volume plasmatique l.m.
plasmatic volume
Volume des liquides contenus dans le sang circulant.
Il est égal au volume sanguin diminué du volume globulaire. Mesuré par la méthodes au bleu d’Evans ou à l’albumine marquée à l’iode radioactif, il est à 4% du poids du corps.
→ plasma
volume alvéolaire l.m.
alveolar volume
Volume des alvéoles pulmonaires participant aux échanges gazeux.
Sigle VA
volume apparent de distribution l.m.
Volume de liquide qui serait nécessaire pour dissoudre la quantité totale T d'un médicament présente dans le corps à la concentration C à laquelle il se trouve dans le plasma Vd= T/C.
Pour de nombreux médicaments qui se lient aux constituants des tissus, le volume apparent de distribution n'a guère d'intérêt pratique.
Symb. Vd
volume-cible l.m.
target volume
Volume anatomique visé par une irradiation thérapeutique.
Il comporte la tumeur, délimitée par palpation ou imagerie, les régions périphériques où le risque de dissémination cellulaire est élevé et éventuellement les relais ganglionnaires contigus dont l'envahissement est reconnu ou soupçonné. On considère comme volumes-cibles distincts les régions anatomiques, distantes ou adjacentes, irradiées par des systèmes de faisceaux différents.
volume courant l.m.
tidal volume
Volume d’air qui pénètre dans le poumon à chaque inspiration ou qui en est rejeté à chaque expiration spontanées.
Le volume courant se mesure sur l'air expiré.
Le volume courant inspiratoire (Vins) est un peu plus grand que celui du courant expiratoire (Vexp,) : en effet, du fait du quotient respiratoire, R ≤ 1, on obtient la formule suivante :
Il en résulte une «aspiration» d'environ 0,06 L/min : la respiration fait office de pompe aspirante. Cette aspiration permanente produit la dépression régnant à l'intérieur de l'organisme (de l'ordre de 70 hPa ≈ 50 mm de Hg) qui se manifeste notamment par le vide pleural.
Vins - Vexp = V'O2. (1 - R)
Symb. VC ou VT
→ physiologie respiratoire (symboles de), quotient respiratoire, ventilation, vide pleural
volume de déclenchement d'un respirateur l.m.
triggering volume of the ventilator
Déplacement de volume à l'orifice de raccordement côté malade nécessaire au déclenchement du respirateur (norme AFNOR).
→ trigger
volume de fermeture l.m.
closing volume
Volume pulmonaire à partir duquel commence à se produire la fermeture des voies aériennes périphériques.
On l'exprime généralement en pourcentage de la capacité vitale ou de la capacité pulmonaire totale.
Sigle VF
volume de réserve inspiratoire l.m.
inspiratory reserve volume
Volume de gaz inspiré au dessus du volume courant lors d'un effort inspiratoire maximal, exprimé en LBTPS.
Sigle VRI
volume globulaire l.m.
red cells volume
Volume moyen d’une hématie.
Le volume d’une hématie étant normalement de 87 ± 5 micromètres cubes, le volume globulaire total (globules rouges) est égal au rapport entre le volume total des hématies (hématocrite) et leur nombre.
Le volume globulaire total occupé par toutes les hématies intravasculaires est normalement de 26,5 mL par kilo chez l’homme et 24,5 mL/kg chez la femme.
volume globulaire (mesure du) l.m.
red cells volume (measure of)
Le volume globulaire se mesure grâce à un traceur isotopique : érythrocytes marqués au chrome 51 Cr
volume globulaire moyen l.m.
mean cellular volume (MCV)
Paramètre érythrocytaire indiquant le volume moyen d'une hématie.
Sa valeur normale est de 90±10 femtolitres (1 fL= 10-15L). Des volumes inférieurs définissent une microcytose, et supérieurs une macrocytose. Il est, soit mesuré directement, soit calculé en divisant l'hématocrite par le nombre de globules rouges.
Sigle VGM
volume mictionnel l.m.
voided volume
Quantité d'urine émise lors d'une miction.
Il correspond normalement à la capacité fonctionnelle de la vessie, mais lui est inférieur en cas de rétention chronique.
→ calendrier mictionnel, résidu vésical postmictionnel
volume mort l.m.
dead volume (VD), dead space
Volume d'air compris dans les voies aériennes naturelles et, éventuellement, dans l'appareillage mais ne participant pas aux échanges gazeux, donc à l'hématose.
On distingue le volume anatomique (trachée et bronches) et le volume mort physiologique, qui comporte en plus les alvéoles non ventilés.
Le volume mort physiologique (à l'expiration) est de l'ordre de 0,18 L chez l'adulte normal. Le volume mort d'appareillage est formé de deux parties : volume d'air dans les tubes où l'air subit un mouvement alternatif et volume supplémentaire (proportionnel au rapport pression d'insufflation/pression barométrique) dû à la compression de l'air dans tout le volume de l'appareillage. Finalement un respirateur délivre toujours une ventilation efficace plus faible que celle indiquée par les appareils de mesure et cela d'autant plus faible que le régime de pression est plus élevé.
volume partiel (effet de) l.m.
partial volume (effect of)
volume plasmatique (mesure du) l.m.
Le volume plasmatique est mesuré en utilisane l'albumine marquée à l'iode 1251
volume résiduel l.m.
residual volume
Volume restant dans les poumons après une expiration forcée.
