horizons I – III de Streeter l.m.p.
Streeter’s stages I –III
Étape de la période pré-embryonnaire qui s’étend de la fécondation au 4ème jour.
Cette période comprend la cellule unique fécondée (ovocyte), l’œuf en cours de segmentation et la morula libre. Elle correspond aux stades carnegie 1 à 3.
G.L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948), R. O’Rahilly, embryologiste américain (1973)
Étym. gr. horizein borner
→ horizons de Streeter, stades carnegie, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
hormone antidiurétique l.f.
antidiuretic hormone
Hormone peptidique hypothalamique et posthypophysaire
- qui active la réabsorption rénale de l’eau et joue un rôle essentiel dans les mécanismes de concentration dilution de l’urine et la régulation du volume sanguin ;
- qui a également un effet vasoconstricteur et intervient dans la production du facteur VIII et du facteur de Willebrand.
L’hormone antidiurétique est un nonapeptide produit chez l’Homme et chez de nombreux mammifères sous forme d’arginine-vasopressine, mais sous forme de lysine-vasopressine chez le Porc. Elle est élaborée par les noyaux supra-optique et paraventriculaire de l’hypothalamus, conduite par voie axonale en liaison avec des neurophysines jusqu’à la posthypophyse où elle s’accumule avant d’être libérée en réponse à une élévation de l’osmolalité du plasma et/ou d’une diminution du volume plasmatique. Elle se lie à un récepteur V2 situé à la face basolatérale des cellules épithéliales du tube collecteur médullaire et cortical. Il s’ensuit une augmentation de la production d’AMP cyclique activant la protéine kinase A et entraînant ainsi une migration de l’aquaporine 2 intracellulaire vers le pôle luminal de la cellule dont elle augmente la perméabilité à l’eau, ce qui permet la réabsorption passive de l’eau le long du gradient d’osmolalité entre l’urine et les vasa-recta de la médullaire rénale créé par un mécanisme de contre-courant entre les 2 branches de l’anse de Henle.
L’effet vasoconstricteur de l’ADH dépend du récepteur V1 présent sur les cellules musculaires lisses des vaisseaux. Le système de signalisation est différent de celui des récepteurs V2. Il implique une activation de la phospholipase C suivie d’une augmentation de l’inositol triphosphate, puis du calcium cytosolique.
L’administration de desmopressine, un analogue de l’ADH, par voie parentérale et surtout nasale, constitue un traitement efficace du diabète insipide neurohypophysaire. Il existe aussi des antagonistes non peptidiques des récepteurs V2 appelés aquarétiques qui bloquent les effets de l’ADH sur la réabsorption rénale d’eau.
Une sécrétion inappropriée d’ADH est à l’origine du syndrome de Schwartz-Bartter.
Une faible activité antidiurétique est également exercée par l’ocytocine desmopressine, autre hormone posthypophysaire.L’hormone antidiurétique, peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique, en particulier au cours d’épreuves dynamiques. Ce dosage est utilisé dans l’exploration biochimique des syndromes polyuro-polydipsiques ou pour le diagnostic du syndrome de Schwartz-Bartter.
O. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. vasopressine, pitressine
Sigle angl. ADH
→ ocytocine, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH), diabète insipide neurohypophysaire, arginine-vasopressine lysine-vasopressine, hypothalamus, neurophysine, neurohypophyse, rein, AMP cyclique, protéine kinase, aquaporine, inositol triphosphate, desmopressine
[C2, M1, O4]
Édit. 2020
hormonothérapie anticancéreuse n.f.
hormonal treatment, hormonotherapy.
Utilisation thérapeutique pour le traitement des cancers d'une hormone ou d’une substance s’opposant à une activité hormonale.
L'hormonothérapie supprime en principe l'activité hormonale qui entretient la prolifération cellulaire. , p. ex. le cancer du sein chez la femme, le cancer de la prostate chez l'homme. Elle agit par effet cytostatique. Les antihormones, l'acétate de cyprotérone anti-androgène ou le tamoxifène, anti-œstrogène, se substituent à l'hormone dans le complexe hormono-récepteur de la cellule cible.
