canalicule de la corde du tympan l.m.
canaliculus chordae tympani (TA)
canaliculus for chorda tympani
Canalicule osseux creusé dans la paroi postérieure de la caisse du tympan, en avant de la portion verticale du canal facial, dans l’épaisseur de la suture tympano-pétreuse mastoïdienne.
Il se détache à angle aigu du canal facial à un millimètre au-dessus du foramen stylomastoïdien. Il se dirige obliquement en haut et en avant et s’ouvre sur la paroi postérieure de la caisse du tympan, entre le sillon tympanique en dehors et l’éminence pyramidale du muscle du stapès en dedans. Il contient le segment d’origine de la corde du tympan.
[A1,P1]
Édit. 2015
canal musculo-tubaire l.m.
canalis musculotubarius (TA)
muculotubal canal
Prolongement antérieur de la cavité tympanique formé de deux canaux parallèles superposés : le supérieur est le canal du muscle tenseur du tympan, l’inférieur est le canal du tube auditif.
Ils sont séparés par le septum du canal musculo-tubaire.
→ canal du muscle tenseur du tympan, canal du tube auditif, septum du canal musculo-tubaire
[A1,P1]
Édit. 2015
canal musculo-tubaire l.m.
canalis musculotubarius (TA)
muculotubal canal
Prolongement antérieur de la cavité tympanique formé de deux canaux parallèles superposés : le supérieur est le canal du muscle tenseur du tympan, l’inférieur est le canal du tube auditif.
Ils sont séparés par le septum du canal musculo-tubaire.
→ canal du muscle tenseur du tympan, canal du tube auditif, septum du canal musculo-tubaire
[A1,P1]
Édit. 2015
canal pudendal l.m.
canalis pudendalis (TA)
pudendal canal
Canal aponévrotique constitué, sur la paroi latérale de la fosse ischiorectale, par un dédoublement de l’aponévrose du muscle obturateur interne.
Il contient les nerfs et vaisseaux honteux.
B. Alcock, anatomiste irlandais (1836)
Syn. anc. canal honteux ; canal d’Alcock
[A1]
Édit. 2015
canal ulnaire l.m.
canalis ulnaris (TA)
ulnar canal
Canal ostéofibreux situé en avant de la partie médiale du canal carpien.
Il est limité en arrière par le rétinaculum des fléchisseurs, en dedans par l’os pisiforme et en avant par une expansion du tendon du muscle fléchisseur ulnaire du carpe et par quelques faisceaux du rétinaculum des extenseurs.
Dans ce canal, passe le paquet vasculo-nerveux ulnaire.
F. Guyon, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1861)
Syn. anc. canal de Guyon, canal cubital
[A1]
Édit. 2015
capsule tonsillaire l.f.
capsula tonsillaris ; capsula tonsilae (TA)
tonsillar capsule
Couche la plus externe de la tonsille, constituée par une membrane conjonctive fibreuse, épaisse et résistante qui entoure le tissu lymphoïde qu’elle sépare de la tunique fibreuse du pharynx.
La capsule tonsillaire est séparée des éléments de la paroi pharyngée par un espace celluleux aisément clivable, traversé par quelques tractus conjonctifs, les fibres du muscle amygdalo-glosse et les vaisseaux et nerfs destinés à la tonsille.
Syn. anc. capsule amygdalienne, coque amygdalienne
[A1,P1]
Édit. 2015
cardiomyocyt e n.m.
cardiomyocyte
Cellule du muscle cardiaque.
Mesurant 50 à 100 µm de long et 10 à 20 µm de large, la cellule myocardique entourée par une membrane et dotée de tous les organites intracytoplasmiques ainsi que de myofibrilles de 1 à 2 µm de diamètre qui constituent l’élément contractile. Longtemps considéré comme un syncytium, le myocarde est en réalité constitué de cellules distinctes étroitement connectées les unes aux autres.
Au sein du myocarde se situent les cellules nodales aux caractères particuliers et aux fonctions originales.
Syn. cellule myocardique
[K2,A2]
myocardiopathie dilatée, hypertrophique l.f.
dilated, hypertrophic cardiomyopathy
Affections du muscle cardiaque dont on distingue une forme dilatée avec élargissement des cavités et amincissement des parois, et une forme hypertrophique avec épaississement diffus ou localisé de la paroi du ventricule gauche.
Les premières évoluent vers une insuffisance cardiaque globale ; les secondes restent longtemps latentes, puis se manifestent par un trouble du rythme ou un angor. Le risque embolique est globalement de 4% par an pour les myocardiopathies dilatées et de 1% dans les formes hypertrophiques.
Les mécanismes de ces complications thrombo-emboliques sont variés : thrombus vasculaires, fibrillation auriculaire, lésions d'endocardite et/ou dysfonctionnement ventriculaire gauche.
Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur ; pathos : souffance, maladie
→ fibrillation atriale, thrombus ventriculaire, endocardite
[K2]
Édit. 2018
myocardiopathie primitive l.f.
primitive cardiomyopathy
Maladie primitive, parfois familiale, du muscle cardiaque dont on distingue des formes dilatées, restrictives, avec diminution de compliance (myocardiopathie non obstructive) et des formes hypertrophiques obstructives, réalisant une sténose musculaire du ventricule gauche (myocardiopathie obstructive).
