Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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catheptase n.f.

catheptase

→ cathepsine

[C1]

cation n.m.

cation

Atome ou groupement d'atomes chargé positivement.

Ant. anion

[C1]

cationique adj.

cationic

Qualifie un atome ou un groupe d'atomes portant une charge positive, tel que l'ion ammonium ou les ammoniums quaternaires.

[C1]

Catterall (classification de) l.f.

Catterall’s classification

Classification à but pronostique fondée sur les images radiologiques de l’ostéochondrite primitive de la hanche, ou maladie de Legg-Perthes-Calvé.
Elle est fondée sur le degré d’atteinte de la tête fémorale et on distingue 4 groupes
- Groupe I - moins de 25 % de la tête fémorale est atteinte, sans altération du cartilage de croissance. Le risque d’écrasement est minime.
- Groupe II - atteinte jusqu’à 50 % de la tête fémorale respectant les berges périphériques. Elle donne l’impression d’une zone nécrotique à l’intérieur de la tête fémorale. La récupération anatomique peut se produire sans trouble majeur.
- Groupe III - atteinte des trois quarts de la tête fémorale avec lésion métaphysaire, ce qui entraîne des déformations résiduelles.
- Groupe IV - nécrose totale de la tête fémorale de pronostic sévère. Des signes pronostiques ont en outre été décrits par Catterall.

A. Catterall, chirurgien orthopédiste britannique (1971)

→ tête à risque

[C1,I1]

cavéoline n.f.

caveolin

Phosphoprotéine de masse moléculaire 22 kDa, qui tapisse la face cytoplasmique des cavéoles, associée à une protéine-tyrosine-kinase de la famille des src, dont elle est un substrat.
Elle est aussi associée à des protéines intégrées dans la membrane, telles que des annexines et des protéines G hétérotrimériques. Il en existe plusieurs : cavéoline 1, cavéoline 2.

→ cavéole, tyrosine kinase, protéine src, annexine, protéine G

[C1, C3]

Édit. 2019

cavéoline 3 n.f.

caveolin 3

Protéine dont le gène est porté par le chromosome 3 et dont une mutation est associée à un type de dystrophie musculaire congénitale des ceintures (LGMD1C).

[C1]

CAV3 gene sigle angl pour caveolin 3

Gène localisé en 3p25.3, qui code la constitution de la protéine cavéoline-3, composant essentiel des cavéoles, petites poches au sein de la membrane entourant les cellules musculaires.
Au sein de la cavéole, la cavéoline-3 agit sur l’organisation des autres molécules importantes pour la maintenance de la structure cellulaire. Parmi ces molécules se trouvent les protéines qui forment les canaux sodiques pour le transport des ions sodium à l’intérieur des cellules.
Les canaux sodiques jouent un rôle primordial dans la capacité des cellules d’émettre et de transmettre les signaux électriques. Dans le myocarde, les canaux sodiques sont impliqués dans le maintien d’un rythme cardiaque normal. La cavéoline-3 aide aussi la régulation des canaux calciques de la cellule musculaire qui contrôlent la contraction et la relaxation.
Les mutations du gène CAV3 sont responsables de myopathie distale, du syndrome d’élévation de la créatine kinase (hyperCKemia), de la dystrophie musculaire des ceintures, de la rippling muscle disease, du syndrome de Romano-Ward, de cardiomyopathie hypertrophique.

Syn. caveolin-3, LGMD1C, LQT9, M-caveolin, MGC126100, MGC126101,MGC126129, V IP-21

→ cavéole, cavéoline 3, myopathie distale, hyperCKemia, dystrophie musculaire des ceintures, rippling muscle disease, Romano-Ward, cardiomyopathie hypertrophique

[Q2,H1]

Édit. 2017

CCN acr. pour Cyr61/CTGF/NOV

→ protéines CCN

[C1]

Cd . symb.du

→ cadmium.

[C1]

cdk sigle angl. pour Cyclin Dependent Kinas.

Protéine possédant une activité enzymatique de kinase lorsqu’elle est liée à une cycline, impliquée dans le cycle de division cellulaire.
L’étape du cycle cellulaire G2- M fait intervenir une cycline B associée à une cdk-1 capable de phosphoryler certains résidus de sérine ou de thréonine appartenant à des protéines de structure jouant un rôle dans le fuseau mitotique. Dans l’étape G1-S interviennent une cdk-2 et une cdk-4.

[C1,C3]

cDNA sigle angl. et international pour complementary DesoxyriboNucleic Acid.

→ ADNc, acide désoxyribonucléique complémentaire

[C1]

CDP sigle m. pour

→ Cytidine-DiPhosphate

[C1]

CDP-choline l.f. avec sigle pour Cytidine-DiPhosphate

CDP-choline

Combinaison de la choline estérifiée par le CDP.
C'est sous cette forme métaboliquement active que la choline peut entrer dans la synthèse des phospholipides choliniques.

