transformylation n.f.
transformylation
Transfert d'un radical formyle (-CHO) d'un composé donneur (p. ex. le formyl-tétrahydrofolate) à un composé accepteur (p. ex. l'amino-5-imidazole-4-carboxamide-ribotide, précurseur de l'acide inosinique).
La réaction de transformylation est impliquée dans plusieurs voies métaboliques, notamment la synthèse des bases puriques et le catabolisme de l'acide aminé tryptophanne. Chez les bactéries, elle est également nécessaire pour synthétiser le N-formyl-méthionyl-tRNA, ARN de transfert nécessaire à l'initiation de la synthèse protéique.
transhydrogénase n.f.
transhydrogenase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'hydrogène.
transméthylation n.f.
transmethylation
Réaction générale de transfert du radical méthyle, catalysée par une méthyltransférase.
La méthionine est le principal donneur de radicaux méthyle : la forme active est l'adénosylméthionine. Les principaux accepteurs sont : les phosphatidyléthanolamines, qui donnent les phosphatidylcholines, la glycocyamine, qui donne la créatine, et la noradrénaline, qui donne l'adrénaline. Les radicaux méthyle peuvent être formés par réduction des radicaux formyle et hydroxyméthyle fixés sur l'acide tétrahydrofolique ; ils sont ensuite transférés à l'homocystéine sous l'influence d'un enzyme dont le coenzyme est la méthylcobalamine. La choline peut donner un radical méthyle après oxydation en bétaïne. L'action lipotrope de la méthionine et de la choline est due au rôle qu'elles jouent dans les réactions de transméthylation.
transmutation (nucléaire) l.f.
transmutation
Transformation d'un noyau atomique en un noyau différant par le nombre de charge et/ou le nombre de masse.
Le terme s'applique essentiellement à la désintégration radioactive et éventuellement à une réaction nucléaire provoquée.
transplantations d'organes (complications neurologiques des) l.f.p.
neurologic complications of organ transplantations
Ensemble de complications neurologiques liées surtout à l'immunosuppression induite par la thérapeutique antirejets.
Sont décrites : des infections du système nerveux central dans 5 à 10% des transplantations (principalement en cause : Listeria monocytogenes, Aspergillus fumigatus et Cryptococcus neoformans) ; des lymphomes primitifs du système nerveux central dans 2% des cas (une relation avec le virus Epstein-Barr est évoquée) ; des crises convulsives, manifestations d'une encéphalopathie aigüe ou survenant isolément ; également fréquentes, des complications neurologiques propres aux effets neurotoxiques des immunosuppresseurs.
Les complications les plus nombreuses lors des transplantations rénales sont les infections et les accidents thromboemboliques. Le risque majeur lors de 25 à 40% des transplantations hépatiques est celui d'une encéphalopathie métabolique ou anoxique. Des lésions vasculaires cérébrales ischémiques sont rapportées dans un tiers des cas, de même que les infections du système nerveux central et les crises épileptiques. Chez plus de 10% de ces patients, sont observés des tableaux clinicoradiologiques de myélinolyse centrale du pont. Les transplantations cardiaques exposent précocement aux accidents ischémiques et anoxiques, et à distance à des complications des traitements immunosuppresseurs, ou encore à des accidents vasculaires, de mécanismes divers. Les transplantations pancréatiques sont grevées d'accidents focaux ou globaux anoxiques. Les transplantations de moelle osseuse se compliquent d'accidents neurologiques dans 50% des cas, dominés par l'encéphalopathie métabolique, les infections fongiques et virales, les accidents vasculaires liés ou non à une endocardite.
Sont également relevées des manifestations neurologiques au cours du syndrome dysimmunitaire dit "graft-versus-host-reaction".
→ greffon contre l'hôte (réaction du)
transplantation et histocompatibilité l.f.
transplantation and histocompatibility
Ensemble des phénomènes régissant dans le domaine de la compatibilité tissulaire les relations entre donneur et receveur d'un organe ou d'un tissu.
