Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Ender (enclouage de) l.m.

Ender’s nailing

Technique de fixation des fractures de l’extrémité supérieure du fémur et de l’humérus par enclouage rétrograde.
Il nécessite l’emploi d’un faisceau de clous élastiques, d’où la terminologie de « enclouage fasciculé de Ender ».

J. Ender, chirurgien orthopédiste autrichien (1970)

[I2]

Édit. 2019

endo-anévrismorraphie n.f.

endoaneurysmorrhaphy

Procédé chirurgical destiné à traiter "par l’intérieur" un anévrisme artériel, consistant après ouverture de la poche anévrismale, soit à obstruer par suture tous les orifices artériels débouchant dans cette poche (endo-anévrismorraphie oblitérante qui supprime l’anévrisme mais aussi la circulation artérielle), soit à recalibrer l’artère par plicature de la paroi de l’anévrisme (endoanévrismorraphie reconstructive ou restauratrice, de technique plus difficile, mais conservant la continuité du courant artériel).
Procédé essentiellement remplacé par la mise à plat, la greffe ou la mise en place d’une prothèse par voie intravasculaire.

R. Matas, chirurgien américain (1888)

Étym. gr. endon : au-dedans ; aneurusma, aneurysma (pour Littré): dilatation ; raphê : suture

Syn. anévrysmorraphie

→ anévrisme, anévrysmorraphie

[K4]

Édit. 2019

endomicroscopie n.f.

endomicroscopy, binocular endoscopic microsurgery, coupling device endomicroscope

Technique endoscopique s'effectuant avec un module dénommé endomicroscope, définissant le couplage des images et des actions frontales du microscope opératoire et sagittales de l'endoscope.
L'ensemble de ces actions est toujours contrôlé dans le binoculaire du microscope opératoire. Par extension terminologique, ce terme s'étend à toutes les applications sous binoculaire, soit dépendant du microscope opératoire, soit attenant à un casque binoculaire frontal.

Syn. endoscopie sous binoculaire du microscope opératoire, système de multivision endoscopique

→ endoscopie

[B3]

Édit. 2019

endoscopie virtuelle l.f.

virtual endoscopy

En scanographie, application de la représentation 3D de surface permettant de montrer la paroi interne d'une structure anatomique creuse et d'en apprécier les altérations.
Cette technique repose sur le choix judicieux du seuil de densité lors de la reformation de surface. Par exemple, pour l'exploration endoscopique virtuelle du larynx, seuls seront conservés, lors de la reformation de surface, les voxels dont la densité moyenne est supérieure à zéro unité Hounsfield : ceci fournit une vision tridimensionnelle de la filière aérique et permet d'étudier les altérations de la muqueuse.
On peut également, utiliser un double seuillage en conservant les voxels de très faible densité (par les voxels aériques dont la densité est inférieure à - 200 unités Hounsfield), qui apparaîtront en noir sur l'image reconstruite.
Actuellement, on réalise ainsi des endoscopies virtuelles des bronches, du côlon (précédemment évacué et insufflé), de certaines articulations (précédemment injectées), etc…
Bien que potentiellement moins informative que l'endoscopie classique, l'endoscopie virtuelle permet, de manière peu agressive, de voir des structures inaccessibles à celle-ci. En revanche elle n’autorise aucun acte thérapeutique.

→ coloscopie radiologique par imagerie volumique

[B2, B3]

Édit. 2020

épilation électrique l.f.

electric epilation

Acte médical qui détruit les cellules germinatives du poil et empêche ainsi définitivement sa repousse.
Elle est réalisée grâce à une fine aiguille qui cathétérise le follicule pilosébacé jusqu'au bulbe et laisse passer un courant électrique de faible intensité. L'épilation sera définitive après répétition des séances de manière à détruire le poil en phase anagène. Les principales complications, cicatrices déprimées et troubles pigmentaires, résultent généralement d'une mauvaise technique.

