Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.

angiotensin converting enzyme

Enzyme qui intervient d'une part sur le système rénine angiotensine en transformant l'angiotensine I en angiotensine II, substance fortement vasopressive, et d'autre part en inactivant la bradykinine.
L'enzyme est une dipeptidyl-carboxypeptidase formée de 1278 acides aminés. Son activité enzymatique est peu spécifique. Elle agit aussi sur d'autres  peptides vasodilatateurs. L'analogie structurale de l'enzyme de conversion de l'angiotensine avec la bradykinine et la kininase II explique l'interaction.
Normalement sécrétée par le foie et les cellules endothéliales, elle peut l’être au cours de certaines inflammations, en particulier en cas de granulomes tuberculoïdes. 
L'enzyme de conversion, localisé sur la membrane des cellules endothéliales, présente un polymorphisme génétique : certains sujets, qui ont une concentration plasmatique augmentée d'enzyme de conversion, ont un risque accru de maladies cardiovasculaires. Dans la sarcoïdose, le dosage de cette enzyme dans le sérum peut révéler son élévation et, bien que sa spécificité soit médiocre, il est néanmoins utile lors de la surveillance évolutive. 
A titre thérapeutique, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'insuffisance cardiaque.

Syn. angioconvertase

Sigle ECA

→ enzyme, angiotensine (I, II, III, IV), système rénine-angiotensine, bradykinine

[C1, C2, K2, K4]

Édit. 2020

épendymome n.m.

ependymoma

Tumeur développée à partir des cellules épendymaires, qui se localise dans n'importe quel point du système ventriculaire et du canal épendymaire, avec une prédominance autour du quatrième ventricule chez le sujet jeune et au niveau de la queue de cheval chez l'adulte.
Habituellement bien limitée sauf en cas de siège spinal bas, elle est constituée microscopiquement de cellules cylindriques à noyau allongé en situation basale, à fins prolongements fibrillaires, régulièrement disposées autour d'axes vacuolaires. L'ensemble forme une nappe continue, parsemée de pseudorosettes. Les formes papillaires prédominent dans les localisations rachidiennes. Dans certaines, l'axe de la papille contient un matériel mucoïde qui correspond à l'épendymome myxopapillaire : c'est une tumeur bénigne, mais qui peut devenir très extensive, infiltrante et récidivante. Il existe de rares formes malignes à noyaux hyperchromatiques, riches en mitoses hémorragiques et nécrotiques. Les subépendymomes comportent une double composante : épendymaire et gliale. Bénins histologiquement, souvent silencieux, ils sont associés à d'autres lésions, localisées le plus souvent dans la fosse postérieure. L'épendymoblastome du jeune enfant, très immature, est à rattacher aux tumeurs neuro-ectodermiques primitives.
Le traitement est chirurgical, complété par la radiothérapie. Mais ces tumeurs récidivent, infiltrent ou disséminent à distance par le liquide céphalorachidien.

→ épendyme

[H1, F5]

Édit. 2020

éphédrine n.f.

ephedrine

Agent sympathicomimétique et stimulant du système nerveux central .
Il  était surtout utilisé comme décongestionnant des muqueuses nasales.

Étym. ephedra genre d’arbuste d’où était extraite l’éphédrine avant sa synthèse

[C1, H1, P1]

Édit. 2020

épilepsie (épidémiologie de l') l.f.

