Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

93 résultats 

ascite chyliforme l.f.

chylous ascites

Ascite riche en triglycérides (> 3g/L) provenant de la rupture dans le péritoine de vaisseaux lymphatiques généralement mésentériques.
L'aspect macroscopique du liquide est opalescent, voire lactescent.
Les principales causes sont les blocages lymphatiques cœliomésentériques (tumeurs pancréatiques, lymphomes malins, adénopathies d'autres causes, péricardite constrictive) et la cirrhose du foie.

ascite pseudochyleuse l.f.

pseudo-chylous ascites

Ascite riche en triglycérides (> 1g/L) mais non chyleuse.
L'adjectif chyliforme est préférable.
Partage les mêmes causes que l'ascite chyleuse.

bêta-lipoprotéine n.f.

β-lipoprotein

Lipoprotéine plasmatique dont la mobilité électrophorétique à pH 8,6 correspond à celle des β-globulines.
C'est en fait un mélange de particules de compositions différentes, mais dont les plus nombreuses contiennent de l'apolipoprotéine B et ont une densité comprise entre 1,019 et 1,063 (LDL).
Le sérum humain contient environ 5 g de β-lipoprotéines, de composition moyenne suivante : apolipoprotéines (apoB) 20 %, phospholipides choliniques 22 %, cholestérol libre (9%), esters de cholestérol 39 %, triglycérides 4 %. Les β-lipoprotéines ont une taille d'environ 21 nm. Elles proviennent surtout de la dégradation des VLDL (very low density lipoprotein) d'origine hépatique dans la circulation sanguine. Elles sont considérées à juste titre comme des lipoprotéines athérogènes. Il existe des dyslipoprotéinémies dans lesquelles la teneur du plasma en β-lipoprotéines est nulle (abêtalipoprotéinémie) ou diminuée congénitalement. Mais les principales dyslipoprotéinémies sont celles où la concentration des β-lipoprotéines est élevée, comme l'hypercholestérolémie xanthomateuse familiale.

β-globulines, apolipoprotéine B (B 100), VLDL, hypercholestérolémie xanthomateuse familiale

Édit. 2017

cholestérolémie n.f.

cholesterolemia

Concentration du cholestérol dans le plasma ou le sérum sanguin.
Chez l'adulte normal, elle est comprise entre 4 et 5,4 mmol/L (1,5 à 2 g/L). Elle varie avec l'âge, croissant rapidement dans les premières semaines, puis plus lentement jusqu'à 70 ans chez l'homme, elle reste plus basse chez la femme pendant toute la période de vie génitale active, s'élevant après la ménopause pour rejoindre celle de l'homme, voire la dépasser à 6,7 mmol/L (2,6 g) ou plus. Le cholestérol se trouve dans les différentes lipoprotéines du plasma, de telle sorte que la signification de la cholestérolémie totale apporte moins d'information que la mesure des fractions LDL ou HDL-cholestérol.
Actuellement, le dosage de la cholestérolémie isolée n’a plus d’intérêt. Il doit faire partie du bilan appelé « exploration des anomalies lipidiques », qui associe le dosage du cholestérol total, des triglycérides et du cholestérol-HDL, ainsi que le calcul du cholestérol-LDL par la formule de Friedewald. Le dosage doit être effectué chez le patient à jeun depuis plus de 12 h.

W. T. Friedewald, biochimiste américain (1972)

exploration des anomalies lipidiques 

[C2]

chyle n.m.

chyle

Liquide laiteux blanchâtre présent dans les voies chylifères (lymphatiques du péritoine, canal thoracique) résultant de la digestion.
Les triglycérides provenant des graisses alimentaires s'y trouvent sous forme de particules, les chylomicrons, émulsionnés grâce à des phospholipides choliniques et certaines protéines, telles que l'apoB 48 et l'apoA-IV.

Étym. gr. khulos : suc

vaisseau chylifère

[K4,C2 ]

chylothorax traumatique l.m.

traumatic chylothorax

Épanchement de chyle par rupture du canal thoracique au cours d'un traumatisme thoracique.
Ce liquide est riche en triglycérides, sous la forme de chylomicrons émulsionnés, et en protides.
Cet épanchement est exceptionnel au cours des traumatismes fermés du thorax. Il y a souvent une fracture vertébrocostale en regard, difficile à déceler. Sa reconnaissance impose le jeûne avec nutrition parentérale et drainage. La persistance du recueil d'un volume de liquide supérieur à 300 mL par 24 heures, au-delà de 8 à 10 jours, impose une intervention pour lier le canal thoracique de part et d'autre de la rupture.
Bien particuliers et plus fréquents sont les chylothorax postopératoires. après pneumonectomies, œsophagectomies ou curages lymphatiques médiastinaux. Ils posent les mêmes problèmes thérapeutiques.

