spectrométrie par résonance magnétique l.f.
magnetic resonance spectrometry
Technique qui utilise la résonance magnétique nucléaire pour obtenir des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance des noyaux.
Syn. spectroscopie par résonance magnétique
Sigle SRM
[B2,B3]
Édit. 2018
spectroscopie par résonance magnétique l.f.
magnetic resonance spectroscopy
Sigle SRM
→ spectrométrie par résonance magnétique
[B2,B3]
Édit. 2018
stimulation magnétique transcraniale l.f.
Méthode d’activation transitoire de structure cérébrale ou cérébelleuse à l’aide d’une stimulation magnétique.
Elle a l’intérêt d’être transitoire et de ne pas provoquer de lésion.
susceptibilité magnétique l.f.
magnetic susceptibility
Propension d'une substance à devenir aimantée lorsqu'elle est placée dans un champ magnétique.
Elle s'exprime par le rapport I sur H où le vecteur I est l'intensité d'aimantation de cette substance placée dans le champ H.
La valeur de ce rapport permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur, le diamagnétisme, (rapport négatif), le paramagnétisme (rapport faiblement positif) et le ferromagnétisme (rapport fortement positif). En IRM, une grande différence de susceptibilité magnétique entre deux tissus contigus est suceptible d’être source d’artefact.
→ champ magnétique, susceptibilité magnétique (artefact de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
susceptibilité magnétique (artefact de) l.f.
magnetic susceptibility artifact
En IRM, artéfact important lié à une distorsion du champ magnétique local dans la zone frontière entre deux régions de susceptibilités magnétiques très différentes (p. ex. zone de transition air-os, os-tissu, hémoglobine-tissu, etc.).
Il existe à leur interface un gradient de champ magnétique intrinsèque qui induit un déphasage des spins au niveau de la zone de transition. Ce déphasage est à l’origine d’une zone de signal hypo-intense artéfactuelle. A l’interface air-tissu, cet artefact en hyposignal peut donner l'impression d'un agrandissement de la cavité aérique. Au niveau d'une calcification ou d'une structure osseuse, il peut simuler un agrandissement de celles-ci.
Cet artefact peut être exploité dans un but diagnostique, son augmentation en écho de gradient par rapport à l'écho de spin étant un argument en faveur de certains diagnostics : calcification, foyer hémorragique ancien riche en hémosidérine, métastase de mélanome riches en mélanine…
Il est à l’origine du principe de l’IRM fonctionnelle et de l’IRM de perfusion.
→ susceptibilité magnétique, champ magnétique, imagerie de perfusion (en IRM), imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
flux magnétique l.m.
magnetic flux
Grandeur qui caractérise le magnétisme traversant une surface S, et qui se définit comme le produit du champ magnétique par la surface S perpendiculaire à la direction de celui-ci.
Lorsque la surface est limitée par un conducteur électrique, la variation du flux entraîne l'apparition d'une différence de potentiel aux bornes du conducteur (phénomène d'induction électromagnétique). En IRM, le signal enregistré a pour origine les variations de flux provoquées à travers l'antenne par la rotation de l'aimantation transversale, durant la précession libre de la relaxation. Ce signal IRM, dont l’intensité et la topographie peuvent être déterminés, est à l’origine de l’image IRM matricielle.
L'unité de flux magnétique est le weber (Wb).
→ précession, signal RM, weber
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
stimulation magnétique transcrânienne
Technique médicale consistant à créer à travers la boîte crânienne un champ magnétique capable de modifier l’activité neuronale dans la zone recevant ce flux.
La première description revient à Arsène d’Arsonval en 1896.
La stimulation magnétique à une fréquence inférieure à 1 Hz est inhibitrice, la stimulation à une fréquence supérieure à 5 Hz est activatrice : ceci peut s’observer en agissant au niveau du cortes moteur primaire.