[J1]

Édit. 2020

épuration digestive l.f.

gastro-intestinal evacuation

Technique permettant de limiter l'absorption de toxiques par l'organisme après leur introduction dans le tube digestif.
Diverses techniques peuvent être utilisées simultanément : l'aspiration gastrique suivie éventuellement de lavage, la provocation de vomissements pro (par  sirop d'ipéca, apomorphine), l'administration de charbon activé, les laxatifs et le lavage intestinal (solution de polyéthylène-glycol-électrolytes). De façon plus efficace on peut aussi améliorer la «dialyse intestinale» par l'administration de charbon activé, en continu ou par doses répétées, en accélérant le transit intestinal avec du sorbitol, ou encore en rompant le cycle entérohépatique des toxiques ou toxines (aspiration duodénale, drainage nasobiliaire, résines échangeuses d'ions à forte affinité pour les acides biliaires, p. ex. choléstyramine).

→ charbon activé, lavage gastrique, apomorphine

[G4, G5, L1]

Édit. 2020

évènement indésirable l.m.

undesirable event

« Un évènement indésirable lié aux soins est un évènement défavorable pour le patient, consécutif aux stratégies et actes de diagnostic, de traitement, de prévention ou de réhabilitation » (P. Michel – 2005).
Est un évènement indésirable dans une chaîne de soins tout dysfonctionnement qui met en jeu la sécurité des personnes au sein de cette chaîne, qu’il soit lié aux soins (risque « clinique » ou nosocomial) ou commun à toute organisation (technique, environnemental, informatique, social, financier…).
On leur reconnaît quatre degrés :
- l’incident : c’est un évènement indésirable qui, quelle que soit sa gravité, n’a été cause d’aucun dysfonctionnement donc d’aucun dommage ; c’est un dysfonctionnement potentiel ;
- le « presqu’accident » - « near miss » : c’est un évènement indésirable générateur d’un dysfonctionnement mais sans dommage ;
- l’accident –« adverse event » : c’est un évènement indésirable responsable d’un dommage ;
- la catastrophe, degré ultime
Un évènement indésirable est qualifié de grave s’il est susceptible d’entraîner une prolongation de l’hospitalisation d’au moins un jour, s’il peut être à l’origine d’un handicap ou d’une incapacité à la fin de l’hospitalisation ou s’il est associé à une menace vitale ou à un décès.
Tout évènement indésirable à valeur d’alerte et doit être exploité dans l’analyse du fonctionnement systémique. C’est l’ouverture sur la culture qualité-sécurité en médecine.

P. Michel, statisticien français, direction de la recherche et des études de l’évaluation et des statistiques en France (2005)

→ responsabilité, responsabilité administrative médicale, responsabilité civile médicale, responsabilité pénale médicale

[E1,E3]

Édit. 2018  

évidement pétromastoïdien l.f.

radical mastoidectomy

Création chirurgicale d’une cavité unique réunissant l’ensemble des cavités atticale et mastoïdienne avec le méat acoustique externe, par suppression de la paroi postérieure du méat acoustique et du mur de la logette.
Selon que le reliquat tympano-ossiculaire est sacrifié ou conservé ouencore utilisé pour réaliser une reconstruction de la caisse du tympan, l’intervention est appelée évidement pétromastoïdien total, évidement pétromastoïdien partiel, évidement pétromastoïdien avec tympanoplastie, également dénommée tympanoplastie en technique ouverte.

Syn. tympanoplastie en technique ouverte

[P1]

Édit. 2018  

expansion cutanée l.f.

skin expansion

Technique de chirurgie plastique permettant un gain de surface cutanée.
Cette expansion est obtenue en plaçant sous la peau une poche que l’on gonfle progressivement, sur une durée de trois semaines environ.

[J1]

Édit. 2018  

expérience n.f.

Ensemble des connaissances acquises par le savoir, l’usage et la pratique.
Elle résulte de l’exercice habituel d’une technique, d’un art ou d’un métier. Elle confère dans les domaines concernés une sagesse pratique acquise au cours de la vie. C’est une des bases de la compétence.
Elle repose sur la connaissance de faits dont on peut tirer un enseignement. Par extension, l’expérience est l’action elle-même qui permet d’isoler, de modifier ou de reproduire un phénomène selon une procédure méthodique qui en permette l’observation, en vue de former, de vérifier ou de réfuter une hypothèse, une théorie pour en tirer certaines conclusions.
La même signification s’applique à la réflexion philosophique.
En français, l’usage du terme « expertise » pour « expérience » doit être proscrit.

experience (angl.), expertise (am.)

