acide désoxycholique l.m.
desoxycholic acid
Acide dihydroxy-3alpha, 12 alpha-cholanique.
Acide biliaire, qui est, chez l'Homme, le plus abondant après l'acide cholique.
Il se trouve surtout sous forme glycoconjuguée et en proportion plus faible tauroconjuguée.
[C1,C2,L1]
Édit. 2017
acide docosahexaènoïque l.m.
docosahexaenoic acid
Acide gras à 22 atomes de carbone comportant six doubles liaisons trouvé dans les organismes animaux et dans certains aliments.
Il fait partie de la famille des acides gras polyéthyléniques essentiels dérivés de l'acide linolénique (n-3), les doubles liaisons étant situées au niveau des carbones 4, 7, 10, 13, 16, 19. Il a été appelé acide cervonique à cause de sa présence dans le cerveau.
Étym. gr. dokosa-, vingt-deux, hexa-, six, -ène double liaison
Syn. acide cervonique
[C1, C2]
Édit. 2019
acide folique l.m.
folic acid
Acide N-[(2-amino-4-hydroxyptéridyl-6)-méthyl]-4'-aminobenzoyl-glutamique], vitamine du groupe B, dont la forme métaboliquement active est tétrahydrogénée, capable de transférer des radicaux monocarbonés, formyle, hydroxyméthyle, méthyle, impliqués dans la formation des acides nucléiques, la multiplication cellulaire, la lipotropie.
Nécessaire à l'hématopoïèse, sa carence est cause d'anémie mégaloblastique.
Cette vitamine est apportée par la plupart des aliments mais aussi par les bactéries intestinales. L'acide folique et ses dérivés tri- ou heptaglutamiques, appelés vitamine Bc conjuguée, sont synthétisés par les bactéries à partir d'acide paraaminobenzoïque et d'une ptéridine, de sorte que le développement bactérien est inhibé par les sulfamides, analogues structuraux de l'acide p-aminobenzoïque, sans que ces médicaments n'inhibent le métabolisme de l'hôte.
Le besoin quotidien en folates est de l'ordre de 300 µg chez l'adulte et de 800 µg chez la femme enceinte.
L’apport d’acide folique diminue la fréquence des anomalies de fermeture du tube neural qui constituent le groupe des spina bifida, soit spina bifida occulta qui n’intéresse que l’arc vertébral postérieur, soit spina bifida avec tumeur ou spina bifida aperta qui comporte différents degrés, du plus simple au plus grave : méningocèle, myéloméningocèle, myéloschisis ou rachischisis de la plus haute gravité car il expose le tissu nerveux épendymaire à l’air libre.
Les analogues structuraux, comme l'aminoptérine, sont des antifoliques (médicaments provoquant une aplasie médullaire).
L’acide folique peut être dosé dans le sérum et dans les globules rouges par électro-chimioluminescence. Le dosage de l’acide folique sérique est un reflet souvent infidèle du stock de folates de l’organisme. La concentration de folates intra-érythrocytaire est un marqueur beaucoup plus fiable du statut vitaminique du patient. La concentration normale d’acide folique dans le serum est supérieure à 11,5 nmol/L. Dans les érytrocytes, elle est supérieure à 460 nmol/L. En cas de carence en acide folique, elle chute en dessous de 370 nmol/L.
Étym. lat. folium : feuille (ainsi nommé en raison de son abondance dans les feuilles d’épinard)
Syn. vitamine B9, vitamine Bc, vitamine M, acide ptéroylglutamique
→ absorption de l'acide folique, tube neural, spina bifida, méningocèle, myéloméningocèle, myéloschisis, rachischisis
[A4, C1, C2, F1, O6, R2]
Édit. 2020
acide formiminoglutamique l.m.
formiminoglutamic acid
Acide constitué d'une molécule d'acide L-glutamique portant sur l'azote un radical formimine HN=CH-.
C'est un métabolite de la dégradation physiologique de l'histidine, formé par l'ouverture du cycle de l'acide imidazolone-propionique, et qui normalement cède son radical formimine à l'acide tétrahydrofolique, coenzyme de la formiminoglutamique-transférase. L'accumulation de ce composé s'observe en cas de carence en acide folique, lors d'un test comportant l'ingestion d'une certaine quantité d'histidine (test au FIGLU).
