Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1297 résultats 

leishmanine n.f.

leishmanine

Protéine antigénique extraite de prosmatigotes utilisée pour un test intradermique (intradermoréaction) dans les leishmanioses.

LEOPARD (syndrome) acr. m.

LEOPARD syndrome

Syndrome associant des lentigines (L), apparaissant dans l'enfance et disséminées sur la totalité des téguments; des anomalies de l'ECG (E), principalement des troubles de la conduction, un hypertélorisme oculaire (O), une sténose de l'artère pulmonaire (P), des anomalies (A) génitales à type de cryptorchidie ou d'hypospadias; un retard (R) de croissance; une surdité neurosensorielle (D pour deafness).
Il faut ajouter à ces signes cardinaux, faisant les 7 lettres de l'acronyme, une cardiomyopathie, des taches café au lait, une hyposmie, des ossicules des os du carpe et du tarse et des opacités ponctuées du cristallin.
L’affection autosomique dominante (MIM 151100) est liée dans plus de 90 p. cent des cas à une mutation du gène PTPN11 (locus en 12q24.13) codant pour la Protéine Tyrosine Phosphatase Non-récepteur type 11, dans moins de 5% des cas à une mutation du gène BRAF (locus en7q34) et également dans 5% des cas à une mutation du gène RAF1 et 3p25.2.

R. J. Gorlin, stomatoologue et généticien américain (1969) ; E. J. Moynahan, dermatologiste britannique (1962) ; R. J. Walther, pédiatre américain (1966) ; première description par E. P. Zeisler et S. W. Becker, dermatologistes américains en 1936

Syn. syndrome des lentigines multiples, lentiginose profuse, lentiginose cardiomyopathique, syndrome de Moynahan

→ PTPN11 gene,

leucémie aigüe promyélocytaire l.f.

acute promyelocytic leukemia

Variété de leucémie aigüe myéloblastique, reconnue par l'aspect morphologique des cellules malignes et la translocation cytogénétique caractéristique t(15 ; 17).
La cellule leucémique est caractérisée à l'examen cytologique par la présence de nombreuses granulations azurophiles et une grande quantité de corps d'Auer souvent disposés en "fagots".
Il existe une sousvariété de leucémie aigüe à promyélocyte dite "microgranulaire" avec des granulations trop fines pour être visibles en microscopie optique, mais bien identifiées en microscopie électronique ou par coloration cytochimique. La translocation t (15 ; 17) est fonctionnelle induisant l'expression d'une protéine de fusion PML/RAR alpha qui joue un rôle crucial dans la leucémogénèse promyélocytaire. La leucémie aigüe promyélocytaire est désignée LAM3 dans la classification FAB. Sa fréquence est de 6-7% des LAM. L'âge médian des malades est de 30-35 ans. Une thrombopénie et une coagulation intravasculaire disséminée sont les signes cliniques prédominants qui conditionnaient jadis le pronostic immédiat de la maladie par la gravité du syndrome hémorragique. Le traitement de la maladie a été transformé par la découverte de l'action spécifique d'un dérivé de la vitamine A : l'acide tout-trans-rétinoïque. Associé à la chimiothérapie, il en a significativement amélioré les résultats en termes de survie à long terme. Récemment, l'arsenic est utilisé dans les échecs du traitement par l'acide tout-trans-rétinoïque.

Christine Chomienne et L. Degos, membre de l'Académie de médecine, hématologistes français (1989),  H. de Thé, médecin généticien et L. Degos, hématologiste français, membre de l’Académie de médecine (1990)

→ leucémie aigüe myéloblastique (LAM) : définition et critères, translocation, cytogénétique, corps d'Auer,  corps « en fagot »d'Auer, classification FAB, thrombopénie, coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de), acide tout-trans-rétinoïque, proté

[F1]

Édit. 2018

leucémie lymphoïde chronique (thérapeutique ciblée de la) l.f.

chronic lymphocytic leukaemia (therapeutic target of the)