Étym. lat. experientia dérivé de experiri : faire l’essai de

→ compétence, expertise

[E1,E2,E3]

Édit. 2018  

expert adj.

expert

Qui a l’expérience.
Se dit de toute personne compétente qui a acquis l’expérience par la connaissance scientifique et technique ou par l’habileté, en particulier manuelle.

Étym. lat. expertus : éprouvé, qui a fait ses preuves, qui a de l’expérience

→ compétent, compétence, expérience, habile, habileté

[E1,E2,E3]

Édit. 2018  

expert n.m.

expert

Personne reconnue compétente dans un domaine particulier des connaissances scientifiques ou techniques.
Par extension l’expert est une personne physique ou morale reconnue apte à mener à bien une mission d’expertise. Sa vocation est de participer à la manifestation de la vérité scientifique ou technique élaborée à partir des connaissances disponibles au moment des faits.
Le mot expert n’est pas un label protégé. Il est polysémique. Quatre professions réglementées incluent le mot expert dans leur raison sociale : expert-comptable, géomètre-expert, expert automobile, expert agricole-foncier et forestier.
Hormis ces cas, toute personne peut être qualifiée d’expert dès lors que sa compétence a été reconnue et sollicitée pour une mission d’expertise par un donneur d’ordre. La crédibilité de l’expert est alors fondée sur des critères indissociables, intangibles et inviolables constituant un tronc commun à tous les experts : la compétence professionnelle et procédurale, l’indépendance, l’impartialité et le respect de la déontologie ad hoc.
Lorsque la mission d’expertise est demandée par une personne physique ou morale privée, l’expertise est dite amiable ; par une juridiction, elle est dite juridictionnelle ou judiciaire, par un organisme d’Etat, elle est dite publique et est destinée à être publiée.
Enfin il faut différencier la mission de l’expert de celle du conseil. Le premier doit dire le vrai ou du moins le possiblement vrai et le certainement faux en toute objectivité, impartialité et indépendance. Le second s’engage auprès d’un employeur pour dire l’utile au service de la victoire. Il n’est pas impartial même s’il peut être intellectuellement indépendant (A. Comte-Sponville). L’indépendance est un statut. L’impartialité est une vertu (R. Badinter).
A. Comte-Sponville, philosophe et écrivain français contemporain ; R. Badinter, homme politique et avocat français contemporain

Étym. lat. experior, iri : éprouver, faire l’essai (l’expérience)

→ compétence, expérience, habileté, expert de justice

[E1,E2,E3]

Édit. 2018  

exploration fonctionnelle l.f.

function test

Technique visant à apprécier qualitativement et/ou quantitativement une fonction physiologique.

[B3,C2]

Édit. 2018  

exploration fonctionnelle de la thyroïde l.f.

Exploration de la glande thyroïde qui repose sur trois types d’investigations :

1. l’appréciation de la teneur en hormones circulantes
par les dosages de thyroxine totale (T4) et triiodothyronine (T3). La majeure partie de ces hormones est liée à une protéine, thyroxin-binding globuling (TBG), d’où l’intérêt du dosage de T4 libre (synonyme FT4) et de celui de la T3 libre ou FT3 qui apprécient de façon fiable la quantité d’hormone active. La mesure de la thyréostimuline plasmatique (TSH) est essentielle dans l’exploration : nettement élevée dans l’hypothyroïdie primaire alors que les teneurs en T4 et T3 peuvent être à peine abaissées voire normales (hypothyroïdie compensée), la teneur en TSH est effondrée dans l’hyperthyroïdie.
En pratique, la fonction thyroïdienne est facilement appréciée par le dosage de la T4 libre et de la TSH ;
2. l’examen scintigraphique ;
3. l’étude des anticorps et marqueurs :
 anticorps antithyroïdiens (antithyroglobuline et thyroperoxydase), immunoglobulines thyréostimulantes (TRAK ou TSI), présentes dans le sérum de 85 % des cas de maladie de Basedow (technique malheureusement non répandue), dosage de la thyroglobuline (Tg) et de la thyrocalcitonine (TCT).

