paralysie de la latéralité du regard l.f.
paralysis of lateral gaze
Paralysie des mouvements conjugués des globes oculaires dans le regard latéral.
Cette paralysie peut être absolue ne permettant pas au regard de franchir la ligne médiane. Elle peut être incomplète, se limitant à une diminution de l'amplitude du mouvement.
La lésion responsable de la paralysie absolue se situe dans la partie paramédiane et postérieure de la protubérance et concerne le centre du regard latéral.
On trouve ici les trois syndromes alternés de Foville, habituellement dus à l'occlusion d'artères paramédianes, branches du tronc basilaire.
Le plus classique, mais rare, du moins en pathologie ischémique, est protubérantiel bas. Il associe surtout une paralysie de la latéralité du regard et une paralysie périphérique du côté de la lésion à un déficit sensitivomoteur controlatéral qui n'atteint pas la face (Type III).
La forme protubérantielle haute associe une paralysie de la latéralité du côté de la lésion à un déficit sensitivomoteur controlatéral intéressant la face (paralysie faciale de type central par atteinte du faisceau corticonucléaire destiné au noyau du nerf). Comme dans la variété précédente, « le malade regarde son déficit » (Type II).
La forme pédonculaire comporte une paralysie de la latéralité croisée par rapport à la lésion (Type I). Il en est de même dans les paralysies de la latéralité d'origine hémisphérique.
A. L. F. Foville, neurologue français (1859)
Syn. syndrome de Foville
partie sternale du diaphragme l.f.
pars sternalis diaphragmatis (TA)
sternal part of diaphragm
Faisceau musculaire médian inséré sur la face postérieure de l’extrémité inférieure du processus xiphoïde et par quelques fibres sur la ligne blanche, et qui se termine en arrière sur la partie moyenne de la foliole antérieure du centre tendineux.
Il est parfois dédoublé par un interstice celluleux médian. De chaque côté il est séparé de la partie costale du diaphragme par le trigone sterno-costal.
→ partie costale du diaphragme, trigone sterno-costal, centre tendineux du diaphragme
pecten du pubis l.m.
pecten ossis pubis (TA)
pecten pubis, pectineal line
Bord supérieur de la branche supérieure du pubis qui prolonge en avant la ligne arquée de l’ilion.
Arête vive, il donne insertion en avant au muscle pectiné et en arrière, sur son versant médial, au muscle petit psoas.
Syn. anc. crête pectinéale du pubis
péricarde séreux l.m.
pericardium serosum (TA)
serous pericardium
Membrane séreuse qui enveloppe le cœur.
Elle comprend un feuillet viscéral ou épicarde appliqué sur le cœur de la pointe à la base où il se prolonge sur les gros vaisseaux, formant les gaines vasculaires artérielles et veineuses, et un feuillet pariétal qui recouvre la face profonde du péricarde fibreux. Ces deux feuillets se continuent l’un par l’autre au niveau d’une ligne de réflexion très irrégulière et limitent ainsi la cavité péricardique.
Syn. tunique séreuse du péricarde
périnée descendant (syndrome du) l.m.
descending perineum
Syndrome lié à l'affaiblissement progressif du plancher pelvien, du fait des efforts prolongés de défécation, le plus souvent chez la femme en raison des traumatismes obstétricaux et des éventuelles séquelles de la chirurgie pelvienne, par ex. hystérectomie.
La traduction radiologique du syndrome par défécographie est l'abaissement de l'angle anorectal au-dessous de la ligne pubococcygienne, angulation qui ne s'efface pas lors de la poussée volontaire. Le périnée descendant s'accompagne d'une neuropathie d'étirement du nerf honteux interne et aboutit à une incontinence anale progressive.
photon n.m.
photon
Particule correspondant à l’aspect quantique du rayonnement électromagnétique et constituant un grain d’énergie E sans support matériel.
Le concept dérive de la théorie des quanta de Planck selon laquelle un rayonnement électromagnétique (de fréquence V) est émis sous forme de grains d’énergie E (E = h.V, h: constante de Planck) et de la démonstration par Einstein que son absorption dans la matière s’effectue par quantités E. Ceci conduit à considérer le rayonnement électromagnétique comme un flux de grains d’énergie à l’état pur, se déplaçant en ligne droite à la vitesse de la lumière (c= 300.000 km/s dans le vide), assimilables à des particules ayant une énergie cinétique E, une masse dynamique E/c2 , une quantité de mouvement E/c, et susceptibles d’être absorbés par la matière en provoquant des interactions avec des particules matérielles.
