technique de Cournand l.f.
Cournand’s technic
Technique de cathétérisme des cavités droites du cœur, appliquée à l’homme pour la première fois par André Cournand.
Elle permet de mesurer les pressions dans chaque cavité explorée et de faire des prélèvements sanguins à chaque étage. Elle a été étendue à toutes les cavités cardiaques.
A. F. Cournand, médecin cardiologue et physiologiste américain, membre de l’Académie nationale de Médecine, prix Nobel de Médecine en 1956 (1895-1988)
[C2,K1]
test de Cooper
Cooper’s test
Épreuve d’effort pour sportif consistant à parcourir à pied la plus grande distance possible en 12 minutes (course, marche ou les deux).
La consommation d’oxygène maxima est calculée par la formule suivante :
VO2 max (mL/kg/min))=0,022 x distance (en mètres) – 10,39.
K.H. Cooper, médecin militaire américain (1968).
[C2]
test de Corner et Allen l.m.
Corner and Allen’s test
Test sur l'animal destiné à démontrer l'activité progestative d'une substance par étude de la muqueuse utérine.
Une lapine préalablement castrée est soumise aux œstrogènes. Le produit à tester est injecté. La transformation en dentelle de la muqueuse utérine affirme les propriétés progestatives de ce produit.
G.W. Corner anatomiste et W.M. Allen, gynécologue américains (1929)
[C2,O3]
TTC21B gene sigle angl. pour tetratricopeptide repeat domain 21B
Gène, situé sur le locus chromosomique 2q24.3, encodant pour un membre de la famille de TTC21, localisé dans l’axonème ciliaire, pouvant jouer un rôle dans le transport intraflagellaire rétrograde ciliaire.
Des mutations sont associées à diverses ciliopathies, la néphrononptise, la dystrophie thoracique asphyxiante
→ dysplasie thoracique asphyxiante, néphronophtise
Va symb. du Volume de l'air alvéolaire.
[C2, K1]
Édit. 2019
vacuole d'autophagie l.f.
autophagy vacuole
[A2, C2]
Édit. 2019
vacuolisation n.f.
vacuolisation
1) En cytologie, formation de vacuole.
2) En dermatologie (obs.), dégénérescence cellulaire caractérisée par la formation de petites cavités claires intracytoplasmiques.
Elle peut résulter soit d'un processus pathologique tel que dégénérescence kératinocytaire toxique, vacuolisation basale du lupus érythémateux, altération virale, soit d'un artefact dû à la fixation (formol ou congélation).
Étym. lat. vacuus : vide
Syn. altération vacuolaire (obs.)
→ vacuole
[A2, C2, J1]
Édit. 2019
vagal adj.
vagal
Caractérise ce qui se rapporte au nerf vague.
[C2]
Édit. 2019
valine n.f.
valine
Acide α-amino isovalérianique, acide aminé aliphatique dont la forme L est présente dans tous les organismes vivants, soit à l'état libre, soit surtout combinée dans les protéines.
La L-valine fait partie des acides aminés hydrophobes. Elle n'est pas synthétisée par l'Homme, qui doit en recevoir environ 1 g par jour dans son alimentation (acide aminé indispensable).
Elle est catabolisée par désamination oxydative, par transamination, en acide α-céto-isovalérique. Une α-cétodécarboxylase transforme celui-ci en isobutyryl-coenzyme A, dont le catabolisme passe par les étapes de propionyl-coenzyme A, succinyl-coenzyme A, oxaloacétate, pyruvate et acétyl-coenzyme A. Sa dégradation complète en dioxyde de carbone et eau est donc génératrice d'énergie. La valine peut aussi être glucoformatrice (néoglycogénèse à partir de l'oxaloacétate). L'absence congénitale de l'α-cétodécarboxylase, qui intervient dans le catabolisme de la valine au stade d'acide α-céto-isovalérique, entraîne l'accumulation de cet acide dans l'organisme et son élimination par les urines.
L'isomère D a été trouvé dans certains peptides antibiotiques (gramicidine).
Symb. V dans la formule des protéines
Abrév. Val
[C1, C2]
Édit. 2019
van't Hoff-Arrhenius (loi de) l.f.
van’t Hoff-Arrhenius law
Loi selon laquelle la production calorique d'un système chimique et donc d'un être vivant, augmente lorsque la température interne s'élève.
D'où la loi empirique, dite du Q10 : très grossièrement, la quantité de chaleur produite, Q, double lorsque la température s'élève de 10°C.