Nouvelle classe d’inhibiteurs qui ciblent les voies de signalisation activées par la liaison aux antigènes se traduisant par des signaux de survie et de prolifération cellulaire ou impliqués dans la résistance à l’apoptose.
La leucémie lymphoïde chronique n’est pas seulement une maladie d’accumulation avec résistance à l’apoptose mais aussi une maladie de prolifération résultant d’une stimulation régulière des cellules tumorales. Ces nouvelles molécules inhibent des kinases impliquées dans la transduction après stimulation du BCR (B cell receptor) : l’ibrutinib et acalabrutinib inhibent la BTK (Bruton’s tyrosine kinase) et l’idelalisib inhibe la P13K (phosphatidylinositol-3-kinase). Une autre classe d’inhibiteurs cible le mécanisme impliqué dans la résistance à l’apoptose qui rend les cellules de la leucémie lymphoïde chronique quasi immortelles : il s’agit du venetoclax qui cible Bcl-2 (B-cell lymphoma 2), une protéine puissamment anti-apoptotique surexprimée dans ces cellules leucémiques.
Les premiers résultats cliniques avec ces nouvelles molécules fournissent en 2016 des résultats extrêmement encourageants. Cette nouvelle classe d’inhibiteurs est active chez des patients multitraités et qui ont développé des mécanismes de résistance à la chimiothérapie conventionnelle. Ces études montrent que les toxicités induites par ces inhibiteurs sont relativement limitées. Ces résultats favorables se voient confirmés par plusieurs études en 2019 et 2020 et tentent à montrer leur meilleure efficacité thérapeutique que la chimiothérapie conventionnelle.

E. Van Den Neste, hématologue belge (2016) ; A. W. Roberts, hématologue australien (2016) ; J. C. Byrd, hématologue américain (2016) ; N. Jain, hématologue américain d'origine indienne (2019) ; T. D. Shanafelt, hématologue américain (2019); J. A. Burger, hématologue américain (2020)

→ BCR, BTK, Bcl-2, ibrutinib, acalabrutinib, idelalisib, venetoclax. phosphatidylinositol-3-kinase

[F1, G5]

Édit. 2020

leucosialine n.f.

leukosialin

Protéine riche en polysaccharides qui pourrait exercer un effet inhibiteur de l'adhérence cellulaire.

Syn. CD 43

LHX4 gene sigle anglais pour LIM homeobox 4

Gène situé sur le locus chromosomique 1q25.2, codant pour un membre de la grande famille des protéines porteuses du domaine LIM, domaine unique liant le zinc et riche en cystéine.
Cette protéine est un facteur de transcription impliqué dans le contrôle de la différenciation et le développement de l’hypophyse.
La mutation de ce gène entraîne une déficience combinée en hormone hypophysaire : hormone de croissance, TSH, LH, FSH et ACTH.

Syn. CPHD4

→ nanisme hypophysaire et petite selle turcique

Liesegang (anneau de) l.m.

Liesegang’s ring

Structure sphérique, éosinophile, acellulaire, de 7 à 800 µm de diamètre, possédant une paroi externe à double couche et un noyau central amorphe et formant des images concentriques au sein d'un tissu nécrotique, inflammatoire ou fibreux.
Elle correspond à des dépôts de protéine plus ou moins calcifiés et peut être confondue avec des parasites ou leurs œufs. On peut l'observer dans de nombreux organes (poumon, rein, conjonctive, plèvre, péricarde, mésentère, etc.).

R. E. Liesegang, chimiste allemand (1896)

Li-Fraumeni (syndrome de) l.m.