La sensibilité est évaluée par la mesure de leur contenu en récepteurs hormonaux. : cancer de la prostate, cancers du sein exprimant des récepteurs d’œstrogènes et/ ou de progestérone.
Pour le cancer de la prostate sont utilisés les agonistes de la LHRH et les anti-androgènes.
Pour le cancer du sein, sont utilisés les anti-œstrogènes, les antiaromatases, les agonistes de la LHRH, les progestatifs.
→ LHRH (agonistes de la), antiandrogènes, anti-œstrogènes, antiaromatases, progestatifs
[O4,G5,F2]
Édit. 2015
hormonothérapie du cancer du sein l.f.
breast cancer hormonal treatment
L'hormonothérapie du cancer du sein consiste à empêcher l'action stimulante des hormones féminines sur les cellules cancéreuses.
Elle n’est active que si les cellules cancéreuses possèdent des récepteurs hormonaux ce qui est rencontré dans près de 70% des cas. Ces récepteurs sont des protéines, situées à la surface de la cellule cancéreuse,, qui détectent et captent les œstrogènes ou la progestérone du sang circulant. Plus le taux des récepteurs est élevé , plus la tumeur réagit à une hormonothérapie.
Les traitements médicamenteux agissent par voie générale, c'est-à-dire dans l'ensemble du corps, sur toutes les cellules sensibles aux hormones. Les principaux produits utilisés sont des anti-ostrogènes, des agonistes de la LHRH, des inhibiteurs des aromatases. C'est un traitement au long cours administré soit sur plusieurs années à titre adjuvant d’une forme localisée pour prévenir le développement des métastases, soit dans les formes évoluées jusqu’à son échec. Un échec d’une première hormonothérapie ne préjuge pas de l’inefficacité d’une autre. Plus rarement on fait appel à la castration chirurgicale, en irradiant les ovaires.
G. T. Beatson, Sir, chirurgien britannique (1896)
→ agonistes de la LHRH, anti-aromatases, anti-oestrogènes, cancer du sein, castration, hormones, récepteur hormonal
[F2, G3, G5]
Édit. 2020
hyalocyte n.m.
hyalocyte
Cellule mononuclée vitréenne présente essentiellement au niveau du cortex vitréen et particulièrement au pôle postérieur, au niveau de la base du vitré et du corps ciliaire.
Les hyalocytes sont des cellules mononucléées, ovales de 10 à 15 µm de diamètre. Ils jouent un rôle majeur dans le métabolisme du vitré, ils sont capables de synthétiser et de dégrader la substance fondamentale du vitré, l’acide hyaluronique et le collagène, et ont des capacités phagocytiques et picnocytiques.
[P2]
hybride cytoplasmique l.m.
cybrid
Individu ou cellule hybride, provenant de la fusion de deux protoplastes génétiquement différents.
Ils portent le noyau d’un protoplaste et le cytoplasme de l’autre (ou des deux).
Syn. cybride
[Q1]
Édit. 2017
hybridome n.m.
hybridoma
Lignée cellulaire créée in vitro par hybridation somatique de différents types cellulaires, habituellement des lymphocytes, un des partenaires de fusion étant une cellule tumorale.
Les hybridomes B sont utilisés pour la production d’anticorps monoclonaux. Les hybridomes T sont utilisés pour des études biochimiques des molécules propres à chaque clone T (TCR) et des signaux d’activation ou de mort cellulaire.
→ anticorps monoclonal, clonage
[F3]
hydrogène n.m.
hydrogen
1) Elément de numéro atomique 1, de masse atomique 1,008, de valence 1.
L'atome d'hydrogène est constitué d'un proton et d'un électron. Les deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium et le tritium sont dits hydrogènes lourds, car la présence dans leur noyau d'un ou de deux neutrons multiplie la masse par 2 ou 3.
