narcodiagnostic n.m.
narcodiagnosis
Provocation, sous l'influence d'un dérivé barbiturique avec adjonction éventuelle d'une amphétamine, d'un état de conscience oniroïde favorisant les associations d'idées automatiques, dans le but d'obtenir des renseignements sur la personnalité d'un sujet et/ou de vérifier la sincérité de ses affirmations.
Ce procédé a eu un certain succès dans l'immédiat après-guerre et reste en usage dans certains pays étrangers, mais il a disparu en France, du moins en psychiatrie légale.
Un tollé s'était élevé contre la méthode, notamment de la part des avocats, mais aussi du corps judiciaire, bien que l'expert qui avait tenté ainsi de faire parler un accusé simulant une aphasie ait été relaxé par le tribunal (Rev. Dalloz, 1949, p. 287).
néphélémètrie n.f.
nephelemetry
Méthode de mesure de protéines dans les liquides biologiques basée sur leur précipitation à l’aide d’anticorps spécifiques puis mesure de la diffusion de la lumière par les fines particules obtenues.
La néphélémètrie est largement utilisée dans les laboratoires d’analyses médicales pour mesurer la concentration de protéines spécifiques (immunoglobulines, marqueurs de l’inflammation, marqueurs tumoraux, etc…).
Syn. immunonéphélémètrie
néphélomètrie n.f.
nephelometry
Méthode de mesure fondée sur la diffusion de la lumière par des petites particules en suspension.
La néphélomètrie nécessite l’emploi d’un fluorimètre ou d’un spectromètre à laser permettant la mesure du faisceau lumineux diffusé perpendiculairement au faisceau lumineux incident. L’intensité du faisceau diffusé est proportionnelle à la concentration de particules présentes. Le principe de la néphélomètrie est largement utilisé en médecine pour mesurer la concentration de protéines dans les liquides biologiques en les précipitant par des anticorps spécifiques. On parle dans ce cas de néphélémètrie (ou immunonéphélémètrie).
→ néphélémètrie, protéine, anticorps
néphrogramme isotopique l.m.
isotopic nephrogram
Expression graphique de la radioactivité obtenue par des détecteurs externes placés dans les régions lombaires après injection de substances radioactives à élimination rénale, Par ex. hippuran marqué à l'iode131.
Méthode d'exploration rénale désormais peu utilisée.
neuroleptanalgésie n.f.
Méthode d'anesthésie associant un neuroleptique et un morphinique dont aucun, a lui seul, n'a un effet hypnotique
Elle a eu une grande influence pour la compréhension et la définition du concept d'anesthésie. Les neuroleptiques utilisés ont été le chloroprotixène, la lévopromazine et surtout le dropéridol. Les analgésiques ont été le dextromoramide, la phénopéridine et le fentanyl. Le neuroleptique était destiné à la protection neurovégétative vis-à-vis des stimulations nociceptives.
Cette méthode d'anesthésie a été abandonnée en raison de ses inconvénients dont les principaux étaient ses effets cardiovasculaires et ceux prolongés de réduction de la vigilance. Dans la littérature le terme neuroleptanesthésie désigne une technique d'anesthésie comportant aussi une composante hypnotique (Par ex. du thiopental pour l'induction anesthésique). Cette technique ne devrait plus être utilisée.
G. De Castro et P. Mundeleer, anesthésiologistes belges (1959)
Étym. contraction de neuroleptique-analgésie
neuroradiologie interventionnelle l.f.
interventional neuroradiology
Méthode diagnostique ou thérapeutique réalisée sur le système nerveux, dans un but diagnostique ou thérapeutique, avec une aiguille ou un cathéter sous le contrôle de l’imagerie (échographie, tomodensitométrie, IRM, angiographie).
Il s'agit d’actes allant de la ponction-biopsie au traitement de lésions cérébrales et médullaires. Certaines interventions sont vasculaires, comme l'embolisation, la revascularisation, les perfusions intra-artérielles locales (pour chimiothérapie). D’autres gestes sont extravasculaires, comme la stéréotaxie, les traitements antidouleurs, les actes rachidiens percutanés.
