nucléosome n.m
nucleosome
Unité de base de la chromatine chez les eucaryotes faite d’un assemblage d’ADN et d’histones permettant de compacter l’ADN.
NUP62 gene sigle angl. pour nucleoporin 62
Gène localisé en 19q13.33 codant pour une nucléoporine, composantes du complexe poreux nucléaire des cellules eucaryotes qui régule l’écoulement des macromolécules entre le noyau et le cytoplasme.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la nécrose striatale bilatérale familiale infantile.
Syn. IBSN, p62, SNDI
→ nécrose striatale bilatérale familiale infantile
organite n.m.
organelle
Structure plurimoléculaire remplissant une fonction physiologique ou métabolique spécifique dans la cellule.
Chez les eucaryotes, les organites peuvent être nucléaires ou cytoplasmiques et certains portent une information génétique, p. ex. les mitochondries et les chloroplastes.
Par ex. flagelle
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Syn. Organelle
Édit. 2017
parthénogénèse n.f.
parthenogenesis
Mode de reproduction sans fécondation des eucaryotes au terme duquel la descendance ne possède que des chromosomes d'origine maternelle.
L’œuf se développe sans être fécondé par le gamète mâle, avec un noyau haploïde ou diploïde selon les espèces. Il peut y avoir alternance de populations parthénogénétiques et de populations à reproduction sexuée comme c’est le cas pour l’anguillule intestinale, Strongyloides stercoralis.
Étym. gr. parthenos : jeune fille
polyadénylation n.f.
polyadenylation
Modification post-transcriptionnelle de nombreux ARNm eucaryotes consistant en l'addition d'une séquence poly A à une extrémité de la molécule.
Cette nouvelle extrémité est appelée queue poly A, l'autre extrémité formant la coiffe.
promoteur n.m.
protein phosphatase
Famille d’enzymes clivant les résidus phosphates fixés sur les fonctions alcool des acides aminés tyrosine, sérine ou thréonine des protéines.
L’état phosphorylé ou déphosphorylé de nombreuses enzymes s’accompagne d’une modification de leur conformation, les faisant passer d’un état actif à un état inactif (ou inversement) et régulant ainsi de nombreuses voies métaboliques.
2) En biologie moléculaire, région de la molécule d'ADN située en amont de la séquence d'un gène qui doit être transcrite en ARN et servant de signal de début de transcription pour la RNA-polymérase.
Chez les procaryotes la région du promoteur comporte environ 40 paires de bases, comprenant quelques bases hautement spécifiques situées entre 35 et 30 bases et entre 12 et 7 bases avant le début de la transcription. Chez les eucaryotes, la région du promoteur comporte plusieurs centaines de paires de bases précédant le début de la transcription, et on y trouve, pour presque tous les gènes, des séquences caractéristiques : boîte TATA, boite CCAAT, boîte GC. Ces boîtes fixent spécifiquement certaines protéines appelées facteurs transrégulateurs. La boîte TATA, située à environ 25 bases du point de départ de la transcription, sert apparemment à fixer le complexe multiprotéique nécessaire à l'initiation de la transcription par la RNA-polymérase. D'autres séquences du promoteur interviennent dans la régulation de la transcription, séquences dites éléments cis-régulateurs.
2) En cancérologie, substance non tumorigène par elle-même mais capable d'induire une tumeur à partir de cellules initiées.
protéine chaperonne l.f.
chaperone protein
Famille de protéines des eucaryotes et des bactéries, qui assurent le repliement correct des chaînes polypeptidiques naissantes, qu’elles stabilisent en empêchant des associations inappropriées entre des molécules et favorisent le transfert des protéines nouvellement synthétisées vers un compartiment cellulaire donné.
Les protéines chaperonnes ont pour fonction de catalyser l'acquisition des structures spatiales des protéines soit lors de leur synthèse par les ribosomes, soit au cours de leur transport et leur adressage à travers les membranes des organelles. On distingue des protéines chaperonnes de classe I et des protéines chaperonnes de classe II ou chaperonines. L'activité de ces protéines est souvent dépendante d'autres protéines spécifiques dites cochaperonnes.
Ces protéines de forme creuse réalisent un chaperon, ou capuchon, couvrant une autre protéine, ce qui évite certaines actions indésirables dans les cellules.
Par ex., la nucléoplasmine découverte dans les noyaux d'oocytes de xénopes protège les nucléosomes.
Syn. chaperonine, chaperon moléculaire, chaperonne
[C1]
Édit. 2017
protéines du stress l.f.p.
stress proteins
Protéines produites lors d’un stress ou d’un choc thermique par exemple, qui s’associent à d’autres protéines n’ayant pas encore acquis ou ayant perdu leur conformation tridimensionnelle.