Syndrome à transmission autosomique dominante témoin d’une prédisposition des sujets jeunes d’une même famille à développer de nombreux types de tumeurs malignes.
Ces tumeurs sont répertoriées principalement comme des sarcomes des tissus mous, des ostéosarcomes, des corticosurrénalomes malins, des tumeurs cérébrales, des leucémies/lymphomes malins et des cancers du sein de la femme jeune. Ce syndrome est caractérisé par une anomalie d’un gène suppresseur localisé sur le chromosome 17 codant pour la protéine p53 retrouvée dans environ 70% des familles. Dans quelques familles une mutation germinale du gène hCHK2 a été également décrite. La pénétrance, c'est-à-dire le risque d'apparition d'un cancer chez les porteurs d’une mutation délétère de p53, est de l’ordre de 15% à 15 ans, de 40%  à 50 ans pour les hommes et de 80% chez les femmes, cette différence s’expliquant par le haut risque de cancer du sein.  Certaines études citent des chiffres de l’ordre de 73% chez les hommes et 100% chez les femmes. Seule la surveillance concernant le cancer du sein s’avère efficace. Le risque d'un deuxième cancer, notamment radio-induit, est important.

F. P. Li et J. Fraumeni Jr, épidémiologistes et cancérologues américains (1969) ; Agnès Chompret, épidémiologiste et généticienne française (2004)

→ corticosurrénalome, cancer du sein, ostéosarcome, sarcomes des tissus mous, tumeurs cérébrales, leucémies, lymphomes malins, p53

ligandine n.f.

ligandin

Protéine cytoplasmique, trouvée en abondance dans le foie, mais aussi dans le rein et l’intestin.
La ligandine est capable de complexer de nombreuses molécules toxiques, en particulier la bilirubine, pour permettre leur élimination. Dans l’hépatocyte, le complexe bilirubune-ligandine est transporté dans le reticulum endoplasmique où la bilirubine est conjuguée à l’acie glucuronique pour être éliminée par les voies biliaires.
Outre son activité de complexation de molécules toxiques, la ligandine est également une enzyme de la famille des glutathion-S-transférases.

Syn. glutathion-S-transférase, protéine Y.

→ bilirubine, glutathion-S-transférase

lipocortine n.f.

lipocortin

Protéine périmembranaire de la famille des annexines, de masse moléculaire voisine de 20 kDa, dont l'activité antiinflammatoire explique en partie le mode d'action des hormones glucocorticostéroïdes.
La Leur forme déphosphorylée exerce un effet inhibiteur sur certaines phospholipases A2, responsables de la libération de l'acide arachidonique et par suite de la formation des prostaglandines au cours des réactions inflammatoires. Leur affinité pour le calcium et pour les phospholipides est sans doute en relation avec leur effet anticoagulant et antiinflammatoire. On a isolé au moins neuf lipocortines, appelées aussi macrocortines dans les polynucléaires neutrophiles, et rénocortine dans les cellules rénales.
La lipocortine I est identique à la calpactine II ; elle a été trouvée dans le milieu extracellulaire ; sa structure est proche de celle d'un substrat de la tyrosine-kinase du récepteur de l'EGF.
La lipocortine II est identique à la calpactine I ; elle est substrat de la tyrosine-kinase dépendant de l'oncogène src.

Syn. lipomoduline

lipophiline n.f.

lipophilin

Protéine ayant une affinité particulière pour les lipides complexes, présente dans les protéolipides de la myéline.

lithostatine n.f.

lithostatin (PSP)

Glycoprotéine de 144 aminoacides biosynthétisée par les acinus pancréatiques et dont le rôle est d'empêcher la précipitation du carbonate de calcium dans le suc pancréatique.
Un défaut génétique ou acquis de la biosynthèse de cette protéine conduirait à la précipitation de concrétions protéiques calcifiées dans les canaux pancréatiques, mécanisme initial de la pancréatite chronique.

livine n.f.

livin

Protéine inhibitrice de l’apoptose (IAP), de la famille des inhibiteurs de caspases (telles que cIAP1, cIAP2, XIAP, survivine, etc.).

Étym. angl. live (to) : vivre

long chain 3-ketoacyl-CoA thiolase l. angl.