Syn. imagerie d’intervention, radiologie d’intervention sur le système nerveux
neurostimulation n.f.
neurostimulation
Excitation mécanique mais surtout électrique d’un trajet nerveux à des fins diagnostiques ou thérapeutiques.
L’étude des potentiels évoqués ou sensitifs se fait par neurostimulation. La neurostimulation intermittente est une méthode de traitement de certaines douleurs chroniques.
non-effractive (méthode) l.f.
non invasive (method)
Méthode thérapeutique qui ne nécessite ni l'effraction de la peau ou des muqueuses, ni la pénétration par un orifice naturel.
Syn. déconseillé : invasif
→ invasif
normalisation n.f.
standardization
Règles techniques précisant la terminologie, les règles d'emploi, les qualités ou les procédures de contrôle d'une technique, d'un produit industriel ou d'une méthode de fabrication et la réglementation qui en découlent.
La normalisation des poids et mesures a été entreprise par Charlemagne (742-814) puis par Louis le Pieux (778-840), sans succès durable. A son couronnement (1189) Richard Cœur de Lion, imposa en Angleterre un système de poids et mesures qui s'y est maintenu jusqu'en 1963. La Révolution Française institua le système métrique (1790), rendu obligatoire en France à partir du 1er janvier 1840 et adopté par l'Allemagne à la fin du XIXe siècle. Puis cette normalisation diffusa dans toute l'Europe et progressivement dans le Monde entier (les Etats-Unis ne l'ont pas encore adoptée officiellement). Le développement de l'industrie a amené l'institution de la standardization en Angleterre (1904) et, après la Grande Guerre, celle de l'ISO (International Organisation of Standards). L'Association Française de Normalisation (AFNOR) a été officiellement chargée de coordonner, d'assurer la normalisation et de représenter la France auprès des organismes étrangers similaires (1944).
L'AFNOR est intervenue dans l'édification des normes médicales et elle a participé à l'homologation du matériel médical faite par le Ministère de la Santé français.
L'Union européenne a généralisé et fixé les règles de la normalisation (normes CEN) qui ont abouti au marquage CE, obligatoire maintenant dans tous les pays de l'Union européenne. Le matériel médical doit être homologué et de sévères sanctions pénales sont prévues en cas d'utilisation de dispositifs dangereux («Le fait, pour le fabricant, les utilisateurs d'un dispositif et les tiers ayant eu connaissance d'un incident, ou d'un risque d'incident, mettant en cause un dispositif médical ayant entrainé ou susceptible d'entrainer la mort ou la dégradation grave de l'état de santé d'un patient, d'un utilisateur ou d'un tiers, de s'abstenir de signaler sans délai à l'autorité administrative est puni d'un emprisonnement de 4 ans et d'une amende de 80.000 euros ou de l'une de ces deux peines seulement»).
→ dispositifs médicaux, sécurité et performance des dispositifs médicaux (exigences essentielles), incident critique, marquage CE, matériovigilance
northern (technique de) l.f.
northern blotting
Technique de séparation des ARN analogue à celle mise au point et proposée par E. Southern pour séparer électrophorétiquement des fragments d'ADN et les identifier après transfert (blot) sur une membrane de nylon (nitrocellulose), en les hybridant avec des sondes nucléiques spécifiques marquées au 32P, repérables par autoradiographie.
Dans cette application aux ARN les sondes utilisées sont souvent des ADN complémentaires (cDNA). La méthode permet l'identification d'ARN messagers dans une préparation cellulaire ou tissulaire ; elle peut aussi donner une estimation semi-quantitative d'un ARNm.
Étym. northern, mot imaginé par analogie, et plaisanterie, à partir de southern
nystagmométrie n.f.
nystagmometry.
Méthode de mesure du nystagmus.