epidemiology of epilepsy

Affection ubiquitaire, mais inégalement répartie selon l'âge (taux très élevés aux deux extrêmes de la vie, surtout chez le sujet âgé), le sexe (fréquence supérieure chez l'homme) et dans certains pays (plus souvent dans ceux en cours de développement et en milieu tropical, où le rôle des infections et surtout des parasitoses, certes non exclusif, peut être souligné).
En fait, des biais (notamment l'absence de confirmation par l'EEG et de respect des critères de la classification internationale) sont nombreux, entravant le recueil des cas, leur diagnostic, leur interprétation et suscitant des réserves sur la validité des résultats enregistrés.
L'incidence des premières crises a été évaluée autour de 70/100 000 habitants, celle de l'épilepsie à 40/100 000. La prévalence se situe à 7-8/1 000 habitants, avec d'importantes variations. Selon le type des crises, les proportions seraient les suivantes : généralisées, 40 à 60 % ; partielles, 32 à 52 % ; d'origine indéterminée, 10 %. Après une première crise, le risque de récurrence serait de l'ordre de 51 %.
Un ratio standardisé entre 2,3 et 3,5 montre une surmortalité par causes directes (crise ou état de mal), indirectes (accident, suicide), par des affections épileptogènes (cancers p. ex.) ou d'origine médicamenteuse.
Parmi les facteurs de risque, les mieux identifiés et les plus fréquents sont les retards mentaux, les infections du système nerveux central (et les parasitoses en milieu tropical), l'alcool, les accidents vasculaires cérébraux et les prédispositions géniques. C'est envers ceux-ci que la prévention pourrait se montrer efficace.

P. E .M. Smith, neurologue britannique (2021)

Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprend

[E1, H1]

Édit. 2020

épithélium pigmentaire rétinien l.m.

retinal pigmented epithelium

Couche cellulaire la plus externe de la rétine.
Elle s’étend de la papille à l’ora serrata, où elle se prolonge par l’épithélium pigmenté du corps ciliaire. Elle forme une couche cellulaire unistratifiée, pigmentée : les cellules sont unies entre elles par un système de jonctions intercellulaires imperméables (zonula occludens), constituant une barrière physique (barrière hémato-rétinienne externe) qui régule les échanges choriorétiniens, ces cellules jouent un rôle dans l’adhésion entre la rétine neurosensorielle et l’épithélium pigmentaire par un mécanisme actif de déshydratation de l’espace sous sensoriel, dans le métabolisme des photorécepteurs, dans le métabolisme de la vitamine A et un rôle d’écran et de défense contre la toxicité liée à la lumière.

Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon

→ rétine, zonula occludens

[A1, A2, P2]

Édit. 2020

épreuve rotatoire l.f.

rotation test

Épreuve de stimulation vestibulaire.
Elle explore la réflectivité du système vestibulaire par des rotations du corps autour d'un axe vertical, à l'aide d'un fauteuil dans lequel le sujet est assis.
Le nystagmus oculaire, provoqué par les rotations, de vitesse variable, de sens horaire et anti-horaire, est enregistré par électro- ou vidéonystagmographie. Les épreuves rotatoires stimulent le couple des récepteurs vestibulaires droit et gauche et permettent d'étudier notamment la symétrie et la compensation vestibulaire.

Syn. épreuve giratoire

[B3, H1, P1]

Édit. 2020

épreuve thermique l.f.

thermal test

Test d’exploration du système vestibulaire qui consiste à introduire de l'eau dans le conduit auditif externe à une température de 7° supérieure à celle du corps (44°C) ou de 7° en-dessous (30°C).
Cette stimulation thermique se transmet à l'endolymphe, en provoquant un courant de convectionqui induit un nystagmus. L’analyse du nombre et de la direction de ce dernier permet d’étudier le fonctionnement des canaux semi-circulaires et de déterminer la cause des vertiges.

→ épreuve vestibulaire calorique

[B3, H1, P1]

Édit. 2020

érectile (tissu) l.m.

erectile tissue

Tissu dont la structure histologique comporte de larges alvéoles vasculaires ou espaces lacunes, véritables éponges qui peuvent s’emplir de sang artériel, ce qui provoque une augmentation de leur taille, de leur dureté et leur redressement.
C’est essentiellement le cas des corps caverneux et du corps spongieux (d’où leur nom). A la suite de stimuli divers, plusieurs facteurs chimiques et le système nerveux autonome, via les nerfs caverneux, commandent le remplissage de leurs espaces lacunes par du sang artériel issu de branches de l’artère pudendale interne. Ce remplissage est favorisé par la contraction des muscles bulbo-caverneux et ischio-caverneux du périnée qui compriment la base des corps érectiles et par la compression des veines de drainage.
Ce mécanisme est responsable de l’érection.