Cette loi se vérifie bien chez les pœcilothermes ; elle est d'application plus difficile chez les homéothermes du fait de la régulation thermique. Mais elle joue chez les malades fébriles : lorsque la température augmente de 1°C la production calorique, donc le métabolisme, augmente de 9,5% environ. Comme la nutrition n'apporte en général pas une quantité suffisante d'énergie chez les malades fébriles, ils puisent dans leurs réserves et deviennent cachectiques si la situation se prolonge. Il est donc nécessaire d'augmenter la ration calorique pour, sinon compenser, du moins atténuer les effets de la fièvre, quelle qu'en soit la cause.
J.H. van’t Hoff Jr, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911) ; S.A. Arrhenius, chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1859-1927)
→ loi du Q10, pœcilotherme, homéotherme, thermogenèse
[C2]
Édit. 2020
vapeur d'eau l.f.
steam
En physiologie, vapeur qui joue un rôle important dans les échanges respiratoires et l’équilibre thermique.
L’élimination d'eau sous cette forme par la respiration et par la transpiration représente environ 500 g par jour chez l'adulte normal ; elle est de l'ordre de 600 g chez le sujet fébrile à 40°C s'il ventile normalement (8 L/min) et plus s'il hyperventile.
On éprouve une sensation de bien-être quand l'humidité relative de l'air ambiant est voisine de 50% de saturation (à 20°C). L'air trachéal est saturé en vapeur d'eau (point de rosée 47 mm de Hg à 37°C), mais la pression partielle de vapeur d'eau saturante augmente avec la température, chez les patients fébriles : il en résulte un abaissement de la PIO2 et donc de la PAO2.
Étym. lat. vapor : vapeur
→ humidité absolue, humidité relative, rosée (point de), vapeur
[B1, C2]
Édit. 2019
vapothorax n.m.
vapothorax
→ ébullisme, décompression rapide en aéronautique
[K1, C2]
Édit. 2020
vaptans n.m.p.
Famille de médicaments aquarétiques, inhibiteurs non peptidique des récepteurs V2 de l’hormone antidiurétique.
Ils augmentent la diurèse aqueuse (aquarèse) sans avoir d’effets sur l’excrétion urinaire des électrolytes. Ils sont indiqués dans les hyponatrémies (insuffisance cardiaque, cirrhose, sécrétion inappropriée d’ADH). Le tolvaptan est un inhibiteur spécifique des récepteurs V2 alors que le conivaptan est un inhibiteur mixte des récepteurs V2 et V1.
→ ADH, diurèse aqueuse, hyponatrémie
[C2, G3]
Édit. 2020
vascularisation n.f.
vascularization
1. Développement des vaisseaux dans un tissu ou un organe.
C’est elle qui, dans sa disposition normale, apporte aux tissus et organes un débit sanguin suffisant pour assurer oxygénation et nutrition, et récupère, lors du retour veineux au cœur, le sang désoxygéné et les déchets métaboliques. L’atteinte pathologique de la vascularisation compromet la vitalité et l’intégrité des tissus et des organes.
2. Réseau des vaisseaux qui assure la perfusion des organes et des tissus.
Étym. lat. vasculum, de vas : vaisseau
[A1, K4, C2]
Édit. 2020
vascularisé adj.
vascularized
Se dit d’un tissu, d’un organe ou d’une structure parcourus par des vaisseaux ramifiés qui en assurent l’oxygénation et la nutrition.
[K4, C2]
Édit. 2020
vasoconstricteur adj. et n.m.
vasoconstrictor
Effet ou un agent provoquant une vasoconstriction : diminution du calibre d'un vaisseau sanguin secondaire à la contraction des fibres musculaires présentes dans sa paroi, responsable d'une diminution de son débit.
Le mécanisme physiologique et pharmacologique est une action sur les récepteurs adrénergiques alpha 1 des artères et des veines.
Syn. vasopresseur
[K4, C2, G3, G5]
Édit. 2020
vasoconstriction n.f.
vasoconstriction
Diminution de calibre d’un vaisseau sanguin par contraction des fibres musculaires présentes dans sa paroi, à l'origine d'une diminution de son débit.