→ thyroxine, triiodothyronine, thyréostimuline, anticorps antithyroïde, Basedow (maladie de), thyroglobuline, thyrocalcitonine, scintigraphie thyroïdienne

[B3,O4]

Édit. 2018  

falcographie n.f.

falcography

Technique, abandonnée depuis longtemps, qui consistait à opacifier la faux du cerveau en injectant une substance de contraste dans le sinus sagittal supérieur.

Étym. lat. falx : faux ; gr. graphein : écrire

fécalogramme n.m.

Dosage clinique des composants des pertes fécales quotidiennes, portant sur l'eau, le sodium, le potassium, les lipides, l'azote total et l'azote soluble.
Cette technique de dosage doit être effectuée sur une période minimale de 48 heures, avec des apports alimentaires stables et riches en lipides.
Le fécalogramme est utile au diagnostic positif et étiologique des diarrhées (diarrhée hydro-électrolytique, diarrhée lipido-azotée).
L'analyse coprologique fonctionnelle est fondée sur une analyse plus qualitative (résidus alimentaires, flore fécale, pigments biliaires, poids sec, pH, acides organiques, ammoniaque) et permet de préciser une accélération ou un ralentissement du transit, une insuffisance pancréatique externe, une stéatorrhée.

Étym. lat. faex : lie, gramma : écriture

[L1]

Édit. 2018 

fécondation in vitro l.f.

in vitro fertilization (IVF)

Fécondation d’ovocytes par des spermatozoïdes en dehors de l’organisme féminin, suivie de l'implantation d'un ou de plusieurs embryons dans l'utérus de la femme.
En pratique, chaque ovocyte recueilli par ponction transvaginale après induction de l’ovulation est mis en présence de quelques centaines de milliers de spermatozoïdes au sein d’un milieu de culture approprié, puis placé dans une étuve à CO2. La fécondation se produit en quelques heures et les embryons ainsi formés sont déposés dans l’utérus à travers le col, vers la 48ème heure. Initialement destinée aux stérilités féminines par obstruction tubaire, cette technique s’applique maintenant aussi aux stérilités à trompes perméables, l’endométriose par exemple, aux stérilités idiopathiques et aux stérilités masculines par oligo-asthéno-tératospermie. Dans les formes extrêmes d’altération du sperme, la fécondation s’obtient par micro-injection d’un spermatozoïde à l’intérieur du cytoplasme de l’ovocyte. En cas d’azoospermie, le spermatozoïde est prélevé dans l’épididyme ou les tubes séminifères du testicule et même une spermatide peut alors être efficacement micro-injectée dans l’ovocyte. Aucune anomalie particulière des enfants n’a jusqu’ici été rapportée après ce mode de fécondation.
Des grossesses multiples sont fréquentes, liées à l'implantation de plusieurs embryons, destinée à augmenter les chances de succès. De plus, les cas de prématurité, source de divers handicaps impensables a priori par le couple, seraient nombreux.

Sigle FIV

[O3,B3]

Édit. 2018 

Fernström (technique de) l.f.

Fernström’s technique

Technique de radiopelvimétrie permettant la mesure de l’arc pubien et des faces latérales du pelvis.

U. Borell et I. Fernström, gynécologues suédois (1960)

[G3]

Édit. 2018

fiabilité n.f.

