Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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déficit immunitaire combiné sévère (syndrome de) l.m.

severe combined immunodeficiency syndrome (SCID)

Groupe hétérogène d'anomalies du développement portant sur les cellules-souches lymphoïdes ou le stade précoce de différenciation des lymphocytes T et B.
Ces déficits comprennent la dysgénésie réticulaire (alymphocytose et agranulocytose), l'alymphocytose, le déficit en précurseurs de lymphocytes T et le déficit en adénosine-désaminase. Le plus sévère des déficits immunitaires congénitaux comporte une agénésie thymique, l'absence de lymphocytes dans les organes lymphoïdes et par conséquent l'absence de plasmocytes et d'anticorps.
Ce déficit est aussi connu sous le nom d'hypogammaglobulinémie de type suisse. Les nouveau-nés meurent habituellement d'infection dans les premiers jours de la vie.

Syn. immunodéficience congénitale

Sigle  DICS

adénosine-désaminase (déficit en)

déficit immunitaire commun variable l.m.

Syn. hypogammaglobulinémie d'expression variable

hypogammaglobulinémie d'expression variable

déficit immunitaire humoral l.m.

humoral immune deficiency

Déficit de l'immunité humorale dont il existe différentes variétés.
Ce sont :
1) l'a-γ-globulinémie globale liée au sexe ;
2) les variantes associées à un thymome ou un déficit en hormone de croissance ;
3) les hypo-γ-globulinémies sélectives dont la plus fréquente est le déficit en immunoglobulines A ;
4) l'hypo-γ-globulinémie commune à expression variable, variété la plus fréquente de ces déficits.

dépression immunitaire l.f.

immunological depression

immunodépression, immunodéficience

dépression immunitaire l.f.

immunodépression, immunodéficience

déviation immunitaire l.f.

immune deviation.
Modification de la réponse immunitaire (suppression de l'hypersensibilité retardée ou de la production de certaines classes d'anticorps) consécutive à un premier contact avec l'antigène.
P ex. si on immunise un animal avec un antigène accompagné d'adjuvant incomplet de Freund, on obtiendra des anticorps, et lors de l'immunisation suivante la réponse cellulaire sera inhibée.
Ce phénomène est expliqué aujourd’hui par l’induction d’une réponse de type 2 (Th2) lors de la première immunisation, ce qui empêche le développement d’une réponse de type 1 (Th1) avec production d’interféron gamma lors de la seconde injection d’antigène.

Syn. déviation immune

gène de la réponse immunitaire l.m.

immune response gene

Pour un déterminant antigénique donné, gène unique dominant qui contrôle une des réponses immunitaires des lymphocytes T mais ne code pas pour un anticorps.
Certains de ces gènes Ir codent pour des antigènes HLA de classe II.

Syn. gène Ir

complexe majeur d'histocompatibilité

immunitaire adj.

immune

Qui se rapporte à l'immunité.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunodéficience ou déficit immunitaire n.f.

immunodeficiency

Ensemble de maladies génétiques ou acquises dans lesquelles un ou plusieurs éléments de la défense de l'hôte sont absents ou fonctionnellement déficients.

Étym. lat. immunis : exempt de

agammaglobulinémie, déficit immunitaire combiné sévère, sida

interférence immunitaire l.f. 

immunological interference

Variation du pouvoir immunogène d’un vaccin, selon qu’il est introduit seul dans l’organisme ou en association avec un autre vaccin ou encore isolément mais en même temps que celui-ci.

paralysie immunitaire l.f.

immune paralysis.
Etat de tolérance des cellules B induit expérimentalement par de fortes doses d'antigène.
Les paralysies immunitaires se voient particulièrement après injection de polysaccharides qui ne peuvent pas être dégradés dans l’organisme. Elles peuvent s’observer lors de l’introduction de doses massives d’antigènes protéiques, par ex. au cours de certaines infections bactériennes, virales ou parasitaires. Différents mécanismes ont été proposés pour expliquer ce phénomène : épuisement clonal, apoptose des cellules B par engagement prolongé d’un grand nombre de récepteurs des lymphocytes B.

