prolyl-3-hydroxylase n.f.
prolyl-3-hydroxylase
Enzyme catalysant l'oxydation de la proline en 3-hydroxyproline dans la molécule de procollagène.
L'enzyme est localisée dans la membrane des citernes du réticulum endoplasmique sur le chemin suivi par les molécules de procollagène dans le fibroblaste.
[C1]
Édit. 2019
propranolol n.m.
bêta-bloquant caractérisé par un blocage global (bêta 1 et bêta 2) des récepteurs bêta adrénergiques et une focte activité stabilisante de membrane.
Premier bêta-bloquant utilisé en thérapeutique
proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9 l.f.
proprotein convertase subtilisin/kexin type 9
Neuvième composant de la classe des proprotéines convertases, dont le rôle est de cliver, dans le foie le LDL (Low Density Lipoprotein) (RLDL) et d'induire ainsi leur dégradation.
La PCSK9 est une proprotéine convertase exprimée essentiellement dans le foie, l'intestin et les reins qui s'autoclive dans le réticulum endoplasmique avant d'être sécrétée. Elle agit comme une protéine chaperon en se liant au RLDL et en empêchant ainsi son recyclage à la membrane hépatique. Plus les concentrations plasmatiques de PCSK9 sont élevées, moins l'hépatocyte présente de RLDL à sa surface et plus la cholestérolémie augmente. Ainsi, il est logique d'inhiber PCSK9 pour diminuer la cholestérolémie.
L'enzyme est codée par un gène de même nom situé sur le chromosome 1. Des mutations de ce gène représentent une cause d'hypercholestérolémie familiale autosomique dominante moins fréquente que celles de RLD et de son ligand, Apo-B100. D'autres mutations sont responsables d'une hypocholestérolémie et diminuent le risque vasculaire.
Des médicaments bloquant la PSCK9 ont été proposés pour le traitement deshypercholestérolémies. Ce sont des anticorpsmonoclonaux (allirocumab, evolocumab) qui ciblent la protéine circulante et des oligonucléotides du type microARN qui dégradent l'ARNm de PCSK9, et donc diminuent la synthèse protéique.
Sigle PCSK9
→ apoprotéine, microARN, proprotéine convertase, LDL, réticulum endoplasmique, protéine chaperon, cholestérol
[C1, C3]
Édit. 2019
prostasome n.m.
prostasome
Vésicules membraneuses sécrétées par la glande prostatique et excrétées dans le sperme, dont elles facilitent plusieurs fonctions.
D'un diamètre de 40 à 500 nm, entourées d'une membrane lipoprotéique, ces vésicules sont riches en cholestérol, sphingomyélines et calcium, et contiennent de nombreux enzymes. Les rôles physiologiques possibles des prostasomes sont la protection des spermatozoïdes en milieu acide, le renforcement de la mobilité des spermatozoïdes, la diminution de la fluidité du sperme, l'immunomodulation de l'environnement local.
protéine d'activation des fibroblastes alpha l.f.
fibroblast activation protein alpha (FAPA)
La protéine d’activation des fibroblastes alpha (FAPA) est une protéase à sérine, intégrée à la membrane cellulaire, qui forme des complexes avec d'autres composants membranaires et exerce son activité protéolytique à la surface cellulaire.
FAPA est exprimée dans les cellules stromales des cancers épithéliaux et dans plusieurs autres types de tumeurs malignes. Elle facilite l’invasion tumorale et la formation des métastases.
Abrév. FAPA
→ stroma tumoral, sérine-protéase
[C1]
Édit. 2017
protéines du stress l.f.p.
stress proteins
Protéines produites lors d’un stress ou d’un choc thermique par exemple, qui s’associent à d’autres protéines n’ayant pas encore acquis ou ayant perdu leur conformation tridimensionnelle.
Ces interactions sont destinées à prévenir l’agrégation des protéines altérées ou en cours de biosynthèse, à éliminer les protéines anormales ou étrangères, à assurer le transfert des protéines du cytoplasme vers la membrane cytoplasmique ou vers des organites (mitochondries, lysosomes, noyau, réticulum endoplasmique). Ce sont des molécules chaperonnes, ubiquitaires, de structure très conservée chez les eucaryotes et les procaryotes.
Les protéines du stress sont classées en différentes familles structurales (hsp, grp, métallothionéine ou enzymes telle que la superoxyde dismutase (SOD) ou l’hème-oxygénase). Elles sont associées à l’ATP. La plupart sont exprimées de façon constitutive, d’autres sont induites par le stress ou contrôlées par la concentration de glucose.