→ effet Compton, effet photoélectrique
physe n.f.
cartilago epiphysialis (TA)
physis, epiphyseal plate
Disque ostéocartilagineux unissant l’épiphyse d’un os long à la métaphyse.
C’est la zone de croissance de l’os en longueur (figure 1).
Figure 1
Bien que non admise dans la nomenclature anatomique internationale, l’appellation « physe » est de plus en plus utilisée pour remplacer les nombreuses autres dénominations de la zone de croissance des os longs. La physe est formée de quatre couches, de l’épiphyse vers la diaphyse (figure 2) :
- la couche germinale de réserve est constituée de petites cellules indifférenciées, non organisées. Sous l’action de l’hormone de croissance et de l’insulin-like growth factor-1 (IGF1) elles vont se différencier en chondrocytes proliférants. Cette région est bien vascularisée;
- la couche sériée, ou zone proliférative, composée de chondrocytes ronds, agencés en colonnes, qui synthétisent une matrice extracellulaire riche en collagène (notamment de types II et IX) et en protéoglycanes;
- la couche des cellules hypertrophiques, avasculaire (donc fragile : siège des décollements épiphysaires) où les cellules en colonnes augmentent de volume, synthétisent du collagène X et des facteurs angiogéniques, puis prennent un aspect vacuolaire par apoptose;
- la couche d’ossification, ou zone dégénérative, région très vascularisée où commence le processus d’ossification. Les débris cellulaires sont détruits par des cellules phagocytaires et le stroma cartilagineux se calcifie par surcharge en hydroxyapatite (front d’ossification). Des ostéoblastes élaborent le tissu ostéoïde, précurseur de l’os aux dépens de tissu cartilagineux calcifié résorbé par des ostéoclastes (ossification primaire). L’angiogenèse est favorisée par le VGEF (Vascular Endothelial Growth Factor). Une zone de remaniement lui fait suite pour constituer l’os spongieux métaphysaire (ossification secondaire).
En périphérie, la physe est limitée près de l’épiphyse par l’encoche de Ranvier qui marque un sillon circulaire et vers la métaphyse par la virole osseuse périchondrale. Ces deux formations, vascularisées, en continuité avec le périoste osseux, assurent la rigidité de l’ensemble et contribuent à la croissance latérale.
La physe se forme dès la période fœtale. Son développement est lié à la sécrétion des hormones de croissance en particulier IGF1 (Insuline Growth Factor 1), stimulée par l’hormone hypophysaire GH (Growth Hormone). La protéine IHH (Indian Hedgehog) sécrétée par les chondrocytes agit sur leur développement.
La fin de la croissance, par soudure définitive de la physe, est liée à l’action des hormones sexuelles. Sa trace peut rester visible assez longtemps sous forme d’une ligne transversale épiphyso-métaphysaire, opaque en radiographie.
L. Ranvier, anatomiste français (1889).
Étym. gr. physis : croissance, nature
Syn. Cartilage de conjugaison, cartilage conjugal, cartilage de croissance, cartilage métaphyso-épiphysaire, plaque épiphysaire.
[A1, A2, I2]
Édit. 2019
pigmentation cornéenne l.f.
corneal pigmentation
Groupe de diverses pigmentations à disposition linéaire sur la surface cornéenne, en association avec différentes affections sousjacentes : anneau de Fleischer dans le kératocone, ligne de Stocker dans le ptérygion.
plan d'action du muscle l.m.
muscle plane
Plan défini par la ligne d'action du muscle oculomoteur et le centre de rotation du globe.
Quand l'axe visuel est dans le plan d'action du muscle oculomoteur considéré, l'action de ce muscle est simple ; c'est le cas du muscle droit interne et du muscle droit externe ; dans le cas contraire, elle est multiple ; c'est le cas des muscles verticaux : droits verticaux et obliques. Pour les muscles verticaux, l'action est simple quand l'axe visuel est dans le plan d'action : c'est une action verticale dénommée action principale.
plèvre médiastinale l.f.
pleura parietalis-pars mediastinalis (TA)
parietal pleura-mediastinal part
Portion de plèvre qui appartient à la plèvre pariétale, recouvrant les organes du médiastin, du sternum jusqu'à la colonne vertébrale.
Elle est plus mince que la plèvre costale.