→ électronystagmographie, nystagmus
occlusion faciale l.f.
facial occlusion
Modalité d'occlusion thérapeutique consistant à coller directement sur le visage, au pourtour de l'orbite, l'accessoire occluant pour réaliser le traitement.
C'est la seule méthode utilisable, notamment chez le très jeune enfant, quand on veut être certain que le patient ne "triche" pas.
Étym. lat. occludere : fermer
Édit. 2017
occlusion ophtalmique n.f.
occlusion
Méthode de diagnostic et de traitement qui consiste à suspendre plus ou moins complètement les stimulations lumineuses d'un œil au moyen d'un pansement (occlusion faciale), d'un obturateur placé derrière le verre de lunettes ou d'un cache laissé en place un temps variable.
Cette occlusion peut être totale ou partielle.
Étym. lat. occludere : fermer
[P2]
Édit. 2018
oreillons (virus des) l.m.
mumps virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridae et au genre Rubulavirus.
Il est responsable des oreillons. L’homme est le seul réservoir et la transmission est interhumaine directe, par voie aérienne. Le virus ourlien peut être isolé en cultures cellulaires à partir de prélévements pharyngés mais la sérologie est la méthode diagnostique la plus utilisée.
Édit. 2017
ostéopathie n.f.
1) Terme générique qui désigne toute affection intéressant les os.
« Affection des os en général » - Littré 1908. L’analyse linguistique faite à propos d’ostéopathe s’applique également à ostéopathie.
2) Discipline concernant la santé tirée de concepts de la médecine antique, égyptienne et grecque, puis de la Renaissance et proposée en 1874 par Andrew Taylor Still (1828-1917), américain, inventeur de machines agricoles et passionné d’anatomie, qui fonde la première école d’ostéopathie en 1892 avec autorisation d’exercer la médecine dans le Missouri.
Dès 1850, mais surtout depuis les pratiques de Still, l’ostéopathie désigne une dysharmonie organo-fonctionnelle non seulement du système musculo-squelettique mais aussi d’autres systèmes (digestif, nerveux, artériel, etc.) pouvant résulter d’un déplacement même minime des os. Selon A.T. Still lui-même, « les maladies ne sont que des effets négligeables et tout se tient dans l’impossibilité totale ou partielle des nerfs de diffuser le fluide vital ; pour guérir il faut, avec l’aide de Dieu, ajuster les différentes parties du corps qui se trouvent mal alignées afin de permettre une circulation harmonieuse des fluides ».
Pour les adeptes de cette discipline, il s’agit d’une méthode de diagnostic et de traitement fondée sur une palpation rigoureuse qui permettrait de détecter des tensions cachées ou de minimes mouvements osseux et de les corriger par des manipulations adaptées.
Il existe plusieurs types d’ostéopathie : vertébrale, crânienne, crâniosacrée, viscérale, de la femme enceinte, du nouveau-né et même des animaux. Dans plus de la moitié des cas, ce traitement est utilisé pour des atteintes de l’appareil locomoteur et, plus spécifiquement, du dos.
La réalité de l’efficacité de l’ostéopathie n’a pu être scientifiquement démontrée que pour certaines formes de lombalgies. « Les ostéopathes admettent eux-mêmes que cette médecine manuelle n’est pas adaptée aux maladies graves, purement organiques ou s’accompagnant d’états infectieux ou inflammatoires importants. Elle s’adresse plutôt à des pathologies fonctionnelles où corps et psyché sont intriqués » (www.doctissimo.fr).
En Grande-Bretagne une école d’ostéopathie a été créée à Londres en 1918 par J.M. Littlejohn, élève de Still.
En France, elle émerge, sans statut réglementaire, dans la décennie 1950 avec la création d’un Syndicat national des ostéopathes. Elle progresse à partir des années 1970. La première reconnaissance officielle intervient avec l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 : « L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret ». Deux décrets du 25 mars 2007 concernant l’ostéopathie ont permis l’application de la loi :
- décret n° 2007- 435 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie,
- décret n° 2007– 437 relatif à la formation des ostéopathes et à l’agrément des établissements de formation.