Il est un élément fondamental de toutes les molécules biologiques. Il est présent dans l'eau et dans les composés organiques. Il constitue 10% du poids frais de l'organisme. L'oxydation de l'hydrogène en eau est la source essentielle de l'énergie utilisable de toute cellule en aérobiose.
2) Corps simple diatomique, dont la molécule est formée de deux atomes d'hydrogène, de formule H2.
Gaz incolore, inodore et insipide ; il brûle en dégageant beaucoup de chaleur et en formant de l'eau.
Il est utilisé en plongée profonde pour réduire le travail ventilatoire car c'est le plus léger des gaz (densité par rapport à l'air 0,09). Au-dessous d'une concentration de 4% d’O2, les mélanges O2 /H2 ne sont plus explosifs. A 500 m sous la mer (soit une pression de plus de 50 ATA), la PO2 d'un mélange à 0,42% d’O2/99,58% de H2 est égale, à celle de l'air ambiant au niveau de la mer où la densité est 13,52 fois plus forte. Un mélange O2 /N 2 aurait une densité 13 fois plus élevée et empêcherait le plongeur de ventiler à cette profondeur. Les mélanges
O2 /He, ont une densité 2 fois plus forte que ceux O2 /H2, mais ils ne sont jamais explosifs ; aussi, après avoir dénitrogéné le plongeur en surface par une inhalation prolongée d'un mélange He /O2, on passe ensuite en profondeur à un mélange H2 /O2, qui permet de dépasser les 500 m en plongée libre.
L. Guyton de Morveau, chimiste français : «hydrogène qui engendre l’eau » (1787)
Étym. mot formé à contre sens (par analogie avec oxygène) sur le gr. hudôr : eau ; genos : descendance
Syn. dihydrogène
Symb. H
→ explosion, hélium, inflammabilité, oxygène
[C1]
hyperchromasie n.f.
hyperchromasia
Affinité excessive d'une cellule pour les colorants nucléaires.
Syn. hyperchromatisme
[A2]
hyperkaliémie n.f.
hyperkaliaemia
Élévation de la teneur plasmatique du potassium au-dessus de 5 mmol/L.
Elle correspond à une surcharge plasmatique ou à un transfert de potassium de la cellule vers le plasma.
La kaliémie, normalement de 4 mmol/L, peut atteindre et dépasser 8 mmol/l, entraînant alors le décès par arrêt cardiaque.
Les signes cliniques et électrocardiographiques d'hyperkaliémie relèvent surtout de l'abaissement du rapport Ki/Ke (par surcharge notamment) et de la toxicité directe de l'excès de l'ion K+ (en chirurgie cardiaque l'injection intracoronaire de potassium est utilisée pour arrêter le cœur). Les signes électrocardiographiques sont nets :
- onde T haute, pointue, étroite et ample, en toile de tente (onde ogivale),
- décalage du segment ST (qui prend un aspect d'S italique),
- raccourcissement de l'espace QT,
- troubles de conduction auriculoventriculaire (élargissement de QRS),
- modification de l'onde P aplatie, allongée reculant dans l'onde T, puis disparaissant (bloc sinoauriculaire, paralysie auriculaire).
Quand ces anomalies s'aggravent, le ventriculogramme a un rythme lent puis il est émoussé et diphasique, avant d’être très irrégulier. L'arrêt cardiaque est alors imminent (fibrillation ventriculaire ou asystolie) : l'hyperkaliémie indique toujours un risque d'arrêt cardiaque (ce qui a fait qualifier le potassium «d'ion qui tue»). Le risque est augmenté par l'acidose et l'hypocalcémie.
Les signes neuromusculaires sont exceptionnels, sauf en cas de paralysie périodique (asthénie, paresthésies des extrémités et de la région péribuccale, tremblements, parfois paralysie ascendante).
La cause principale d'hyperkaliémie est l'insuffisance rénale sévère oligoanurique avec acidose. D’autres mécanismes de surcharge sont possibles : excès d'apport alimentaire, déficit de la sécrétion tubulaire distale (acidose tubulaire), déficit de l'axe rénine-angiotensine-aldostérone. Les hyperkaliémies iatrogènes sont assez fréquentes (abus d'anti-aldostérone, bêtabloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, anti-inflammatoires non stéroïdiens, certains antibiotiques).