[K4]

colipase n.f.

colipase

Protéine jouant un rôle co-enzymatique pour la lipase pancréatique, qu'elle protège contre l'effet inhibiteur exercé par les acides gras produits dans la réaction, ainsi que celui exercé par les sels biliaires qui servent à émulsionner les triglycérides dans l'intestin.
La colipase est biosynthétisée par le pancréas sous forme d'une procolipase qui est hydrolysée secondairement par la trypsine, qui détache un pentapeptide, l'entérostatine.

Étym. lipase

[C1]

déficit en vitamine E l.f.

familial isolated deficiency of vitamine E

Déficience en vitamine E avec, dégénérescence spinocérébelleuse (ataxie de Friedreich-like), augmentation des triglycérides des bêtalipoprotéines, xanthélasma et xanthomes des tendons.
La stéatorrhée est inconstante, il y a atteinte du faisceau pyramidal, neuropathie périphérique et diminution de la sensibilité proprioceptive et vibratoire, dysarthrie, et hyporéflexie. Au niveau oculaire, on trouve papille pâle, rétrécissement artériel et rétinite pigmentaire (T. Yokota). L'altération rétinienne est probablement de même type que dans le syndrome d'Alagille. Mutation du gène de la protéine de transfert de l'alpha-tocophérol. L’affection est autosomique récessive (MIM 277460).

T. Yokota, neurologue japonais (1997) ; D. Alagille, pédiatre français (1975) A. E. Harding neurologue britannique (1982) ; N. Friedreich, médecin allemand (1863)

Syn. VED, ataxie de type Friedreich avec déficit en vitamine E, ataxie de type Friedreich avec rétinite pigmentaire

digestion

digestion

Ensemble des phénomènes physiques, chimiques et enzymatiques qui, dans la lumière du tube digestif (digestion intraluminale) et à l’intérieur des entérocytes (digestion entérocytaire), agissent sur les aliments ingérés pour les transformer en nutriments avant d’être distribués à tous les tissus de l’organisme.
Les nutriments hydrosolubles sont conduits par le sang portal vers le foie où ils sont métabolisés avant d’être déversés dans la circulation systémique. Les lipides (triglycérides alimentaires en particulier), émulsionnés sous forme de micelles, sont absorbés dans l’entérocyte, assemblés en lipoprotéines et libérés sous forme de chylomicrons dans les chylifères (lymphatiques de l’intestin grêle) qui les drainent vers le canal thoracique puis la veine sous-clavière gauche. Ils sont déversés dans la circulation veineuse pulmonaire d’où, à côté du foie, le rôle joué par le tissu pulmonaire dans leur métabolisme.

chyle, chylémie, chylomicron, digestion des glucides, digestion des lipides, digestion des protéines, digestion intraluminale, digestion entérocytaire, métabolisme, nutriment.

digestion des lipides l.f.

digestion of lipids

Ensemble des transformations subies dans le tube digestif par les lipides alimentaires, aboutissant à des molécules (acides gras, monoglycérides, et autres) assimilables par les cellules.
Elle commence par l’émulsification des lipides alimentaires (triglycérides, phospholipides et cholestérol) qui débute dans l'estomac, complétée par l'action de la lipase gastrique, qui permet leur passage sous forme de gouttelettes lipidiques dans l'intestin grêle.
La digestion intraluminale se poursuit par l'action conjuguée des enzymes pancréatiques (lipases, phospholipases, etc.) et des sels biliaires qui augmentent la solubilisation des graisses sous forme de micelles. L'absorption des lipides se fait ensuite dans l'entérocyte, où les lipides sont reconstitués et assemblés en lipoprotéines libérées dans le système lymphatique (chylomicrons). Un déficit d'absorption des lipides se traduit par une stéatorrhée.

diglycéride n.m.

diglyceride

Lipide neutre, dans lequel une molécule de glycérol est estérifiée par deux acides gras.
On distingue trois isomères selon que la fonction alcool qui reste libre est portée par le carbone 1, 2 ou 3 (stéréospécifiquement numéroté).
Les diglycérides ne sont présents dans l'organisme humain qu'en quantité faible par rapport aux triglycérides, dont ils représentent des métabolites soit au cours de leur hydrolyse par une lipase, soit au cours de leur biosynthèse à partir des acides phosphatidiques. Au niveau des membranes cellulaires ils constituent des métabolites messagers provenant de l'action de phospholipases C sur des phosphatidylinositol-diphosphates et exerçant un effet activateur de protéine-kinases C. Dans le sang des insectes, les diglycérides sont la forme principale de transport des acides gras.