Deux formations sensiblement différentes sont prévues selon qu’elles concernent des personnes formées immédiatement après le baccalauréat ou déjà titulaires d’un diplôme d’état de santé (médecins compris). Entre le 25 mars et le 30 août 2007, 8 arrêtés ont précisé certains détails d’application de la loi et de ses décrets.
L’article 1 du décret 2007-435 (approuvé en Conseil d’Etat) énonce ce qu’est un acte d’ostéopathie : « Les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. Ils ne peuvent agir lorsqu’il existe des symptômes justifiant des examens paracliniques… »
L’article 2 du même décret précise que les ostéopathes « sont tenus, s’ils n’ont pas eux-mêmes la qualité de médecin, d’orienter le patient vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical, lorsqu’il est constaté une persistance ou une aggravation de ces symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétences ».
L’article 3 du même décret fixe les limites des actes autorisés :
-I) – Le praticien justifiant d’un titre d’ostéopathe ne peut effectuer les actes suivant :
- 1° Manipulations gynéco-obstétricales ;
- 2° Touchers pelviens.
-II) – Après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie, le praticien justifiant d’un titre d’ostéopathe est habilité à effectuer les actes suivant :
- 1° Manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois ;
- 2° Manipulations du rachis cervical.
-III) – Les dispositions prévues aux I et II du présent article ne sont pas applicables aux médecins ni aux autres professionnels de santé lorsqu’ils sont habilités à réaliser ces actes dans le cadre de l’exercice de leur profession de santé et dans le respect des dispositions relatives à leur exercice professionnel ».
L’arrêté du 25 mars 2007 relatif à la formation en ostéopathie stipule, dans le dernier alinéa de son article 3, que : « Tout enseignement relatif à une approche viscérale ou crânio-sacrée, à des pratiques se rapportant à la sphère urogénitale ainsi qu’à une pratique de l’ostéopathie chez la femme enceinte est strictement exclu de la formation ».
Le 23 janvier 2008 le Conseil d’Etat a annulé cet alinéa de l’arrêté au motif qu’il était en contradiction avec l’article 1er du décret n° 2007-437 selon lequel : « La formation spécifique à l’ostéopathie vise à l’acquisition des connaissances nécessaires à la prise en charge des troubles fonctionnels décrits à l’article 1er du décret n° 2007-435 » et que, dans son article 3 ce même décret n’interdit pas « les actes reposant sur une approche viscérale ou crânio-sacrée » par les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe.
Ainsi se trouve actuellement encadrée par des textes précis la pratique de l’ostéopathie exercée illégalement en France jusqu’en 2002 et même jusqu’en 2007 et alors considérée comme un exercice illégal de la médecine.
Biblio. – Thérapies complémentaires – acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi – leur place parmi les ressources de soins – rapport 13-04 de D. Bontoux, D. Couturier, C-J. Menkès au nom d’un groupe de travail, devant l’Académie Nationale de Médecine le 5 mars 2013 –Bull. Acad. Natle Méd., 2013, 197, n°3, 717-757
Étym. gr. : osteon : os ; pathê : affection, patient qui souffre
→ ostéopathe, médecine manuelle de Robert Maigne
Édit. 2017
oxygénateur à bulles l.m.
bubble oxygenator
Dispositif de circulation extracorporelle précédemment utilisé pour l'oxygénation du sang et l'élimination du gaz carbonique.
Cette méthode présentant l'inconvénient de léser les globules rouges et de produire une mousse protéinique difficile à éviter, elle est peu utilisée actuellement.
Édit. 2017
oxymètre de pouls l.m.
pulse oximeter
Appareil permettant de mesurer la saturation oxyhémoglobinée artérielle par photométrie transcutanée.