Les formes obstructives peuvent être traitées chirurgicalement par résection du bourrelet musculaire sténosant, mais à côté de cette chirurgie se sont développés des traitements médicaux, soit pharmacologiques, soit physiopathogéniques.
Étym. gr. mus, muos : muscle, souris ; kardia : cœur; pathos : souffance, maladie
[K2]
Édit. 2018
cardiomyoplastie n.f.
cardiomyoplasty
Opération destinée au traitement de certaines défaillances myocardiques sévères qui consiste à enrouler autour du massif ventriculaire un lambeau pédiculé et innervé du muscle grand dorsal dont la contraction périodique (obtenue par stimulation électrique synchrone à la contraction cardiaque spontanée) vient renforcer la fonction du cœur défaillant.
Cette opération est abandonnée du fait des résultats aléatoires et décevants.
J. C. Chachques, chirurgien cardiaque argentin et A. Carpentier, chirurgien cardiaque français, membre de l'Académie de médecine (1994)
[K2,K3]
cardiotonique adj. et n.m.
Qui augmente la tonicité du muscle cardiaque
Les médicaments jouissant de cette propriété sont classiquement des dérivés de la digitale qui renforcent la contractilité (action inotrope +) du muscle cardiaque, ralentissent son rythme (effet chronotrope) et la vitesse de conduction de l’influx nerveux intracardiaque (effet dromotrope -) ils augmentent enfin l’excitabilité du myocarde (effet bathmotrope +).
Étym. gr. kardia, coeur ; tonos, pression
[K2,G3]
carnitine n.f.
carnitine
Bétaïne-triméthylique de l’acide β-hydroxy-γ-aminobutyrique.
La carnitine est présente dans toutes les cellules où elle joue un rôle dans le métabolisme des acides gras : la combinaison acylcarnitine en équilibre avec l’acylcoenzyme A permet le passage du cytoplasme à l’intérieur des mitochondries et alors son oxydation génératrice d’ATP. Sa concentration dans le muscle est donc particulièrement importante (16 mmol/mg de protéine). Elle est un facteur de croissance pour certains insectes (tels Tenebrio molitor, le ver de la farine, et les termites), d’où le nom de vitamine Bg qui lui a été donné.
Étym. lat. caro, carnis : chair (originellement morceau de chair)
[C3]
cataracte et myocardiopathie l.f.
cataract and cardiomyopathy
Affection associant une cataracte congénitale à une myopathie mitochondriale du muscle cardiaque et des muscles striés.
La cardiomyopathie est de type hypertrophique et progressive engageant le pronostic vital. La cataracte est bilatérale et totale, elle est associée à un nystagmus, une myopie et un strabisme. La myopathie est mitochondriale avec surcharge dans les muscles (cardiaque et striés) de glycogène et de lipides. Le décès survient dans l'enfance. L’affection est autosomique récessive (MIM 212350).
R. C. Sengers pédiatre néerlandais (1975)
[ I4,K2,P2]
Édit. 2018
CAV3 gene sigle angl pour caveolin 3
Gène localisé en 3p25.3, qui code la constitution de la protéine cavéoline-3, composant essentiel des cavéoles, petites poches au sein de la membrane entourant les cellules musculaires.
Au sein de la cavéole, la cavéoline-3 agit sur l’organisation des autres molécules importantes pour la maintenance de la structure cellulaire. Parmi ces molécules se trouvent les protéines qui forment les canaux sodiques pour le transport des ions sodium à l’intérieur des cellules.
Les canaux sodiques jouent un rôle primordial dans la capacité des cellules d’émettre et de transmettre les signaux électriques. Dans le myocarde, les canaux sodiques sont impliqués dans le maintien d’un rythme cardiaque normal. La cavéoline-3 aide aussi la régulation des canaux calciques de la cellule musculaire qui contrôlent la contraction et la relaxation.
Les mutations du gène CAV3 sont responsables de myopathie distale, du syndrome d’élévation de la créatine kinase (hyperCKemia), de la dystrophie musculaire des ceintures, de la rippling muscle disease, du syndrome de Romano-Ward, de cardiomyopathie hypertrophique.
Syn. caveolin-3, LGMD1C, LQT9, M-caveolin, MGC126100, MGC126101,MGC126129, V IP-21
→ cavéole, cavéoline 3, myopathie distale, hyperCKemia, dystrophie musculaire des ceintures, rippling muscle disease, Romano-Ward, cardiomyopathie hypertrophique
[Q2,H1]
Édit. 2017
cavité laryngée l.f.
cavitas laryngis (TA)
laryngeal cavity
Segment du conduit aérifère interposé entre la partie buccale du pharynx en haut et la trachée en bas.
La surface interne du larynx présente de chaque côté, vers sa partie moyenne, deux replis superposés dirigés d’avant en arrière : le pli vestibulaire et le pli vocal.