Les organes recouverts sont différents à gauche et à droite. La plèvre médiastinale moule les organes et s'enfonce dans les dépressions qui les séparent. En avant elle se réfléchit derrière le sternum pour former le récessus costo
plexus hypogastrique supérieur l.m.
plexus hypogastricus superior; nervus presacralis (TA)
superior hypogastric plexus ; presacral nerve
Lame nerveuse plexiforme médiane et impaire située au-devant de la cinquième vertèbre lombaire et du promontoire, et partie constituante du système nerveux végétatif pelvien.
Elle est formée des nerfs splanchniques lombaires droit et gauche richement anastomosés sur la ligne médiane aves des filets préaortiques détachés du plexus mésentérique inférieur.Au-dessous du promontoire chacun des nerfs splanchniques lombaires reprend son individualité et constitue le nerf hypogastrique (Latarget) qui se rend au plexus hypogastrique inférieur homolatéral.
Syn. nerf présacré
pli ombilical médian l.m.
plica umbilicalis mediana (TA)
median umbilical fold
Pli péritonéal soulevé sur la ligne médiane de la paroi antérieure de l’abdomen par l’ouraque.
Il est tendu du sommet de la vessie à l’ombilic.
pli spiral du conduit cystique l.m.
plica spiralis ducti cysticus (TA)
spiral fold of cystic duct
Ensemble constitué par cinq à douze valvules transversales ou obliques qui s’attachent à la surface intérieure, muqueuse, du conduit cystique suivant une ligne spirale.
L. Heister, anatomiste et chirurgien allemand (1683-1758), J. Amussat, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1796-1856)
Syn. anc. valvule spirale de Heister, valvule d’Amussat
pneumomédiastin n.m.
pneumo-mediastinum
Épanchement gazeux dans le médiastin.
Sa survenue spontanée doit faire évoquer un asthme ou l'inhalation d'un corps étranger.
Après un traumatisme, on doit évoquer une rupture trachéale ou bronchique. Au cours d'une ventilation mécanique, l'épanchement gazeux est la conséquence d'un barotraumatisme avec passage d'air sous pression à travers la muqueuse bronchique.
Un emphysème cervical, un emphysème pariétal, identifiés à la palpation par des crépitations, un pneumothorax lui sont souvent associés. En auscultant le sternum on peut percevoir des craquements inspiratoires. La radiographie du thorax de face montre un liseré clair bordant les deux côtés des ombres médiastinale et cardiaque par de fines clartés linéaires limitées en dehors par la plèvre qui apparaît comme une fine ligne opaque. La tomodensitométrie objective encore mieux le pneumomédiastin.
Le pneumomédiastin est fréquent chez le nouveau-né. Son existence se décèle par l'aspect de «thymus volant» (très visible sur les clichés de face et de profil : le thymus surplombe l'ombre cardiaque comme un chapeau de gendarme). Cet aspect provient de la rupture d'alvéoles distendues au sein d'un poumon inhomogène qui laissent fuser de l'air dans le parenchyme (emphysème interstitiel). De là, l'air va vers le hile et le médiastin. Chez le nouveau-né l'emphysème médiastinal est presque toujours annonciateur d'un pneumothorax, favorisé par des expirations forcées, des cris et des à-coups de toux. Dans le passé, le pneumomédiastin artificiel a parfois été utilisé comme moyen de contraste en radiodiagnostic. La création instrumentale d’un emphysème médiastinal est encore réalisée à des fins diagnostiques par endoscopie. Les nouvelles méthodes d’imagerie ont supprimé ou restreint ces deux indications.
Étym. gr. pneuma : souffle, air ; lat. mediastinum : qui se tient au milieu, médiastin
→ asthme, barotraumatisme, corps étranger, pneumomédiastin spontané, pneumomédiastin traumatique, pneumothorax
pointe hyperprojetée du nez l.f.
overprojecting nasal tip
Malformation responsable d’une saillie excessive de la pointe du nez sur la ligne de profil.
pointe tombante du nez l.f.
ptosis of the nasal tip
Malformation responsable d’un aspect trop bas de la pointe du nez sur la ligne de profil.
pôle caudal de l'embryon l.m.
polus caudalis embryonis (TE)
caudal pole of embryo, caudal end of embryo
Extrémité postérieure ou distale de l’embryon.
Au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire, la ligne primitive établit l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent son orientation cranio-caudale et le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
La dimension vertex-coccyx (VC) de l’embryon mesure la distance entre le pôle caudal et le pôle rostral.