L'oxymétrie utilise le fait que l'absorption de la lumière par l'hémoglobine oxygénée est très forte en lumière rouge (λ = 660 nm), tandis qu'elle est très faible pour l'hémoglobine désoxygénée ; mais l'absorption des deux formes est à peu près la même en lumière infrarouge (λ = 940 nm). L'absorption est fonction de la concentration (loi de Beer-Lambert) : de ce fait, le courant électrique de la cellule photoélectrique est inversement fonction de la concentration. Les intensités lumineuses filtrées en rouge et en infrarouge permettent en permanence de calculer analogiquement la saturation oxyhémoglobinée.
Le sang de la peau est contenu dans les capillaires, les veinules et les artérioles ; seul le sang artériolaire est pulsé. Les signaux donnés par les cellules photoélectriques comportent donc une part fixe et une part pulsée : seule cette dernière correspond au sang artériel. L'élimination de la partie fixe des signaux isole la lumière pulsée, qui porte l'information sur la saturation oxyhémoglobinée artérielle.
En outre, comme la fréquence des pulsations lumineuses est celle du pouls, l'appareil peut mesurer la fréquence cardiaque. Cette méthode est beaucoup plus fidèle que la mesure de la fréquence sur l'électrocardiogramme parce qu'elle est mécanique et n'est donc pas affectée par la dissociation électromécanique du cœur (la fréquence donnée par l' ECG n'est que la fréquence électrique).
Le dispositif photométrique se fixe facilement sur un doigt et l'appareil est suffisamment fidèle pour permettre une surveillance permanente très efficace au cours de l'anesthésie.
T. Aoyagi, ingénieur électricien japonais (1972)
→ Beer-Lambert (loi de), arrêt cardiaque, dissociation électromécanique, hypoxie
Édit. 2017
oxymétrie n.f.
oxymetry
Mesure de la quantité d’oxygène contenue dans un gaz ou dans un liquide, en particulier le sang, faite sur un échantillon de sang veineux ou artériel à l’aide d’un oxymètre.
En clinique, la mesure dans le sang se fait avec un petit photomètre qui, originellement (Millikan), était placé sur le lobe de l’oreille rubéfiée pour artérialiser le sang capillaire. Cette méthode assez peu fidèle a été remplacée par l’oxymètre de pouls qui ne nécessite pas de préparation.
En biologie, sur prélèvement de sang artériel (prélèvement transporté à l’abri de l’air) on utilise des appareils automatiques permettant de mesurer les « gaz du sang » à partir d’électrodes : la saturation est soit calculée par l’appareil, soit mesurée directement par photométrie. Elle est un indice important de la qualité de la fonction respiratoire et circulatoire et joue à ce titre un rôle très important dans la détection et l’évaluation des malformations et des maladies du cœur et des poumons.
G. A. Millikan, physiologiste américain (1942)
→ oxymètre, oxymétrie de pouls, oxygène (saturation du sang en)
Édit. 2017
Page (technique de) l.f.
Page's technique
Méthode de traitement chirurgical de la béance cervicale par cerclage, réalisé en appliquant sur le col des bandelettes de cellulose talquées dans un plan sous-muqueux, après refoulement de la vessie en avant, du cul-de-sac de Douglas en arrière.
H. W. Page, chirurgien anglais (1845-1926)
palpation abdominale obstétricale l.f.
obstetrical abdominal palpation
Procédé d'exploration clinique de l'utérus gravide.
La femme enceinte est couchée sur le dos, tête basse, membres inférieurs étendus ou très légèrement fléchis, membres supérieurs le long du corps. L'abdomen doit être complètement relâché. Les mains de l'opérateur, chaudes et souples, sont posées à plat sur l'abdomen dont la paroi est doucement déprimée par la pulpe des doigts. L'examen doit être indolore et effectué avec méthode, commençant par la région sus-pubienne, continuant par le fond utérin puis par les parties latérales. La palpation permet d'apprécier : la sensibilité de l'utérus, sa consistance souple ou tendue (des contractions indolores, irrégulières, peuvent apparaître qui doivent faire suspendre momentanément l'examen) ; le volume du fœtus ; la situation sagittale, oblique ou transverse du fœtus ; la présentation, en recherchant au niveau du détroit supérieur, entre les pulpes des doigts des deux mains, un pôle dur et régulier, arrondi (pôle céphalique) ou mou, irrégulier (siège) ; le pôle opposé au niveau du fond utérin le plan du dos (manœuvre de Budin) avec le sillon du cou ; le ballottement fœtal ; la quantité de liquide amniotique, en recherchant le signe du flot et du glaçon en cas d'hydramnios ; la présence de plusieurs pôles identiques en cas de grossesses gémellaires ou multiples. Pendant l'examen, la main abdominale peut ressentir des chocs brusques correspondant aux mouvements du fœtus.