L'incidence et la fréquence des crises de rejet sont d'autant plus faibles que la compatibilité tissulaire entre donneur et receveur est bonne. L'insuffisance d'histocompatibilité peut, dans certaines transplantations notamment tissulaires (moelle osseuse), conduire à des réactions immunologiques du greffon contre le receveur (réaction du greffon contre l'hôte).
→ greffon contre l'hôte (réaction du), HLA (système)
transsudation n.f.
transudative effusion
Extravasation dans le tissu conjonctif lâche ou dans une cavité préformée d'un liquide pauvre en protéines, conséquence d'un déséquilibre entre pression hydrostatique et pression osmotique intra et extravasculaire.
Ce liquide ne coagule pas au contact d'acide acétique, la réaction de Rivalta est négative.
F. Rivalta, médecin italien (1895)
Étym. lat. trans : à travers ; sudare : suer
TTL sigle angl. m. pour Lymphoblastic Transformation Test
Test de transformation lymphoblastique des lymphocytes en culture, en présence d'antigène ou de mitogène non spécifique.
En présence d'antigène, ce test est utilisé surtout pour la recherche d'une allergie de type IV. En présence de mitogène non spécifique (phytohémagglutinine, concanavaline A, pockweed), l'absence de réaction indique une anomalie lymphocytaire.
tuberculose iléocaecale l.f.
ileocaecal tuberculosis
Contamination, par le bacille tuberculeux, de la région iléocaecale à partir d'un foyer extradigestif, le plus souvent pulmonaire, qui représente 80% des tuberculoses intestinales.
Le plus souvent il s’agit d’une contamination directe par un bacille d’origine bronchique, qui franchit la muqueuse et se localise dans les ganglions lymphatiques. Il peut exister aussi une dissémination hématogène ou une contamination de voisinage ; exceptionnellement une contamination par un bacille bovin ingéré. La tuberculose intestinale, qui avait disparu des pays développés, réapparait dans le monde dans le cadre des syndromes immunodéficitaires acquis. Les signes sont ceux d’une pathologie inflammatoire de la région iléocæcale et le diagnostic, en l’absence de contexte évocateur, est le plus souvent fait par l’anatomopathologie. Sur les pièces d’exérèse intestinale, on met en évidence des nodules miliaires séreux, des sténoses et des ulcérations, sièges d’une nécrose caséeuse et d’un infiltrat à cellules mononucléées avec une réaction de cellules épithélioïdes.
tube séminifère l.m.
spermatic tubule
Tube pelotonné au long duquel se réalise la maturation des gamètes mâles dans le testicule depuis le stade de spermatogonie jusqu’au spermatozoïde.
Celui-ci passe ensuite, par le rete testis, dans l’épididyme puis dans le canal déférent. Outre ces cellules de la lignée séminale, le tube séminifère est revêtu de cellules de Sertoli qui assurent probablement la nutrition des cellules spermatogénétiques et servent de barrière antigénique entre celles-ci et les cellules somatiques, évitant ainsi d’exposer les gamètes à une réaction auto-immune.
E. Sertoli, histologiste italien (1865)
Étym. lat. tubulus : petit tube ; semen : semence
tumeur à cellules géantes des os l.f.
giant-cell tumor, myeloplaxoma
Tumeur osseuse épiphyso-métaphysaire de l’adulte jeune, principalement entre 20 et 40 ans, formé d’un tissu très vasculaire dans lequel se trouvent de grandes cellules multinucléées les myéloplaxes.
Elle est située le plus souvent à l’extrémité des os longs et plus particulièrement au genou : extrémité distale du fémur et proximal du tibia, dans les os plats ; tout os peut être atteint. La tumeur est ordinairement unique, très rarement multicentrique. Quand elle se développe avant la fermeture du cartilage de croissance osseuse elle est située du côté métaphysaire ; après la fermeture, elle est épiphyso-métaphysaire. D’abord située dans l’os spongieux, elle se développe de façon excentrique, atteint la corticale osseuse qu’elle peut détruire et les tissus mous (et parfois l’articulation adjacente) qu’elle refoule ou envahit. La tumeur,douloureuse, peut former une voussure palpable.