Ces interactions sont destinées à prévenir l’agrégation des protéines altérées ou en cours de biosynthèse, à éliminer les protéines anormales ou étrangères, à assurer le transfert des protéines du cytoplasme vers la membrane cytoplasmique ou vers des organites (mitochondries, lysosomes, noyau, réticulum endoplasmique). Ce sont des molécules chaperonnes, ubiquitaires, de structure très conservée chez les eucaryotes et les procaryotes.
Les protéines du stress sont classées en différentes familles structurales (hsp, grp, métallothionéine ou enzymes telle que la superoxyde dismutase (SOD) ou l’hème-oxygénase). Elles sont associées à l’ATP. La plupart sont exprimées de façon constitutive, d’autres sont induites par le stress ou contrôlées par la concentration de glucose.
→ protéine du choc thermique, protéine du coup de chaleur, protéine du coup de froid
protiste n.m.
protist
Membre du règne des Protista qui regroupe les organismes unicellulaires : algues, champignons et protozoaires (protistes eucaryotes) et bactéries (protistes procaryotes).
ralentisseur n.m.
silencer
Chez les Eucaryotes, séquence d'ADN capable de diminuer en cis l'expression d'un promoteur ; son action s'exerce à grande distance, en aval ou en amont du promoteur concerné et quelle que soit leur orientation réciproque.
Une protéine de type répresseur contrôle l'activité du ralentisseur.
recombinaison génétique l.f.
genetic recombination
Formation de nouvelles combinaisons de gènes, d’allèles ou de séquences à partir d’une ou de plusieurs molécules d’acide nucléique.
Chez les bactéries, la recombinaison peut survenir après un transfert génétique tel que transformation, conjugaison ou transduction. Chez les eucaryotes, elle a typiquement lieu au cours de la méiose.
réplicon n.m.
replicon
Séquence d’acide nucléique qui se réplique à partir d’une même origine de réplication.
Le génome d’une bactérie ou d’un virus ne comporte qu’un seul réplicon. Chez les cellules eucaryotes, chaque chromosome en comprend plusieurs.
réponse au choc thermique l.f. .
heat shock response
Expression préférentielle de certains gènes à la suite d'un choc thermique ou d'une autre agression : irradiation par ultraviolets, infection virale, éthanol, etc. Ces gènes sont appelés : gènes du choc thermique.
La séquence de ces gènes est hautement conservée dans l'échelle phylogénique des bactéries à l'ensemble des Eucaryotes. Certaines protéines du choc thermique sont induites lors de la réponse SOS.
[G1,Q1]
séquence ARS l.f.
ARS (Autonomous Replicating Sequence) sequence
Séquence d'ADN eucaryote qui, greffée dans un vecteur incapable de se répliquer dans la levure, permet sa réplication autonome dans cet organisme mais pas sa stabilité.
Ces séquences ont été isolées d'un plasmide ou du chromosome de la levure, mais aussi du maïs, de la Drosophile et d'autres eucaryotes. Il n'est pas démontré qu'elles contiennent une origine de réplication.
→ clonage moléculaire, réplicon de base, séquence CEN, eucaryocyte
séquence de Hogness l.f.
Hogness’ box
Séquence TATA chez les eucaryotes.
D. S. Hogness, biochimiste américain (1978)
splicéosome n.m.
spliceosome
Assemblage de molécules qui se fixe sur un ARN prémessager au niveau d'un intron à exciser, dans les noyaux des cellules eucaryotes.
Une telle particule est essentiellement constituée de plusieurs snRNP (small nuclear ribonucleo
Étym. angl. splice : épissure ; gr. sôma : corps
→ lasso
surenroulement de l'ADN l.m.
DNA supercoiling, DNA supertwisting
Enroulement sur elle-même d'une molécule d'ADN double-brin créant un ou des surtours, ceux en direction opposée à celle de la double-hélice étant des surtours négatifs.
La superhélice ainsi formée concerne les molécules circulaires, p. ex. les plasmides, mais aussi de nombreux domaines du chromosome bactérien ou des chromosomes eucaryotes.
→ ADN circulaire, ADN gyrase, topo-isomère de l'ADN
test cis-trans l.m.
cis-trans (test)
Chez les eucaryotes, test de complémentation fonctionnelle contribuant à établir les limites d’un cistron.
Il consiste à comparer l’expression de deux mutations récessives par croisement en configuration cis dans un individu et en configuration trans dans un autre :
- si le phénotype est mutant en configuration trans et sauvage en configuration cis, les deux mutations appartiennent au même cistron (schéma 1) ;
- si le phénotype est sauvage quelle que soit la configuration, les deux mutations appartiennent à deux cistrons différents (schéma 2).
