Henderson-Hasselbalch (équation d') l.f.
Henderson-Hasselbalch’s equation
Elle montre comment la ventilation et l'excrétion rénale assurent l'équilibre acide-base de l'organisme. Cette équation traduit l'équation chimique
H+ + HCO3- = H2CO3
Pour l'usage clinique cette équation est traduite sur le diagramme de Davenport.
Le maintien de l'équilibre acide-base, c'est-à-dire d'un pH du sang normal et de la stabilité du milieu intérieur dépend de l'équilibre entre les bicarbonates (excrétés ou retenus par les reins) et le CO2 (excrété par les poumons) qui règle le pH du sang.
Ce que l'on peut écrire symboliquement : équilibre acido-basique
[H+] = excrétion rénale / ventilation alvéolaire = reins / poumons et centres respiratoires
L. Henderson, biochimiste américain, membre de l'Académie de médecine (1908) ; K. Hasselbalch, clinicien et biochimiste danois (1916)
→ Davenport (diagramme de), équilibre acide-base, pH, pK, pK'
[C2,M1,K1]
Édit. 2015
Hering (nerf de) l.m.]
H. E. Hering Jr, physiopathologiste autrichien (1866-1948)
→ nerf de Hering, nerf glossopharyngien
[A1,C2]
hétérochronisme n.m.
Chronaxies inégales entre deux fibres nerveuses ou entre un nerf et un muscle
L. Lapicque, physiologiste français (1934)
Étym. gr. hétéros : autre, khronos : temps
[C2,H1]
hétérotrophe adj.
heterotrophic
Qualifie les êtres vivants (animaux, champignons, bactéries) qui se nourrissent à partir des matières organiques produites par végétaux à chlorophylle dits êtres autotrophes.
Étym. gr. hétéros : autre, trophê : nourriture
Ant. autotrophe
[C2]
hétérotrophie n.f..
heterotrophy
Nécessité pour une cellule ou un individu d'utiliser pour sa croissance des molécules organiques plus ou moins complexes, synthétisées par d'autres organismes vivants et fournies par le milieu.
Étym. gr. heteros : autre, trophê : nourriture
[C2]
Hirn (guérite de) l.f.
Hirn's box
Dispositif de calorimétrie directe consistant en une enceinte ouverte par le bas et comportant un anémomètre à la sortie par le haut.
Une source de chaleur connue permet d'étalonner le débit d'air par convection thermique et de l'exprimer en terme d'énergie.
On mesure avec l'anémomètre le débit d'air V' produit par le sujet assis sous la guérite. Ce dispositif simple pourrait être appliqué à un patient couché à condition d'éviter toute autre source de chaleur dans l'enceinte et de se placer dans une pièce isolée et sans courant d'air.
G. Hirn, ingénieur et physicien alsacien, membre de l’Académie des sciences (1815-1890)
→ calorimétrie directe, anémomètre
[C2]
Édit. 2018
histidinase n.f.
histidinase
Syn. histidine-désaminase
[C1,C2]
histidine n.f.
histidine
Acide alpha-amino-bêta-imidazolyl-4-propionique, acide aminé dont la forme L est l'un des vingt acides aminés constitutifs des protéines.
Indispensable au Rat et d'autres animaux, il ne l'est apparemment pas pour l'Homme, chez lequel sa synthèse est possible. Mais le nourrisson a un besoin alimentaire d'histidine pour sa croissance et le lait de vache en est relativement pauvre. Il joue des rôles importants dans le site actif de nombreuses protéines, en particulier par l'affinité de son radical imidazolique pour les ions métalliques.
Étym. gr. histos : tissu
Symb. dans la formule des protéines : H
Abrév. His
[C1,C2]
histidine-ammoniac-lyase n.f.
histidine α-deaminase
Enzyme catalysant la désammoniation de l'histidine en acide urocanique.
Syn. histidinase
[C1,C2]
histidine-décarboxylase n.f.
histidine decarboxylase
Enzyme catalysant la décarboxylation de l'histidine en histamine.