Enzyme participant au catabolisme des acides gras.
La « long chain 3-ketoacyl-CoA thiolase » (thiolase des 3-cétoacyl-coenzyme-A à longue chaîne) est une enzyme mitochondriale faisant partie de la voie de la bêta-oxydation des acides gras à longue chaîne (12 à 18 atomes de carbone). Elle fait partie d’un complexe appelé « protéine mitochondriale trifonctionnelle » associant 3 enzymes participant au catabolisme des acides gras. Elle est codée par le gène HADHB, localisé sur le chromosome 2p23. Des mutations de ce gène peuvent entraîner des déficits sévères de la production d’énergie résultant en des cardiomyopathies ou une altération de la fonction des muscles squelettiques.

→ bêta-oxydation, acides gras, HADHB

LRP sigle angl. pour LDL-Receptor related Protein.

Protéine transmembranaire de 600 kDa comportant 4 525 acides aminés, dont l'extrémité NH2-terminale constitue des domaines de fixation pour les résidus de LDL ("remnants") contenant des molécules d'apolipoprotéine E, pour la lactoferrine, pour les activateurs du plasminogène, ainsi que pour les α2-macroglobulines plasmatiques activées par une sérine-protéase ou par la méthylamine.

lymphome folliculaire l.m.

follicular lymphoma

Lymphome non hodgkinien de type B, fréquent, représentant 22% de tous les lymphomes non hodgkiniens.
Le mot « folliculaire » se rapporte à la façon dont les cellules du lymphome se regroupent en amas dans un ganglion lymphatique ou d'autres tissus. C'est le lymphome indolent le plus courant. Le lymphome folliculaire apparaît habituellement chez les adultes de 50 ans ou plus, d’emblée dans plusieurs territoires ganglionnaires. Le lymphome s'est souvent propagé à la moelle osseuse et à la rate. Un lymphome folliculaire se transforme parfois en un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) qui évolue rapidement (agressif)
Dans près de 90 % des lymphomes folliculaires, on observe un remaniement du gène Bcl-2 et une translocation entre les chromosomes 14 et 18, t (14;18). Ces changements font qu'une grande quantité d'une protéine appelée Bcl-2 est produite ; celle-ci entrave la mort naturelle des cellules (apoptose).
Sur le plan histologique on reconnaît trois grades  selon l'apparence des cellules observées au microscope et le nombre de grandes cellules (centroblastes) par champ à fort grossissement:
- le grade 1 : de 0 à 5centroblastes
- le grade 2 : de 6 à 15 centroblastes
- le grade 3 : plus de 15 centroblastes
Les lymphomes folliculaires de grade 1 et de grade 2 sont souvent d'évolution lente. Les lymphomes folliculaires de grade 3 sont ceux qui évoluent le plus rapidement et doivent être traités comme des lymphomes de haut grade de malignité.
Il existe de nombreuses options de traitement pour le lymphome folliculaire. Même si ce lymphome évolue lentement, les traitements standards n'ont pas l'habitude de guérir le lymphome folliculaire. Dans beaucoup de cas, le lymphome folliculaire réapparaît après avoir été traité ; il réagit souvent à un autre traitement et permet une rémission. La radiothérapie est le traitement de choix dans les formes localisées ; la chimiothérapie
associée aux anticorps monoclonaux est réservée aux formes disséminées ou pour les rechutes.

F. Morschhauser, hématologiste français (2018)

[F1, G5]

Édit. 2020

lymphopoïétine n.f.

lymphopoietin

Protéine stimulant la différenciation et la croissance des cellules de la lignée lymphocytaire.
La lymphopoïétine-1 est appelée interleukine 7.

MAG acr. angl. pour Myelin Associated Glycoprotein

Premier déterminant antigénique des IgM monoclonales, caractérisé lors des neuropathies démyélinisantes.
Cette protéine est un constituant spécifique de la myéline périphérique et centrale, qui prédomine néanmoins dans le système nerveux central. Elle est localisée dans la région périaxonale et dans les zones de myéline non compacte, jouant un rôle fondamental dans les interactions survenant entre le neurone et la cellule gliale. Des anticorps antiMAG peuvent être détectés dans le sérum de patients présentant une neuropathie périphérique et une dysglobulinémie IgM monoclonale. Il s'agit d'un des mécanismes possibles d'atteinte du nerf périphérique au cours des dysglobulinémies IgM monoclonales.