→ cytidine-diphosphate

[C1]

CDP-diglycéride l.m. avec sigle pour Cytidine-DiPhosphate

CDP-diglyceride

Combinaison d'un diglycéride estérifié par la cytidine-diphosphate.
C'est sous cette forme qui est en fait une combinaison anhydride entre l'acide cytidylique et l'acide phosphatidique que ce dernier peut entrer dans la synthèse des phosphatidylinositols et des phosphatidylglycérols.

→ cytidine-diphosphate

[C1]

CDP-éthanolamine l.f. avec sigle pour Cytidine-DiPhosphate

CDP-ethanolamine

Combinaison de l'éthanolamine estérifiée par la cytidine-diphosphate.

→ cytidine-diphosphate

[C1]

CDR sigle angl. pour Complementrity Determining Regions

Partie des régions variables d’un anticorps ou d’un récepteur T formant le site de liaison avec l’antigène.

→ récepteurs de lymphocytes T, anticorps

[C1,F3]

cellobiose n.m.

cellobiose

Diholoside composé de deux glucoses unis en en β 1-4', unité de base de la cellulose, dont il dérive par hydrolyse partielle.

[C1]

cellule tueuse naturelle l.f.

natural killer cell, NKcell

Grand lymphocyte issu d'une lignée différente de celle des lymphocytes B et T, qui détruit les cellules anormales, tumorales ou infectées par un virus, ou encore celles que lesquelles se sont fixées des immunoglobulines reconnues par leurs récepteurs.

Syn. cellule NK, lymphocyte NK

Sigle NKC

→ cellule tueuse, récepteur, immunoglobuline

[A2, C1, F3]

Édit. 2019

cellulose n.f.

cellulose

Polyholoside constitué de molécules de glucose unies en β1-4'.
La cellulose est très répandue dans le règne végétal où elle forme les parois des cellules ; elle est, avec la lignine, l’un des deux principaux matériaux de soutien des organes végétaux ; le coton en contient 90%. Grâce à sa résistance aux enzymes digestifs, elle sert de lest intestinal. Chez les ruminants, les bactéries du rumen possèdent une cellulase capable de l'hydrolyser en glucose assimilable, qu'elles transforment en acides aliphatiques. L'industrie utilise la cellulose pour la synthèse de nombreux dérivés importants

[C1]

cénapse n.f.

coenapsis

Association de macromolécules liées par des forces physiques et non covalentes.
Terme créé pour désigner les lipoprotéines qui avaient été mises en évidence dans le plasma sanguin et dans lesquelles les molécules de lipides sont fermement associées à des protéines.

Étym. gr. koinos : commun ; haptô : je me fixe sur

[C1]

centrine n.f.

centrin

Protéine constitutive du centrosome.

[C1]

céphaline n.f.

kephalin

Chacun des glycérophospholipides non choliniques.
On range dans cette classe de lipides les phosphatidyléthanolamines, les phosphatidylsérines et les inositolphosphatides.

Étym. gr. kephalê : tête, parce qu'ils sont relativement abondants dans le cerveau.

Syn. phosphatidyl éthanolamine

→ phosphatidyl éthanolamine

[C1]

céphalosporinase n.f.

cephalosporinase

Enzyme inactivant les céphalosporines.
Les céphalosporinases sont des bêtalactamases qui hydrolysent principalement les céphalosporines de première génération et certaines céphalosporines de seconde génération mais aussi les pénicillines G et les aminopénicillines. Elles sont le plus souvent codées par un gène chromosomique et leur localisation est périplasmique.

[C1]

céramidase n.f.

ceramidase

Enzyme catalysant l'hydrolyse des céramides en libérant l'acide gras de sa liaison amide.
C'est l'absence congénitale de céramidase qui est cause de la sphingolipidose de Farber.

S. Farber, pédiatre et pathologiste américain (1952)

→ sphingolipidose

[C1]

céramide n.m.

ceramid

Amide résultant de la combinaison d’un acide gras avec la fonction amine primaire de la sphingosine, constituant des sphyngolipides « lipophiles » qui possèdent un pôle hydrophile et un pôle hydrophobe.
Les céramides sont des précurseurs des sphyngocidolipides et des sphyngophospholipides. Ils se forment dans les membranes cellulaires au cours de l’hydrolyse des sphyngomyélines et se comportent comme des messagers secondaires dans l’action du TNFa dont ils miment certains effets. Normalement catabolisés après hydrolyse par une céramidase, mais le défaut de cet enzyme au cours d’une maladie rare, la sphyngolipidose, maladie de Faber.
Dans l’épiderme les céramides représentent près de la moitié des lipides du stratum corneum. Avec les acides gras et le cholestérol, ils jouent un rôle majeur dans le maintien de l’hydratation de la couche cornée de l’épiderme : c’est pourquoi ils sont incorporés dans un certain nombre de cosmétiques destinés à être appliqués sur la peau ou la chevelure.

→ sphingolipidose

[C1]

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