Les teneurs élevées de potassium sérique justifient un traitement d'urgence par perfusion intraveineuse de solutés glucosés hypertoniques et d'alcalins. Le recours aux méthodes de dialyse peut être requis
→ paralysie périodique hyperkaliémique, potassium, sodium, transport membranaire, insuffisance rénale, antialdostérone, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, hémodialyse
[M1,K2]
Édit. 2015
hypermyélinisation n.f.
hypermyelination
Aspects correspondant à un excès de lamelles myéliniques par rapport au diamètre axonal, responsable de la constitution de boucles plus ou moins complexes de la gaine de myéline.
Ces lésions sont caractéristiques des neuropathies dites tomaculaires ou allantoidiennes, mais peuvent être aussi rencontrées de façon sporadique dans des neuropathies de causes très diverses. L'hypermyélinisation pourrait être secondaire à une anomalie de l'interaction cellule de Schwann-axone.
hyperthermie maligne anesthésique congénitale l.f.
malignant hyperthermia of anesthesia
Augmentation rapide et importante de la température centrale pouvant atteindre 43°C, due à un hypercatabolisme musculaire avec rigidité musculaire et rhabdomyolyse.
Elle entraîne une hyperventilation, un collapsus circulatoire, des troubles du rythme cardiaque, une acidose métabolique, une hyperkaliémie, une nécrose musculaire diffuse, une coagulation intravasculaire disséminée et une insuffisance rénale. La mortalité atteint 70% des cas en l’absence de traitement.
Le syndrome apparaît presque exclusivement à l’occasion d’une anesthésie générale chez des sujets atteints d’une maladie congénitale à transmission autosomique récessive, dont l’expression est essentiellement musculaire. Certaines anomalies sont parfois observées telles qu’une petite taille, une cryptorchidie, un pectus carinatum, une lordose lombaire, une cyphose thoracique, parfois un aspect de syndrome de Noonan, une hypertonie des muscles volontaires, un strabisme et un ptosis.
L’incidence de l’hyperthermie maligne est estimée à 1/250 000 anesthésies générales, mais celle qui provoque l’accident peut avoir été précédée de plusieurs autres, sans complication. Les médicaments déclenchants sont le plus souvent les anesthésiques halogénés et la succinycholine.
L’histologie du muscle est normale. L’anomalie principale se situe dans les mécanismes régissant les mouvements calciques, à l’intérieur de la cellule musculaire et concerne le récepteur à la ryanodine. Lors de l’hyperthermie maligne, il y a libération excessive et prolongée de Ca du réticulum plasmatique qui induit une contraction musculaire permanente. Le dantrolène (traitement spécifique de la crise aigüe) en bloquant la libération du Ca par le réticulum sarcoplasmique interrompt la contracture des muscles squelettiques.
Le diagnostic de la susceptibilité à l’hyperthermie maligne se fait sur une biopsie musculaire au niveau du quadriceps. Les lambeaux musculaires sont mis in vitro au contact d’halothane et de caféine (tests de contracture). L’interprétation du test permet de classer les sujets en normal « susceptible » (2 tests positifs) et douteux « équivoque » (un seul tes positif). Certaines maladies musculaires congénitales sont associées à l’hyperthermie maligne, mais elle n’a pas de lien avec le syndrome malin des neuroleptiques.
L’anesthésie d’un sujet atteint de l’anomalie, nécessite l’éviction de tous les anesthésiques halogénés et de la succinylcholine.
Les anomalies génétiques causes du syndrome sont multiples : des mutations au niveau des chromosomes 19 et 17 ont été individualisées. La mutation du locus codant pour le récepteur à la ryanodine (19q13.1) est la plus caractéristique. (MIM 145600, 154275, 154276, 180901).