Syn. acide formamidinoglutarique
Abrév. FIGLU
[A4,C1,C2,F1,O6,R2]
Édit. 2017
acide gamma-aminobutyrique l.m.
γ-aminobutyric acid
Acide aminé dérivé de l'acide glutamique par décarboxylation, jouant un rôle de neurotransmetteur dans certaines fibres nerveuses inhibitrices.
Ayant des effets anxiolytique, anticonvulsivant, hypnotique et myorelaxant, il est utilisé dans le traitement de l’épilepsie et de l’hypertension artérielle.
Syn. 4-aminobutanoïque (acide), pipéridique (acide)
Sigle GABA pour gamma-aminobutyric acid
[C1,C2,C3,G5,H1]
Édit. 2017
acide gras l.m.
fatty acid
Acides carboxyliques (R-COOH) à chaîne carbonée plus ou moins longue et plus ou moins désaturée selon leur catégorie, les acides gras sont des lipides particulièrement abondants dans le tissu adipeux et dans les membranes cellulaires.
Ils sont le plus souvent trouvés sous forme d’esters formés par réaction entre leur fonction acide carboxylique et une fonction alcool (-OH) du glycérol. Ils peuvent être classés en trois groupes :
- les acides gras saturés, qui répondent à la structure suivante :CH3-(CH2)n-COOH;
-les acides gras désaturés (ou insaturés), qui contiennent une ou plusieurs doubles liaisons;
-les acides gras ramifiés, beaucoup plus rarement trouvés, dans lesquels la chaîne carbonée porte un ou plusieurs embranchements.
En fonction de la longueur de la chaîne, on distingue parmi les acides gras saturés:
-les acides gras à chaîne courte : acide butyrique (4 carbones), acide caproïque (6 carbones), acide caprylique (8 carbones), acide caprique (10 carbones);
-les acides gras à chaîne moyenne : acide laurique (12 carbones), acide myristique (14 carbones);
-les acides gras à chaîne longue : acide palmitique (14 carbones), acide stéarique (18 carbones), acide arachidique (20 carbones), acide béhénique (22 carbones);
-les acides gras à très longue chaîne : acide lignocérique (24 carbones), acide cérotique (26 carbones).
Les acides gras désaturés les plus abondants sont l’acide palmitoléique (16 carbones, une double liaison), l’acide oléique (18 carbones, une double liaison), l’acide linoléique (18 carbones, deux doubles liaisons) et l’acide linolénique (18 carbones, 3 doubles liaisons). Enfin, l’acide arachidonique (20 carbones, 4 doubles liaisons) joue un rôle biologique particulièrement important puisqu’il est le précurseur des prostaglandines, des thromboxanes et des leucotriènes.
→ prostaglandine, thromboxane, leucotriène, acide gras essentiel, acide gras indispensable, acide gras marqué, acide gras non saturé, acide gras poly-éthylénique, acide gras saturé, acide gras-synthétase
[C1, C2]
Édit. 2020
acide gras essentiel l.m.
essential fatty acid
Acide gras indispensable ou dérivé d'un acide gras indispensable ayant un rôle physiologique essentiel.
Par ex. l'acide arachidonique fait partie des acides gras essentiels, mais n'est pas indispensable puisqu'il se forme à partir de l'acide linoléique.
Un acide gras indispensable qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée, et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques, doit être apporté par l'alimentation. Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille des acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme : les acides linoléique et alpha-linoléique. Leur carence se traduit notamment par une xérose cutanée.
→ acide gras, acide gras indispensable
[C1,C2]
Édit. 2017
acide gras indispensable l.m.
indispensable fatty acid
Acide gras qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques.
Un acide gras indispensable doit être apporté par l'alimentation.
Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille d'acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme les acides linoléique et alpha-linolénique.
→ acide gras, acide gras essentiel
[C1,C2]
Édit. 2017
acide gras marqué l.m.
radiolabelled fatty acid
Acide gras chimiquement lié à un isotope radioactif (marqueur) et utilisé pour l'étude des mécanismes de l'absorption digestive des graisses.
Les marquages sont faits soit par halogénation d'acides gras isolés ou de triglycérides à l'aide de radio-isotopes de l'iode ou du brome ; soit par substitution d'un carbone ordinaire d'un acide gras ou d'un triglycéride par du carbone marqué.
