doppler continu l.m.
continuous Doppler
Méthode d'utilisation de l'effet Doppler fondée sur l'émission continue d'un faisceau d'ultrasons.
La céramique émettrice est distincte de la céramique réceptrice. Le glissement en fréquence du faisceau émetteur est proportionnel à la vitesse de la cible mobile. Les informations obtenues sur le trajet des ultrasons peuvent se superposer et gêner l'analyse.
dos de la main l.m.
dorsum manus
Partie postérieure de la main, le sujet étant en position anatomique.
On y trouve essentiellement les tendons extenseurs des doigts (extensores digitorum) et les veines assurant le drainage de la main. Contrairement à la paume de la main (palma manus), la peau y est mince et mobile d'où la gravité des lésions (plaies, brûlures)
→ paume
duodénum n.m.
duodenum
Portion initiale et fixe de l'intestin grêle faisant suite au pylore de l'estomac, enroulée en anneau autour de la tête et du col du pancréas, située en profondeur sur la paroi abdominale postérieure en avant de la colonne vertébrale et des gros vaisseaux paravertébraux.
Il s'étend du pylore à l'angle duodénojéjunal et comprend quatre segments successifs (pars superior, pars descendens, pars inferior, pars ascendens). Le deuxième segment reçoit sur son bord inféro-interne le cholédoque et les deux canaux pancréatiques.
Étym. lat. duodeni : douze, parce que sa longueur était estimée à douze travers de doigt.
dysgranulopoïèse n.f.
dysgranulopoïesis
Anomalie de la granulopoïèse entraînant une insuffisance quantitative ou qualitative des granulocytes matures.
dystrophie bénigne concentrique de Deutman l.f.
Deutman’s benign concentric annular macular dystrophy
A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1971)
→ dystrophie maculaire annulaire concentrique bénigne
dystrophie cornéenne centrale l.f.
corneal dystrophy, central type
Opacification cornéenne centrale du stroma, avec des taches invisibles en macroscopie, faites, en biomicroscopie, de nombreuses et larges opacités aux bords flous situées dans le stroma médian et séparées les unes des autres par des espaces transparents étroits.
Membrane de Descemet et endothélium intacts. La dystrophie cornéenne centrale est parfois associée à une dystrophie tachetée pré-descemétique, à une sphérophaquie, à un glaucome, à un pseudoxanthome élastique. L’affection est autosomique récessive (MIM 217600).
J. François, baron, ophtalmologiste belge, membre de l'Académie de médecine (1956)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie cornéenne nuageuse centrale de François
dystrophie cornéenne granulaire de type I l.f.
corneal dystrophy, granular type I
→ dystrophie cornéenne granuleuse de type I
dystrophie cornéenne granuleuse de type I l.f.
corneal dystrophy, granular type I
Dystrophie cornéenne stromale avec opacités blanc-grisâtres à limites nettes au centre de la cornée, sous la membrane de Bowman, qui vont s'étendre vers les couches profondes et devenir confluentes.
La dystrophie commence dans la première ou seconde décennie de la vie par de discrètes opacités blanches ou grisâtres qui augmentent en profondeur et en périphérie en rayon de miel ou en carte de géographie. L'évolution se fait vers des érosions épithéliales récidivantes et une baisse de vision lente et modérée. Le centre cornéen est brumeux et la surface cornéenne légèrement irrégulière à la fluorescéïne. En histologie, il existe un dépôt uniforme de matériel PAS hyalin avec lésion initiale de la Bowman. L’indication de kératoplastie lamellaire est souvent posée lorsque les opacités atteignent les deux tiers antérieurs. Différentes formes cliniques ont été décrites : dystrophie cornéenne de Reis-Bücklers, dystrophie de Grayson, dystrophie de Thiel et Behnke. Le locus du gène (CDGG1), kératoépithéline, est en 5q31. L’affection est autosomique dominante (MIM 121900).