Cet enzyme à pyridoxal-phosphate est présent chez les bactéries et dans certains tissus animaux, comme les mastocytes, les cellules argentaffines de l'intestin et les neurones histaminergiques.
[C1,C2]
histidine-désaminase n.f.
histidine -deaminase
Enzyme catalysant la désamination de l'histidine.
L'enzyme hépatique qui effectue la désamination de l'histidine libère la molécule d'ammoniac sans oxydation : c'est une ammoniac-lyase.
Syn. histidinase
[C1,C2]
homéostase n.f.
homeostasis
Etat d’équilibre du milieu intérieur.
W. B. Cannon, physiologiste américain (1932)
Étym. gr. homoios 2,: semblable ; stasis : position
[C2,2,015]
homéostasie n.f.
homeostasis
Processus physiologique permettant le maintien constant du milieu intérieur de l’organisme afin d’en assurer le bon fonctionnement.
Par ex. maintien de la température du corps (isothermie), du ph sanguin (isoponie), de la pression artérielle (isotonie), de la glycémie et des échanges métaboliques.
Ce mot s’emploie également pour désigner la situation d'une cellule ou d'un tissu en état d'équilibre biologique mais qu'une « agression » peut toutefois venir rompre à tout moment.
La délicate homéostasie qui existe à l'état normal dans les tissus, entre production et perte cellulaire, est perturbée en cas de prolifération tumorale ; la production supérieure aux pertes explique en partie l'augmentation de volume d'une tumeur.
Étym. gr. homoios : semblable ; stasis : position
[C2]
homéotherme adj.
homoeothermal
Caractère des animaux à température constante indifférente de celle du milieu ambiant.
Étym. gr. homoïos : semblable
Ant. pœcilotherme ou poïkilotherme
[C2]
horloge biologique l.f.
Syn. synchroniseur
[C2]
hormone antidiurétique l.f.
antidiuretic hormone
Hormone peptidique hypothalamique et posthypophysaire
- qui active la réabsorption rénale de l’eau et joue un rôle essentiel dans les mécanismes de concentration dilution de l’urine et la régulation du volume sanguin ;
- qui a également un effet vasoconstricteur et intervient dans la production du facteur VIII et du facteur de Willebrand.
L’hormone antidiurétique est un nonapeptide produit chez l’Homme et chez de nombreux mammifères sous forme d’arginine-vasopressine, mais sous forme de lysine-vasopressine chez le Porc. Elle est élaborée par les noyaux supra-optique et paraventriculaire de l’hypothalamus, conduite par voie axonale en liaison avec des neurophysines jusqu’à la posthypophyse où elle s’accumule avant d’être libérée en réponse à une élévation de l’osmolalité du plasma et/ou d’une diminution du volume plasmatique. Elle se lie à un récepteur V2 situé à la face basolatérale des cellules épithéliales du tube collecteur médullaire et cortical. Il s’ensuit une augmentation de la production d’AMP cyclique activant la protéine kinase A et entraînant ainsi une migration de l’aquaporine 2 intracellulaire vers le pôle luminal de la cellule dont elle augmente la perméabilité à l’eau, ce qui permet la réabsorption passive de l’eau le long du gradient d’osmolalité entre l’urine et les vasa-recta de la médullaire rénale créé par un mécanisme de contre-courant entre les 2 branches de l’anse de Henle.
L’effet vasoconstricteur de l’ADH dépend du récepteur V1 présent sur les cellules musculaires lisses des vaisseaux. Le système de signalisation est différent de celui des récepteurs V2. Il implique une activation de la phospholipase C suivie d’une augmentation de l’inositol triphosphate, puis du calcium cytosolique.
L’administration de desmopressine, un analogue de l’ADH, par voie parentérale et surtout nasale, constitue un traitement efficace du diabète insipide neurohypophysaire. Il existe aussi des antagonistes non peptidiques des récepteurs V2 appelés aquarétiques qui bloquent les effets de l’ADH sur la réabsorption rénale d’eau.
Une sécrétion inappropriée d’ADH est à l’origine du syndrome de Schwartz-Bartter.
