acide muricholique l.m.
muricholic acid
Acide biliaire trihydroxylé présent dans la bile de murins.
On distingue plusieurs acides à structures voisines : les acides alpha-, bêta- et omega-muricholiques, dont les formules sont respectivement trihydroxy-3alpha,bêta,7alpha-cholanique et -3alpha,6bêta,7bêta-cholanique. Ce dernier est apparemment un dérivé secondaire, l'acide bêta-muricholique étant l'acide biliaire primaire le plus important ; il a des propriétés thérapeutiques contre les calculs biliaires comparables aux acides ursodésoxycholique ou chénodésoxycholique.
[C1,L1]
Édit. 2017
acide mycolique l.m.
mycolic acid
Acide gras ramifié, bêta-hydroxylé, à longues chaînes, isolé des lipides de mycobactéries.
Les acides mycoliques sont constitués comme des combinaisons d'un aldéhyde gras avec le 2ème carbone d'un acide lignocérique. Les acides corynomycoliques des Corynébactéries ont une structure analogue sur le 2ème carbone d'un acide palmitique ou stéarique.
[C1, D1]
Édit. 2020
acide myristique l.m.
myristic acid
Acide gras saturé à 14 carbones peu abondant dans les lipides de réserve, présent dans les beurres et certaines huiles (coprah, palmiste, muscade).
On le trouve aussi lié à certaines protéines, auxquelles il confère une affinité pour les membranes lipidiques.
Étym. Myristica fragrans : muscade
Syn. tétradécanoïque
[C1,R2]
Édit. 2017
acide N-acétyl-L-aspartique n.m.
N-acetyl-L-aspartic acid
Composé acide formé de la condensation d’un acide aspartique et d’un radical acétyl.
L’acide N-acétyl-L-aspartique est abondant dans le cerveau. Son clivage par l’enzyme asparto-acylase est nécessaire à la production de myéline
[C1,H1]
Édit. 2017
acide N-acétylneuraminique n.m.
N-acetylneuraminic acid
Syn. acide acétylneuraminique, acide sialique.
Abrév. Abr . NANA
→ acide acétylneuraminique, acide sialique
[C1]
Édit. 2017
acide N-méthylguanidineacétique l.f.
[C1]
Édit. 2017
acide N-méthylguanido-acétique l.f.
→ créatine
[C1]
Édit. 2017
acide nalidixique l.m.
nalidixic acid
Agent antibactérien de synthèse, dérivé de la naphtiridine, de la famille des quinolones (quinolone de 1ère génération).
Bactéricide, il est habituellement actif sur les entérobactéries : Escherichia coli, Proteus vulgaris, Klebsiella. Prescrit par voie orale, ses indications sont limitées au traitement des infections urinaires non parenchymateuses à germes sensibles.
[C1, D1, G5]
Édit. 2020
acide nervonique l.m.
nervonic acid.
Delta15cis-tétracosaènoïque (CH3-(CH2)7-CH=CH-(CH2)13-COOH), acide gras non saturé à longue chaîne, présent dans les sphingosidolipides cérébraux.
[C1,H1]
Édit. 2017
acide neuraminique l.m.
neuraminic acid
Acide dérivé des sucres aminés, présent sous forme N-acétylée ou N-glycolylée appelées acides sialiques, dans de nombreuse combinaisons osidiques naturelles : les gangliosides, les mucines, les glycoprotéines acides, des oligosides du lait de femme.
Il se forme par la combinaison de la mannosamine avec l'acide pyruvique.
Étym. neuro : les gangliosides ayant été initialement extraits du cerveau
[C1,H1]
Édit. 2017
acide nicotinique l.m.
nicotinic acid, niacin
Acide pyridine-carboxylique-3, C5H4N-COOH, poudre cristalline blanche, inodore, faiblement soluble dans l'eau.
Il existe sous forme de combinaisons de son dérivé amidé, le nicotinamide, dans la plupart des cellules vivantes, dans le foie, la levure, le lait, les viandes, la luzerne, le maïs ; la farine blanche de froment en contient environ 60 µg par gramme.
L'acide nicotinique est utilisé pour la prophylaxie et le traitement de la pellagre. Il a été proposé comme hypocholestérolémiant.
