réabsorption tubulaire l.f.
tubular reabsorption
Processus par lequel des substances présentes dans l'urine tubulaire sont transportées hors de cette urine à travers la paroi du tubule.
La réabsorption tubulaire a pour fonction de maintenir l'équilibre du bilan des substances réabsorbées en récupérant tout ou partie des substances filtrées : elle se fait soit entre les cellules épithéliales, soit à travers les cellules épithéliales avec deux étapes apicale et latérobasale, soit uniquement à travers la membrane apicale. Elle peut être soit passive soit active. Dans ce dernier cas, elle a lieu contre un gradient de concentrations ou de potentiels électriques, et nécessite la présence d'oxygène et l'hydrolyse de l'ATP. Elle est limitée à un maximum appelé masse tubulaire maximum ou Tm.
récepteur à la ryanodine l.m.
ryanodine receptor
Canal inséré dans la membrane du réticulum cellulaire assurant le transport des ions Ca2+.
Il s’agit d’un homotétramère dont chaque monomère comporte 4 hélices transmembranaires qui circonscrivent un canal calcique permettant la sortie, vers le cytosol, des ions Ca2+ séquestrés à haute concentration dans un compartiment cellulaire, le réticulum endoplasmique. Présents dans l’organisme animal, les récepteurs à la ryanodine servent au transfert de l’adénosine. Leur ouverture peut être obtenue soit à des concentrations élevées d’ions calcium cytosolique (M), soit par l’introduction de ryanodine à des concentrations comprises entre 10-9 (à l’échelle du nM) et 10-6 (à l’échelle du micromètre μM), soit encore par la caféine à des concentrations millimolaires (10-3 mM). En fait il existe trois récepteurs à la ryanodine, le RY1, caractéristique des muscles striés squelettiques, le RY2 exprimé essentiellement dans le myocarde et le cerveau, enfin le RY3, surtout cérébral.
La ryanodine est un alcaloïde de structure assez inhabituelle, ayant des analogies spatiales avec l’adénosine dont le rôle est bien connu dans le fonctionnement du système nerveux central.
Étym. Nom d’une espèce de Flacourtiacée, Ryania speciosa, arbrisseau d’Amérique centrale, servant traditionnellement à la préparation de poisons de pêche
récepteur cholinergique l.m.
cholinergic receptor
Structure membranaire spécialisée, sensible à l'action de l'acétylcholine.
L'acétylcholine a une action analogue à celle de la nicotine et de la muscarine, deux alcaloïdes naturels. On distingue deux types de récepteurs cholinergiques (nicotinique et muscarinique), qui se situent au niveau des fibres préganglionnaires sympathiques et parasympathiques (récepteurs nicotiniques), des effecteurs du système parasympathique (récepteurs muscariniques), de la jonction neuromusculaire (récepteurs nicotiniques), des fibres sympathiques postmembranaires des glandes sudoripares et de certaines fibres vasodilatatrices ainsi qu'au niveau de nombreuses synapses du système nerveux central. Le récepteur nicotinique est formé de quatre ou cinq sous-unités dont deux sous-unités α fixent l'acétylcholine. Par la fixation d'un agoniste ou d'un antagoniste, ce récepteur règle la perméabilité aux ions Na+ et Ca2+ d'un canal ionique de la membrane cellulaire. Il existe plusieurs types de récepteurs nicotiniques distingués en α et β.
Les récepteurs muscariniques opèrent par l'intermédiaire des protéines de la famille G qui agissent par l'intermédiaire de l'adénylcyclase ou de la phospholipase C. Il y a cinq sous-types de récepteurs muscariniques (notés de M1 à M5), les récepteurs muscariniques cardiaques sont de type M2. La structure génétique responsable de la synthèse des récepteurs cholinergiques a été déterminée et le clonage des récepteurs réalisé.
récepteur hormonal 1.m.
hormone receptor
Protéine de membrane située dans une cellule effectrice sensible à une hormone et dont le signal est transmis au noyau par des messagers intracellulaires.
P. ex. l'utérus possède des récepteurs pour l'ocytocine, les prostaglandines ou les hormones adrénergiques. Dans les cancers du sein, les récepteurs des œstrogènes et de la progestérone reflètent le degré de différenciation de la tumeur, sa sensibilité à une hormonothérapie et donc son pronostic.
récepteurs des lymphocytes B l.m.p.
B lymphocytes receptors
Récepteurs d'antigène des lymphocytes B qui sont des immunoglobulines fixées sur la membrane des lymphocytes B.