A. Meesmann, ophtalmologiste allemand (1938) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949) ; M. Grayzon, ophtalmologiste américain (1966) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, médecin généticien allemands (1967) ; A. Groenouw, ophtalmologue allemand (1890)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie cornéenne granulaire de type I, Groenouw de type I (dystrophie cornéenne de), dystrophie cornéenne ponctuée ou nodulaire, Reis-Bücklers (dystrophie cornéenne de), Grayson (dystrophie cornéenne de), Thiel et Behnke (dystrophie cornéenne de)
dystrophie granuleuse de Groenouw type I l.f.
Groenouw’s type I granular dystrophy
A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1898)
→ Groenouw type I (dystrophie granuleuse de
dystrophie granuleuse de Groenouw de type II l.f.
Groenouw’s type II granular dystrophy
A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1933)
→ Groenouw (dystrophie cornéenne de type II de)
dystrophie grillagée granuleuse d'Avellino l.f.
granular/lattice corneal dystrophy Avellino’s form
Variété de dystrophie grillagée de la cornée de type I qui combine les altérations grillagées aux altérations granuleuses de la dystrophie de Groenouw de type I.
Elle commence par des dépôts granuleux. L’affection est autosomique dominante (MIM 122200).Le gène a été localisé au même endroit que pour la dystrophie grillagée de la cornée de type I, et la dystrophie granuleuse de Groenouw de type I en 5q31 (bêta ig-h3, (MIM 601692).
R. Foldberg, ophtalmologiste américain (1988)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir ; Avellino : province italienne d’où proviennent les personnes atteintes de cette affection
dystrophie maculaire annulaire concentrique bénigne l.f.
concentric annular macular dystrophy
Maculopathie en œil de bœuf peu évolutive avec acuité visuelle normale.
Elle débute dans la seconde décennie. De petits druses pulvérulents peuvent entourer la lésion maculaire chez certains sujets et des lésions pigmentées périphériques peuvent être observées précocement. Les artères sont un peu fines et les papilles normales. Il existe un scotome annulaire paracentral et une dyschromatopsie d'axe rouge vert. La maladie était au départ considérée comme bénigne, cependant la reprise des cas princeps a montré que la maculopathie évoluait de façon défavorable, que l'ERG s'altérait de façon mixte et qu'il apparaissait en périphérie des pigmentations ostéoblastiques. L’affection est autosomique dominante (MIM 153870).
A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1974)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie bénigne concentrique de Deutman, dystrophie maculaire en œil de bœuf de Deutman
échancrure claviculaire du sternum l.f.
→ incisure claviculaire du manubrium du sternum
[A1]
Édit. 2018
échancrures costales du sternum l.f.p.
→ incisures costales du sternum
[A1]
Édit. 2018
Echinococcus granulosus
Echinococcus granulosus
Ténia échinocoque de très petite taille, mesurant de 4 à 7 millimètres, parasite à l’état adulte de l’intestin des chiens et de divers canidés et, à l’état larvaire, d'herbivores, notamment du mouton qui est l’hôte intermédiaire habituel.
L’Homme peut se contaminer accidentellement par ingestion d’aliments ou d’eau de boisson souillés par les œufs (embryophores) du ténia qui sont éliminés avec les déjections de chiens parasités. La larve ou hydatide est une vésicule souvent volumineuse remplie de liquide, préférentiellement située dans le foie puis, par ordre de fréquence décroissante, dans les poumons, la rate, etc. Outre le liquide hydatique riche en albumine (qui peut être à l’origine d’un choc anaphylactique en cas de rupture dans le péritoine), l’hydatide contient des vésicules filles et des protoscolex dont la libération peut entraîner une échinococcose secondaire avec développement de nouvelles hydatides. On identifiait initialement quatre sous-espèces d'Echinococcus granulosus : E.granulosus granulosus, E. g. equinus, E. g. borealis et E. g. canadensis. Elles se différenciaient par quelques caractères morphologiques et enzymatiques mais, surtout, par des hôtes intermédiaires différents. On distingue actuellement plusieurs souches d’E. granulosus, en fonction de l’hôte intermédiaire : souches équine, bovine, ovine, ou porcine, souches du dromadaire, du chameau, du buffle et de la chèvre et, enfin, souches de divers animaux sauvages (cervidés, marsupiaux, ongulés, lagomorphes).
