Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

hypothèse nulle l.f.

null hypothesis

Dans une comparaison cherchant à montrer la supériorité d’un examen ou d’un traitement sur un autre, on commence par calculer les effectifs attendus en l’absence de différence de résultats entre les deux examens ou les deux traitements.
C’est l’hypothèse nulle. La comparaison des résultats observés et des résultats attendus est à la base des tests statistiques. Le rejet de l’hypothèse nulle implique que l’on considère que la différence observée a moins de 5% de chances d’être due au hasard.

[E1]

Édit. 2020

image numérique l.f.

numerical picture

Image codée en numérique qui s'oppose à l'image analogique, obtenue après traitement informatique des courants électriques engendrés par la projection d'une image réelle sur un capteur photosensible.
Selon le type de codage choisi, on distingue deux grands types d'images numériques : les images en modes points et les images en mode vectoriel.
 

Étym. lat. imago : image, représentation

infirmier de salle d'opération l.m.

nurse of operating ward

Infirmier spécialisé chargé de préparer la salle d’opération, les instruments du chirurgien, de vérifier le bon fonctionnement des appareils.
Cet agent aide directement le chirurgien par la préparation du malade en vue de l’intervention et au cours de celle-ci. Après l’intervention chirurgicale, l’infirmier spécialisé peut participer aux pansements. Il lui appartient aussi de veiller à la désinfection du bloc opératoire et à sa remise en état pour les interventions suivantes.
Cette spécialisation nécessite un an d’études après le diplôme d’Etat.

infirmier de santé publique l.m.

nurse of public health

Dans les pays en développement, personne chargée d’une action médicosociale auprès de personnes, familles groupes.
Leur action est surtout éducative et vise l’hygiène alimentaire, la prophylaxie de maladies infectieuses et/ou contagieuses.
 

éducation pour la santé

infirmière puéricultrice l.f.

nursery nurse

Infirmière spécialisée, chargée des soins aux nourrissons en maternité, aux enfants en service de pédiatrie, dans les crèches.
L’infirmière puéricultrice joue un rôle important dans le domaine de l’éducation pour la santé auprès des jeunes mères. La spécialisation exige une année d’études au-delà du diplôme d’Etat.

infirmier visiteur l.m. ou f.

nurse at home

Infirmier qui dispense des soins au domicile des malades.

interaction nucléocytoplasmique l.f.

nucleocytoplasmic interaction

Pour un caractère donné, expression résultant de l'effet conjugué de gènes nucléaires et de gènes cytoplasmiques.
P. ex. la grosse sous-unité de la RuBisco, enzyme de la photorespiration chez les végétaux (cycle de Calvin), est codée par des gènes chloroplastiques, alors que la petite sous-unité dépend de gènes nucléaires ; la stérilité mâle nucléocytoplasmique en est un autre exemple.

M. Calvin, biochimiste américain, prix Nobel de chimie en 1961 (1911-1997)

intervention nutritionnelle l.f.

nutritional intervention

Une intervention nutritionnelle peut inclure une alimentation complémentaire par voie orale, des suppléments nutritionnels oraux, une alimentation par sonde gastrique ou une alimentation parentérale.

Syn. support nutritionnel

kératite nummulaire l.f.

nummular keratitis

Kératite qui se manifeste par l'apparition progressive d'une inflammation cornéenne sans conjonctivite associée et qui se caractérise par des opacités en forme de pièces de monnaie siégeant dans le stroma à n'importe quel niveau et de préférence dans la région centrale.
Ces opacités ont de 0,5 à 1,5 mm de diamètre. En regard des opacités, l'épithélium peut être surélevé et irrégulier. L'affection guérit spontanément en 9 à 12 mois ; les opacités cornéennes peuvent mettre 6 à 8 ans pour se résorber entièrement mais avec une incidence minime sur l'acuité visuelle.

Étym. lat. nummus : pièce de monnaie

lames spinales III et IV du col de la corne postérieure l.m.

nucleus proprius cervicis cornu posterii ; laminae spinales III et IV cervicis cornu posterii(TA)

nucleus proprius of neck of posterior horn ; nucleus proprius of neck of dorsal horn ; spinal laminae III and IV of neck of posterior horn ; spinal laminae III and IV of  neck of dorsal horn

noyau propre du col de la corne postérieure

lamina nucléaire  l.f.

nuclear lamina

Partie interne de la membrane nucléaire formée de protéines, essentiellement des lamines, sous forme d’un réseau fibrillaire doublant en dedans le versant interne de la membrane nucléaire.
Les lamines A/C (filaments intermédiaires de type V) dimères enroulés entre eux en α-hélicoïdal et associés en polymères longitudinaux par fixation du C-terminal au N-terminal du suivant, forment ainsi des fibres allongées et réunies en un maillage en deux dimensions de10nm d’épaisseur et plus. Elles sont associées à d’autres protéines : les LAPs 1 et 2 (Lamin Associated Proteins), l’émérine, les récepteurs de la lamine B, les protéines intervenant dans la constitution et la fonction des pores nucléaires assurant la transduction avec le cytoplasme.
La lamina intervient dans l’organisation de la chromatine qui lui adhère dans l’interphase, dans la réplication de l’ADN qui prépare la division cellulaire et dans la régulation du cycle cellulaire. Lors de la prophase la lamina se désagrège par phosphorisation des lamines (sous l’action du complexe protéique cycline B/Cdk1) et leur dépolymérisation. A la fin du cycle mitotique, la télophase, la lamina et la membrane nucléaire se reforment par un processus inverse.
Les mutations pouvant survenir au cours de la formation ou de la transformation des divers composants de la lamina en particulier des lamines sont à l’origine des laminopathies.