reliability

1) Probabilité qu'a un dispositif «à accomplir une fonction requise pendant une durée donnée».
La fiabilité est la probabilité de ne pas tomber en panne pendant la durée d'utilisation.
Pour la prévention des accidents, on parle alors de sécurité et de probabilité de risque mais la prévention des pannes ou accidents est la même.
On mesure la fiabilité d'un dispositif ou d'un système par la moyenne de ses temps de bon fonctionnement, MTBF (cet indicateur pourrait être utilisé pour préciser la bonne marche des systèmes comportant une participation humaine).
La probabilité de dysfonctionnement, varie au cours de la vie d'un dispositif du fait des :
- pannes, dues à des malfaçons à la construction (ou après réparation). Elles apparaissent dès le début d'utilisation ou de la réutilisation et deviennent de plus en plus rares avec le temps,
- pannes de la vie utile, dont la probabilité est stable, indépendante de l'âge de la machine,
- pannes d'usure survenant de plus en plus fréquemment au cours du temps.
Le maintien de la sécurité, en anesthésie et en réanimation notamment, impose :
- le contrôle technique à la réception de tout matériel pour éliminer toute malfaçon,
- la vérification du matériel avant toute utilisation,
- l'entretien périodique permettant la conservation d'une fiabilité convenable (entre deux révisions la fiabilité décroît exponentiellement au cours de la vie utile),
- la réforme du vieux matériel avant que les pannes d'usure soient trop fréquentes,
- tout appareil assurant une fonction vitale doit être muni d'un compteur horaire (ou équivalent) de manière à ce qu'une révision soit faite toutes les 2 000 h de marche (environ 3 mois de marche continue, soit environ 2,5 millions de cycles pour un ventilateur).
2) Par abus de langage on utilise trop souvent le mot «fiabilité» (qui ne risque pas de faire défaut) à la place de «fidélité» (qui ne risque pas de tromper, de mentir).
Cette distinction est nécessaire en langage scientifique : fiabilité, fidélité et exactitude sont trois notions différentes. Par ex., une balance est dite fidèle si elle donne toujours le même poids lors de la pesée du même objet, ce qui n'implique pas qu'elle soit fiable (indétraquable ou incassable), ni exacte ou juste (bien réglée).

Étym. vieux français tombé en désuétude, repris par l'Académie des sciences (9 avril 1962) pour traduire l'angl. reliability, déverbal de to rely : compter sur quelque chose ou quelqu'un

→ accident, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie, fiable, fidélité, fonction vitale (appareil assurant une), MTBF, qualité (contrôle de), risque (probabilité de), sécurité

[B1]

Édit. 2018

fibrinogène marqué (test au) l.m.

125I-fibrinogen test

Examen biochimique qui était destiné à reconnaitre une thrombose récente (actuellement obsolète).
Du fibrinogène humain marqué à l' 125I radioactif était injecté dans une veine, se fixant sur le thrombus frais pour se transformer en fibrine et s'incorporer au thrombus. L'endroit du thrombus est repéré par une caméra gamma (scintigraphie). Il était utilisé au début des années 1980 dans le diagnostic des phlébites. Mais la détection des foyers était difficile, car l’125I émet des rayons de faible énergie difficilement détecté par les gamma-caméras. Ce test était particulièrement lent, il était nécessaire d'attendre un jour pour mesurer la radioactivité et il était également positif en cas d'hémorragie ou d'inflammation. Cette technique a permis des progrès dans la compréhension de la physiopathologie de la thrombose, et dans des études de cohortes. Elle a contribué à mettre en évidence la grande fréquence des accidents thrombotiques, par exemple les phlébites non symptomatiques constatées au cours des anesthésies générales ou lors de voyages en avion, qui était sous-estimée.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer

→ fibrinogène,thrombus, phlébite, scintigraphie

[C1,F1,F4]

Édit. 2018 

fibroscan® n. angl.

Le fibroscan®, appelé aussi élastométrie impulsionnelle est un marqueur non invasif de la fibrose qui apprécie l’élasticité du foie et dont le résultat est exprimé en kiloPascal (kPa).
Pour mesurer cette élasticité, le fibroscan® utilise l’élastographie impulsionnelle à vibration contrôlée qui permet de mesurer la vitesse de propagation dans le foie d’une onde de choc. En pratique, un capteur à ultrasons monté sur un système vibrant, crée une onde sismique de basse fréquence (50 Hertz) entre les côtes, à la surface de la peau. Cette technique est en effet la seule qui mesure l’élasticité à une fréquence prédéterminée et contrôlée (50 Hertz) ce qui est primordial puisque l’élasticité augmente avec la fréquence. La vitesse de propagation de l’onde sismique est mesurée par ultrasons par le transducteur et dépend de la dureté de l’organe qu’elle traverse.
La mesure obtenue permet de quantifier la dureté du foie : plus il est dur, donc fibreux, plus la propagation de l’onde est rapide.
Trois sondes sont disponibles : S pour les enfants, M pour les adultes et XL pour les obèses.