C’est à partir des années 1980 que cette technique a trouvé son intérêt en neurologie et en psychiatrie. La stimulation transcrânienne répétée consiste à émettre une série d’impulsions pendant un temps donné.
Les indications actuelles sont la dépression et les syndromes hallucinatoires ; moins efficace que la stimulation électrique transcrânienne ( électrochocs ), elle a l’avantage d’être indolore et très bien tolérée. Le traitement repose en règle sur une administration quotidienne pendant plusieurs jours consécutifs.
J. Arsène d’Arsonval, méecin physicien français, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine (1896)
→ champ magnétique, dépression, psychose hallucinatoire chronique
[H1, H3]
Édit. 2019
ADN nucléaire l.m.
nuclear DNA
ADN des chromosomes du noyau eucaryote.
Syn. ADN chromosomique (acception 1)
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
ARN nucléaire de taille variable l.m.
heterogenous nuclear RNA (hnRNA)
ARN nucléaire de tailles hétérogènes résultant de transcription par la polymérase II et correspondant à l’ARN messager.
→ ARN, polymérase, transcription, ARN messager
[Q1]
Édit. 2017
ARN nucléaire hétérogène l.m.
heterogenous nuclear RNA (hnRNA)
Ensemble de molécules d'ARN de masses moléculaires élevées et variées, présentes dans le noyau des cellules eucaryotes, et qui constitueraient les ARN pré-messagers en cours de maturation.
Symb. ARNnh
autorité de sureté nucléaire l.f.
nuclear safety authority
Devenu une autorité administrative indépendante en 2006, cet organisme a pour mission de porter à la connaissance du Gouvernement tous les renseignements utiles qu’il a pu recueillir ainsi qu’à formuler des avis et des suggestions sur les mesures à prendre pour assurer la protection de l’État aussi bien que de la population.
Il est dirigé par un collège de cinq commissaires, nommés pour six ans, trois d’entre eux étant choisis par le Président de la République et chaque Président des deux assemblées parlementaires désignant l’un des deux autres membres de ce collège.
Un directeur général, huit directeurs et un secrétaire général sont, notamment, chargés du fonctionnement de ses services.
Ses missions sont codifiées dans le code de l’environnement. L’autorité de sureté nucléaire est, en effet, habilitée à informer également le public des risques ou des dangers éventuellement encourus en matière de radioactivité et à procéder à des contrôles pour vérifier que les installations existantes respectent les mesures de prévention et de sécurité qu’elles doivent observer en conformité de la législation qui leur est applicable.
Sigle : ASN
cataracte nucléaire diffuse non évolutive l.f.
nuclear diffuse non progressive cataract
Cataracte à opacité limitée au noyau nucléaire fœtal et ressemblant à la sclérose nucléaire sénile.
Cette cataracte est non évolutive et rarement récessive. L’affection est autosomique dominante (MIM 116300).
A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1931)
[P2,Q2]
cataracte nucléaire totale l.f.
nuclear total cataract
Opacités du noyau embryonnaire et surtout fœtal, ponctuées denses ou confluantes aux limites irrégulières.
La plus fréquente des cataractes congénitales sévères avec mauvaise acuité visuelle. La transmission récessive est très rare. L’affection est autosomique dominante (MIM 116400).
A. L. Brown, ophtalmologiste américain (1924)
[P2,Q2]
conjugaison nucléaire l.f.
nuclei conjugation
Terme désuet.
[Q1]
couche nucléaire externe l.f.
stratum nucleare externum (TA)
outer nuclear layer
Syn. anc. couche des grains externes
→ rétine
[A1,P2]
couche nucléaire interne l.f.
stratum nucleare internum (TA)
inner nuclear layer
Syn. anc. couches des grains internes
→ rétine
[A1,P2]
déchet nucléaire l.m.
nuclear waste
Déchet radioactif ou déchet susceptible d’avoir été contaminé ou activé, provenant d’une installation nucléaire de base, et qui, à ce titre, est pris en charge par les filières d’élimination des déchets radioactifs.