P. Budin, obstétricien et pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1846-1907)
PASI sigle angl. pour Psoriasis Area Severity Index
Sigle correspondant, à la fois, à la méthode objective servant à évaluer la sévérité d'une poussée de psoriasis en prenant en compte l'intensité de la desquamation, de l'érythème et de l'induration ainsi que l'étendue de la surface atteinte, et au score établi en appliquant un coefficient à chacun de ces quatre paramètres.
Le score est inférieur à 3 pour un psoriasis léger, entre 3 et 15 pour une forme modérée et supérieur à 15 pour un psoriasis sévère.
A. Pasini, dermatologiste italien (1928)
→ épidermolyse bulleuse dystrophique albopapuloïde
Pearl (indice de) l.m.
Pearl's index
Indice donnant une évaluation objective standardisée de l'efficacité d'une méthode de contraception.
Il exprime le taux de grossesses constatées (R) calculé pour 100 années d’exposition par rapport au risque de grossesse selon la formule :
R = nombre de grossesses constatées x 1200 / nombre de mois d’exposition
Le nombre de mois d’exposition représente le nombre de cycles théoriquement espérés.
R. Pearl, biologiste américain (1933)
Syn. formule de Pearl, pourcentage année/femme
pelvimétrie digitale l.f.
digital pelvimetry
Méthode clinique d'exploration du bassin obstétrical permettant d'examiner le détroit supérieur (diamètre antéropostérieur, arc antérieur, arc postérieur en partie), la hauteur et l'inclinaison de la symphyse pubienne, le coccyx et la partie inférieure du sacrum, les épines sciatiques, l'ogive pubienne.
pelvimétrie externe l.f.
external pelvimetry
Méthode d'exploration clinique du bassin de la femme par la mesure, à l'aide d'un pelvimètre de la distance comprise entre différents points de la périphérie du bassin.
Les principaux diamètres mesurés sont : le diamètre antéropostérieur (diamètre de Baudelocque) de l'apophyse épineuse de la dernière vertèbre lombaire au bord supérieur de la symphyse pubienne (20 cm) ; les diamètres transverses : diamètre bisiliaque antérieur (23 cm), diamètre bisiliaque médian, réunissant les portions moyennes des crêtes iliaques, d'un tubercule du moyen fessier à l'autre (26 cm); le diamètre bitrochantérien, réunissant les faces externes des deux trochanters ( 31 cm) ; le diamètre prépubien ; le losange de Michaelis.
pelvimétrie interne l.f.
internal pelvimetry
Méthode d'exploration clinique du bassin de la femme par le toucher vaginal.
La patiente est installée, le siège surélevé. Les doigts intravaginaux du praticien explorent les parois du pelvis. La concavité sacrée est palpée de bas en haut. Le diamètre promonto-infrapubien est mesuré par l'index dont le bord radial vient au contact de la symphyse pubienne, son extrémité étant au contact du promontoire. L'autre main marque le repère. Le diamètre promonto-rétropubien est calculé en enlevant 1 cm au diamètre promonto-infrapubien. Les faces latérales du bassin sont explorées avec la main droite pour la face droite, la main gauche pour la face gauche. L'arc antérieur est apprécié dans sa forme et son épaisseur, de même que l'ogive pubienne, la saillie des épines sciatiques, la mobilité de la pédale coccygienne.