→ glycoprotéine associée à la myéline

[C1,C3,H1]

Édit. 2018

Majewski (syndrome de) l.m.

Ensemble polymalformatif létal comprenant une ostéodysplasie et des anomalies viscérales réalisant le syndrome « polydactylie-côtes courtes »

La chondrodysplasie néonatale de type II associe au nanisme mésomélique par membres courts et déformés, une polybrachysyndactylie, une hypoplasie des tibias qui sont plus courts que les fibulas, des côtes étroites avec thorax court. La face est ronde avec un hypertélorisme et une fente labiale ou palatine et une implantation basse des oreilles. Les anomalies viscérales associent des reins polykystiques, une aplasie pulmonaire, des malformations cardiaques (transposition des gros vaisseaux) une cataracte et un œdème papillaire. L’affection est de transmission autosomique récessive (MIN 263520). Le gène en cause  DYNC2H1 (locus en 11q21-q23.1) code pour la protéine dynéine et sa mutation entraîne un dysfonctionnement du transport rétrograde intraciliaire. Une mutation associée du gène NEK1 (locus en 4q33) intervenant dans la formation des cils fait de cette ciliopathie un  phénotype biallélique bigénique.

F. Majewski, pédiatre et généticien allemand (1971)

Syn. côtes courtes- polydactylie type Majewski, côtes courtes polydactylie de type II

maladie kystique de la médullaire rénale l.f.

medullary cystic disease, nephronophthisis

Affection familiale à transmission autosomique récessive qui se révèle habituellement dans l'enfance par la survenue d'une polyurie avec insuffisance rénale progressive.
La polyurie s’accompagne de polydypsie, d’une anémie sévère, de protéinurie avec élimination rénale excessive de sodium. Les reins sont le siège d'une atrophie tubulaire avec altérations sévères des membranes basales tubulaires, sclérose interstitielle et présence de kystes plus ou moins nombreux prédominant à la jonction corticomédullaire.
De nombreuses formes cliniques ont été décrites :
- selon l’âge d’apparition : infantile, décès avant deux ans ; juvénile début vers 5 ans et décès vers 10 ans ; de l’adolescent et tardives.
- selon les associations : dans 20% des cas une rétinite pigmentaire peut aboutir à une amaurose type Leber (syndrome de Senior-Løken)(1) ; une apraxie oculomotrice avec ataxie cérébelleuse (syndrome de Joubert) (2) avec hypoplasie du vermis ; et  des malformations squelettiques (syndrome de Saldino-Mainzer) (3)
- selon le ou les gènes en cause : neuf localisations ont déjà été localisées pour les gènes NPHP (NéPHronoPhtise) : Le gène NPHP1, locus en 2q13 (4) code pour une néphrocystine ; sa mutation est responsable de la forme juvénile la plus fréquente ; NPHP2 (en 9q31) codant pour la protéine inversine est responsable d’une forme infantile sévère avec cardiopathie, fibrose hépatique et parfois situs inversus en raison de son rôle dans la latéralisation des organes au cours de la morphogénèse. Les formes suivantes sont de type juvénile : NPHP3  (en 3q22) est asocié à une fibrose hépathique ; NPHP4 (en 1p36) présente toujours une atteinte rétinienne sévère. NPHP5 (en 3q13) est une des formes du syndrome de Senior-Løken ; NPHP6 (en 12q21) associe aux lésions rénales une rétinite pigmentaire et une atrophie du vermis ; les mutations de gène NPHP8 (locus en 16q) entraînent les malformations multiples du syndrome de Meckel (5). Tous ces gènes codent pour des protéines intervenant dans la fonction des cils vibratiles primaires (non moteurs) : captation et extraction des molécules et leur transport dans les tubules ciliaires des cellules épithéliales rénales mais aussi  transport des molécules (opsines) impliquées dans la transduction du signal lumineux dans les photorécepteurs rétiniens. Toutes les formes de la maladie entrent dans le cadre des ciliopathies.