Étym. lat. erigere, erectum : relever

→ érection

[A2, C2, M3]

Édit. 2020 

érection n.f.

erection

Augmentation de volume, durcissement et redressement du pénis (ou du clitoris).
Ces modifications morphologiques sont dues à l’effet conjugué de l’irruption de sang artériel dans les espaces sinusoïdes des corps caverneux (ce qui entraîne la dilatation de ceux-ci),  de la restriction du drainage veineux et de la contraction des muscles ischiocaverneux. Ce mécanisme est commandé par le système nerveux autonome (parasympathique facilitateur et sympathique inhibiteur) en réponse à différents stimuli mécaniques, chimiques, psychologiques… Le monoxyde d’azote largué par les terminaisons nerveuses des corps érectiles et leurs cellules endothéliales joue un rôle important dans l’érection, de même que plusieurs neuromédiateurs centraux, des influences corticales (aire préoptique médiane), etc… L’érection peut être réflexe en réponse à une stimulation génitale avec un relais nerveux sacré, psychogène d’origine supraspinale, coïtale associant les deux précédentes ou nocturne, encore mal connue.
Le priapisme est une érection involontaire, douloureuse, maintenue plus de quelques heures. C’est une urgence médicale.
Les troubles érectiles (impuissance) peuvent être d’origine vasculaire (athérome des artères pudendales…), secondaires à une atteinte neurologique centrale ou périphérique, à un traumatisme local (chirurgie, radiothérapie..), d’origine endocrinienne (diabète…), iatrogène (psychotropes…), psychologique…

Étym. lat. erectio : action de dresser, érection

→ érectile (tissu), priapisme, impuissance

[C2, H1, H4, K4, M3, O3]

Édit. 2020

érythroblastose du nouveau-né l.f.

erythroblastosis fœtalis

Augmentation du nombre des formes jeunes des hématies chez le nouveau-né liée à une anémie régénérative.
Sa cause la plus fréquente est l'allo-immunisation anti-D dans le système rhésus. Elle est rare mais grave dans l'allo-immunisation anti-Kell. Les anticorps maternels franchisssent le placenta et détruisent les érythrocytes fœtaux. Elle se traite par les transfusions du fœtus in utero dans la veine ombilicale. Elle se prévient par l'injection d'anticorps anti-D après l'accouchement des femmes non immunisées rhésus négatif dont l'enfant est rhésus positif. En dehors de l’allo-immunisation l'érythroblastose fœtale est le témoin d'une souffrance fœtale chronique sévère.

Étym. gr. eruthros : rouge ; blastê : germe, bourgeon

→ allo-immunisation foetomaternelle

[F1,O1,F3]

Édit. 2018 

espace lymphatique intra-adventitiel  l.m.

Manchon lacunaire décrit par Virchow et Robin au niveau de l’adventice des vaisseaux sanguins de la pie-mère et système nerveux central.
Ces lacunes, limitées par un endothélium festonné typique et comprises entre la face profonde de l’adventice et la tunique musculaire du vaisseau, seraient cloisonnées par des travées conjonctives qui leur donnent un aspect spongieux. Elles seraient plus importantes autour des artères que des veines et plus marquées au niveau du cerveau que de la moelle. Elles communiqueraient uniquement avec l’espace sous-arachnoïdien dont leur endothélium serait une émanation. Elles charrieraient le secteur interstitiel ou intracérébral du liquide cérébrospinal. L’existence de cette gaine lymphatique intra-adventitielle est généralement admise comme une réalité anatomique par la plupart des auteurs.