Syn. diacylglycérol

folliculite à Pityrosporon l.f.

Pityrosporum folliculitis

Éruption papulo-érythémateuse et pustuleuse folliculaire de la partie haute du tronc et des bras.
Des facteurs environnementaux, tels qu’une atmosphère chaude et humide, ou locaux, l'utilisation de glucocorticoïdes topiques ou une antibiothérapie, pourraient faciliter sa survenue : ces facteurs permettraient la prolifération des levures qui entraînerait une hydrolyse des triglycérides en acides gras libres responsables d’un phénomène inflammatoire. Les antifongiques, en particulier le kétoconazole, sont habituellement efficaces.

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. folliculites à Malassezia furfur

folliculite, antifongique, kétoconazole, Malassezia furfur, levure, antifongique

[D1, J1]

Édit. 2018

glandes aréolaires l.f.p.

glandulae areolares (TA)

areolar glands

Glandes composites situées sous l’aréole du sein ayant une double structure et un aspect différent en dehors ou au cours de la grossesse et de la lactation.
Elles sont formées de glandes sébacées volumineuses et, sous le muscle aréolaire, d’acini mammaires. En dehors de la grossesse et de l’allaitement elles forment en superficie de petits nodules, au nombre de 10 à 20, parsemant l’aréole et habituellement décrits comme tubercules de Morgagni.
Au cours de la grossesse, vers la huitième semaine d’aménorrhée, certaines d’entre elles deviennent apparentes autour du mamelon, ce sont les tubercules de Montgomery, par développement des acini lactifères, stimulés à partir de l’hypophyse par la sécrétion de prolactine et d’ocytocyne. La production sébacée persiste, stimulée par la MSH (melanocyte stimulating hormone). Pendant l’allaitement elles émettent un peu de liquide visqueux, lactescent contenant du lactose et d’odeur particulière liée aux triglycérides, aux acides gras hétérocycliques et aux terpènes oxygénés, véritables phéronomes reconnus par l’enfant et dont l’effet est d’orienter celui-ci vers le mamelon (Schaal, Doucet). De plus, l’augmentation de la sécrétion sébacée a un effet protecteur de l’épiderme de la région aréolaire et du mamelon. Après l’allaitement, elles subissent une involution et deviennent quiescentes.

W. F. Montgomery, gynécologue irlandais (1837); G. Morgagni, anatomiste et anatomo-pathologiste italien (1719), B. Schaal, (1980, 2000, 2003) et S. Doucet, biologistes français (thèse 2007)

Syn. anc. glandes mammaires accessoires, glandes de Montgomery, follicules de Montgomery,

Morgagni (tubercules de) Montgomery (tubercules de)

glucose n.m.

glucose

Sucre simple, aldohexose le plus répandu dans la nature, servant de référence à la classe des glucides.
Le D-glucose a pour formule brute C6H12O6, soit C6 (H2O)6 (d'où le terme « hydrate de carbone », à éviter). Sa formule spatiale se présente comme un hexagone gauche, plié en forme de chaise, dont un sommet est constitué par l'atome d'oxygène qui fait un pont entre le C5 et le C1 : chacun des carbones 1 à 5, tous asymétriques, constitue un sommet portant une fonction hydroxyle (OH pour les C1 à 4 et CH2OH pour le C5), en position équatoriale.
Substance réductrice, de répartition ubiquitaire dans les deux règnes, il peut être isolé sous forme d'une poudre blanche de saveur sucrée, très soluble dans l'eau, dextrogyre. Fermentescible, il est utilisé dans les milieux de culture. C'est un aliment énergétique essentiel, surtout pour les cellules nerveuses et sanguines, ainsi que pour les muscles en contraction rapide hypoxique. Sa dégradation métabolique fournit aux cellules une énergie utilisable sous forme de molécules d'ATP, la glycolyse anaérobie d'une molécule de glucose fournissant 2 liaisons riches en énergie et la glycolyse aérobie 38. Son métabolisme, ainsi que sa mise en réserve sous forme de glycogène, met en jeu sa phosphorylation par une kinase. Il peut aussi conduire à la formation de réserves lipidiques par le foie et par les tissus adipeux après transformation en triglycérides. Le principal aliment apportant du glucose à l'Homme ou aux animaux est l'amidon, les végétaux ayant la faculté de synthétiser le glucose à partir de gaz carbonique par photosynthèse.