→ complémentation fonctionnelle
[Q1]
tétraspanine n.f.
tetraspanin
Famille de protéines à 4 domaines transmembranaires observées chez les eucaryotes multicellulaires aux multiples fonctions dont l’adhérence cellulaire, l’activation de la mobilité, la prolifération cellulaire.
La tetraspanine CD9 a été très étudiée dans le cancer dont elle facilite le développement. Il a été aussi récemment montré que sa surexpression dans les cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman au cours de la hyalinose segmentaire et focale favorisait la migration de ces cellules vers les capillaires glomérulaires aux quels elles s’attachent avant de les détruire.
→ hyalinose segmentaire et focale
[C1, F2, M1]
Édit. 2020
transposable (élément) l.m.
transposable element
Séquence d'ADN de faible taille présente dans un génome et capable de transposition.
Ce type d'élément se trouve dans les réplicons de Procaryotes et d'Eucaryotes, p. ex. les levures, les Protozoaires, la drosophile, le maïs, etc.
Symb. T E
ubiquitine n.f.
ubiquitin
Petite molécule de 76 acides-aminés, de masse moléculaire de 8500 daltons, uniquement retrouvée dans les cellules eucaryotes et capable de se fixer sur les protéines destinées à être dégradées pour permettre leur protéolyse.
Isolée initialement (1) comme facteur de prolifération et de différenciation des cellules thymiques, elle est retrouvée plus tard (2) dans une fraction dite « Activating Proteolytic Factor » (A.P.F.) lors d'une recherche conduite sur la protéolyse des réticulocytes
Lorsqu'elle est associée à d'autres molécules (poly-ubiquitination), l'ubiquitine assure l'identification des protéines normales et anormales à éliminer et les transporte, dûment chaperonnées, jusqu'au protéasome où ces protéines seront réduites à l'état de peptides et même d'acides aminés prêts à être recyclés dans de nouvelles molécules.
L'ubiquitine assure d'autres fonctions qui sont en cours d'identification. Elle mimerait certains effets de l'adrénaline.
(1) A.L. Goldberg (1977) ; (2) A. Herschko, I. Rose, A. Ciechanover, biochimistes israéliens, prix Nobel de chimie 2004 (1979)
Étym. lat. ubique : partout
[C1]
Édit. 2017
virophage Spoutnik l.m.
sputnik virophage
Virophage à capside icosaédrique surmontée de fibrilles capable d’infecter les virus géants de la famille des Megaviridae.
Le génome du virophage Spoutnik présente des homologies avec celui des Mimivirus ou celle de virus infectant des archées, des bactéries ou des eucaryotes.
→ Mimivirus, Mimiviridae, Megaviridae, archées, eucaryotes
virophage Spoutnik l.m.
sputnik virophage
Virophage à capside icosaédrique surmontée de fibrilles capable d’infecter les virus géants de la famille des Megaviridae.
Le génome du virophage Spoutnik présente des homologies avec celui des Mimivirus ou celle de virus infectant des archées, des bactéries ou des eucaryotes.
→ Mimivirus, Mimiviridae, Megaviridae, archées, eucaryotes
virus géant l.m.
giant virus
Virus à ADN dont la taille dépasse 0,5 µm.
Outre les genres Mimivirus et Megavirus (famille des Megaviridae), les virus géants comprennent d'autres genres viraux comme les Pithovirus (famille des Pithoviridae), les Mollivirus (famille des Molliviridae), les Pandoravirus (famille des Pandoviridae), les Marseillevirus (famille des Marseilleviridae), les Lausannevirus.
Beaucoup ont été trouvés infectant des amibes du genre Acanthamoeba ; d'autres ont été isolés du pergélisol de Sibérie. Le génome des virus géants comprend plus de 1 000 gènes (plus de 2 500 pour les Pandoravirus). Leur pathogénicité pour l'Homme ou les animaux est inconnue. La singularité de ces virus renforce l’idée d’une branche supplémentaire du vivant à côté des eucaryotes, des bactéries et des archées.
→ Megaviridae, Megavirus, Mimivirus
eucaryote n.m.
eukaryote
Organisme dont les chromosomes sont séparés du cytoplasme par une membrane nucléaire, et dans les lesquels l'acide désoxyribonucléique est lié à des histones.
La membrane cytoplasmique renferme des stérols et le cytoplasme contient des mitochondries et de chloro
Etym.eucaruon : noyau
[D2]
Édit. 2018