes-macrophages dérivés d'un même progéniteur hématopoïétique.

Étym. gr.  muelos : moelle ; eidos : forme, aspect

MYH9 gene sigle angl. pour MYosin Heavy chain 9

Gène situé en 22q12.13 et codant pour une chaîne lourde de la myosine non musculaire NMMHCIIA (Non Muscular Myosin Heavy Chain IIA) exprimée dans certaines cellules sanguines : polynucléaires, monocytes,  plaquettes et dans les membranes cellulaires de certains organes.

MYH9 (maladies liées à)

[F1,M1,P2,Q2]

Édit. 2017

MYH9 (maladies liées à) l.f.p.

MYH9-related diseases, IGPDs

Dénomination sous laquelle a été rassemblée les différents syndromes, de transmission autosomique dominante, liés aux mutations du gène MYH9 (MYosin Heavy chain 9) situé en 22q12.13 et codant pour une chaîne lourde de la myosine non musculaire NMMHCIIA (Non Muscular Myosin Heavy Chain IIA) exprimée dans certaines cellules sanguines : polynucléaires, monocytes,  plaquettes et dans les membranes cellulaires de certains organes.
Ces maladies qui sont des variants alléliques ont en commun une tendance hémorragique,  une diminution du nombre des plaquettes avec une augmentation de leur volume, des inclusions intracytoplasmiques et, de façon inconstante, des lésions rénales, une surdité, une cataracte congénitale.
Elles comprennent actuellement quatre syndromes : de May-Hegglin, de Sebastian, d’ Epstein et de Fechtner (auquel a été rattaché le syndrome Alport-like), liés à différentes mutation du gène MYH9.
 Sigle : IGPDs, sigle anglais pour Inherited Giant Platenet Disorders

M. Seri, médecin généticien italien (2000)

Syn. MYHIIA (syndrome),

macrothrombocytopénie, Fechtner (syndrome de), May-Hegglin (syndrome de), Sebastian (syndrome de), Epstein (syndrome de), Alport-like (syndrome)

myofasciite à macrophages l.f.

macrophagic myofasciitis

Réaction indésirable de nature inflammatoire chronique granulomateuse, consistant en foyers (« vagues ») de monocytes-macrophages contenant de l’aluminium engagé dans une combinaison biochimique, localisés aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient ce métal.
Cette réaction granulomateuse affecte avant tout le fascia conjonctif périmusculaire (épimysium, périmysium, endomysium) et, plus rarement, le tissu musculaire lui-même. La myofasciite à macrophages post-vaccinale pourrait déclencher chez de très rares patients, notamment parmi les porteurs de l’allèle HLA-DRBI*01, de trois mois à dix ans après la vaccination, une affection auto-immune caractérisée  par  des myalgies, des arthralgies, une asthénie, une faiblesse musculaire, de la fatigue et de la fièvre.
Sa relation avec de nombreuses autres affections plus fréquentes comportant ou non un mécanisme auto-immun (sclérose en plaques, par exemple) a été évoquée, notamment à cause de la localisation aux points d’injection de vaccins dont l’adjuvant contient de l’aluminium, mais non prouvée. Un rapport avec la fibromyalgie est également envisagé par certains, surtout en France, à cause d’ensembles symptomatiques plus ou moins proches et souvent intriqués impliquant le muscle : douleurs invalidantes de topographie variée, surtout musculaires et articulaires, fatigue chronique, dysfonctionnement végétatif, troubles de l’équilibre et du sommeil...

R. K. Gherardi, neuropathologiste français (1998)

Étym. gr. mus : souris, muscle : lat.  fasces : faisceau ; -ite :suffixe indiquant l’inflammation

Neorickettsia sennetsu

Neorickettsia sennetsu
Bactérie intracellulaire obligatoire de la famille des Anaplasmataceæ, infectant les monocytes et les macrophages, responsable chez l'Homme de l'ehrlichiose japonaise.
La présence de N. sennetsu est attestée au Japon et en Asie du sud-est. Cette bactérie était autrefois placée dans le genre Ehrlichia.

ehrlichiose japonaise, néorickettsiose

NOD acr. angl. m. pour Nucleotide-binding Oligomerization Domain.

Protéine cellulaire régulatrice membre d’une famille présente dans de nombreux tissus et responsable de la régulation d’effets activateurs ou inactivateurs médiés par des facteurs nucléaires tels que NF-kB.
NOD1 est une grosse protéine de 953 acides aminés, dont le domaine N-terminal induit l’activation de NF-kB.
NOD2 est une protéine plus spécialement présente dans les cellules épithéliales intestinales et dans les monocytes capable de se lier à des peptidoglycanes, oligomannanes contenant de l’acide diaminopimélique, et par conséquent à des parois bactériennes : elle joue ainsi un rôle protecteur de l’intestin contre les infections. On a reconnu des mutations du gène de NOD2 dans la pathogénie de la maladie de Crohn.
Apaf1 est aussi une protéine de cette famille qui joue un rôle dans l’apoptose en induisant l’autoactivation de la procaspase 9.

phagocytes mononucléés (système des) l.m.

mononuclear phagocyte system

Réseau de cellules disséminées dans l’organisme, caractérisées par leur activité phagocytaire, leur mobilité, leur rôle dans le déclenchement et l’entretien des réactions immunitaires.
Ces cellules, d’origine médullaire, passent dans le sang (monocytes), et parviennent dans les tissus conjonctifs lâches où elles prennent le nom d’histiocytes-macrophages. Dans les alvéoles pulmonaires, ce sont les cellules à poussières ou macrophages alvéolaires, dans le foie, les cellules de Kupffer, dans le cerveau, les cellules de la microglie, dans la peau, les cellules de Langerhans, dans l'os, les ostéoclastes.

Syn. système mononucléé phagocytaire, système réticuloendothélial (terme obsolète), ou réticulohistiocytaire (terme obsolète)

plaque athéromateuse gélatineuse l.f.

gelatinous plaque

Plaque qui répond à une zone isolée, circonscrite, grisâtre, translucide parfois opaque, soufflant plus ou moins l'intima.
Elle correspond en microscopie à un insudat intimal. Peu intense, elle peut se résorber ; importante, elle peut entraîner une migration de cellules musculaires lisses de la media et devenir par leur sécrétion de collagène une plaque fibreuse ; elle peut aussi être accompagnée de monocytes-macrophages et de lipides et dans ce cas être le point de départ d'une strie et d'un athérome.

Syn. plaque gélatiniforme

artériosclérose, athérome

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