Quand ces anticorps se lient spécifiquement à l'antigène, le lymphocyte B est stimulé, il prolifère et se différencie en cellules B mémoire et plasmocytes sécréteurs d'immunoglobulines spécifiques de l'antigène.
récepteur transmembranaire l.m.
transmembrane receptor
Récepteur traversant la membrane plasmique et comportant une partie extracellulaire et une autre intracellulaire.
La partie extracellulaire peut se lier à un ligand spécifique (hormone polypeptidique, cytokine, facteur de croissance, …) provoquant ainsi des modifications de la partie intracellulaire qui lui conférent de nouvelles propriétés, par exemple l’apparition d’une activité de protéine kinase. Les récepteurs transmembranaires assurent ainsi la transmission de messages de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule
Edit.2017
[C1]
réceptosome n.m.
receptosome
Vésicule intracellulaire formée par invagination de la membrane plasmique qui porte les récepteurs avec leurs ligands.
Les réceptosomes sont destinés à fusionner avec des lysosomes où s'effectue la dégradation de ces ligands.
→ endosome, cavéole, phagosome
récessus antérieur de la membrane tympanique l.m.
recessus anterior membranae tympanicae (TA)
anterior recesse of tympanic membrane
Petite poche de la face interne de la membrane du tympan située en avant du col du marteau.
Elle est limitée en bas et en dedans par le pli malléaire antérieur.
Syn. anc. poche tympanique antérieure ; poche antérieure de Tröltsch ; bourse antérieure de la membrane du tympan.
récessus épitympanique l.m.
recessus epitympanicus (TA)
epitympanic recess
Partie antérieure du cavum tympanique.
Elle se situe au-dessus d’un plan passant par le bord supérieur de la membrane du tympan.
Syn. anc. attique, logette des osselets.
récessus sacciforme de l'articulation radio-ulnaire distale l.m.
recessus sacciformis articulationis radioulnaris distalis (TA)
sacciform recess of distal radio-ulnar joint
Cul-de-sac de la membrane synoviale de l’articulation radio-ulnaire distale.
Syn. anc. cul-de-sac synovial radio-cubital
régénération (cellulaire ou tissulaire) l.f.
regeneration
Remplacement des cellules d'un tissu parenchymateux et (ou) épithélial par des cellules de même type : exemples : foie (cellules hépatiques), vaisseaux (cellules endothéliales), rein (cellules tubulaires), peau (épithélium de Malpighi), sang (cellules hématopoïétiques).
Pour la peau, le recrutement des cellules régénérées se fait à partir des cellules intactes situées dans les berges de la lésion. La régénération ne laisse aucune trace de l'agression. Elle ne peut se réaliser que si le squelette conjonctif du tissu et(ou) sa membrane basale épithéliale restent présents ou sont rétablis après leur destruction.
régulon n.m.
regulon
Opéron composé de plusieurs gènes concourant à la régulation de la composition du milieu intracellulaire.
Des régulons sont décrits pour des cellules bactériennes. P. ex. le Pho-régulon d'Escherichia coli est un opéron de 4 gènes impliqués dans la régulation de l'approvisionnement de la cellule en ions phosphate lorsqu'elle est placée dans un environnement pauvre en phosphates : les 4 gènes de ce régulon correspondent respectivement, PhoA à une phosphatase alcaline, PhoS (PstS) à une protéine liant le phosphate, PhoE à une protéine de perméation de la membrane externe (porine E), et ugpB à une protéine liant le glycérol-3-phosphate, autre source de phosphate pour la cellule.
→ opéron
remodelage bronchique l. m.
- une néo-angiogénèse et une hyperperméabilité de la sous-muqueuse, source d’œdème et d’hypersécrétion dans la lumière bronchique,
- une hypertrophie du muscle lisse, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules caliciformes et des glandes à mucus.
Il évolue d'une phase sèche de toux quinteuse à une phase humide catarrhale, attestée par les sifflements perçus à l'auscultation ainsi que par le malade ou son entourage. Les crises, peuvent se succéder durant plusieurs jours si on ne les traite pas. Elles sont espacées de périodes de rémission pendant lesquelles la fonction respiratoire peut être normale, mais les crises graves peuvent être mortelles
L’obstruction bronchique réversible après inhalation de bêta2-mimétiques, tend à évoluer, à défaut de traitement anti-inflammatoire, vers une obstruction permanente et irréversible. Le spasme de la musculature lisse bronchique est dû, au moins en partie, à une inflammation muqueuse, facteur étiologique essentiel à traiter.
L'allergie joue le rôle principal par hypersensibilisation immédiate, semi tardive ou retardée. Des causes très diverses peuvent déclencher la crise : infection bronchique, inhalation de substance irritante, émotion violente. L'évolution capricieuse de l'asthme doit être surveillée tous les jours par le débit de pointe que le patient peut mesurer lui-même. Toute suspicion d'asthme impose une spirographie à la recherche d'une altération des débits bronchiques.
Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme
→ débit de pointe, débit expiratoire maximal
réparation n.f.
Processus aboutissant à la guérison d'une lésion :
1) soit par une régénération cellulaire et (ou) tissulaire, lorsque la membrane basale d'un épithélium, d'un endothélium, et (ou) la trame conjonctive qui constitue le squelette du tissu, n'ont pas été détruites ou ont pu être rétablies (cas de l’hépatite bénigne, ou d’une destruction de l'épithélium tubulaire rénal) ;
2) soit par une cicatrisation, lorsque toutes les structures de soutien ont été détruites, notamment par une nécrose.
→ régénération (cellulaire ou tissulaire), cicatrisation
résistance bactérienne aux antibiotiques l.f.
antibiotic bacterial resistance
Phénomène biologique qui se traduit, dans l’organisme, par le développement d’une souche bactérienne malgré la présence d’un antibiotique administré à des posologies usuelles.
On distingue des résistances naturelles, présentes chez toutes les bactéries d’une même espèce et des résistances acquises par certaines souches au sein d’une espèce théoriquement sensible à l‘antibiotique considéré. Il existe plusieurs mécanismes de résistance : sécrétion d’un enzyme telle qu’une bêtalactamase, modification de la cible d’action de l’antibiotique, diminution de la perméabilité de la membrane bactérienne à l’antibiotique, mécanismes d’efflux. L’information génétique qui induit la résistance provient soit d’une mutation chromosomique, soit, plus fréquemment, de l’acquisition d’un plasmide ou d’un transposon par la bactérie.
→ antibiogramme, concentration minimale inhibitrice, antibiotiques (résistance aux)
réticuline (fibre de) l.f.
reticulin fiber
Fine fibre de collagène participant à la constitution du tissu conjonctif dermique et de la membrane basale de l'épiderme, également présente autour des glandes sudorales, visible en microscopie optique seulement après imprégnation argentique des préparations histologiques.
Cette fibre de la charpente grêle (réseau réticulé) sert de soutien à de nombreux organes : foie, glandes endocrines, ganglion ; petits vaisseaux.
Elle apparaît peu dans les préparations standard comme le trichrome de Masson, et absorbe l'argent métallique qui la colore en noir. Elle serait constituée de fibres immatures de collagène riches en collagène de type III.
Peu nombreuses à l'état normal dans le tissu conjonctif dermique, ces fibres se multiplient dans certains états pathologiques, tels que granulomes, et dans certaines proliférations tumorales, ou au cours des processus de cicatrisation.
Étym. lat. reticulum : réseau, petit filet
réticulum endoplasmique lisse l.m.
smooth endoplasmic reticulum
Partie du réticulum endoplasmique dépourvue de ribosomes sur sa face externe et constituée de tubules irréguliers bordés par une membrane.
→ ribosome
réticulum endoplasmique rugueux l.m.
rough endoplasmic reticulum
Système intracytoplasmique intercommunicant de cavités et citernes intracytoplasmiques en continuité avec la citerne périnucléaire et limitées par une membrane largement fenêtrée dont la face externe est recouverte de ribosomes.
Il joue un rôle fondamental dans la secrétion des protéines.
Syn. ergastoplasme, reticulum endoplasmique granulaire
→ ribosome
rétine tachetée familiale bénigne l.f.
fleck retina benign
Groupement hétérogène d'affections donnant des taches sur la couche cuticulaire de la membrane de Bruch.
Terme inventé par A.E. Krill englobant de nombreuses affections comme le fundus albipunctatus, le fundus flavimaculatus, les drusen familiales, la maladie de Kandori, et bien d'autres, dont le seul point commun est d'avoir des dépôts rétiniens visibles en ophtalmoscopie. L’affection est autosomique récessive (MIM 228980) ou sporadique.
A. E. Krill, ophtalmologiste américain (1977) ; F. Kandori, ophtalmologiste japonais (1959)
→ fundus albipunctatus, fundus flavimaculatus, Kandori (syndrome de)
rétinopathie diabétique l.f.
diabetic retinopathy
Complication rétinienne spécifique du diabète sucré liée à l'existence d'une microangiopathie.
C'est la plus fréquente des complications micro-angiopathiques du diabète sucré. Son incidence augmente avec la durée d'évolution du diabète. Elle se caractérise par la présence au fond d'œil, selon son stade, d'hémorragies, d'exsudats, d'anomalies microvasculaires, de néovaisseaux prérétiniens ; elle peut se compliquer d'hémorragies intra-vitréennes, de décollement de rétine tractionnel, de glaucome néo-vasculaire. Son évolution peut être très péjorative et la rétinopathie diabétique représente la première cause de cécité devant la loi, dans les pays occidentaux, chez les patients de moins de 65 ans. Les premières anomalies histologiques sont la disparition des péricytes et l'épaississement de la membrane basale des capillaires (rétinopathie diabétique infraclinique).