Syn. niacine
[C1, C3, G5, J1]
Édit. 2020
acide nicotinurique l.m.
nicotinuric acid
Dérivé amide de l'acide nicotinique avec la glycine, l'une des formes d'élimination urinaire de l'acide nicotinique.
[C1]
Édit. 2017
acide nitrique l.m.
nitric acid
Chim. Liquide incolore ou légèrement jaunâtre, de formule HNO3.
Il existe en petites quantités à l'état de sels, dans le sol où il résulte de l'oxydation de l'ammoniac H3N. Il est caustique et dangereux.
[C1]
Édit. 2020
acide nucléique l.m.
nucleic acid
Substance polynucléotidique de haut poids moléculaire, constituée par la combinaison séquentielle de nombreux nucléotides, l’acide phosphorique de l’un estérifiant une fonction alccol du pentose du précédent.
Les propriétés des acides nucléiques sont dues aux fonctions acides libres des acides phosphoriques. Elles sont responsables de la basophilie des acides nucléiques cellulaires. Unis à des protéines basiques, ces derniers constituent les nucléoprotéines.
On distingue deux catégories d’acides nucléiques:
1) les acides désoxyribonucléiques, ADN, (anciennement appelés “thymonucléiques” ont d’abord été isolés du thymus) constitués de nucléotides à désoxyribose et localisés dans tous les noyaux cellulaires où on les trouve unis à des protéines basiques (protamines ou histones).On rencontre aussi des ADN dans les bactéries, dans les mitochondries et dans les choloroplastes des eucaryotes. Ils sont le support des caractères géniques dans les chromosomes;
2) les acides ribonucléiques, ARN, (anciennement appelés “zymonucléiques” parce qu’ils ont été isolés de la levure) sont constitués de nucléotides à ribose. On en trouve de masses moléculaires très différentes dans les noyaux cellulaires, dans les ribosomeset et même en petite quantité dans le liquide cytoplamique (acides nucléiques solubles).
Les acides nucléiques diffèrent par leur composition en bases (adénine, guanine, cytosine, uracile, thymine) et surtout par leur disposition séquentielle dans l’enchaînement polynucléotidique. On explique ainsi qu’ils soient porteurs de l’information spécifique nécessaire à la biogénèse des protéines. Les acides nucléiques sont peu solubles dans l’eau mais solubles dans les solutions alcalines diluées ou dans les solutions salines en donnant une solution de viscosité élevée. Ils sont dépolymérisés par des enzymes spécifiques, les ribonucléases et les désoxyribonucléases.
Étym. lat. nucleus : noyau
Syn. acide nucléinique (désuet)
→ acide ribonucléique, acide désoxyribonucléique
[C1, C3, Q1]
Édit. 2020
acide nucléique peptidique l.m.
peptide nucleic acid
Analogue synthétique d'acide nucléique dans lequel l'enchaînement des phosphates et des pentoses est remplacé par un squelette polypeptidique de synthèse.
Sigle PRNA
[C1,C3]
Édit. 2017
acide obéticholique n.m.
obeticholic acid
Dérivé semi-synthétique d'un acide biliaire, l'acide chénodésoxycholique.
L'acide obéticholique est indiqué en deuxième intention dans le traitement de la cholangite biliaire primitive (également appelée cirrhose biliaire primitive) en cas de réponse insuffisante au traitement par l'acide ursodésoxycholique.
Syn. acide 6α-ethyl-3α,7α-dihydroxy-5-cholan-24-oïque
→ acide biliaire, acide chénodésoxycholique, acide ursodésoxycholique, cholangite biliaire primitive
[C1, L1, G5]
Édit. 2020
acide octadécanoïque l.m.
octadecanoic acid
[C1]
Édit. 2017
acide okadaïque l.m.
okadaic acid
Acide organique à chaîne grasse (qui a été isolé à partir d'une éponge "Halichondria Okadai"), doué d'un important pouvoir oncogène.
Sa formule est celle d'un dérivé polyester d'un acide gras à 32 carbones.