Le Fibroscan® est réalisé sur un malade couché,  non à jeun, et le résultat est obtenu immédiatement. La sonde est positionnée par l'opérateur au niveau d'un espace intercostal en regard du lobe droit du foie (en pleine matité). Dix mesures valides sont nécessaires. Les résultats exprimés, compris entre 2,5 et 75 kPa, correspondent à la médiane de dix mesures valides. Lors de l'interprétation des résultats il faut prendre en compte deux éléments : l'interquartile range (IQR) qui apprécie la variabilité des mesures valides et qui doit être inférieur à 30 % de la médiane ; le taux de réussite (nombre de mesures valides par rapport au nombre de mesures effectuées) qui doit être supérieur à 60 %.
Initialement conçu pour l’appréciation de la fibrose du foie dans l’hépatite chronique C, ses indications se sont élargies aux autres maladies de foie (cause toxique comme l’intoxication alcoolique chronique, autres hépatopathies chroniques hépatite B, les stéatopathies non alcooliques etc…). L’interprétation du résultat doit être faite par un spécialiste hépatologue. L'analyse d'une population témoin a fourni des chiffres normaux autour de 5,5 kPa. Si un résultat supérieur à 8kPa permet de suspecter une fibrose avancée et un résultat supérieur à15 kPa est en faveur d’une cirrhose, les seuils varient en fonction de la cause de la maladie (différents entre une hépatite chronique virale C, B, une hépatopathie alcoolique, une maladie biliaire telle la cholangite biliaire primitive etc…) et une inflammation intrahépatique pouvant donner des résultats aberrants (ainsi il n’est pas recommandé de prescrire un fibroscan® en phase d’hépatite aigue lorsque les transaminases sont très élevées) 
Les échographes actuels sont pratiquement tous munis de divers systèmes de mesure de l’élasticité tissulaire qui concurrencent le fibroscan®. Il s'agit ici d'une élastographie ultrasonique dynamique avec impulsion ultrasonique, shear wave elastography (SWE). La SWE est utilisée pour l'étude des nodules mammaires, thyroidiens, l'appréciation de la fibrose rénale et l'étude d'autres organes. 

Syn. élastométrie impulsionnelle

→ marqueurs non invasifs de fibrose hépatique

[B3, L1]

Édit. 2019 

fibroscopie bronchique l.f.

bronchial fibroscopy

Technique d'exploration endoscopique de la trachée et des grosses bronches utilisant un fibroscope.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. skopein : examiner

→ bronchoscopie

[B3,K1]

Édit. 2018 

fibroscopie bronchique (intubation sous) l.f.

intubation with bronchial fibroscopy

Introduction de la sonde trachéale, par voie nasale ou orale, sous vision fibroscopique.
Technique utilisée lorsqu'on prévoit des difficultés à l'intubation (par ex. rétrognathie).

Étym. lat. fibra : filament ; gr. skopein : examiner

[G1,K1,B3]

Édit. 2018 

FIC index l.m.angl. pour Fractional Inhibitory Concentration index

Index exprimant, par la comparaison des concentrations inhibitrices de 2 antibiotiques seuls et associés, l’activité bactériostatique d’une association.
Pour rechercher une action synergique d’une association de 2 antibiotiques sur une souche bactérienne, il est possible, par la technique de l’échiquier, d’étudier l’activité bactériostatique de différentes concentrations des 2 antibiotiques seuls et associés. Les résultats des CMI de chaque antibiotique seul et en présence du second antibiotique sont exprimés sous la forme du FIC index qui, inférieur ou égal à 0,5, est interprété comme le signe d’un synergisme de l’association.

[G5,D1]

Édit. 2018

bougie filiforme l.f.

Bougie uréthrale très fine, d'extrémité droite ou contournée (béquillée, en spirale, en baïonnette) permettant de franchir les rétrécissements uréthraux difficiles et guider ensuite, grâce à une virole de vissage, une sonde évacuatrice, une bougie dilatatrice ou un endoscope opérateur.
Faisceau de filiformes : technique employée dans les rétrécissements uréthraux très serrés, consistant à introduire à la fois dans l'urèthre plusieurs filiformes ayant pour but de sentir l'une d'elles s'enfoncer dans le bon trajet, pour guider ensuite les instruments dilatateurs.

→ béniqué, Phillips (bougie, sonde de)

[B3,M2]

Édit. 2018

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