→ hydatidose, kyste hydatique, hydatide, choc anaphylactique, protoscolex.
[D1, D2]
Édit. 2019
échinulé adj.
echinulate
Recouvert de fines aspérités en forme d’épines.
Ce terme est utilisé en particulier en mycologie.
Étym. gr. echinos : oursin
[D1]
Édit. 2019
ehrlichiose granulocytique humaine l.f.
human granulocytique ehrlichiosis
Syn. anaplasmose granulocytique humaine
→ anaplasmose granulocytique humaine
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
ehrlichiose japonaise l.f.
japanese ehrlichiosis
Maladie humaine observée en Asie et due à Neorickettsia sennetsu.
Cette maladie décrite au Japon a été retrouvée en Asie continentale (Malaisie, Laos, Thaïlande, etc.) alors qu'au Japon, elle semble avoir disparu. Elle évolue par poussées épidémiques survenant à la fin de l'été et en automne. La contamination a probablement lieu par ingestion de poisson cru ou peu cuit. Le tableau clinique rappelle celui de la mononucléose infectieuse. Le germe en cause est sensible à la doxycycline et à la ciprofloxacine.
Syn. fièvre ganglionnaire, mononucléose infectieuse japonaise
→ Neorickettsia sennetsu, néorickettsiose, doxycycline, ciprofloxacine, mononucléose infectieuse
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
élastase granulocytaire l.f.
neutrophil elastase
Isoenzyme de l'élastase, mise en réserve dans les granulations primaires des polynucléaires neutrophiles.
Elle peut être libérée dans le milieu extracellulaire par dégranulation.
Étym. gr. elassein : réduire la taille
→ élastase
[C1, C3]
Édit. 2019
élément nucléaire dispersé court l.m.
short interspersed nuclear element (SINE), short interspersed repeat, short interspersed repeat element
Séquence répétée issue de la multiplication d’un transposon des eucaryotes comprenant entre 100 et 300 paires de bases présentes en grand nombre de copies dans le génome.
L’élément emblématique de la famille est la séquence Alu, présent en plus de 500 000 copies dans le génome humain.
→ rétrotransposon, paire de bases, transposon
[Q1]
Édit. 2019
élément nucléaire dispersé long l.m.
long interspersed nuclear element (LINE), long interspersed repeat, long interspersed repeat element
Rétrotransposon eucaryote, souvent d’origine rétrovirale,.comprenant des séquences de 6 000 à 7 000 paires de bases, présentes en grand nombre de copies dans le génome.
→ rétrotransposon, paire de bases
[Q1]
Édit. 2019
élévateur de l'anus l.m.
elevator of the anus
[A1]
Édit. 2018
emphysème médiastinal l.m.
mediastinal emphysema, pneumomediastinum
Infiltration diffuse d’air dans le tissu celluleux médiastinal.
Conséquence d’une effraction trachéale, œsophagienne, d’une rupture alvéolaire spontanée en particulier lors d’une crise d’asthme (emphysème médiastinal spontané), il peut aussi être secondaire à une médiastinoscopie. Il peut également être en rapport avec une infection gangréneuse (cellulite cervico-médiastinale).
Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans
Syn. pneumomédiastin
→ asthme, médiastinoscopie, cellulite bacterienne
[K1]
Édit. 2019
empreinte oligonucléotidique l.f.
oligonucleotide fingerprinting
[Q1]
Édit. 2019
encéphalite amibienne granulomateuse l.f.
amoebic encephalitis
Encéphalite d’évolution spontanément mortelle, provoquée par une amibe tellurique, Acanthamœba culbertsoni et survenant chez les patients immunodéprimés.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ encéphalite, Acanthamœba culbertsoni, sida
[D1, H1]
Édit. 2019