M. A. Denborough, médecin interniste et R. R. Lowell, anesthésiologiste australiens (1960)
Syn. susceptibilité à l'hyperthermie maligne, King-Denborough (syndrome de)
→ coup de chaleur d'effort, dantrolène, RYR 1 gene
[G1]
hypertrophie cellulaire l.f.
Augmentation de la taille d'une (ou de) cellule(s), d'un tissu, ou d'un organe sans multiplication cellulaire, par accroissement d'un ou de plusieurs constituants cellulaires, avec augmentation d'activité fonctionnelle.
La conséquence peut en être l'hypertrophie tissulaire ou l'hypertrophie d'organe. A ne pas confondre avec l'œdème cellulaire.
iccosome n.m.
iccosome
Fragment de membrane issu de cellule dendritique libéré sous forme de granule dans le milieu extracellulaire.
Étym. gr. : soma : corps
îlot érythroblastique l.m.
erythroblastic islet
Unité anatomique cellulaire de la moelle osseuse constituée par un macrophage central entouré d'une couronne d'érythroblastes enlacés par les prolongements cytoplasmiques du macrophage.
La fonction précise de l'interaction cellulaire est encore mal connue : le macrophage intervient notamment au moment de l'énucléation en absorbant le noyau de l'érythroblaste mature expulsé par la cellule. La protéine de liaison de ces deux systèmes cellulaires a été récemment identifiée.
imagerie optique l.f.
Le principe de l’imagerie optique consiste à éclairer le corps avec un laser et à récupérer les photons qui sont réémis par les premières couches de cellules, soit de manière naturelle, soit parce que des particules fluorescentes ont été préalablement injectées dans le corps.
Cette technique trouve des applications dans l’imagerie de la peau (carcinomes), de la rétine (cataracte), ou des parois du colon (grâce à l’introduction d’un petit endoscope dans l’intestin). C’est une technique d’imagerie inoffensive et extrêmement rapide. Elle permet de voir des détails très fins, comme une hématie (cellule sanguine) dans un vaisseau.
Normalement l’imagerie optique ne permet pas d’observer directement le corps au-delà d’un demi-millimètre de profondeur. En effet, les tissus diffusent énormément la lumière et rares sont les photons à voyager en ligne droite – seul moyen de reconstituer une image.
L’utilisation de « sondes » pour des explorations plus profondes est donc indispensable. Actuellement, les seules sondes commercialisées pour l'imagerie in vivo sont des molécules ou nanoparticules fluorescentes qui émettent des photons pendant des temps très courts, de l'ordre de la dizaine de nanosecondes. Pour pallier cet inconvénient, une équipe du CNRS conçoit depuis plusieurs années des nanoparticules aux propriétés optiques originales. Ces matériaux peuvent stocker l'énergie lumineuse d'excitation et la restituer lentement pendant plusieurs heures dans la zone de transparence des tissus biologiques.
Cette technique permet l’observation non destructive des couches périphériques du cerveau humain. Des détecteurs au silicium permettent de révéler l’activation cérébrale au niveau du cortex.
Sigle angl. OCT
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,H1]
immunité de transposition l.f.
transposition immunity
Phénomène par lequel, dans une cellule, un transposon inséré sur un réplicon empêche l'insertion sur celui-ci d'une autre copie de ce transposon.
Cette propriété ne concerne que certains transposons. La fréquence de transposition de ce transposon sur d'autres réplicons n'est pas affectée.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunohistochimie n.f.
Méthode de détection d'antigènes tissulaires sur les tissus ou sur frottis cellulaires (im
munocytochimie) à l'aide d'anticorps couplés à un fluorochrome ou à un enzyme.
Cette technique peut être appliquée à l’étude d’anticorps dans les liquides biologiques. Les autoanticorps se fixent sur les antigènes correspondant au sein du tissu ou des cellules étudiées ; les immunoglobulines non fixées sont éliminées par lavage et les anticorps fixés sont ensuite révélés par addition d’anticorps anti-immunoglobulines couplés à un fluorochrome ou à un enzyme (technique dite d’immuno
Étym. lat. immunis : exempt de
incompatibilité plasmidique l.f.
plasmid incompatibility
Pour un plasmide donné, incapacité de coexister de manière stable dans une cellule avec un autre plasmide en l'absence d'une pression de sélection pour l'un et l'autre plasmide.