R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)

Syn. espace intra-adventitiel, gaine lymphatique adventitielle, espace de Virchow-Robin, espace de Virchow, espace de Robin, espace périvasculaire de Virchow-Robin

→ xanthoastrocytome pléomorphe

[A1,A5]

Édit. 2018 

espace mort d'appareillage l.m.

apparatus dead space

Volume des gaz expirés, non épuré de leur dioxyde de carbone, contenu dans le système respiratoire de l'appareil en fin d'expiration, volume qui est réinspiré chaque fois, et correspond à la zone non épurée parcourue alternativement par l'air inspiré et l'air expiré.
Les dispositifs respiratoires utilisés en anesthésie-réanimation prolongent généralement l'espace mort naturel du sujet de sorte que la ventilation doit être augmentée pour assurer une élimination normale du dioxyde de carbone de l'espace alvéolaire. Le schéma théorique ci-dessous montre un exemple de zones d'espace mort chez le sujet et dans l'appareillage. Mais le volume effectif est un peu plus grand qu'il n'apparaît sur le schéma parce que les soupapes fuient toujours légèrement et parce qu'en respiration artificielle la compression des gaz augmente le volume mort. En effet la pression d'insufflation est plus élevée que la pression expiratoire. En D est figuré un dispositif exceptionnellement utilisé (Draeger) mais qui précise la définition de l'espace mort d'appareillage.

[K1,C2,G1,B3]

Édit. 2018  

établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires l.m.

establisment of preparation and response to health emergencies

Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Chargé de la gestion des moyens de lutte, cet établissement se tient en réserve, contre les menaces sanitaires graves ou majeures, telle une pandémie grippale, tant du point de vue humain - réserve sanitaire - que du point de vue matériel - produits et services.
La réserve sanitaire met en œuvre, suivant l’importance des évènements, une réserve d’intervention et une réserve de confort. La réserve d’intervention est composée de professionnels de santé. La réserve de confort fait appel à des professionnels de santé retraités, des étudiants en médecine ou paramédicaux et à d’autres professionnels répondant à des critères définis par arrêté ministériel. Tous les membres de ces réserves doivent souscrire un engagement d’une durée de trois ans.
Cet établissement doit également constituer et gérer une réserve de produits et de services comprenant tous les articles, appareils, médicaments, vaccins, biens et objets destinés à lutter contre les risques sanitaires encourus. Il doit tenir prêts tous les plans opérationnels nécessaires pour que l’État puisse se servir de l’ensemble de ces produits.
Institué par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur, l’établissement est placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Son budget est financé, par moitié, par l’État et les caisses d’assurance maladie. Son conseil d’administration a, de même, une composition paritaire : sur ses 24 membres, 12 représentent l’État et les 12 autres, les régimes d’assurance maladie.

Sigle EPRUS

→ Agence nationale de santé publique

[E1]

Édit. 2018  

examen vestibulaire l.f.

vestibular tests

Ensemble des épreuves cliniques explorant le système vestibulaire.
ogique portant essentiellement sur les paires crâniennes puis par un examen ORL général.

Étym. lat. vestis : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).

→ vestibulaire (examen)

[P1]

Édit. 2018  

excision n.f.

1) En biologie moléculaire des acides nucléiques, coupure éliminant les introns de la chaîne de pré-ARNm.
Le mécanisme de cette excision qui se termine par l'épissage des exons comporte deux étapes : la première consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl de l'acide guanylique qui fait partie du site "donneur d'épissage" GU du début d'intron, sur l'oxhydrile en 2' d'un acide adénylique, dit site de branchement, situé à environ 30 nucléotides de l'extrémité AG-3', formant une boucle de "lasso". La deuxième étape consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl du premier nucléotide de l'exon suivant, celui qui suit le site AG de l'intron dit "accepteur d'épissage", sur l'oxhydrile en 3' du dernier nucléotide de l'exon précédent qui vient d'être libéré. Le système enzymatique complexe qui catalyse cette réaction est un édifice ribonucléoprotéinique appelé snurp, ou snRNP.
2) Ablation chirurgicale des tissus contus, nécrosés ou souillés, terre, pus, afin d'obtenir une plaie bordée par un tissu sain, propre à la suture et(ou) au bourgeonnement cicatriciel.
3) Mutilation génitale féminine encore pratiquée par certaines ethnies, consistant en l’ablation de la partie externe du clitoris et de son capuchon. Elle est parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres

Étym. lat. excidere : détacher en coupant.