→ protéine du choc thermique, protéine du coup de chaleur, protéine du coup de froid
protéine-kinase C n.f.
protein kinase C
Protéine kinase initialement décrite comme activée par le calcium, d’où son nom, et dont l’activité in vivo dépend d’une interaction avec un diacyl-glycerol (ou diglycéride) de la membrane cellulaire.
protein O-mannosyl-transferases (POMT) l.f.p.
Enzymes catalysant le transfert d’un résidu de mannose du dolichol-phosphate sur la fonction alcool (-OH) d’un résidu de sérine ou thréonine d’une protéine
Deux formes de POMT sont présentes dans la membrane du réticulum endoplasmique : POMT1 et POMT2. Des mutations de POMT1 et POMT2 ont été identifiées dans le syndrome de Walker-Warburg.
Abrév. POMT
→ mannose, dolichol-phosphate, reticulum endoplasique, Walker-Warburg (syndrome de)
protéine ras l.f.
ras protein
Protéine codée par le protooncogène c-ras.
La protéine ras (de masse 21 kDa), dénommée p21, apparentée aux protéines G, peut être ancrée sur la face interne de la membrane plasmique grâce à un radical palmitoyle et à un radical farnésyle attachés à la protéine ; la protéine correspondant à l'oncogène ras n'en diffère que par une simple mutation portant sur une glycine remplacée par une valine.
La protéine ras fait partie des protéines G ; elle lie le GDP ou le GTP ; avec le GTP elle produit un message pour la cellule en même temps que le GTP est hydrolysé. La protéine de l'oncogène ras fixe aussi le GTP, mais l'activité GTPase ne s'exerce pas, en maintenant le complexe ras-GTP. Il existe plusieurs protéines ras, qui constituent une famille de protéines de structures très voisines ayant 188 ou 189 acides aminés, différant un peu dans leur partie C-terminale ; on connaît plusieurs gènes ras : c-H-ras-1 (l'oncogène provient du virus de Harvey), c-K-ras-2 (provenant du virus de Kirsten) ; N-ras (provenant d'un neuroblastome humain) ; de plus la protéine correspondant à K-ras-2 existe sous deux formes A et B, ayant quelques différences vers l'extrémité C-terminale.
protéine src l.f.
src protein
Protéine codée par le protooncogène c-src.
La protéine src (de masse 60 kDa), dénommé p60, a des propriétés de tyrosine-kinase. Elle est ancrée sur la face interne de la membrane plasmique grâce à une molécule d’acide myristique attachée à la protéine sur le résidu Gly-NH2-terminal ; la protéine correspondant à l’oncogène v-src, qui ne comporte que 526 acides aminés, n’en diffère que par la délétion de l’extrémité NH2-terminale à partir de la Tyr 527.
L’activité tyr-kinase de la protéine c-src est normalement réprimée par la phosphorylation de la tyrosine 527, phosphorylation qui peut être une autophosphorylation : on connaît plusieurs gènes de la famille src : c-src et v-src (l’oncogène provient du virus du sarcome de Rous du poulet), mais aussi c-abl et v-abl (l’oncogène provient du virus de la leucémie d’Abelson de la souris).
protéine transporteuse d'acides gras l.f.
fatty acid binding protein
Protéine du cytoplasme capable de fixer un acide gras ou un acyl-coenzyme A et de le transporter d'une membrane à une autre, d'une particule à une autre.
Symb. protéine Y
protéine transporteuse de cholestérol l.f.
sterol carrier protein
Protéine cytoplasmique capable de fixer une molécule de cholestérol et de la transporter d'une membrane à une autre, d'une particule à une autre.
On connaît plusieurs protéines impliquées dans le transport des stérols et de leurs précurseurs métaboliques.
Sigle : SCP
protéine transporteuse de phospholipides l.f.
phospholipid carrier protein
Protéine cytoplasmique capable de fixer une molécule de phospholipide et de la transporter d'une membrane à une autre, d'une particule à une autre.
Il existe des protéines spécifiques de telle ou telle classe de phospholipides.
protéoglycanne n.m.
proteoglycan
Les protéoglycannes sont composés d'une glycoprotéine appelée "protéine coeur" sur laquelle sont attachées une ou plusieurs chaînes de glycosaminoglycannes sulfatés, liées généralement par une liaison osidique aux fonctions alcool de certains acides aminés sérine de la protéine.