L’imagerie médicale montre une ostéolyse homogène, sans reconstruction osseuse, avec très peu de réaction périostée. Le contenu est mou, de couleur brun-rouge, parfois vacuolaire ou hémorragique. L’examen histologique montre un stroma assez homogène très vasculaire contenant, à côté de cellules mononuclées, de grandes cellules multinucléées, les myéloplaxes ou cellules géantes. L’évolution est variable : certaines formes sont latente (stade 1), le plus souvent la tumeur est active et expansive (stade 2), parfois elle est rapidement évolutive (stade 3).
La nosologie tumorale de cette tumeur n’est pas clairement établie. Bien que la tumeur soit considérée comme bénigne elle peut donner des métastases, pulmonaires le plus souvent de même structure histologique et souvent peu évolutives parfois même résolutives. Une transformation maligne sarcomateuse est rare ; elle se voit au cours de récidives après traitement chirurgical et surtout après radiothérapie (qui n’est pratiquée que pour des tumeurs inaccessibles ou inopérables). Le traitement est chirurgical par exérèse large, curetage ou résection osseuse suivie de comblement ou de reconstruction.
A. P. Cooper, Sir, membre de l'Académie de médecine et B. Travers, chirurgiens britanniques (1818)
Syn. tumeur à myéloplaxes, ostéoclastome, myxoplaxome (désuet)
UDP-glucose-4-épimérase n.f.
UDP-glucose-4-epimerase, galactowaldenase
Enzyme catalysant de manière réversible la réaction d'isomérisation de l'UDP-glucose en UDP-galactose.
Dans le foie, cet enzyme sert à l'utilisation du galactose d'origine alimentaire ou tissulaire. Dans les tissus, en général, il permet la synthèse de galactose à partir du glucose.
Syn. galactowaldénase
→ épimérase, Uridine-DiPhosphate-glucose, Uridine-DiPhosphate-galactose
ulcère bilharzien l.m.
bilharzial ulcer
Lésions ulcéreuses, aigües ou chroniques, liées à la présence des œufs de Schistosoma haematobium dans la paroi de la vessie, associant des phénomènes de nécrose au sein d'une importante réaction fibro-inflammatoire.
Les ulcères aigus réagissent bien au traitement médical antiparasitaire. Les ulcères chroniques, interminables et douloureux, bénéficient de la résection endoscopique.
Étym. lat. ulcus : ulcère
→ ulcère, cystite bilharzienne, Schistosoma haematobium
urée n.f.
urea
Diamide de l'acide carbonique, ou carbamide. H2N-CO-NH2, produit ultime du catabolisme azoté des acides aminés.
C'est une substance non toxique, incolore et inodore, qui cristallise dans le système quadratique. Elle est très soluble dans l'eau et très diffusible. Elle se transforme en carbonate d'ammonium par ébullition prolongée avec l'eau ou sous l'influence de l'uréase. Par chauffage au-delà du point de fusion, elle donne le biuret. L'acide nitreux, les hypochlorites et les hypobromites décomposent l'urée en azote, gaz carbonique et eau.
L'urée est synthétisée dans le foie à partir de l'ammoniac. Le dosage de l'urée se fait par action de l'uréase (mesure colorimétrique de l'ammoniac libéré), ou par réaction colorimétrique avec la diacétylmonoxime.
La concentration plasmatique d’urée chez le sujet normal adulte est de 2,5 à 7,5 mmol/L. Elle est plus faible chez l’enfant. L’urée est éliminée par le rein (clairance : 65 à 100 mL/minute). La quantité excrétée reflète les apports protidiques alimentaires et l'importance du catabolisme protidique. Ses dérivés de substitution de l'hydrogène sont les uréines ; ses produits de condensation sont les uréides (barbituriques). L'urée a des propriétés diurétiques.
urticaire n.f.
urticaria
Réaction cutanée consistant en une éruption brutale de papules prurigineuses, œdémateuses, à limites nettes, de taille, de forme, de siège très variables, dont chacune ne persiste que quelques heures, et liée à la libération dans le derme de médiateurs chimiques, dont le principal est l'histamine sécrété par les mastocytes.