[Q1,N2,O3]

Édit. 2018  

excitabilité myocardique l.f.

myocardial excitability

Propriété du muscle cardiaque d’entrer en action sous l’influence de la stimulation physiologique de l’automatisme cardiaque et du système nerveux végétatif, ou sous l’influence d’un certain nombre d’agents d’excitation (stimulation électrique en particulier).

[K2]

Édit. 2018

exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie l.f.p.

anaesthetic main requirements for safety and efficiency

Avant toute anesthésie générale ou locorégionale on doit donner les garanties suivantes.
- Une consultation pré-anesthésique doit avoir lieu plusieurs jours avant l'intervention, lorsqu'il s'agit d'une intervention programmée.
- Pour chaque patient, les moyens nécessaires à l'anesthésie doivent être disponibles et contrôlés avant l'intervention (surveillance continue de la fréquence cardiaque et tracé électrocardioscopique, surveillance de la pression artérielle ou de l'arrivée des fluides médicaux et de l'aspiration à l'appareil d'anesthésie, du matériel d'intubation trachéale et de la ventilation artificielle).
- Une surveillance continue après l'intervention doit être assurée dès la fin de l'intervention et de l'anesthésie (cette surveillance ne doit pas être interrompue lors du transfert du patient, elle doit se poursuivre jusqu'à la récupération des grandes fonctions vitales : respiration, circulation, système nerveux), la salle de surveillance postinterventionnelle (salle de réveil) doit être située à proximité du site où est pratiqué l'anesthésie.
- Il doit y avoir une organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l'intervention ou à l'anesthésie effectuée.
(Article D. 712-40 du Code de la santé, décret du 5 décembre 1994).

→ dispositif médical, extubation, surveillance postinterventionnelle (salle de)

[G1,E3]

Édit. 2018  

exosmose n.f.

exosmose

Courant osmotique qui, à travers une membrane semi-perméable, sort d’un système clos, la cellule p. ex., dont le contenu est hypotonique par rapport au niveau ambiant.

Étym. gr. exo : hors ; ôsmos : action de pousser

Ant. endosmose

[C2,C3]

Édit. 2018  

exsanguino-transfusion n.f.

exchange transfusion

Remplacement du sang d'un patient par des dérivés sanguins provenant de donneurs compatibles.
On la réalise en utilisant deux voies veineuses, l'une pour la soustraction et l'autre pour l'injection. L'échange doit atteindre deux à trois masses sanguines.
La principale indication chez le nouveau-né est l'hémolyse aigüe, secondaire à l’incompatibilité rhésus foeto-maternelle, pour extraire un excès de bilirubine, toxique pour le système nerveux central, et d'anticorps résiduels en restaurant le capital d'hématies.
L'exsanguino-transfusion est irremplaçable dans le traitement en urgence de certaines complications de la drépanocytose (quand la concentration d'hémoglobine S est supérieure à 30 %). La méthode peut aussi être utilisée dans les intoxications hémolytiques et dans le syndrome hémolytique et urémique

→ exsanguino-transfusion du nouveau-né, incompatibilité sanguine foeto-maternelle, drépanocytose

[B3,F1]

Édit. 2018  

sémiologie extrapyramidale l.f.

