archée n.f.
Micro-organisme unicellulaire, procaryote, d’une taille variant de 0,1 à 15 µm, présentant des caractéristiques biochimiques, métaboliques et moléculaires les différenciant des autres procaryotes (bactéries).
Longtemps considérées comme des bactéries, les archées en ont été différenciées par les analyses génétiques et phylogénétiques. Ces micro-organismes n'ont qu'un seul chromosome circulaire mais peuvent abriter des plasmides. La plupart ne sont cultivables au laboratoire que dans des conditions très particulières.
On connait plusieurs centaines d'archées, présentes dans tous les milieux. Beaucoup sont des micro-organismes anaérobies extrêmophiles, présentant une forte acidité, à forte halophilie, une forte thermophilie ou vivant à grande profondeur (sources thermales sous-marines) mais d'autres sont retrouvés dans le sol, les eaux douces ou le microbiote intestinal de l'Homme et des ruminants (où elles sont souvent productrices de méthane). On ne connait pas d'archées pathogènes chez l'Homme ; toutefois, certaines archées méthanogènes du tube digestif sont soupçonnées d'être à l'origine d'un ralentissement du bol alimentaire et donc de constipation, d'inflammation et d'obésité.
Syn. ancien : archéobactérie
ARN précurseur l.m.
precursor RNA
ARN représentant le produit de transcription primaire d’un gène.
Les ARN précurseurs transcrits à partir de la plupart des gènes eucaryotes et de certaines archées contiennent des introns qui seront éliminés lors de la maturation.
→ ARN prémessager, ARN ribosomique, intron, archée
[Q1]
Édit. 2019
microbiome cutané l.m.
Ensemble des micro-organismes présents à la surface de la peau qui est colonisée par des trillions de microorganismes à type de bactéries, levures, champignons, virus, archées, petits arthropodes.
Le microbiome cutané apparaît à la naissance et se modifie au cours de la vie en fonction de ses multiples interactions avec l’environnement. Il a pour principal rôle de moduler l’immunité innée de la peau.
Étym. gr. micros : petit ; bios : vie
→ micro-organisme, flore cutanée, microbiote, symbiose, microbiome
mimivirus n.m.
mimivirus
Virus géant à ADN infectant des amibes.
Les mimivirus ont un diamètre supérieur à 5 µm et sont visibles au microscope optique. Ils peuvent être infectés par des virophages qui s’intègrent à leurs génomes. Leur singularité renforce l’idée d’une branche supplémentaire du vivant à côté des eucaryotes, des bactéries et des archées.
virophage Spoutnik l.m.
sputnik virophage
Virophage à capside icosaédrique surmontée de fibrilles capable d’infecter les virus géants de la famille des Megaviridae.
Le génome du virophage Spoutnik présente des homologies avec celui des Mimivirus ou celle de virus infectant des archées, des bactéries ou des eucaryotes.
→ Mimivirus, Mimiviridae, Megaviridae, archées, eucaryotes
virophage Spoutnik l.m.
sputnik virophage
Virophage à capside icosaédrique surmontée de fibrilles capable d’infecter les virus géants de la famille des Megaviridae.
Le génome du virophage Spoutnik présente des homologies avec celui des Mimivirus ou celle de virus infectant des archées, des bactéries ou des eucaryotes.
→ Mimivirus, Mimiviridae, Megaviridae, archées, eucaryotes
virus géant l.m.
giant virus
Virus à ADN dont la taille dépasse 0,5 µm.
Outre les genres Mimivirus et Megavirus (famille des Megaviridae), les virus géants comprennent d'autres genres viraux comme les Pithovirus (famille des Pithoviridae), les Mollivirus (famille des Molliviridae), les Pandoravirus (famille des Pandoviridae), les Marseillevirus (famille des Marseilleviridae), les Lausannevirus.
Beaucoup ont été trouvés infectant des amibes du genre Acanthamoeba ; d'autres ont été isolés du pergélisol de Sibérie. Le génome des virus géants comprend plus de 1 000 gènes (plus de 2 500 pour les Pandoravirus). Leur pathogénicité pour l'Homme ou les animaux est inconnue. La singularité de ces virus renforce l’idée d’une branche supplémentaire du vivant à côté des eucaryotes, des bactéries et des archées.