Il exerce une action inhibitrice spécifique sur les protéines-phosphatases 1 et 2a, qui interfère par conséquent avec l'état de phosphorylation de nombreuses protéines ayant des rôles métaboliques importants : il présente un effet insulinomimétique en augmentant la teneur des cellules en enzymes tyrosine-phosphorylés. Il est produit par le plancton et présent dans les éponges et dans de nombreuses espèces marines, responsables d'intoxications diarrhéiques par les fruits de mer.
[C1,C3,D2,F2,G4,L1,R1,R2]
Édit. 2017
acide oléique l.m.
oleic acid
Acide delta 9cis-octadécènoïque, acide gras non saturé, présent en abondance dans la plupart des huiles et graisses naturelles (70 - 80% dans l'huile d'olive, 50 - 60% dans l'huile d'arachide, 20% dans l'huile de noix, 6% dans l'huile de coprah, 40 - 50% dans les graisses de mammifères, 30% dans la graisse de beurre).
Il est liquide à la température ordinaire (F = 13°C), et son abondance dans les huiles explique leur fluidité. Sa densité (0,898) est intermédiaire entre celles de l'acide palmitique et de l'acide stéarique. Non saturé, il peut fixer de l'hydrogène, des halogènes (indice d'iode = 90) ou de l'oxygène (autooxydation lente). Il peut se former in vivo dans les organismes animaux, à partir de l'acide stéarique. Son isomère trans est l'acide élaïdique.
Syn. acide élaïque (désuet)
[C1,R2]
Édit. 2017
acide oléique marqué l.m.
radiolabelled oleic acid
Acide gras (oléique), marqué par halogénation ou par 14C, qui a été utilisé pour la mesure de son absorption digestive, soit à l'état isolé, soit sous forme de trioléine.
Le marquage de l'acide oléique par un halogène est relativement instable dans les organismes vivants en raison d'enzymes appelés déshalogénases. Le marquage au 14C est plus stable : la mesure d'acide oléique marqué dans le sang ou du 14CO2 dans l'air expiré témoigne donc mieux de l'absorption intestinale du produit.
[C1,C2,C3,L1]
Édit. 2017
acide ophtalmique l.m.
ophthalmic acid
gamma-L-glutamyl-L-alpha-aminobutyryl-glycine, analogue structural naturel du glutathion, présent dans le cristallin.
Il a été isolé du cristallin de Veau ; il exerce un effet inhibiteur sur la glyoxalase
[C1,D5,P2]
Édit. 2017
acide orotidylique l.m.
orotidylic acid
Acide phospho-5'-ribosyl-orotique, nucléotide formé de l'union du phospho-5-ribose avec l'acide orotique.
C'est le précurseur métabolique de l'acide uridylique, qu'il forme par décarboxylation grâce à une orotidylate-décarboxylase.
Étym. gr. oros : sérosité
Symb. 5'OMP
[C1]
Édit. 2017
acide orotique l.m.
orotic acid
Acide uracile-carboxylique-6, présent dans le lait de différents mammifères.
C'est un métabolite important de la biosynthèse des bases pyrimidiques dans toutes les cellules. Par action d'une molécule de phosphoribose-pyrophosphate, il peut être transformé en orotidine-5'-phosphate, nucléotide précurseur des autres nucléotides pyrimidiques : acide uridylique et acide cytidylique. On l'a introduit en thérapeutique pour favoriser l'anabolisme des acides aminés et leur synthèse dans l'insuffisance hépatique, ainsi que dans le traitement de la goutte.
Étym. gr. oros : sérosité ; petit lait, d'où l'acide a été extrait pour la première fois
[C1,C3,G5,L1,N3]
Édit. 2017
acide orthophosphorique l.m.
orthophosphoric acid
Syn. acide phosphorique
[C1]
Édit. 2017
acide osmique l.m.
Tétroxyde d'osmium OsO4, solide jaune, soluble dans l'éthanol, l'éther et le tétrachlorure de carbone.
Sa vapeur est très toxique. On l'utilise comme colorant des corps gras sur les coupes histologiques ou comme réactif analytique. Le terme d'acide osmique est impropre: c'est en fait l'anhydride osmique.
Étym. gr. osmé : odeur
[A2,C1]
Édit. 2017