ostéosclérose généralisée l.f.
Édit. 2017
péritonite puerpérale généralisée l.f.
generalized acute peritonitis
Infection péritonéale diffuse de la grande cavité cœlomique au cours des suites de couches.
Rare aujourd'hui, son pronostic d'une effroyable gravité a été transformé par l'antibiothérapie. Le germe en cause est classiquement un streptocoque. Elle survient au bout de quelques jours, pouvant succéder à un accouchement laborieux ou prolongé, une césarienne, une rupture d'un cul-de-sac vaginal à la suite d'application de forceps. Elle évolue en trois phases : stade d'endométrite, puis lymphangite simple, enfin péritonite confirmée. Les variantes cliniques sont nombreuses : forme franche sthénique, avec défense abdominale confinant à la contracture, forme asthénique avec signes toxi-infectieux sévères et signes digestifs trompeurs où dominent le météorisme et la diarée mais sans signe physique net, pas de douleur au palper, ni de défense ni de contracture.
pustulose exanthématique aigüe généralisée l.f.
Éruption d'origine médicamenteuse, d'apparition brutale, érythémateuse, se recouvrant secondairement de multiples pustules superficielles amicrobiennes, habituellement diffuse, évoluant dans un climat fébrile avec hyperleucocytose supérieure à 10 000 éléments et parfois hyperéosinophilie, caractérisée histologiquement par une pustule souscornée, et évoluant vers la guérison en 7 à 10 jours, après arrêt du médicament responsable.
Les médicaments le plus souvent en cause sont les antibiotiques et en particulier les bêta-lactamines.
Claire Beylot, Paulette Bioulac et M. Doutre, dermatologistes français (1980)
syndrome de réponse inflammatoire généralisée l.m.
systemic inflammatory response syndrome (SIRS)
Réponse inflammatoire non spécifique de l'organisme à la libération des médiateurs, qu'il y ait ou non infection.
Selon les critères de consensus adoptés par la Chest Society et la Critical Care Society (1991), en dehors de toute autre cause (par ex. chimiothérapie), le patient doit présenter deux, au moins, des manifestations d'apparition récente et d'évolution aigüe telles que :
- hyper- ou hypothermie (température > 38°C ou < à 36°C),
- tachycardie (fréquence cardiaque > 90 / min),
- tachypnée (fréquence ventilatoire > 20 / min) ou hypocapnie (PaCO2 < 32 mm de Hg)
- hyperleucocytose ou présence de 10% de formes immatures.
→ état septique non septicémique, sepsis
syndromes d'activité musculaire continue généralisée l.m.p.
generalized continuous muscular activity syndromes
Ensemble des syndromes d'hyperexcitabilité d'origine périphérique décrits sous des appellations variées, notamment : syndrome de myokymies-myotonie-hyperidrose (J. Gamstorp, G.A. Wolfhart), syndrome d'activité continue des fibres musculaires (H. Isaacs), maladie de Morvan, syndrome "crampes-fasciculations-bénignes".
Débutant à tout âge, d'intensité très variée, leur signe commun est une contraction musculaire involontaire persistant lors du sommeil. Au minimum, des fasciculations et des myokymies permanentes, diurnes et nocturnes, s'installent aux membres inférieurs et se généralisent. Puis se fixe une raideur gênant la marche, associée à une sudation continue. Dans les formes majeures, une forte contracture imprime une position très anormale, analogue à celle d'un chevalier en armure. Une hypertrophie musculaire est observée dans un quart des cas. L'EMG enregistre des décharges dites neuromyotoniques.
L'évolution est fort variable, avec même possibilité de disparition de l'hyperactivité musculaire après des années. A contrario, des formes graves avec dysautonomie peuvent être mortelles.
Dans ce groupe pathologique majoritairement sporadique, dont la pathogénie de plus en plus probable est liée à des anomalies des canaux ioniques membranaires (canaux potassium d'action lente) et à des mécanismes auto-immuns, une néoplasie médiastinale (cancer à petites cellules) est parfois associée.
Étym. lat. activitas : activité (déverbal d'ago : pousser devant soi, agir)
Syn. neuromyotonie
[H1,I4]
transduction généralisée l.f.
generalized transduction
Mode de transduction dans lequel n'importe quel gène cellulaire peut théoriquement être transféré par le phage.
Le virion du phage transducteur ne contient pas d'ADN phagique.