De nombreux mécanismes, immunologiques ou non, peuvent entraîner une urticaire. Qu'elles soient aigües ou chroniques (c’est-à-dire durant plus de trois mois), les variétés d'urticaires sont nombreuses :
- physiques : dermographisme réalisant une strie urticarienne à la friction, urticaires retardées à la pression, à l’exposition solaire, au froid, à la chaleur ou cholinergique;
- de contact : avec des plantes, orties notamment, des produits chimiques, voire exceptionnellement de l'eau réalisant l'urticaire aquagénique;
- de cause générale : intolérance à des médicaments, ce qui est fréquent, des aliments ou des additifs alimentaires.
C'est une affection "impliquant fortement des facteurs psychogènes", notamment dans ses formes chroniques.
Rarement, d'autres causes peuvent être trouvées : ainsi une urticaire peut révéler une maladie générale et correspondre alors à une forme systémique. Une urticaire aigüe peut faire partie d'un choc anaphylactique. L'angio-œdème, ou œdème de Quincke, est une variété souscutanée d'urticaire, qui se manifeste par des œdèmes aigus de la peau et des muqueuses; certaines formes peuvent être mortelles.
Le traitement de l'urticaire repose sur l'éviction des facteurs étiologiques et l'administration d’antihistaminiques H1.
L'urticaire pigmentaire est entièrement différente de la très rare forme pigmentée d'urticaire.
H. Quincke, médecin allemand (1882)
Étym. urtica : ortie
→ Quincke (œdème de), choc anaphylactique, urticaire pigmentaire, urticaire à la chaleur, urticaire aquagénique, urticaire au froid, urticaire cholinergique, urticaire chronique, urticaire de contact, urticaire profonde, urticaire retardée à la pression, urticaire solaire, urticaire systémique, urticaire-surdité-amylose rénale
urticaire de contact l.f.
contact urticaria
Lésion d'urticaire apparaissant quelques minutes après le contact de la peau avec une substance particulière.
Les causes en sont nombreuses : végétaux, p. ex. orties, animaux, p. ex. chenilles, méduses, aliments, médicaments, produits chimiques, etc. Une urticaire de contact peut se compliquer d'une réaction générale.
uvéite intermédiaire l.f.
intermediate uveitis
Inflammation de l'uvée, siégeant électivement au niveau de la base d'implantation périphérique du vitré.
On distingue des uvéorétinites basales (pars planitis, cyclites postérieures) et les choriorétinites périphériques. L'examen met en évidence une hyalite, signe essentiel, avec présence au verre à trois miroirs d'exsudats se présentant soit sous forme d'œufs de fourmis, soit sous celle de placards plus étendus. Une vascularite rétinienne est en règle associée. L'évolution est chronique avec réaction maculaire œdémateuse.
Syn. pars planite
→ uvéite
vaccin encéphalite japonaise l.m.
japanese encephalitis vaccine
Vaccin inactivé préparé à partir du Flavivirus responsable de l’encéphalite japonaise et destiné aux sujets voyageant en zones rurales d’endémie (Sud-Est Asiatique, sous-continent indien) pendant la période de mousson.
Cette vaccination, efficace, nécessite trois injections à J 0, J 7 et J 30, avec un rappel après un an, puis tous les trois ans. Il est conseillé de reporter le départ à l’étranger à dix jours après la vaccination en raison du risque de réaction allergique tardive.
Plusieurs types de vaccins existent, les uns inactivés, les autres vivants atténués. Cette vaccination, efficace et habituellement bien tolérée, demeure malheureusement trop coûteuse pour être administrée systématiquement à tous les enfants dans certains pays.