Le pli vestibulaire, proximal, s’étend de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au cartilage aryténoïde. Aplati de haut en bas il a deux faces, supérieure qui regarde en haut et en dedans et inférieure qui regarde en bas et en dehors. Son bord médial est libre. Il contient dans son épaisseur le ligament thyro-aryténoïdien supérieur et quelques faisceaux musculaires.
Le pli vocal, distal, va de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au processus vocal du cartilage aryténoïde. Prismatique triangulaire on lui décrit deux faces libres, l’une supérieure horizontale, l’autre inféro-médiale. Son bord libre médial déborde en dedans le pli ventriculaire. Le pli vocal contient dans son épaisseur le ligament thyro-aryténoïdien inférieur le long de son bord médial et la couche médiale du muscle thyro-aryténoïdien inférieur.
Ces deux plis divisent la cavité laryngée en trois étages : un étage supérieur, le vestibule du larynx, au-dessus du bord libre du pli ventriculaire ; un étage moyen compris entre les deux plis de la cavité du larynx se prolongeant de chaque côté par le ventricule du larynx ; un étage inférieur sous-glottique étendu du pli vocal à l’orifice supérieur de la trachée.
La glotte est l’orifice compris entre les bords libres des deux plis vocaux. En laryngoscopie le pli vocal déborde en dedans le pli ventriculaire ce qui en permet l’exploration.
[A1,P1]
Édit. 2015
cavité thoracique l.f.
cavitas thoracis, cavitas thoracica (TA)
thoracic cavity, thorax
Espace compris à l’intérieur de la cage thoracique.
Il est limité en bas par le muscle diaphragme et en haut par les éléments qui, de chaque côté du médiastin, constituent les diaphragmes cervico-thoraciques et ferment l’orifice supérieur du thorax.
[A1]
Édit. 2015
cellule mésangiale l.f.
mesangial cell
Cellule du glomérule jouant un rôle dans la vasomotricité glomérulaire.
La cellule mésangiale est une cellule ayant des caractéristiques voisines de la cellule du muscle lisse. Par sa contraction, elle peut réduire la surface de filtration. Elle est la cible de nombreux médiateurs locaux et d'hormones. La cellule mésangiale peut être activée au cours des glomérulonéphrites et jouer un rôle dans le développement des lésions glomérulaires par les substances qu'elle libère.
[A2,M1]
cellulite bactérienne l.f.
bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
[J1,D1]
centre tendineux du diaphragme l.m.
centrum tendineum diaphragmatis (TA)
central tendon of diaphragm
Lame tendineuse très résistante, allongée transversalement, échancrée en arrière et occupant la partie centrale du diaphragme.
Son contour découpé lui donne un aspect trifolié : la foliole antérieure est la plus grande, la foliole gauche la plus petite. A l’union des folioles antérieure et droite se trouve l’orifice diaphragmatique de la veine cave inférieure. Il représente l’entrecroisement des tendons intermédiaires des faisceaux musculaires digastriques qui constituent le muscle diaphragme, ce qui explique la présence de faisceaux tendineux organisés.
J. van Helmont, médecin et chimiste belge (1577-1644)
Syn. anc. centre phrénique, miroir de van Helmont
[A1]
chef court du muscle biceps brachial l.m.
caput breve musculi bicipitis brachii (TA)
short head of biceps brachii
Courte portion du muscle biceps brachial qui s’insère au sommet du processus coracoïde.
Syn. anc. chef coracoïdien du muscle biceps brachial ; muscle coraco-biceps ; muscle court biceps
[A1]
chef direct du muscle droit de la cuisse l.m.
caput rectum musculi rectus femoris (TA)
straight head of rectus femoris
Chef du muscle droit de la cuisse inséré par un tendon direct sur l’épine iliaque antéro-inférieure.
[A1]
chef huméral du muscle extenseur ulnaire du carpe l.m.
caput humerale musculi extensoris carpi ulnaris (TA)
humeral head of extensor carpi ulnaris
Chef du muscle extenseur ulnaire du carpe qui s’insère sur l’épicondyle latéral de l’humérus.
[A1]
chef huméral du muscle fléchisseur ulnaire du carpe l.m.
caput humerale musculi flexoris carpi ulnaris (TA)
humeral head of flexor carpi ulnaris
Chef du muscle fléchisseur ulnaire du carpe qui s’insère sur l’épicondyle médial de l’humérus.
[A1]
chef huméro-ulnaire du muscle fléchisseur superficiel des doigts l.m.
caput humeroulnare musculi flexoris digitorum superficialis (TA)
humero-ulnar head of flexor digitorum superficialis
Chef du muscle fléchisseur superficiel des doigts qui s’insère sur la face antérieure de l’épicondyle médial de l’humérus et sur le bord médial du processus coronoïde de l’ulna.
[A1]
chef latéral du muscle court fléchisseur de l'hallux l.m.
caput laterale musculi flexoris hallucis brevis (TA)
lateral head of flexor hallucis brevis
Faisceau latéral terminal du muscle court fléchisseur de l’hallux qui se fixe sur le côté latéral de la base de la première phalange de l’hallux.
[A1]