Le système nerveux sympathique joue un rôle majeur dans la vasoconstriction, par le biais de la noradrénaline qui se fixe sur les récepteurs alpha. L'adrénaline libérée dans la circulation sanguine par la glande médullosurrénale renforce les effets de la noradrénaline sur ces récepteurs. L'hormone antidiurétique (ADH, ou vasopressine), l'angiotensine II provoquent également une vasoconstriction, de même que des facteurs locaux intrinsèques au vaisseau.
Étym. lat. vas : vaisseau; constrictio : resserrement.
[K4, G3, G5, C2]
Édit. 2020
vasoconstriction des vaisseaux pulmonaires l.f.
pulmonary vasoconstriction
Réduction du calibre des vaisseaux pulmonaires sous la dépendance pour les deux tiers de la pression partielle alvéolaire de l'oxygène (PAO2) et pour un tiers de la pression partielle artérielle de l'oxygène (PaO2).
Les vaisseaux pulmonaires ne sont pas soumis au système nerveux végétatif : c'est l'hypoxie qui entraîne leur vasoconstriction. Cette dernière apparaît pour des PAO2 inférieures à 100 mm de Hg, et est marquée pour une PAO2 inférieure à 70 mm de Hg. Cependant le débit sanguin ne disparaît jamais.
Les zones alvéolaires hypoxiques étant moins perfusées, la redistribution se fait vers les zones bien ventilées, ce qui limite la chute de la PaO2.
→ pression partielle, pression partielle des gaz du sang
[K4, C2, K1, K2]
Édit. 2020
vasomoteur n.m.
vasomotor
Caractérise ce qui contracte ou dilate les vaisseaux.
Étym. lat. vas : vaisseau, motor : moteur
[K4, G3, C2]
Édit. 2020
vasomotricité n.f.
vasomotricity
Propriété qu’ont certains vaisseaux, notamment les artères, de modifier activement leur calibre sous l’effet de variations de tonus des muscles lisses de leur paroi.
Les centres vasomoteurs bulbaires envoient en permanence des influx sympathiques vasoconstricteurs et parasympathiques vasodilatateurs. Des agents chimiques, hormones et métabolites ont une action sur la vasomotricité, soit dans le sens de la constriction (agents vasopresseurs ou vasoconstricteurs), soit dans le sens de la dilatation (agents vasodilatateurs).
→ vasopresseurs, vasiconstricteur, vasodilatateur, vasomoteur
[K4, C2, G3]
Édit. 2020
vasopeptidases n.f.p.
vasopeptidase
Enzymes dégradant les vasopeptides.
Ce sont l’endopeptidase neutre qui correspond aux peptides vasoactifs et l’enzyme de conversion de l’angiotensine.
→ endopeptidase, enzyme de conversion de l'angiotensine
[C2, G3]
Édit. 2020
vasopeptide n.m.
vasopeptide
Peptide ayant une action vasodilatatrice et natriurétique.
→ facteur atrial natriurétique
[K4, G3, K3, C2]
Édit. 2020
vasopresseur n.m. et adj.
vasopressor
Qualifie ou désigne une substance augmentant la pression sanguine dans les vaisseaux artériels.
L'effet se traduit surtout de la vasoconstriction artérielle, parfois veineuse, et par l'augmentation du volume d'éjection systolique. Le terme vasopresseur est souvent employé pour désigner les sympathomimétiques directs (adrénaline, noradrénaline) ou indirects (éphédrine).
→ catécholamine, noradrénaline, éphédrine
[K4, C2, G3]
Édit. 2020
vasopressine n.f.
vasopressin
Hormone polypeptidique sécrétée par les noyaux supraoptiques et paraventriculaires de l’hypothalamus.
Elle est stockée dans le lobe postérieur de l’hypophyse et sa production dépend de la pression osmotique et du volume sanguin circulant.
La vasopressine humaine est l’arginine-vasopressine.
Elle entraîne une vasoconstriction artérielle et capillaire, une élévation de la pression artérielle, et une augmentation de la réabsorption de l’eau par le tube contourné rénal.
Le défaut de vasopressine est responsable du diabète insipide dont le traitement fait appel à la desmopressine, analogue structural de la vasopressine.
R.A. Turner, J.G. Pierce et V. du Vigneaud, prix Nobel de chimie en 1955, biochimistes américains (1951)
Syn. pitressine, hormone antidiurétique
→ diabète insipide, hormone anti-diurétique
[C2, K4, O4, M1]
Édit. 2020
vasostimulateur adj.
vasostimulator
Qui exerce une action vasomotrice.
[K4, C2, G3, H1]
Édit. 2020