→ encéphalite japonaise, Flavivirus
[D1, E1]
Édit. 2019
Varangot (réaction de) l.f. (obs)
Varangot test
Réaction biologique de grossesse par injection des urines de femme enceinte à des rattes impubères.
J. Varangot, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1909-1985) ; S. Aschheim, gynécologue allemand (1878-1965)
[O3]
Édit. 2020
vascularites et neuropathies l.f.p.
vasculitis and neuropathies
Association, au niveau des nerfs, d'un processus inflammatoire et d'une nécrose des parois vasculaires induisant une ischémie tissulaire.
Il peut s'agir d'aspects aigus, avec infiltration périvasculaire et intrapariétale de cellules inflammatoires, associée à une nécrose de la paroi, ou d'aspects plus chroniques, avec combinaison d'une prolifération de cellules endothéliales, d'une fibrose périvasculaire et d'un rétrécissement ou d'une occlusion de la lumière artérielle. Ces divers aspects peuvent intéresser des artères de calibres différents. Classiquement, les vascularites diffèrent des microvascularites en fonction du calibre des vaisseaux touchés : veinules, capillaires ou artérioles de diamètre inférieur à 70 µm, présence d'une nécrose fibrinoïde avec infiltrats cellulaires de type lymphocytaire. Il est habituellement admis que les microvascularites ne sont que le témoin d'une réaction immunologique, et non directement responsables de l'atteinte des fibres nerveuses dans le cadre des neuropathies périphériques.
Il s'agit de mononeuropathies multiples, dont le diagnostic doit le plus souvent être affirmé par la biopsie nerveuse périphérique. A la neuropathie s’associe un syndrome inflammatoire important et souvent des atteintes multiviscérales, parfois à une cryoglobulinémie.
Les formes localisées aux nerfs périphériques sont de meilleur pronostic. Le traitement comprend les corticoïdes et/ou les immunosuppresseurs.
Toutes les vascularites peuvent induire des neuropathies périphériques. Les vascularites le plus fréquemment en cause sont la périartérite noueuse, la granulomatos éosinophilique avec polyangéite (ex. angéite de Churg-Strauss) et les connectivites. Les formes localisées aux nerfs périphériques sont de meilleur pronostic. Le traitement comprend les corticoïdes et/ou les immunosuppresseurs.
D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1945) ; T. Kawazaki, pédiatre japonais (1967) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) ; B. T. Horton, médecin interniste américain (1932) ; F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; M. Takayashu, ophtalmologiste japonais (1908) ; L. Buerger, chirurgien urologue américain (1908) ;
→ vascularite, vascularite nécrosante systémique, périartérite noueuse, granulomatos éosinophilique avec polyangéite , connectivite, cryoglobulinémie
[F3, H1, K4, N3]
Édit. 2020
végétations adénoïdes l.f.p.
adenoid vegetations
Hypertrophie pathologique du tissu adénoïde des tonsilles palatines (amygdales pharyngiennes), comportant souvent une composante infectieuse bactérienne, s’observant surtout chez l’enfant.
L'hypertrophie des végétations adénoïdes par réaction inflammatoire ou infectieuse peut entraîner l'inflammation de l'oreille moyenne.
L’exérèse chirurgicale des végétations est l’adénoïdectomie.
Étym. gr. adên : glande
→ tonsille palatine, adénoïdectomie
[P1, O2]
Édit. 2020
virose n.f.
virosis
Infection due à un virus.
Par leurs aspects histologiques, les viroses se caractérisent par des lésions variées diversement associées :
1) lésions nucléaires : pycnose, augmentation en nombre et en taille des nucléoles, marginalisation de la chromatine ;
2) lésions cytoplasmiques : basophilie, vacuolisation, clarification, au maximum aspect en “verre dépoli” de l’hépatite virale, koïlocytose liée au virus HPV ;
3) présence de cellules géantes multinucléées de la rougeole, de l’herpès : noyaux dépolis en grappe ;
4) présence de corps de coagulation marquant la nécrose.