L'angiographie rétinienne à la fluorescéine a permis de mieux comprendre la pathogénie de cette complication, qui est dominée par l'œdème maculaire et l'ischémie rétinienne, de classifier les stades évolutifs et de guider les indications thérapeutiques. Son traitement est représenté essentiellement par la photocoagulation au laser, la chirurgie n'est que rarement indiquée pour les stades évolués.
→ choroïdopathie diabétique, micro-angiopathie diabétique
rhodopsine n.f.
rhodopsin
Pigment visuel des cellules à bâtonnets de la rétine, constitué d'un pigment dérivé de la vitamine A (le 11-cisrétinal) et d'une opsine en trois parties (protéique, phospholipidique et oligosaccharidique).
Ce photopigment est intégré dans la membrane des disques. Il décrit des mouvements de rotation et de translation, et s'active sous l'action des photons. L'absorption d'un seul photon par le 11-cisrétinal active la rhodopsine en transformant le 11-cis rétinal en 11-transrétinal (qui se sépare ultérieurement de la rhodopsine). La rhodopsine activée, active à son tour la transducine en sous-unité GtaGTP, ce qui constitue la première étape métabolique de la transduction visuelle. La rhodopsine est responsable de la vision en lumière atténuée et son maximum d'absorption est à 495nm. Le gène a été isolé en 1984 et localisé en 3q21-q24. Plus de soixante-dix mutations ont été découvertes sur ce gène et sont responsables de plusieurs formes de rétinites pigmentaires : quatre autosomiques dominantes, une rétinite pigmentaire autosomique récessive et deux formes d’héméralopie congénitale stationnaire (MIM 180380).
G. Wald, biochimiste amércain, prix Nobel de médecine en 1967 (1950); J. Nathans et D. S. Hogness, biologistes moléculaires américains (1984)
Syn. pourpre rétinien, rétinite pigmentaire 4, héméralopie congénitale stationnaire
→ transduction visuelle, rétinite pigmentaire liée à la rhodopsine
[P2]
Édit. 2020
ribophorine n.f.
ribophorin
Glycoprotéine cellulaire très riche en glucides, localisée dans la membrane du réticulum endoplasmique, associée au site de liaison des ribosomes et servant à la translocation des protéines synthétisées vers les citernes du réticulum endoplasmique ou de l'appareil de Golgi.
rosette n.f.
rosette
Amas d'érythrocytes autour d'un leucocyte ou d'une autre cellule.
Deux formes sont décrites :
1) rosette E : formée par les lymphocytes T humains en présence de globules rouges de mouton, appelées rosettes mo
uton, alors que les rosettes souris se forment autour de lymphocytes B.
2) rosette EAC : de nombreuses cellules présentent sur leur membrane des récepteurs pour certains facteurs du complément (notamment C3b et C4b). Ces récepteurs peuvent être mis en évidence par la formation de rosettes EAC avec des hématites recouvertes d'anticorps IgM antiérythrocytaires et de complément.
La même disposition topographique peut affecter certaines tumeurs p. ex. épendymome, rétinoblastome, etc
RPE sigle pour Résonance Paramagnétique Electronique
RPE65 gene l. angl. pour Retinal Pigment Epithelium specific protein 65
Gène, situé sur le locus chromosomique 1p31, codant pour une protéine jouant un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine, appelée épithélium pigmentaire rétinien, produite dans la couche mince cellulaire nourrit la rétine qui est le tissu sensible à la lumière.
Des mutations de ce gène entraînent la rétinite pigmentaire et l’amaurose congénitale de Leber.
Syn. all-trans-retinyl-palmitate hydrolase, BCO3, LCA2, mRPE65, p63, RBP-binding , membrane protein, rd12, retinal pigment epithelium-specific 65 kDa protein, retinal pigment epithelium-specific protein 65kDa, retinitis pigmentosa 20 (autosomal recessive), retinoid isomerohydrolase, retinol isomerase, RP20, RPE65_HUMAN, sRPE65
→ rétinite pigmentaire, Leber (amaurose congénitale de)
[C1,B2,B3]
Édit. 2018
rupture artificielle de la poche des eaux l.f.
artificial rupture of the bag of water
Geste obstétrical consistant à percer la poche des eaux à l'aide d'un perce-membrane pour évacuer le liquide amniotique pendant le travail.