extrapyramidal semiology

Ensemble de troubles moteurs produits par des lésions du système extrapyramidal et plus particulièrement des noyaux gris centraux, encore appelés noyaux de la base : noyau caudé, putamen, pallidum, corps de Luys, locus niger.
Entrent dans ce cadre : le syndrome parkinsonien, l'athétose, la chorée et l'hémiballisme

J. B. Luys, neuropsychiatre et neuroanatomiste francais, membre de l'Académie de médecine (1865)

→ noyaux gris centraux, syndrome parkinsonien, athétose, chorée, l'hémiballisme

[H1]

Édit. 2020

facteur criminogène l.m.

criminogenic factor

Éléments susceptibles de favoriser une infraction, un délit ou un crime.
Ces facteurs sont multiples : biologiques (âge, sexe, fonctionnement du système nerveux autonome, éventuellement lésion encéphalique et/ou facteur génétique) ; psychiques (type de personnalité, maladies mentales, développement psychomoteur de la petite enfance et rôle du père et de la mère) ; sociologiques (type de société, place de l'individu dans le tissu social et anomie, cultures ou sous-cultures, rôle de la famille, facteurs économiques, stigmatisation) ; situationnels (relation à la victime, profession), etc.

[H3]

Édit. 2017

facteur de conversion en imagerie l.m.

conversion factor

Rapport entre la luminance de l'image radioscopique et le débit d'exposition à l'entrée du système d'imagerie.
Il s'applique essentiellement à l'amplificateur de luminance (pour lequel il est de l'ordre de 100 cd/m2 pour 1 mR/s).

[B2]

Édit. 2017

facteur de croissance du nerf l.m.

nerve growth factor

Facteur de différenciation des neurones présent dans le système nerveux, mais aussi dans les glandes salivaires (de souris mâles), des venins de serpent et des cultures de certaines cellules comme le sarcome 180 de la souris.
Il est constitué d'un ensemble de cinq sous-unités protéiniques : deux sous-unités α de 27 kDa, deux sous-unités γ de 26 kDa ayant une activité protéasique et une sous-unité β, formée de deux chaînes polypeptidiques de 13 259 Da, appelée β-NGF, seule responsable de l'activité de facteur de croissance.
Le NGF ne stimule pas la prolifération des neurones, mais il permet leur maintien en survie in vitro et, ajouté à des cultures de cellules ganglionnaires, il provoque la croissance de prolongements cellulaires neuritiques et stimule de nombreuses voies métaboliques.

Syn. facteur de croissance des neurones, facteur neurotrope, neurofacteur de croissance

Sigle angl. NGF

[C1, C3, H1]

Édit. 2019

facteur XI de la coagulation sanguine l.m.

factor XI, plasma thromboplastin antecedent

Composant du système contact de la coagulation, adsorbé sur verre et surface similaire à partir du plasma et du sérum.
Activé, il devient une sérine-protéase convertissant le facteur IX en IXa. Sa déficience, fréquente chez les juifs Ashkénases, entraîne un syndrome hémorragique transmis selon le mode autosomique récessif.

R. L. Rosenthal, biologiste américain (1955)

Syn. facteur Rosenthal

→ coagulation

[C1,F1]

Édit. 2018

facteur XII de la coagulation sanguine l.m.

factor XII

Facteur plasmatique de coagulation intervenant dans les premiers temps de la voie endogène de la coagulation sanguine, en s’activant au contact d’une surface mouillable p. ex. contact avec le collagène sous-endothélial ou le verre.
Ce facteur, activé, déclenche non seulement le système de coagulation mais aussi celui de la fibrinolyse et des kinines, où kallicréine et plasmine peuvent réactiver le facteur Hageman, aboutissant à une amplification des effets du stimulus initial.

O. D. Ratnoff, médecin interniste américain (1955)

Étym. Hageman, nom du premier patient diagnostiqué comme atteint de la déficience

→ coagulation, collagène, fibrinolyse, kinine, facteur Hageman

[C1,F1]

Édit. 2018

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