récepteur des lymphocytes B

réponse immunitaire l.f.

immune response

Ensemble d'événements se produisant chez l'Homme et les vertébrés à la suite d'un contact immunologique avec une protéine étrangère.
La réponse immunitaire peut se traduire par la production d'anticorps spécifiques, une réaction d'hypersensibilité, etc. Elle peut être à médiation humorale ou cellulaire.

déterminant antigénique, hypothèse informatrice, antigène, anticorps

réponse immunitaire à médiation cellulaire l.f.

cell mediated immune response

Réponse immunitaire des lymphocytes T n'impliquant pas la sécrétion d'un anticorps.
On distingue :
- les lymphocytes T cytotoxiques qui neutralisent directement l'élément étranger,
- les lymphocytes T facilitants qui activent des macrophages,
- les lymphocytes T suppressifs qui inhibent la réponse d'autres lymphocytes T ou B.

réponse immunitaire à médiation humorale

réponse immunitaire à médiation humorale l.f.

humor mediated immune response

Réponse immunitaire des lymphocytes B impliquant la sécrétion d'anticorps.
On distingue la réaction primaire, consistant en la fixation de l'antigène et de l'anticorps, et les réactions secondaires dont la précipitation, l'agglutination cellulaire, la fixation du complément, la phagocytose par les macrophages, la lyse par les cellules tueuses, etc. Ces réactions sont directement à l'origine de la destruction ou de la mise à l'écart de l'antigène concerné.

restauration immunitaire (syndrome de)  l .m.

immune restoration inflammatory

Sigle SRI

IRIS (Syndrome)

synapse immunitaire l.m.

immunological synapse

Région de contact entre cellule présentatrice d’antigène (CPA) et lymphocyte.
Cette région comprend des protéines membranaires appartenant les unes à la CPA, les autres au lymphocyte. Le cœur de la synapse immunologique est formé côté CPA par une molécule du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) porteuse d’un polypeptide antigénique, côté lymphocyte T par une molécule récepteur d’atigène ou TCR (T cell receptor) spécifique pour le polypeptide et capable de réagir avec lui, donc de le reconnaître (premier signal). Autour de ce site central sont groupées des molécules membranaires appartenant les unes au lymphocyte T (CD2, CD3, CD154, CD28, CD152, LFA1, CD40L…), les autres à la CPA et réagissant avec les premières (respectivement LFA3 avec CD2 et CD3, CD40 avec CD154, CD80 et CD86 avec CD28 et CD152, ICAM1 avec LFA1, CD40 avec CD40L …) ; la réaction spécifique entre ces molécules de co-stimulation complète le contact entre CPA et lymphocyte T et participe à la stimulation du lymphocyte T (second signal).

système immunitaire l.m.

immune system

Ensemble cellulaire et tissulaire impliqué dans les réponses immunitaires de l’organisme contre des agents pathogènes.
Les cellules de ce système, principalement les lymphocytes, sont soit isolées, soit disposées en agrégats diffus dans les tractus gastro-intestinaux, respiratoires, soit encore groupées dans les organes lymphoïdes ( thymus, ganglions lymphatiques, rate).

système immunitaire cutané l.m.

skin immune system

Locution employée pour signifier que l'épiderme contient toutes les cellules et molécules nécessaires à l'induction et à l'expression d'une réponse immunitaire, les éléments principaux de ce système étant les cellules de Langerhans et les kératinocytes.

point de contrôle immunitaire l.m.

immune checkpoint

Protéines présentes à la surface des cellules T, ou de leurs récepteurs sur les tumeurs, jouant un rôle dans la défense des tumeurs contre le système immunitaire.
Les inhibiteurs des points de contrôle sont des anticorps monoclonaux dirigés contre ces protéines et utilisés dans le traitement des hémopathies malignes et des cancers.

anticorps monoclonal, PD1, CAR-T cells

[C1, F2, F3]

Édit. 2018

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