Différentes techniques permettent la mesure du volume résiduel comme la dilution multicycle de l'hélium ou la pléthysmographie. Ce volume s'exprime en LBTPS et en pourcentage d'une valeur théorique liée au sexe, à l'âge et à la taille.
Sigle : VR
volume sanguin l.m.
blood volume
Volume qui se décompose en volume globulaire et volume plasmatique.
Il s'exprime en mL par kg (70 à 72 chez l'homme) et se mesure grâce à un traceur isotopique érythrocyte marqué au 51Cr pour le volume globulaire et par l'albumine marquée au 125I pour la masse plasmatique.
volume sanguin pulmonaire l.m.
pulmonary blood volume
Quantité de sang contenu dans l’ensemble de la circulation pulmonaire entre le ventricule droit et l’oreillette gauche.
Il est normalement de l’ordre de 500 mL, soit 10 à 12% du volume sanguin total. Il est réglé par les volurécepteurs de l’oreillette gauche et constitue une réserve rapidement disponible pour le ventricule gauche.
volume systolique l.m.
systolic volume, stroke volume (SV)
Quantité de sang éjectée par un ventricule cardiaque à chaque contraction systolique.
Il représente normalement de 70 à 90 mL pour chaque ventricule. Le rapport du volume d’éjection systolique au volume télédiastolique ventriculaire est normalement compris entre 50 et 70%. Ce rapport représente la fraction d’éjection ventriculaire.
volume trabéculaire osseux l.m.
trabecular bone volume
Quantité de tissu osseux contenu dans une unité de volume d'os spongieux.
On peut l'évaluer par histomorphométrie à l'aide d'un oculaire qui comprend un réticule avec 25 points. Le nombre de points du reticulum se projetant sur des travées osseuses permet de calculer le pourcentage de la coupe occupé par du tissu osseux. La mesure est répétée sur plusieurs champs d'un nombre suffisant de coupes. La valeur moyenne obtenue représente le pourcentage de volume de l'os occupé par du tissu osseux. Le volume trabéculaire osseux est de 22% chez l'adulte jeune. Le seuil en dessous duquel apparaissent des fractures ostéoporotiques est de 11%.
bas débit cardiaque (syndrome de) l.m.
low cardiac output syndrome
Manifestation du choc cardiogénique caractérisée par un abaissement considérable du débit cardiaque (inférieur à 2 litres par minute et par mètre carré de surface corporelle), une chute de la tension artérielle, une élévation des pressions de remplissage du cœur et des résistances systémiques, un élargissement de la différence artério-veineuse des concentrations en oxygène.
Il peut être provoqué par une perte de la fonction contractile du myocarde (infarctus), par le détournement d’une fraction importante du volume d’éjection systolique, par une gène au remplissage ventriculaire (tamponnade) ou par une résistance à l’éjection ventriculaire (embolie pulmonaire).
En chirurgie cardiaque, sous circulation extracorporelle, il qualifie l'insuffisance circulatoire aigüe observée dans les suites opératoires immédiates. Les causes en sont multiples : protection myocardique incomplète avec ischémie myocardique, infarctus du myocarde péri-opératoire. Cette complication peut rendre difficile le sevrage de l'assistance circulatoire.
→ choc cardiogénique, index cardiaque
Édit. 2017
constante de débit de kerma l.f.
kerma rate constant
Constante caractéristique d’un radionucléide, représentant le débit de kerma dans l'air, délivré par les photons à la distance unité d’une source ponctuelle et rapporté à l’unité d’activité.
Unité : Gy.s-1.Bq-1.m2
Les photons considérés sont les gammas, les rayons X, le rayonnement de freinage interne, dont l’énergie est supérieure à un certain seuil conventionnel (généralement 20 keV).
[B1]
criblage à haut débit l.m.
high-throughput screening
Le criblage à haut débit désigne dans le domaine de la pharmacologie, de la biochimie, de la génomique et de la protéomique, les techniques visant à étudier et à identifier dans les chimiothèques et ciblothèques, des molécules aux propriétés nouvelles, biologiquement actives.
L’expression « haut débit » évoque ici l’utilisation de la robotique, de l’informatique et de la bio-informatique pour accélérer la phase de test des molécules, protéines, catalyseurs, etc. en vue de processus de production de matériaux, médicaments, etc. Le criblage à haut débit s’appuie sur la bio-informatique, la génomique, la protéomique, la robotique, et parfois les nanotechnologies, etc.
Sigle HTS
→ toxicogénomique, pharmacologie, protéomique, génomique, chimiothèque, ciclothèque
Édit. 2015
débit n.m.
flow
En mécanique des fluides et en physiologie, volume (ou masse) écoulé par unité de temps.
On distingue le débit instantané (ex. débit de pointe) et le débit «moyen» mesuré sur un temps plus long, la minute, en physiologie, sauf indication contraire.
Symboles : pour le débit moyen mesuré sur une minute on note V' pour les écoulements gazeux et Q' pour ceux de sang.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
→ physiologie respiratoire (symboles)
débit acide basal de l'estomac l.m.
gastric acid output
Paramètre mesuré lors de l'étude de la sécrétion acide gastrique, égal au produit de la concentration d'acide dans le liquide gastrique par le volume sécrété dans une unité de temps.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux