Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fibrinogène n.m.

fibrinogen

Glycoprotéine plasmatique biosynthétisée par le foie et par le système des histiocytes-macrophages, ayant la propriété de se transformer en fibrine insoluble sous l'influence protéolytique de la thrombine et des ions calcium.
La molécule de fibrinogène a une masse moléculaire élevée de 340 kDa, et une longueur de 40 nm pour une largeur de 7 nm ; elle se présente comme une protéine fibrillaire constituée de 6 chaînes groupées par paires : 2 Aalpha, 2 Bbêta et 2 Agamma ; la thrombine détache 4 fibrinopeptides : 2 A de 18 acides aminés, 2 B de 20 acides aminés, laissant le monomère de fibrine alpha2bêta2gama2, qui se polymérise sous l'effet d'une transamidase (transglutaminase) transférant un résidu gamma-glutamyle sur un résidu de lysine.
La concentration du fibrinogène plasmatique dépend de :
1) facteurs physiologiques tels que race, sexe, âge, ménopause, etc., du style de vie et de facteurs environnementaux, comme tabagisme, masse corporelle, niveau socioéconomique, exercice, saison, alimentation, consommation d'alcool, etc. ;
2) facteurs génétiques qui interviennent pour 20 à 50% ;
3) facteurs pathologiques responsables des principales variations.
Le fibrinogène plasmatique joue un rôle primordial dans l'hémostase et la thrombose. Sous l'action de la thrombine, le fibrinogène se transforme en fibrine insoluble qui constitue l'armature du caillot. Certaines affections congénitales et acquises sont dues à des anomalies quantitatives et qualitatives du fibrinogène (hypofibrinogénémie, afibrinogénémie, dysfibrinogénémie).

Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer

Syn. facteur I de la coagulation sanguine

dysfibrinogénémie, histiocytes-macrophages, fibrine, thrombine, hémostase, thrombose

[C1,C2,F1,F4]

Édit. 2018 

fibrinogène marqué (test au) l.m.

125I-fibrinogen test

Examen biochimique qui était destiné à reconnaitre une thrombose récente (actuellement obsolète).
Du fibrinogène humain marqué à l' 125I radioactif était injecté dans une veine, se fixant sur le thrombus frais pour se transformer en fibrine et s'incorporer au thrombus. L'endroit du thrombus est repéré par une caméra gamma (scintigraphie). Il était utilisé au début des années 1980 dans le diagnostic des phlébites. Mais la détection des foyers était difficile, car l’125I émet des rayons de faible énergie difficilement détecté par les gamma-caméras. Ce test était particulièrement lent, il était nécessaire d'attendre un jour pour mesurer la radioactivité et il était également positif en cas d'hémorragie ou d'inflammation. Cette technique a permis des progrès dans la compréhension de la physiopathologie de la thrombose, et dans des études de cohortes. Elle a contribué à mettre en évidence la grande fréquence des accidents thrombotiques, par exemple les phlébites non symptomatiques constatées au cours des anesthésies générales ou lors de voyages en avion, qui était sous-estimée.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. gennan : engendrer

fibrinogène,thrombus, phlébite, scintigraphie

[C1,F1,F4]

Édit. 2018 

mural thrombus l.angl.

Caillot intracardiaque adhérant à une zone altérée de l’endocarde liée le plus souvent à un infarctus du myocarde.

Étym. nom d'origine anglaise

thrombus mural

thrombus n.m.

thrombus

Caillot constitué au cours d’un processus de thrombose dont on connaît trois différentes variétés.
Un caillot est constitué d’un feutrage de fibrine enserrant soit des globules rouges, formant un thrombus rouge massif peu courant, soit des plaquettes et des leucocytes : de petite taille, translucide, visqueux, il est le thrombus blanc très adhérant. Le troisième type, thrombus mixte, le plus fréquent, comprenant trois zones schématiques : 1) la tête, adhérante blanche : plaquettes ; 2) le corps stratifié, composé de bandes alternées, blanches, crêtes de Zahn formées d’un agrégat plaquettaire, et rouges, coagulum fibrinocruorique ; ces bandes sont perpendiculaires au flux sanguin dans le thrombus oblitérant, plus ou moins parallèles à celui-ci dans le thrombus pariétal ; 3) la queue, rougeâtre, homogène, caillot de coagulation massive, fragile, peu adhérente, flotte, dans la lumière. Dans leur évolution, le thrombus blanc peut subir une thrombolyse ; les autres peuvent être le siège d’une réorganisation, d’un ramollissement puriforme aseptique ou purulent septique, d’une mobilisation (embol thrombotique), et d’une migration (embolie thrombotique ou thrombo-embolie).

Étym. gr. thrombos : caillot

thrombus atrial l.m.

atrial thrombus

Caillot situé dans l'oreillette ou atrium gauche, constituant une cause directe d'accident embolique artériel cérébral.
L'échocardiographie cardiaque par voie œsophagienne est la méthode de choix de détection des thrombus auriculaires gauches, précisant leur taille et leur morphologie. Un thrombus est présent dans 10 à 15% des fibrillations atriales. Il complique aussi les valvulopathies et prothèses valvulaires. L'échographie transthoracique en permet le diagnostic.
Les thrombus intracavitaires (atrium et ventricule) compliquent également les cardiomyopathies. Ces thrombus justifient l'emploi des anticoagulants.

Syn. anc. thrombus auriculaire

thrombus ventriculaire, anticoagulant

thrombus blanc l.m.

white plot

Thrombus constitué essentiellement de plaquettes.

Syn. thrombus de coagulation

thrombose, clou plaquettaire, hémostase

thrombus cervical l.m.

cervical thrombus

Hématome du col utérin survenant pendant le travail et pouvant prendre de l’extension dans les suites de couches.

thrombus de conglutination l.m.

white clot

Caillot sanguin résultant d’une conglutination des plaquettes, toujours peu volumineux, qui siège dans les capillaires ou les artérioles.

thrombus flottant l.m.

floatting thrombus

Thrombus n'adhérant que très partiellement à la paroi vasculaire, dont la plus grosse partie est libre dans la lumière vasculaire, et de ce fait constitue un risque pour une embolie.

thrombus génital l.m.

genital thrombus

Hématome de la vulve, du périnée, du vagin, constitué spontanément après l’accouchement ou succédant à une épisiotomie dont une artériole serait mal suturée ou à une déchirure mal réparée du col de l’utérus.
Son volume est quelquefois considérable et il peut s’étendre aux paramètres, à l’espace rétropéritonéal du petit bassin, voire des lombes, menaçant alors, par le volume de sang épanché, de provoquer des troubles de l’hémostase et des complications hémodynamiques.

Syn. hématome génital

thrombus hémostatique l.m.

Syn. thrombus blanc

thrombus mixte l.m.

thrombus

thrombus mural l.m.

mural thrombus

Thrombus adhérant à une paroi vasculaire.

thrombus organisé l.m.

Thrombus non récent et remanié par les processus de l'inflammation.

thrombus pédiculé du vagin l.m.

posterior vaginal hematoma

Hématome de la paroi postérieure du vagin constitué au cours de l’accouchement et se développant dans les suites de couches.

Syn. hématome pédiculé du vagin

thrombus pelvi-abdominal l.m.

pelvi-abdominal thrombus

Hématome génital des suites de couches débordant le plancher pelvien et s’étendant vers l’espace rétropéritoneal du petit bassin et de l’abdomen, jusque vers les piliers du diaphragme.
Par le volume de sang épanché et les troubles de l’hémostase qu’il provoque, il représente un risque parfois mortel.

Syn. hématome pelvi-abdominal

thrombus pelvien l.m.

pelvic thrombus

Hématome génital des suites de couches étendu au petit bassin, les paramètres et l’espace rétropéritonéal.
Il est souvent la conséquence d’une déchirure méconnue ou mal réparée du col de l’utérus ou d’un cul-de-sac vaginal survenue pendant l’accouchement.

Syn. hématome pelvien

thrombus rouge l.m.

red plot

thrombus

thrombus septique l.m.

septic thrombus

Thrombus colonisé par des germes.

thrombus vaginal l.m.

vaginal thrombus

Hématome vaginal constitué pendant l’accouchement, spontanément ou à la suite d’une épisiotomie ou d’une déchirure mal réparées.
Il diffuse vers le périnée, la fesse, la cuisse.

Syn. hématome vaginal

thrombus ventriculaire l.m.

ventricular thrombus

Caillot situé dans le ventricule gauche, constituant une cause directe d'accident embolique artériel cérébral.
Il complique les valvulopathies et prothèses valvulaires. Un thrombus ventriculaire est mis en évidence à l'apex du ventricule gauche dans près d'un tiers des infarctus du myocarde antérieurs et 5% des infarctus inférieurs. L'échographie transthoracique en permet le diagnostic.
Les thrombus intracavitaires (atrium ou oreillette et ventricule) compliquent également les cardiomyopathies. Ces thrombus justifient l'emploi des anticoagulants.

thrombus atrial, anticoagulant

thrombus vulvaire l.m.

vulvar thrombus

Hématome de la vulve, habituellement sur la grande lèvre, constitué lors de l’accouchement, souvent à la suite d’une épisiotomie, diffusant vers le vagin, le périnée, la fesse.

Syn. hématome vulvaire

thrombus vulvopérinéal l.m.

vulvo-perineal thrombus

Hématome de la vulve et du périnée survenant après un accouchement, souvent à la suite d’une épisiotomie, pouvant diffuser dans les suites de couches vers la fesse ou le vagin, voire le petit bassin.

Syn. hématome vulvopérinéal

thrombus vulvovaginal l.m.

vulvovaginal thrombus

Hématome de la vulve et du vagin constitué pendant l’accouchement, souvent à la suite d’une épisiotomie, pouvant diffuser vers le périnée, la fesse ou le pelvis.

Syn. hématome vulvovaginal