On distingue actuellement plus de 40 protéines coeur différentes et 5 grandes classes de protéoglycannes :
1- les petits protéoglycannes riches en leucine (Small Leucin-Rich Proteoglycans, SLRP), servant essentiellement à la stabilisation des fibres de collagène et à la régulation des activités cellulaires; les principaux sont la décorine, le lumicane et la fibromoduline;
2-les gros protéoglycannes extracellulaires, dont certains sont capables de s'agréger à l'acide hyaluronique pour former de très volumineux complexes permettant l'hydratation des tissus et l'amortissement des chocs; les principaux sont le versicane et l'agrécane;
3-les protéoglycannes associés au membranes basales, qui participent à la cohésion des tissus et à la filtration des molécules; les principaux sont le perlécane et l'agrine;
4-les protéoglycannes de la membrane cellulaire, qui jouent un rôle important dans la signalisation cellulaire et favorisent l'action des cytokines et facteurs de croissance. Cette classe se compose des syndécanes, dont la protéine coeur est transmembranaire, et des glypicanes, pour lesquels la protéine coeur est ancrée à la surface de la cellule;
5- un petit protéoglycanne appelé serglycine présent dans les granulations intracellulaires des mastocytes et des macrophages, qui porte des chaînes d'héparine, anticoagulant majeur.
Syn. protéoglycane
→ matrice extracellulaire, glycosaminoglycanne, acide hyaluronique, mastocyte, macrophage, héparine, cytokines
[C1, C3]
Édit. 2019
protocellule n.f
protocell or protobiont
Cellule rudimentaire à l’origine de la vie.
Les processus d’origine de la vie sont toujours hypothétiques. Une théorie veut que des protocellules aient été formées à partir de vésicules à membrane lipidique contenant des systèmes permettant leur replication et des mécanismes d’échange avec le monde extérieur.
proto-oncogène n.m.
protooncogen
Gène susceptible d'être transformé en oncogène.
La plupart des oncogènes ayant été caractérisés sur des rétrovirus, la dénomination des proto-oncogènes rappelle le nom du virus correspondant : par ex. src (sarcome de Rous du Poulet) donne son nom à l'oncogène viral v-src et au proto-oncogène cellulaire animal c-src ; c-myc correspond à un oncogène du virus de la myélocytomatose aviaire ; c-fos à un oncogène du virus de l'ostéosarcome FBJ de la Souris ; c-erb à un virus de l'érythroblastose aviaire, etc.
La protéine dont la synthèse dépend d'un proto-oncogène est très souvent un récepteur membranaire de facteur de croissance : ainsi la protéine c-erb B1 est identifiée au récepteur du facteur de croissance de l'épiderme (EGF) ; l'activité tyrosine-kinase de ce récepteur est régulable, alors que celle de la protéine v-erb B1 dépendant de l'oncogène est permanente.
Certaines protéines sont apparentées aux protéines de transduction : c'est le cas pour le proto-oncogène ras, la protéine ras (de masse 21 kDa), dénommée p21, apparentée aux protéines G, est ancrée sur la face interne de la membrane plasmique grâce à un radical palmitoyle et à un radical farnésyle attachés à la protéine ; la protéine correspondant à l'oncogène ras n'en diffère que par une simple mutation portant sur une glycine remplacée par une valine. La transformation d'un proto-oncogène en oncogène peut donc être une simple mutation ponctuelle ou une délétion. Mais dans d'autres cas il peut s'agir de la translocation du gène d'une zone inactive à une zone où il est transcrit (cas du lymphome de Burkitt), ou bien de la formation d'un hybride (cas de la leucémie myéloïde chronique).
Étym. gr. prôtos : premier ; oncogène
Syn. thrombopoietin receptor, myeloproliferative leukemia virus oncogene
protoscolex n.m.
protoscolex
Élément résultant du bourgeonnement de la membrane des capsules proligères d’un kyste hydatique.
Mesurant 120 µm environ, les protoscolex contiennent un scolex invaginé portant les 4 ventouses et les 36 à 42 crochets du futur cestode adulte. Normalement attachés à la paroi des capsules proligères, les protoscolex peuvent s’en libérer et flotter dans le liquide hydatique avant de se réunir à la partie déclive du kyste où ils forment le sable hydatique. Leur évolution possible est double : ingérés par un hôte définitif convenable (canidé), ils se dévaginent et donnent chacun naissance, par bourgeonnement, à un Echinococcus granulosus adulte ; dans l’organisme de leur hôte intermédiaire naturel (mouton) ou accidentel (homme), ils peuvent se vacuoliser et, par un processus de polyembryonnie, donner naissance à une hydatide fille, tout à fait conforme au kyste hydatique initial (Echinococcose secondaire).
pseudokyste n.m.
pseudocyst
Collection liquidienne ne comportant pas de membrane propre.