Le produit marqué est donné par voie orale ; les mesures peuvent être effectuées dans le sang ou dans les selles, voire dans l'air expiré lorsque le marquage a été fait par 14C sur un acide gras.
Ces techniques permettent de mettre en évidence une malabsorption digestive des graisses et de la quantifier ; mais les réglementations d'utilisation des radio-isotopes, et notamment celles du 14C, les ont fait progressivement abandonner chez l'Homme en France, alors qu'ils sont utilisés aux États-Unis.
→ acide gras, CO2 marqué, dioxyde de carbone
[B1,C1,C2,L1]
Édit. 2017
acide gras-synthétase l.m.
fatty acid synthetase
Multi-enzyme catalysant la réaction de polycondensation et de réduction de l'acétyl-coenzyme A en acide gras à longue chaîne.
Il s’agit en général chez l'Homme de l'acide palmitique ; ses substrats sont l'acétyl-CoA, le malonyl-CoA et l'hydrogène du coenzyme NADPH.
Dans les tissus de l'Homme et des animaux, cet enzyme est plutôt appelé palmitate-synthétase. La glande mammaire synthétise aussi des acides gras plus courts.
Syn. aliphacyl-Synthétase
[C1,C2,C3]
Édit. 2017
acidémie n.f.
acidemia
Teneur élevée en molécules acides du sang, entraînant une diminution du pH sanguin en dessous de sa valeur normale.
Terme peu utilisé.
[C2]
Édit. 2017
acidémie hyperpipécolique l.f.
hyperpipecolic acidemia
[C2,Q2]
Édit. 2017
acidémie méthylmalonique avec homocystinurie l.f.
methylmalonicacidemia and homocystinuria
→ acidurie méthylmalonique avec homocystinurie
[C2,Q2]
Édit. 2017
acide oléique marqué l.m.
radiolabelled oleic acid
Acide gras (oléique), marqué par halogénation ou par 14C, qui a été utilisé pour la mesure de son absorption digestive, soit à l'état isolé, soit sous forme de trioléine.
Le marquage de l'acide oléique par un halogène est relativement instable dans les organismes vivants en raison d'enzymes appelés déshalogénases. Le marquage au 14C est plus stable : la mesure d'acide oléique marqué dans le sang ou du 14CO2 dans l'air expiré témoigne donc mieux de l'absorption intestinale du produit.
[C1,C2,C3,L1]
Édit. 2017
acide palmitique-acide oléique (rapport) l.m.
palmitic acid-oleic acid ratio
Concentrations relatives, dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse, de deux des constituants de la lécithine, qui participent à la structure du surfactant et donc, par ses propriétés tensio-actives, à la maturation du poumon fœtal.
La prépondérance de l'acide palmitique sur l'acide oléique à partir de 35 semaines d'aménorrhée atteste d'une concentration de surfactant suffisante pour maintenir à la naissance l'ampliation des alvéoles pulmonaires et éviter par conséquent la maladie des membranes hyalines.
[C2,K1,O6]
Édit. 2017
acide succinique l.m.
succinic acid
Acide butanedioïque, COOH-CH2-CH2-COOH, diacide isolé du succin (ambre jaune) et des tissus végétaux et animaux, peu soluble dans l'eau.
C'est un des éléments du cycle tricarboxylique de Krebs, dans lequel il se forme à partir du succinyl-coenzyme A, et, chez les microorganismes, du cycle glyoxylique, dans lequel il se forme à partir de l'acide isocitrique.
Il est oxydé en acide fumarique sous l'influence de la succinate-déshydrogénase. On l'utilise dans la préparation des laques, des colorants et des esters. Il a des propriétés laxatives.
H. A. Krebs, Sir, biochimiste britannique d’origine allemande, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1953 (1937 et 1940)
Étym. sel volatil de succin
Syn. acide éthanedicarboxylique
[C1, C2, D1, L1]
Édit. 2020
acide urocanique l.m.
urocanic acid
Acide déhydro-2,3-imidazole-3-propanoïque qui dérive de l'histidine par désamination, sous l'effet d'une histidine-désaminase.
Cet acide a été isolé à l'origine des urines du Chien, mais il est constamment présent dans les urines de différents animaux après administration d'histidine.