Étym. lat. polus : axe du monde ; cauda : queue ; gr. embruon : qui naît à l’intérieur de
→ embryon, gastrulation, ligne primitive, distance vertex-coccyx
[A4,O6]
pôle rostral de l'embryon l.m.
polus rostralis embryonis (TE)
rostral pole of embryo, rostral end of embryo
Extrémité antérieure ou crâniale de l’embryon.
Au début de la phase de gastrulation, dès la fin de la deuxième semaine de la vie embryonnaire, la ligne primitive établit l'axe longitudinal de l’embryon et par conséquent son orientation cranio-caudale et le plan de symétrie bilatérale du futur adulte.
La dimension vertex-coccyx (VC) de l’embryon mesure la distance entre le pôle rostral et le pôle caudal.
Étym. lat. polus : axe du monde ; rostrum : bec, éperon ; gr. embruon : qui naît à l’intérieur de
Syn. pôle crânial de l’embryon, pôle céphalique de l’embryon
→ embryon, gastrulation, ligne primitive, distance vertex-coccyx
[A4,O6]
polypeptide n.m.
polypeptide
Composé chimique constitué par la condensation de plus de quatre acides aminés par des liaisons peptidiques.
La ligne de démarcation entre les polypeptides et les protéines de faible masse moléculaire a été fixée arbitrairement aux composés d'une masse moléculaire de 10 000 et ne dialysant pas.
Les polypeptides donnent la réaction du biuret. On connaît de nombreux polypeptides naturels (peptide) ou synthétiques. On en trouve aussi, à côté des acides aminés, dans les produits de la digestion des protéines. Certains polypeptides peuvent être des antibiotiques.
ponction lavage du péritoine l.f.
diagnostic peritoneal lavage
Lavage destiné au diagnostic d'un hémopéritoine, d'une pancréatite aigüe ou d'une péritonite.
La technique consiste à injecter dans le péritoine une bonne quantité de liquide de dialyse (un litre chez l'adulte) et à en retirer des échantillons pour juger de leur aspect et les analyser.
La ponction est faite sous anesthésie locale après incision de la peau sur la ligne médiane à 2 cm en-dessous de l'ombilic après s'être assuré de la vacuité de la vessie. On introduit un cathéter de dialyse dirigé vers le cul-de-sac de Douglas. Le liquide injecté est évacué par gravité.
Un liquide franchement hémorragique (>100 000 hématies/ mL) ou contenant 500 leucocytes /mL ou encore 200 unités d'amylase / 100 mL signe une lésion intrapéritonéale indiquant l'intervention chirurgicale. Un liquide rosé ou ayant une concentration, soit de leucocytes, soit d'amylase plus faible incite à la prudence et à une surveillance ultérieure, c'est pourquoi le cathéter doit être laissé en place pour des prélèvements successifs.
Mais la ponction peut être cause de lésions abdominales (plaie du mésentère du péritoine, perforation intestinale) c'est pourquoi la ponction lavage du péritoine a été supplantée par l'imagerie (échographie, scanographie) qui est non effractive et anodine.
Pozzi (bride masculine du clitoris de) l.f.
Pozzi's male loop of the clitoris
Bandelette sagittale située sur la ligne médiane du frein du clitoris, s'étendant de la face inférieure du clitoris au méat urinaire.
S. Pozzi, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine (1846-1918)
présentation mento-iliaque droite transverse l.f.
mento-iliac right transverse
Variété de position de la présentation de la face avec engagement selon le diamètre transverse du détroit supérieur, le menton contre la ligne innominée droite du bassin maternel.
présentation mento-iliaque gauche transverse l.f.
mento-iliac left transverse
Variété de position de la présentation de la face avec engagement selon le diamètre transverse du détroit supérieur, le menton contre la ligne innominée gauche du bassin maternel.
présentation occipito-iliaque droite transverse l.f.
right transverse occipito-iliac presentation
Présentation du sommet dans laquelle l’occiput du fœtus se trouve en regard de la partie médiane de la ligne innominée droite du bassin maternel.
Sigle : OIDT
présentation occipito-iliaque gauche transverse l.f.
left tranverse occipito-iliac presentation
Présentation du sommet dans laquelle l’occiput du fœtus se trouve en regard de la partie médiane de la ligne innominée gauche du bassin maternel.
Sigle : OIGT