Le liquide du kyste refoule les structures adjacentes sans interposition de paroi ; par ex : le kyste hématique intramusculaire, le pseudokyste synovial.
Étym. gr. pseudès : faux ; kustos : vessie
pyropoïkilocytose n.f.
pyropoikilocytosis
Maladie rare de la membrane des globules rouges, observée dans la race noire, de transmission héréditaire autosomique récessive, responsable d'une hémolyse chronique de sévérité variable.
Elle résulte de défauts de polymérisation des molécules de spectrine. La poïkilocytose, ou variabilité de la forme des hématies, y est accentuée ou déclenchée in vitro par la chaleur. La splénectomie est incomplètement efficace.
radical libre oxygéné l.m.
oxygen free radical
Radical libre provenant de réactions d’oxydo-réduction univalentes de l’oxygène, tel que l'anion superoxyde, le radical hydroxyle, le radical libre hydroperoxyde ou d'autres composés comme le HPETE.
Les radicaux libres oxygénés sont produits lors des syndromes inflammatoires, d’une hypo ou hyperoxygénation, du syndrome ischémie-reperfusion, d’états de choc circulatoire, lors de la sénescence ou d’intoxications. Ils provoquent une hyperoxydation membranaire cellulaire : membrane plasmique, lysosomes, mitochondries, etc. ; ils augmentent le chimiotactisme cellulaire : macrophage, polynucléaire. Certains agissent sur l’ADN et sont, à ce titre, mutagènes et cancérigènes. Ils ont une fonction bactéricide. Ils sont fixés ou détruits par divers agents biochimiques, tels que les flavonoïdes, les anthocyanes, les thiols comme le glutathion, la vitamine E, l'acide ascorbique, le β-carotène, l'interféron, et des enzymes tels que les superoxyde-dismutases et indirectement les catalases et peroxydases.
rameau auriculaire du nerf facial l.m.
ramus auricularis nervi faciali (TA)
auricular branch of facial nerve
Branche terminale du nerf auriculaire postérieur.
Né au niveau ou un peu au-dessous du foramen stylomastoïdien, il contourne le bord antérieur du processus mastoïdien, au-dessous du méat acoustique externe dans la paroi postérieure duquel il s’enfonce et qu’il innerve ainsi qu’une partie de la membrane du tympan.
Syn. anc. rameau sensitif du conduit auditif externe ; rameau auriculaire interne du nerf facial
rameau perforant de l'artère fibulaire l.m.
ramus perforans arteriae fibularis (TA)
perforating branch of fibular artery
Branche terminale antérieure de l’artère fibulaire qui traverse l’extrémité inférieure de la membrane interosseuse de la jambe.
Elle descend en avant du squelette et s’anastomose sur la face antérieure de l’articulation talo-crurale avec les rameaux malléolaires latéraux de l’artère fibulaire.
Syn. anc. artère péronière antérieure, artère péronière perforante
rameau perforant de l'artère interosseuse postérieure l.m.
ramus perforans arteriae interosseae posterioris (TA)
perforating branch of posterior interosseous artery
Rameau artériel qui traverse la membrane interosseuse de l’avant-bras pour s’anastomoser avec des branches de l’artère interosseuse antérieure.
→ artère interosseuse postérieure
rameaux de la membrane du tympan (du nerf auriculo-temporal) l.m.p.
rami membranae tympani nervi auriculotemporalis (TA)
branches to tympanic membrane (of auriculotemporal nerve)
Branches sensitives du nerf auriculo-temporal destinées à la membrane du tympan.
rapsyne n.f.
rapsyne
Protéine du cytosquelette musculaire intervenant dans la membrane post synaptique pour stabiliser les récepteurs de l’acétylcholine (RACh).
L’organisation des RACh synaptiques nécessite la phosphorylation de la rapsyne par l’intermédiaire de la protéine MuSK (muscle specific kinase). Le gène de la rapsyne est situé sur le chromosome 11 en 11p11.2. Il existe de très nombreuses mutations du gène ; elles peuvent provoquer une altération de la transmission neuromusculaire, par exemple dans certaines myasthénies congénitales.