Il a aussi été trouvé dans l'épiderme du Cobaye. Son principal dérivé, isolé de certains mollusques, est la murexine, dans laquelle il estérifie une molécule de choline. Il s'agit d'un terme intermédiaire du catabolisme de l'histidine, provenant de la désamination désaturante de cette dernière sous l'action de l'histidine-désaminase du foie. L'urocanase hépatique est le premier terme de ce cycle et donne l'acide N-formimino-L-glutamique. La présence d'acide urocanique dans les urines proviendrait de la désamination de l'histidine par une désaminase bactérienne intestinale.
Syn. acide iminazolylacrylique
→ histidine, histidine-désaminase
[C1, C2, L1, M1]
Édit. 2020
acide vanillyl-mandélique l.m.
vanillyl-mandelic (acid)
Syn. acide vanyl-mandélique
[C1,C2,C3,F5,04]
Édit. 2017
acide xanthurénique l.m.
xanthurenic acid
Acide dihydroxy-4,8-quinoléine-carboxylique-2, catabolite mineur du tryptophane, provenant de la transamination de l'hydroxy-3-cynurénine.
Son excrétion urinaire, en général faible, dépend de l'espèce animale et des facteurs nutritionnels : elle est assez marquée chez le chien et le lapin ; elle est très augmentée au cours des déficiences en pyridoxine chez des animaux soumis à un régime riche en tryptophane.
[C1,C2]
Édit. 2017
épreuves d'acidification l.f.p.
acidification tests
Méthodes d'exploration fonctionnelle rénale qui analysent la réponse rénale (évolution du pH urinaire, de l'amnoniurie, de l'acidité titrable urinaire) sous l'effet d'une charge acide administrée, le plus souvent par voie orale, sous la forme de chlorure d'ammonium.
La réponse peut être perturbée en cas d'acidose tubulaire rénale, et en présence d'une insuffisance rénale globale quelle que soit sa cause.
[C2, M1]
Édit. 2020
acidification des urines l.f.
acidification of urine
Ensemble des processus par lesquels les reins excrètent des ions H+ provenant du métabolisme des aliments, réabsorbent les bicarbonates et participent au maintien du pH sanguin à la normale.
L'acidification des urines comporte deux processus distincts :
1) la réabsorption des bicarbonates prédominante dans le tubule proximal qui a pour effet de maintenir la concentration plasmatique de bicarbonate à une valeur seuil de 26-27 mmol/L ;
2) l'excrétion urinaire des ions H+ sous forme d'ion ammonium ou d'acidité titrable (essentiellement phosphates monovalents).
En conditions normales, la quantité d'ions H+excrétés dans l'urine est égale à celle formée par le métabolisme des aliments, soit environ 60 mmol/jour.
[C2, M1]
Édit. 2020
acidité gastrique l.f.
gastric acidity
Teneur en ions H+ dans la sécrétion gastrique, dont la mesure permet d'explorer le fonctionnement des cellules sécrétrices de l'estomac.
Par rapport à l'examen radiologique ou endoscopique, la mesure de l'acidité gastrique permet une analyse fonctionnelle chimique de l'estomac à côté de la fonction mécanique.
[C2,L1]
Édit. 2017
acidité titrable urinaire l.f.
urinary titrable acidity
Quantité d'ions H+ fixée sur les tampons urinaires, essentiellement les ions phosphates.
Elle contribue, avec l'ammoniurie, à l'excrétion rénale des ions H+ produits du métabolisme. Elle varie en fonction du résidu acide ou alcalin de l'alimentation, elle est nulle si le pH de l'urine est égal ou supérieur à celui du plasma. Elle se mesure par l'adjonction à l'urine de soude décinormale en quantité suffisante pour élever le pH des urines au niveau de celui du plasma.
[C2, M1]
Édit. 2020
acidocétose n.f.
ketoacidosis
Présence pathologique de corps cétoniques acides dans le sang d'un malade.
Ex. acidose métabolique grave consécutive à l'accumulation de corps cétoniques chez le diabétique.
[C2, R1]
Édit. 2020
acidose n.f.
acidosis
Diminution pathologique du pH sanguin, qui peut être d’origine métabolique, rénale ou respiratoire.
La limite inférieure des valeurs de référence du pH sanguin est de 7,36.
[C2, K1, M1, R1]
Édit. 2020