Elle résulte de l'incapacité du plasmide à assurer en présence de l'autre plasmide la stabilité de son nombre de copies par une régulation indépendante de sa réplication et de sa ségrégation.
inducteur gratuit l.m.
gratuitous inducer
Analogue de structure d'un inducteur capable de la même induction mais non métabolisé dans la cellule bactérienne.
L'inducteur gratuit est utilisé expérimentalement pour déclencher la biosynthèse d'un ou plusieurs enzymes sans qu'ils soient utiles au métabolisme cellulaire.
Étym. lat. inducere : mener dans
→ constitutivité, expression génique
infécondité et psychisme l.
barreness, infertility and psychism
Attente, échecs souvent répétés, danger pour la cellule conjugale, éventuellement dévalorisation sociale, caractérisent plus ou moins cette situation anxiogène dominée par l'incertitude, la durée, les investigations complémentaires et des traitements parfois agressifs, qui peuvent contraster avec les annonces parfois spectaculaires des médias concernant l'assistance médicale à la procréation.
Une douleur morale, une culpabilité, des sentiments d'injustice, de désespoir et/ou d'agressivité peuvent prévaloir de façon quasi obsessionnelle, souvent partagés entre la femme et l'homme. L'aide psychique du généraliste et au besoin du psychiatre est indispensable.
Il est vrai que l'existence de stérilités psychogènes ne doit pas être sous-estimée.
→ infécondité, fécondation in vitro (FIVETE) avec transfert d'embryon, insémination artificielle et psychisme, procréation médicalement assistée et psychisme
influx n.m.
influx
1) Déplacement d'une masse de substance ou d’une onde de l'extérieur vers l'intérieur d'une cellule ou d'un organite intracellulaire.
2) Transmission d'une stimulation électrique par déplacement d'une onde.
Étym. lat. in : vers l'intérieur ; fluxus : écoulement
information médicale (département de l') l.m.
medical data processing department
Cellule créée dans les hôpitaux publics pour traiter l'information médicale dans le cadre de la médicalisation des systèmes d'information (MSI) avec normalisation des résumés d'information (1989 en France).
L'excès d'informations de peu de valeur (doubles, etc.) est extrêmement onéreux : on perd du temps pour archiver les dossiers et les compulser. L'archivage informatique est une charge mais s'il est fait intelligemment avec une condensation des données, il devrait permettre de réduire l'espace d'archivage, de rechercher et d'extraire très facilement l'information désirée que l'on peut transférer rapidement par courrier électronique (courriel) : le système classique sur papier et par la poste est beaucoup plus onéreux en temps en personnel et en argent. Mais le département d'information suppose une organisation nouvelle, un personnel compétent et il oblige les médecins à normaliser et condenser les observations qu'ils fournissent ensuite au département d'information médicale. Enfin, le secret médical doit être préservé lors de la conservation et de la transmission éventuelle des informations.
Étym. lat. informare : donner une forme, décrire, organiser
→ information, PMSI
informosome n.m.
informosome (mRNP)
Complexe ribonucléoprotéique d'une cellule eucaryote formé d'ARNm et de protéines, qui migrerait du noyau vers le cytoplasme et transfèrerait l'information du noyau aux ribosomes.
Symb. RNPm
infundibulum ethmoïdal l.m.
infundibulum ethmoidale (TA)
ethmoidal infundibulum
Demi-cellule ethmoïdale qui forme la partie médiale de la base du sinus frontal.
En forme d’entonnoir, elle s’ouvre dans le méat nasal moyen de façon variable : dans 2/3 des cas, l’orifice est situé à l’extrémité supérieure du hiatus semi-lunaire ; dans les autres cas, elle débouche en dedans de l’extrémité supérieure du processus uncinatus ou de la travée unci-bullaire.