Étym. gr. glukus : doux, sucré

Syn. dextrose

aldohexose

glycéride n.m.

glyceride

Lipide constitué d'une molécule de glycérol sur laquelle sont liés des acides gras.
Selon que le glycérol est estérifié par un seul, deux ou trois acides gras, on dit : monoglycéride, diglycéride ou triglycéride.
Les triglycérides sont de loin les principaux glycérides des tissus animaux ou végétaux, où ils peuvent jouer le rôle de réserve énergétique. Leur hydrolyse est catalysée par des lipases. Elle peut être effectuée en chimie par action d'un alcali qui transforme les acides gras en savons, réaction appelée saponification.

graisse n.f.

fat

Substance d'origine animale comme le saindoux, le suif ou le beurre, ou végétale comme le beurre de cacao, essentiellement constituée de triglycérides.
Les graisses ont une densité inférieure à 1 ; insolubles dans l'eau, elles forment en général une phase à part quand on en fait une émulsion dans l'eau. Dans les cellules vivantes elles sont rassemblées dans des structures vacuolaires du cytoplasme, comme dans le tissu adipeux ou les organes stéatosiques. On oppose parfois les graisses aux huiles, les premières étant solides à la température ordinaire et les autres liquides. Les graisses sont plus riches en acides gras saturés et les huiles en acides gras insaturés. Les acides gras à plusieurs doubles liaisons, dits incorrectement polyinsaturés, sont indispensables.
Le terme « graisse brune » désignant le tissu adipeux brun est incorrect.

Étym. lat. grassia : épaisseur

tissu adipeux, graise brune

hormone lipocaïque l.f.

lipocaic hormone

Hormone d'origine pancréatique dont le rôle serait de stimuler la dégradation ou la mobilisation des triglycérides du foie.

L. R. Dragstedt, chirurgien américain (1936)

Syn. lipocaïne

[O4]

hyperchylomicronémie n.f.

hyperchylomicronaemia

Teneur plasmatique élevée en chylomicrons qui doit être mesurée au moins six ou dix heures après le dernier repas.
Cette anomalie qui révèle un défaut d'utilisation des triglycérides d'origine alimentaire, est secondaire à un déficit en lipoprotéine-lipase, ou en apolipoprotéines C-II (normalement apportées par les HDL d'origine hépatique) ou encore à une compétition entre les chylomicrons et l'excès de sécrétion de VLDL par le foie au cours du diabète de type II. L'hyperchylomicronémie peut être à l’origine d’une pancréatite.

VLDL, lipoprotéine-lipase, apolipoprotéine C-II

[R1]

hyperlipidémie n.f.

hyperlipidemia

Augmentation du taux de lipides dans le sang au-delà de 8 g/L.
L'augmentation peut porter sur le cholestérol, les triglycérides, les phospholipides.
Selon la classification électrophorétique de Fredrickson, on en distingue cinq types :
I : augmentation des chylomicrons, IIa : augmentation des LDL, IIb : augmentation des LDL et des VLDL, III : augmentation des bêta-lipoprotéines et des pré-bêta-lipoprotéines, type IV : augmentation des VLDL, type V mixte associant les types I et IV.

D. Fredrickson, physiologiste américain (1967)

cholestérol, triglycérides, phospholipides, hyperLDLémie, hyperVLDLémie, hyper-bêta-lipoprotéinémie, hyper-prébêtalipoprotéinémie familiale, hypertriglycéridémie

hyperlipoprotéinémie n.f.

hyperlipoproteinaemia

Augmentation de la teneur plasmatique en lipoprotéines.
On distingue différentes classes d'hyperlipoprotéinémies : hyperchylomicronémies, hyper- VLDLémies, hyper-LDLémies, hyper-HDLémies, hyperlipoprotéinémies mixtes.
On utilise aussi la nomenclature électrophorétique : types I : hypertriglycéridémie, type IIa : augmentation des LDL, type IIb : augmentation des LDL et des VLDL, type III : augmentation des bêta et des prébêta-lipoprotéines, type IV : augmentation des préβ-lipoprotéines et des triglycérides endogènes, type V mixte associant les types I et IV.