Une faible activité antidiurétique est également exercée par l’ocytocine desmopressine, autre hormone posthypophysaire.L’hormone antidiurétique, peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique, en particulier au cours d’épreuves dynamiques. Ce dosage est utilisé dans l’exploration biochimique des syndromes polyuro-polydipsiques ou pour le diagnostic du syndrome de Schwartz-Bartter.
O. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. vasopressine, pitressine
Sigle angl. ADH
→ ocytocine, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH), diabète insipide neurohypophysaire, arginine-vasopressine lysine-vasopressine, hypothalamus, neurophysine, neurohypophyse, rein, AMP cyclique, protéine kinase, aquaporine, inositol triphosphate, desmopressine
[C2, M1, O4]
Édit. 2020
5-HT abrév. de la
[C2]
25-hydroxy-cholécalciférol n.m.
25-hydroxy-cholecalciferol
Dérivé du cholécalciférol (vitamine D3), formé dans le foie par hydroxylation sur le C25, principale forme circulante dans le sang.
C’est le précurseur du 1,25-dihydroxycholécalciférol formé dans le rein, et qui constitue l’équivalent d’une hormone, active sur la minéralisation osseuse (et à fortes doses sur sa résorption) ainsi que sur l'absorption intestinale du calcium.
Le dosage du 25-hydroxy-cholécalciférol dans le plasma peut être effectué par techiques chromatographiques, immunodosages ou radio-immunologie. Il constitue un bon marqueur du statut vitaminique D d’un individu.
[C2]
hygrophile adj.
hygrophilic
Caractérise les espèces animales ou végétales adaptées à l'humidité et vivant dans des environnements à hygrométrie atmosphérique élevée.
A ne pas confondre avec hydrophile.
Étym. gr. hygros : humide ; philein : aimer
Ant. xérophile
[C2]
Édit. 2015
incisure catacrote l.f.
catacrotic depression
Dépression rapide et peu profonde du tracé sphygmographique, ou du piézogramme artériel apparaissant après le sommet systolique et correspondant à la fermeture des sigmoïdes aortiques.
Elle est suivie de l’onde dicrote.
Étym. gr. cata : en bas, krotos : battement
→ dicrote
[K2,C2]
isoponie n.f.
Stabilité du Ph sanguin.
[C2]
isothermie n.f.
Stabilité de la température du corps, quelles que soient les variations des conditions extérieures.
[C2]
isothiocyanate d'allyle l.m.
allylisothiocyanate
Substance liquide, volatile, irritante, à forte odeur caractéristique, préparée par synthèse, ou formée par hydrolyse enzymatique du sinigroside de la Moutarde noire (Brassica nigra Koch, Brassicaceae) et de la Moutarde junciforme (B. juncea Czerny et Cosson), irritante, à forte odeur caractéristique.
Révulsif puissant naguère largement mis à contribution dans les préparations à usage externe pour obtenir un effet irritant local (cataplasmes sinapisés).
Syn. isosulfocyanate d'allyle
→ cataplasme, isothiocyanate d'allyle
.
[C2]
Édit. 2019
kératohyaline (grains de) l.m.p.
Granulations très denses, basophiles, de 1 à 2 μm de diamètre, dispersées dans le cytoplasme des kératinocytes de la couche granuleuse de l'épiderme, qui contiennent un précurseur de la filaggrine et participent à la kératinisation.
Avec les tonofibrilles, elles interviennent pour former la kératine.
Étym. gr. keras : corne ; hyalos : cristal
[C1, C2, J1]
Édit. 2020
leptine n.f.
leptin
Hormone polypeptidique de 167 acides aminés possédant un effet anorexigène puissant et stimulant les dépenses énergétiques.
La leptine est une adipokine, majoritairement exprimée dans le tissu adipeux blanc. Elle est codée par le gène ob, situé sur le chromosome 7q32 chez l'Homme. Elle régule les réserves énergétiques du tissu adipeux en agissant sur l'appétit par l'intermédiaire d'un récepteur spécifique (LepRb) situé dans l'hypothalamus. Certaines mutations du gène de la leptine ou de son récepteur sont responsables d'obésité pathologique.
Étym. gr. leptos : mince
[C1, C2, R1]
Édit. 2020