1- B. Senior ophtalmologue américain (1961) ; Aagot Christie Løken neuropathologiste norvégienne (1961)2- Marie Joubert, neurologue canadienne (1969) 3- R. M. Saldino et F. Mainzer, médecins radiologues américains (1970 et 1971)4- Corinne Antignac, physiopathologiste et généticienne française (1993)5- J. F. Meckel Jr, anatomopathologiste allemand  (1822)

Syn. néphronophtise

→ ciliopathie, rétinite pigmentaire, Senior-Lǿken (syndrome de), Joubert (syndrome de), Senior- Løken(syndrome de), Saldino-Mainzer (syndrome de), Meckel (syndrome de)

maladie périodique l.f.

periodic disease, familial mediterranean fever

Maladie à transmission autosomique récessive, touchant préférentiellement certaines populations du pourtour méditerranéen, caractérisée par la survenue périodique de crises douloureuses et fébriles, abdominales, thoraciques, articulaires et pouvant comporter une atteinte cutanée à type d'érythème, de nodules, d'urticaire, voire de purpura.
Le gène responsable, MEFV, situé sur le bras court du chromosome 16 (en16p13), est le siège de très nombreuses mutations ; il code pour la protéine marenostrine/pyrine responsable des phénomènes inflammatoires.
L'évolution vers une amylose systémique, en particulier rénale, représente le risque évolutif majeur en quelques années vers une insuffisance rénale. La colchicine constitue la base du traitement.

H. A. Reimann,  médecin et virologue américain (1950)

Syn. fièvre méditerranéenne familiale, polysérite familiale paroxystique

→ fièvre familiale méditerranéenne, polysérite familiale paroxystique.

maline n.f.

malin

Enzyme à activité d’ubiquitine ligase impliquée principalement dans la régulation du métabolisme du glycogène.
La maline (ainsi mommée pour rappeler l’état de mal épileptique pouvant affecter les malades atteints de maladie de Lafora, dans laquelle des mutations de cette protéine sont impliquées) s’associe avec d’autres protéines intracellulaires, en particulier la laforine, pour réguler l’activité d’enzymes de la synthèse du glycogène. Les complexes laforine-maline possèdent également d’autres propriétés régulatrices , notamment sur la réponse au stress cellulaire et sur l’activité transcriptionnelle.
La maline est codée par le gène EPM2B, situé sur le locus chromosomique 6p22.3

→ Lafora (maladie de), laforine, ubiquitine ligase, EPM2B gene

malonyl-ACP n.m.

malonyl-ACP

Combinaison du radical malonyle avec l'ACP (Acyl-Carrier Protein), protéine transporteuse d'acyle.
Ce composé qui est formé à partir du malonyl-coenzyme A sert d'accepteur pour le radical acyle d'un acyl-ACP pour former un β-cétoacyl-ACP, avec libération de l'ACP et du CO2.

Sigle  : angl. ACP pour : Acyl-Carrier Protein

→ ACP

MAP3K1 gene sigle angl. pour mitogen-activated protein kinase kinase kinase 1

Gène situé sur le locus chromosomique 5q11.2, codant pour une protéine impliquée dans la détermination sexuelle avant la naissance.
Des mutations de ce gène interviennent dans le syndrome de Swyer, le cancer du sein, l’histiocytose X.

Syn. M3K1_HUMAN, MAP/ERK kinase kinase 1, MAPK/ERK kinase kinase 1, MAPKKK1, MEK kinase 1, MEKK, MEKK 1, MEKK1, mitogen-activated protein kinase kinase kinase 1, 3 ubiquitin protein ligase, SRXY6

→ Swyer (syndrome de), histiocytose X, cancer du sein

maturation moléculaire l.f.

processing

Ensemble des évènements biochimiques qui permettent de passer d'un précurseur à une molécule active finale.
Par par exemple : épissage d'un ARN précurseur ou clivage du peptide signal d'une protéine.

Étym. lat. maturatio, de maturare : murir

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