Étym. lat. membrana : lame, membrane

lamine, laminopathie, filament intermédiaire, cycline B/Cdkl, émérine

maison de retraite médicalisée l.f.

nursing old people home

Maison de retraite dans laquelle est installée une section de cure médicale.
La création de la section de cure médicale a pour objet d’éviter d’avoir à transférer dans un hôpital ou une clinique la personne âgée en cas de nécessité de soins médicaux courants.
Les frais d’hébergement sont payés par la personne âgée ou les descendants ou le service de l’aide sociale. Le séjour en cure médicale donnent lieu au paiement d’un forfait de soins par les organismes de sécurité sociale.

maison maternelle l.f.

nursing home

Etablissement recevant des femmes isolées à partir du septième mois de leur grossesse jusqu'au troisième mois de l'enfant.
Il en existe une par département.

maternage n.m.

nursing

Forme de relation et de soins dans les psychoses, notamment de satisfaction des besoins de base, analogue à celle qui peut exister entre une "bonne mère" et son enfant.
Facilitant une régression intense, massivement gratifiante, elle se fonde sur le concept de frustrations précoces, essentiellement orales, subies du fait de la mère.
Appliqué auparavant lors du réveil des cures de Sakel, ce procédé temporaire permet au patient d'assumer certaines périodes psychotiques plus critiques : phase processuelle d'une évolution schizophrénique, crise d'angoisse de morcellement et de dépersonnalisation, traitement neuroleptique majeur, notamment.

Étym. lat. maternus, de mater : mère

Sakel (cure de)

médecine nucléaire l.f.

nuclear medicine

Spécialité médicale fondée sur l'emploi de la radioactivité pour étudier et traiter les désordres fonctionnels, physiologiques et métaboliques, pouvant survenir dans de nombreux états pathologiques.
Cette définition inclut les procédures "in vitro" (radioanalyse), les méthodes de diagnostic "in vivo" (en particulier d'imagerie) et de traitement après administration au patient de molécules marquées (ou radiopharmaceutiques).
Elle fait appel aux méthodes associées de physique nucléaire, radiochimie, radiobiologie et radioprotection.
La médecine nucléaire est depuis 1988 une spécialité médicale autonome reconnue à l'échelon européen.

curiethérapie, scintigraphie

membrane nucléaire l.f.

nuclear membrane

membrane cellulaire

mononucléotide n.m.

mononucleotide

Syn. nucléotide, par opposition aux di- ou polynucléotides.

mutation complète l.f.

null mutation

Mutation qui abolit complètement l'expression du gène muté.

mutation partielle

myopathies nutritionnelles l.f.p.

nutritional myopathies

Myopathies secondaires à un apport nutritionnel ou à un métabolisme anormal.
On les rencontre essentiellement dans : l'ostéomalacie ou le rachitisme, avec tableau de myopathie des racines prédominant aux membres inférieurs ; l'éthylisme chronique, sous forme de myopathie aigüe après ingestion massive d'alcool (rhabdomyolyse) ou de myopathie subaigüe ou chronique, avec déficit moteur proximal, amyotrophie et régression des symptômes après arrêt de la prise d'alcool ; le diabète et l'insuffisance rénale, avec un déficit moteur des ceintures.

neuropathies nutritionnelles l.f.p.

nutritional neuropathies

Neuropathies relevant de mécanismes complexes et souvent incomplètement précisés, pouvant être secondaires à des carences vitaminiques, notamment en thiamine (béribéri), en amide nicotinique, en vitamine B12 et acide folique (syndrome périphérique combiné à des signes médullaires), plus rarement en pyridoxine et acide ascorbique.
Les polyneuropathies des états de malnutrition, liées au déficit protéique, sont rares et limitées à certaines régions du monde où sévit la famine. S'associent souvent alors des signes d'atteinte neurologique centrale et périphérique.
Sont rapprochées de ce type de neuropathie celles d'origine digestive par suite d'une gastrectomie, d'une sprue, d'une maladie cœliaque, etc. La neuropathie alcoolo-carentielle secondaire à une consommation chronique et excessive d'alcool est fréquemment associée à une carence nutritionnelle multiple, particulièrement en vitamine B1. Les sujets alcooliques ont un déséquilibre de leur balance alimentaire.

Syn. neuropathies carentielles

béribéri, neuromyélopathies tropicales

noyau n.m.

nucleus

En cytologie, partie de la cellule située à l'intérieur de la membrane nucléaire qui la sépare du cytoplasme et contenant la chromatine et le ou les nucléoles.

Étym. lat. nucleus : noyau

noyau caudé (hématome spontané du) l.m.

nucleus caudatus spontaneous hematoma

Rare hématome supratentoriel profond, qui atteint essentiellement la tête et la partie antérieure du corps du noyau caudé.
Il se traduit par un hémi-déficit moteur controlatéral, fréquemment associé à des perturbations des fonctions supérieures.

noyau cristallinien l.m.

lens nucleus

Noyau interne ou noyau dur central du cristallin recouvert d'un épinoyau souple et dont l'ensemble constitue le noyau cristallinien anatomique.

Syn. nucleus lentis

noyau du tractus olfactif latéral l.m.

nucleus tractus olfactorii lateralis (TA)

nucleus of the lateral olfactif tract

Noyau du tractus olfactif latéral qui appartient à la région amygdaloïde superficielle de type cortical.
Il est peu développé chez les primates. Il est localisé au niveau de l’incisure amygdaloïde. Il est très discuté.

Nubiola (dystocie de) l.f.

Nubiola’s dystocia

P. Nubiola Espinós, gynécologue obstétricien espagnol (1878-1956)

dystocie cervicale

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