D. Fredrickson, physiologiste américain (1967)

hyperlipidémie

hyperlipoprotéinémie de type I l.f.

hyperlipoproteinemia type I

Dyslipoprotéinémie exogène avec augmentation des chylomicrons et des triglycérides plasmatiques, d’origine génétique, se traduisant par une intolérance alimentaire aux graisses, un sérum lactescent et des douleurs abdominales de pancréatite aigüe.
On peut observer aussi une hépatosplénomégalie, des xanthomes, un gérontoxon, un synchisis scintillant, une lipémie rétinienne.
Maladie autosomique récessive (MIM 238600), caractérisée par une absence de lipoprotéine-lipase ou d'apolipoprotéine C-II. Le plasma est lactescent par défaut d'hydrolyse des VLDL et des chylomicrons. Le locus du gène (LPL) est en 8p21.3.

M. Bürger et O. Grütz, médecins allemands (1932)

Syn. Bürger-Grütz (syndrome de), hyperchylomicronémie familiale, hyperlipidémie essentielle familiale, lipoprotéine-lipase (déficit en), LPL (déficit en), chylomicronémie familiale

lipoprotéine-lipase, apolipoprotéine C-II

hyperlipoprotéinémie de type III l.f.

hyperlipoproteinemia type III

Dyslipoprotéinémie génétique caractérisée par la présence de lipoprotéines de densité intermédiaire entre les LDL et les VLDL (IDL), et de mobilité électrophorétique couvrant assez largement la zone β (« β large »).
L'accumulation porte sur les résidus de lipoprotéines riches en triglycérides (remnants), avec une présence d'apolipoprotéine E2 de cholestérol et de phospholipides. L’apolipoprotéine E3 est absente. Le sérum est opalescent. L’athéromatose coronarienne et l’artérite périphérique sont les complications majeures. Il est possible d’observer des xanthomes, des stries palmaires, un arc cornéen, un gérontoxon et un synchisis scintillant. Le locus du gène (Apo E) est en 19q. L’affection est autosomique dominante (MJM 107741).

Syn. dyslipoprotéinémie à « broad-bêta », dys-β-lipoprotéinémie

hyperlipoprotéinémie de type IV l.f.

hyperlipoproteinemia type IV.
Augmentation de la teneur plasmatique en VLDL, pré-β-lipoprotéines, apolipoprotéines C-III et triglycérides.
La cause la plus fréquente semble être une hypersécrétion hépatique de VLDL, souvent liée à la consommation de glucides. Le sérum est lactescent. On peut observer des xanthome, un gérontoxon, un synchisis scintillant et une lipémie rétinienne.
L’affection est autosomique dominante (MIM 144650) mais elle peut être acquise et se rencontre alors chez les diabétiques, les néphrotiques, les alcooliques et les myxœdémateux.

hyperlipoprotéinémie de type V l.f.

hyperlipoproteinaemia type V

Hyperchylomicronémie associée à une augmentation des VLDL, des triglycérides ainsi qu’à une déficience en LDL et en apolipoprotéine C II.
Ce cadre nosologique apparaît hétérogène, combinant les types I et IV. Certains patients évoluent entre les types I et V, d'autres entre les types IV et V, types caractérisés par une intolérance aux graisses aux sucres ou à l'éthanol.
Le sérum est lactescent, crémeux. Il y a des douleurs abdominales, une artériosclérose, un gérontoxon, une xanthomatose et une hépatosplénomégalie.
La transmission héréditaire est mal définie (MIM 144650).

Syn. hyperlipémie mixte, hyperchylomicronémie et hyperpré-β-lipoprotidémie

indice d'iode l.m.

iodine index

En lipochimie analytique, nombre de grammes d'iode absorbés par 100 g de corps gras.
Cet indice mesure le degré moyen d'insaturation des acides gras qui composent un corps gras. Plus il est élevé, plus le corps gras examiné est riche en doubles liaisons, donc éventuellement riche en triglycérides.

Étym. lat. indicium : indication

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