Les lésions tissulaires induites sont directes : prolifération dans les papillomes, le molluscum contagiosum, les condylomes ; bulle épidermique ; nécrose tissulaire dans l’encéphalite herpétique ; et indirectes, provoquant une réaction inflammatoire : infiltrat lymphohistiocytaire. Les virus atteignent la peau, les muqueuses, divers parenchymes ; p. ex. le foie (hépatites A, B, C), le testicule, la parotide (oreillons), la maladie des inclusions cytomégaliques liée au cytomégalovirus et caractérisée par une inclusion intranucléaire en œil de chouette, les nœuds lymphatiques (viroses lymphatiques, mononucléose infectieuse, lymphome de Burkitt, carcinome nasopharyngien, etc.), ou encore le cerveau (virus neurotropes, méningite, encéphalite, encéphalomyélite), une fièvre hémorragique, etc.
Étym. lat. virus : poison
→ virus, pycnose, cellule géante, rougeole, herpès, koïlocyte, human papilloma virus, nécrose, papillome, molluscum contagiosum, condylome, encéphalite herpétique, hépatite virale, oreillons, mononucléose infectieuse, syndromes myéloprolifératifs, Burkitt (lymphome de), méningite, encéphalite, fièvres hémorragiques virales, arbovirose
[D1]
Édit. 2018
virus d'Epstein-Barr l.m.
Epstein-Barr virus
Le virus d'Epstein Barr (EBV), apparteient à la famille des Herpesviridae, sous-famille des Gammaherpesvirinae, dont le réservoir est uniquement humain, qui est responsable de la mononucléose infectieuse, mais qui est aussi associé à des tumeurs comme le lymphome de Burkitt ou le carcinome indifférencié du nasopharynx.
Chez l’immunodéprimé, l’EBV peut être présent dans divers états pathologiques : lymphome de Burkitt, lymphomes malins non hodgkiniens , maladie de Hodgkin et leucoplasie orale chevelue. Il a aussi été mis suspecté dans l’étiologie de diverses tumeurs.
L'infection virale peut persister dans certaines cellules, mais en restant d'expression réprimée et susceptible de se réactiver, notamment chez l'immunodéprimé, comme lors de l'infection par le VIH.
Le génome de ce virus est un ADN linéaire et bicaténaire ; ce virus possède une enveloppe et sa capside est de symétrie icosaédrique.
Le diagnostic repose sur l’existence d'un syndrome mononucléosique biologique, mais aussi sur le MNI test, la réaction de Paul, Bunnell et Davidsohn, la présence d'anticorps spécifiques et la PCR sur sang (lymphocytes circulants), voire sur liquide cérébrospinal.
M. A. Epstein, Sir, virologiste et anatomopathologiste britannique et Yvonne M. Barr, virologiste britannique (1964) ; D. P. Burkitt, chirurgien britannique (1959) ; T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1832)
Étym. lat. virus : poison
Sigle EBV
→ Herpesviridae, mononucléose infectieuse, Burkitt (lymphome de), cancer du nasopharynx, lymphome malin non hodgkinien, Hodgkin (maladie de), leucoplasie orale chevelue, MNI-test, Paul, Bunnell et Davidssohn (réaction de)
[D1]
Édit. 2018
vitesse circulatoire (mesure de la) l.f.
circulation time (measure of)
La vitesse circulatoire globale est déterminée en mesurant le temps écoulé entre l’introduction d’un produit- test dans une veine périphérique et sa manifestation en un point éloigné du réseau circulatoire.
Cette manifestation peut être le goût d’un produit sapide ou de l’éther, une réaction physiologique précise, ou l’apparition d’une coloration avec la fluorescéine.
Voges–Proskauer (réaction de) l.f.
Voges-Proskauer’s reaction
Réaction biochimique basée sur la dégradation du glucose et longtemps utilisée, en microbiologie, pour la différenciation des entérobactéries.
N’est plus employée.
D. Voges et B. Proskauer, bactériologiste et hygiéniste allemands (1898)