Une attention particulière est apportée à de tels déchets dans les services d’imagerie médicale.
Étym. lat. médiéval decadere, du lat ; cadere : tomber
élément nucléaire dispersé court l.m.
short interspersed nuclear element (SINE), short interspersed repeat, short interspersed repeat element
Séquence répétée issue de la multiplication d’un transposon des eucaryotes comprenant entre 100 et 300 paires de bases présentes en grand nombre de copies dans le génome.
L’élément emblématique de la famille est la séquence Alu, présent en plus de 500 000 copies dans le génome humain.
→ rétrotransposon, paire de bases, transposon
[Q1]
Édit. 2019
élément nucléaire dispersé long l.m.
long interspersed nuclear element (LINE), long interspersed repeat, long interspersed repeat element
Rétrotransposon eucaryote, souvent d’origine rétrovirale,.comprenant des séquences de 6 000 à 7 000 paires de bases, présentes en grand nombre de copies dans le génome.
→ rétrotransposon, paire de bases
[Q1]
Édit. 2019
fission (nucléaire) n.f.
fission
Réaction nucléaire dans laquelle un noyau atomique très lourd se casse en 2 parties de masse voisine avec émission de particules - en particulier des neutrons - et de photons; cette émission entraîne un important dégagement d'énergie (175 MeV pour un noyau de 235U, soit 7.1010 J pour 1g).
La fission est généralement consécutive à la capture par le noyau d'un neutron de faible énergie. L'émission de neutrons entraîne, dans une masse compacte de noyaux fissibles, une réaction en chaîne qui est explosive dans la bombe atomique et contrôlée dans le réacteur nucléaire.
[B2]
Édit. 2018
Fuhrman (grade nucléaire de) l.m.
Fuhrman nuclear grading
Méthode d'histopronostic adaptée aux carcinomes à cellules rénales comportant 4 grades.
Ce grade tient compte uniquement de l'aspect des noyaux, sans intégrer l'architecture tumorale, le type cellulaire ou le contenu cytoplasmique.
On décrit quatre grades de gravité croissante.
Grade I : petits noyaux ronds de 10 µ dont les contours sont réguliers et sans nucléole, sans cellules monstrueuses (30% des cancers à cellules rénales).
Grade II : noyaux de 15 µ, discrètement irréguliers, avec nucléoles visibles au grossissement x 400, sans cellules monstrueuses (30% des cancers à cellules rénales).
Grade III et IV : noyaux de 20 µ dont les contours sont irréguliers avec des nucléoles visibles au grossissement x 100.
Le grade III (30% des cancers à cellules rénales) ne comporte pas de cellules monstrueuses contrairement au grade IV (10% des cancers à cellules rénales).
Susan A. Furhman, anatomopathologiste américaine (1982)
[F2]
Édit. 2019
fusion nucléaire n.f
fusion
Cette réaction n'est possible qu'à des températures très élevées (millions de degrés) où l'énergie cinétique des noyaux leur permet de franchir la barrière de potentiel qui s’oppose à leur interpénétration. La réaction est à l'origine de l'énergie rayonnée par les étoiles (où la réaction est amorcée dans le cœur de l'étoile lorsque la contraction gravitationnelle l'a porté à la température requise) et de l'énergie dégagée de façon explosive dans la bombe à hydrogène (où la température requise est obtenue par l'explosion d'une bombe atomique à fission).
Le contrôle de la réaction en vue de la production industrielle d’énergie est encore à l’étude.
Association de 2 noyaux légers dont résulte un noyau plus lourd et qui entraine un important dégagement d’énergie (18 MeV pour la fusion d’un noyau de deutérium et d’un noyau de tritium, soit 34.1010 J pour 1g de matière)
groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.
basolateral nuclear group
Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.
groupe nucléaire centro-médial
centromedial nuclear group
→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical
groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.
Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial
→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial