remplacement valvulaire l.m.
valvular replacement
Intervention chirurgicale, encore habituellement à cœur ouvert, qui consiste, dans l'impossibilité de toute chirurgie conservatrice, à retirer l'appareil valvulaire pathologique et à le remplacer par une prothèse qui peut être mécanique ou biologique d'origine animale (hétérogreffe) ou humaine (homogreffe).
Les prothèses mécaniques ont une durée plus longue mais elles sont thrombogènes et imposent un traitement anticoagulant à vie avec des risques de complications thromboemboliques ou hémorragiques graves. Les prothèses biologiques permettent d'éviter les risques et les contraintes d'un traitement anticoagulant mais, malgré l'amélioration des traitements de conservation, leur longévité n'excède qu'exceptionnellement dix ans ; leur dégénérescence aboutit à des calcifications et des déchirures qui nécessitent leur remplacement. Ces données interviennent pour beaucoup dans le choix d'une prothèse mais la décision dépendra aussi de l'âge du patient, du terrain, du type de valvulopathie, du degré de dilatation de l'orifice valvulaire et de l'état sur et sous-valvulaire, etc.
Une technique d’implantation valvulaire aortique par cathétérisme artériel (TAVI) a été mise au point dans le traitement de certaines sténoses aortiques calcifiées serrées.
→ TAVI
renaissance (thérapie de) l.f.
rebirthing
Technique qui se propose, par une hyperventilation, de transformer des pensées négatives issues du traumatisme de la naissance (O. Rank) en pensées positives, grâce à une meilleure circulation énergétique et au déblocage des émotions.
Instaurée au début des années soixante par L. Orr aux États-Unis, cette méthode est proche du "cri primal".
O. Rank, psychiatre autrichien (1924) ; L. D. Orr, philosophe américain (2007)
→ cri primal, primale (thérapie)
renforcement paradoxal du signal l.m.
signal enhancement by effect of flow
En IRM, phénomène apparaissant lorsque qu'un vaisseau traverse le plan de coupe et que la vitesse du flux est telle qu'il y a renouvellement des protons circulant à travers ce plan pendant la durée d'un cycle (donc à chaque TR) ; il se traduit par un renforcement de l'intensité du signal du vaisseau.
En écho de spin, le phénomène ne se manifeste que pour les vaisseaux à flux lent. Il est maximal lorsque le vaisseau est perpendiculaire au plan de coupe. Il est dû au fait qu'en début de cycle, ce sont des protons non encore stimulés, qui entrent dans le plan de coupe et qui y subissent l'impulsion de 90°. La valeur de leur aimantation longitudinale est maximale ainsi que le signal qu'ils engendrent s'ils n'ont pas quitté le plan de coupe lorsque survient l'impulsion de 180°. En écho de gradient, le phénomène se produit si les protons n'ont pas quitté le plan de coupe avant la survenue du deuxième lobe du gradient de lecture ; c'est généralement le cas même pour les vaisseaux à flux rapide, du fait du TR très court. En technique multicoupes, le phénomène prédomine sur les premières ou sur les dernières coupes suivant le sens du flux (coupes d'entrée de flux). Le renforcement paradoxal du signal est à la base de l'angiographie par RM dite par temps de vol ; il est renforcé par l'utilisation de gadolinium.
Syn. phénomène d'entrée de coupe (en IRM), renforcement du signal lié au flux
→ relaxation, ARM par temps de vol
[B2,B3]
Édit. 2018
rénine n.f.
renin
Enzyme protéolytique d'origine rénale, de la famille des aspartylprotéases, biosynthétisée par les cellules musculaires lisses de l'artériole glomérulaire afférente.
La rénine est l’enzyme responsable du clivage de l’angiotensinogène en angiotensine I. Elle joue donc un rôle important dans le contrôle de la pression artérielle.
La rénine peut être dosée par technique radio-immunologique. Elle est effondrée dans les hyperaldostéronismes primaires. Elle est augmentée dans les hypertensions artérielles malignes, les hypertensions d’origine réno-vasculaire, et dans les tumeurs de l’appareil juxta-glomérulaire.
Étym. lat. ren : rein
repères d'Hilgenreiner l.m.p.
Hilgenreiner’s marks
Sur une radiographie du bassin de face d'un nouveau-né ou d'un nourrisson, repères et constructions destinés à dépister une position anormale du fémur par rapport à l’acetabulum avant l'apparition du noyau épiphysaire fémoral proximal.
Mesures faites pour le dépistage d’une luxation ou subluxation congénitale de la hanche : la
distance entre l'extrémité supérieure du fémur à la ligne des cartilages en Y d'une part, et au bord inféro-interne de l’acétabulum d'autre part, en tenant compte également des angles acétabulaire qui permettent d’apprécier l’obliquité du toit de l’acetabulum.
Cette technique est concurrencée par le dépistage échographique.
H. Hilgenreiner, chirurgien orthopédiste autrichien (1925)
Syn. construction d'Hilgenreiner
→ angle acétabulaire, ligne des Y, luxation congénitale de la hanche
[B2,O1,2015]
rephasage des spins sur les échos pairs l.m.
in phase spins on even echos
En IRM, lors de l'utilisation d'une séquence d'écho de spin avec échos multiples et gradient de codage en fréquence symétrique, phénomène qui apparaît lorsqu'un vaisseau a un trajet suffisamment long au sein du plan de coupe, caractérisé par la disparition du signal sur les échos impairs et sa réapparition sur les échos pairs.
Le gradient de lecture bipolaire normal n'est efficace, pour maintenir les spins en phase, que sur les protons stationnaires. Il ne l'est pas sur ceux en mouvement, dont la position change entre l'application de chacun des deux lobes du gradient. C'est le cas des protons contenus dans les vaisseaux du plan de coupe. Leur déphasage peut être à l'origine d'artéfacts de flux. Mais si, dans une séquence d'écho de spin à échos multiples, on utilise un gradient de codage en fréquence symétrique, le déphasage des spins lié au flux, présent sur le premier écho, est exactement compensé sur le deuxième, de sorte qu'il y a récupération du signal et ainsi de suite. Ce phénomène s'observe si le flux est relativement lent et sa vitesse constante (flux veineux ; aorte sur des coupes faites en diastole sur des séquences synchronisées avec l'onde R de l’électrocardiogramme ; flux ralenti quelle qu'en soit la raison). Ce phénomène est exploité dans la technique d'ARM (angiographie par résonance magnétique) par contraste de phase, ou pour renforcer le signal intraluminal en ARM par temps de vol.
[B2,B3]
Édit. 2018
résection pulmonaire en coin l.f.
wedge resection
Exérèse réservée à des lésions périphériques de taille limitée (<3 cm) de nature infectieuse ou tumorale bénigne.
Pour des raisons de terrain et d'évolutivité on peut utiliser cette technique pour des lésions malignes primitives ou secondaires. On passe à une distance de 10 mm (sur poumon ventilé) des limites de la lésion à enlever, si la tumeur est maligne ou suspecte de malignité.
Syn. résection pulmonaire cunéiforme, résection pulmonaire atypique
résilience n.f.
Capacité d'un individu à gérer efficacement les émotions lors d'une situation d'adversité et à s'enrichir de nouvelles compétences à partir de cette situation.
Terme que la psychologie a emprunté à la physique : capacité d'un corps à résister à une contrainte physique. Alain Rey a donné une excellente étude sémantique de ce terme complexe : « Comme ce qu’il exprime, résilience est un mot à ressort. Son origine latine est très claire : resilire, qui a produit notre verbe résilier, est un composé du latin salire « sauter », re-indiquant un mouvement vers l’arrière. D’où le sens pris par le verbe latin en droit, au Moyen Age : « Se rétracter, se dégager en se libérant d’un contrat ». Cependant, le participe passé de ce verbe, resiliens, est absorbé au XVIIIe siècle par la langue anglaise qui retient du « saut » l’idée de réaction après un choc. La notion de résilience, dans la langue de Shakespeare, passe du rebond à un indice de résistance au choc dont la définition technique fait appel à une énergie cinétique cause de rupture dans son rapport à la surface. Quand ce terme passe en français, au début du XXe siècle, résilience peut rimer avec résistance, bien que sauter [salire] n’ait rien à voir avec se tenir droit [stare]. A l’opposé de la résiliation, « qui abandonne », la résilience célébrée en psychologie par Boris Cyrulnik est un dynamisme, une aptitude heureuse. Il s’agit, après les coups et les chocs affectifs de surmonter, réagir, rebondir. La résilience, réaction vitale lorsqu’elle ne concerne plus les métaux mais les êtres vivants, évoque une sorte d’immunologie psychique ».
Alain Rey a donné une excellente étude sémantique de ce terme complexe : « Comme ce qu’il exprime,résilience est un mot à ressort. Son origine loris Cyrulnik, psychiatre et psychanalyste français (né en 1937) - La Résilience ou Comment renaître de sa souffrance, éd. Fabert, collection « Penser le monde de l'enfant », Paris, 2004
Alain Rey, auteur du Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert - in bulletin de l’Ordre des Médecins – septembre 2006
Emmy Werner, psychologue américaine (1954) et Ruth S.Smith, psychologue clinicienne américaine - Overcoming the Odds. High Risk Children from Birth to Adulthood Cornell University Press, Ithaca-London (1992)
Étym. lat. resilio : résister, rebondir
Réf. E. Werner et R. S. Smith, - Overcoming the Odds. High Risk Children from Birth to Adulthood,
Cornell University Press, Ithaca-London (1992)
Cyrulik B. : La Résilience ou Comment renaître de sa souffrance
Paris, éd. Fabert, collection "Penser le monde de l'enfant", 2004
A. Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert - in bulletin de l’Ordre des Médecins – septembre 2006
résistance vasculaire l.f.
vascular resistance
Force qui s’oppose à l’écoulement du flux sanguin dans les vaisseaux, qui est fonction du débit cardiaque ou vasculaire, et de la pression régnant dans le cœur ou le vaisseau considéré : elle s’exprime en unités Wiggers.
On distingue : la résistance vasculaire périphérique (normalement 1000 à 1500 unités Wiggers), et la résistance artérielle pulmonaire (normalement 350 unités Wiggers) dont l’élévation joue un rôle considérable dans le pronostic et les possibilités thérapeutiques de certaines cardiopathies avec hypertension pulmonaire.
On rapporte souvent le débit cardiaque à la surface corporelle : on parle alors d'index cardiaque (exprimé en litres par minute et par mètre carré) : valeur normale de l'ordre de 3 L/min/m2.
On mesure le débit cardiaque par différentes méthodes .La méthode de référence est basée sur le principe de Fick, mais elle nécessite la pose d'un cathéter au niveau du cœur pour prélever un échantillon de sang veineux mêlé. La technique utilisée en clinique, méthode de Stewart-Hamilton, dérivée de celle de Fick, est fondée sur l'injection intravasculaire d'un bol d'indicateur (colorant, isotope radioactif ou solution froide) ; elle est utilisée avec un cathétérisme cardiaque si l'on veut enregistrer le débit en continu.
Un bas débit se voit au cours de certains chocs hypovolémiques et lors de l'insuffisance cardiaque aigüe ou chronique.
L’unité Wood peut être utilisée pour la mesure de la résistance vasculaire, elle correspond à 80 unités Wiggers.
C. J. Wiggers, physiologiste américain (1915)
→ défaillance cardiaque, Fick (principe et équation de), index cardiaque, insuffisance cardiaque, pression, viscosité du sang, Stewart-Hamilton (méthode de), unité Wiggers, unité Wood
résonance plasmonique de surface l.f.
La résonance plasmonique de surface est une technique optique permettant la détection d’un ligand (molécule organique, biologique, micro-organisme, …) se fixant à un récepteur immobilisé (adsorbé) à la surface d'une couche métallique.
Le système de détection SPR mesure la variation de l'indice de réfraction au voisinage de l'interface quand le ligand se fixe aux récepteurs. Le plasmon de surface est une onde à décroissance exponentielle des deux côtés de l’interface séparant un métal (or, argent, etc.) d’un milieu diélectrique sans pertes (milieu biologique par exemple), parallèlement à laquelle elle se propage. Le champ électromagnétique dans le milieu biologique présente un caractère d’onde évanescente, c’est-à-dire d’amplitude décroissant exponentiellement avec la distance à l’interface. La fixation de molécules sur l’interface va modifier l’information contenue dans l’onde tant au niveau de sa phase que de son amplitude. L’onde plasmon joue le rôle de sonde dans le milieu où se situe la réaction biomoléculaire. L’information pourra alors être recueillie soit sur la phase soit sur l’amplitude du faisceau réfléchi. Généralement, l’onde incidente, polarisée transverse magnétique (TM), traverse d’abord un prisme de verre d’indice de réfraction élevé et se réfléchit sur l’interface recouverte de métal sous un angle d’incidence supérieur à l’angle critique défini par rapport au milieu biologique. Ce prisme constitue le dispositif de couplage de l’onde incidente avec l’onde de surface (plasmon de surface).
La résonance plasmonique de surface ne nécessite aucun marquage préalable des molécules cibles, permet une détection en temps réel qui peut être quantitative. En outre, les capteurs SPR peuvent être régénérés par injection d’une solution dite de régénération.
[B,B2,B3]
résorption percutanée l.f.
cutaneous absorption
Ensemble des mécanismes de pénétration sans effraction à travers la peau d'une substance lui permettant d'aller de son point d'application jusqu'à la circulation générale.
Ce processus, qui peut être actif ou passif, comporte deux phénomènes successifs : une phase de pénétration de la substance puis une phase de résorption à travers le derme et les parois vasculaires vers la circulation générale. L'absorption varie selon la taille, l'hydrosolubilité et le type de préparation contenant la substance, mais aussi selon l'épaisseur de la peau, la région et la technique d'application. Le massage ou l'occlusion la facilitent. Les voies de pénétration au niveau de la peau sont le stratum corneum, les glandes sudoripares et les follicules pilosébacés.
Étym. lat. resorbere : avaler de nouveau
Syn. pénétration transcutanée
→ fonction barrière de l'épiderme
responsabilité civile médicale l.f.
medical civil liability
La responsabilité civile médicale est contractuelle, basée sur la notion de faute et conformément en particulier aux articles 1147 et 1382 à 1384 du code civil.
Elle a trouvé son fondement jurisprudentiel avec l’arrêt Mercier (CC. 1ère ch. civ. 20 mai 1936). Elle avait alors abandonné le caractère délictuel ou quasi délictuel qui, depuis l’arrêt Thouret-Noroy (CC. Ch des requêtes, 18 juin 1835), lui était appliqué conformément aux seuls art. 1382 et 1383 du code civil. Il en résultait une personnalisation du délit rendant une nécessaire responsabilité du médecin inconciliable avec le respect de la liberté de ses prescriptions. La faute éventuelle se prescrivait alors par un délai de trois ans. L’arrêt Mercier avait porté le délai de prescription à trente ans dans le seul but de résoudre l’affaire en cause.
Depuis la loi du 4 mars 2002, la responsabilité médicale est prescrite à dix ans à compter de la consolidation du dommage (art. L. 1142-28 du code de santé publique) et conformément à la loi du 17 juin 2008 portant réforme de la prescription en matière civile (art. 2226 du code civil). Pour les mineurs, la prescription s’applique à partir de l’âge de la majorité, ce qui peut (au maximum) porter le délai de prescription à vingt-huit ans pour un dommage survenu à un nourrisson dans la première année de sa vie.
La faute est exigée pour retenir la responsabilité coupable du médecin, ce qui est confirmé par la loi du 4 mars 2002 et par la constance de la jurisprudence. En droit civil, elle peut être rattachée à une imprudence, une inattention ou une négligence.
L’obligation contractuelle est une obligation de moyens excluant l’obligation de résultat. Néanmoins, le droit public reconnaissant la responsabilité médicale sans faute, la jurisprudence civile a développé des biais pour rejoindre le droit public au nom de l’équité.
Ainsi parle-t-on de perte de chance de guérison ou de survie, de présomption de faute ou faute incluse, de responsabilité du fait d’autrui dans l’exercice médical pluridisciplinaire. Il en est résulté la recherche de nouveaux concepts juridiques : responsabilité par le fait des choses mises en œuvre pour l’exécution d’une obligation contractuelle, obligation contractuelle de résultat en sécurité médicale, obligation de résultat à l’intérieur de l’obligation de moyens (théorie du transporteur appliquée à la médecine), manquement à la conscience technique (« le fait du chirurgien »), enfin tous les concepts développés à propos des infections nosocomiales.
La cour de cassation a toutefois fait le point sur sa doctrine dans le préambule de son rapport annuel de 2007 entièrement consacré à la santé : « Toute responsabilité suppose un fait générateur en lien avec le dommage. Dans le domaine de la santé, ces deux éléments doivent être appréciés en tenant compte de l’extrême complexité de l’organisme humain et de sa fragilité, toute intervention en vue d’améliorer la santé de l’être humain étant entachée d’une part d’aléa. C’est pourquoi l’établissement du fait générateur de la responsabilité d’un acteur de santé requiert beaucoup de précautions tandis que la causalité, quant à elle, est moins certaine qu’ailleurs, puisque la santé n’est que le résultat d’un équilibre précaire, aussi la faute médicale, fût-elle établie, n’est-elle pas nécessairement à l’origine du dommage ».
J. Hureau, chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (2010) – Evolution du droit civil en responsabilité médicale. La jurisprudence – in « L’expertise médicale en responsabilité médicale et en réparation d’un préjudice corporel » Elsevier-Masson édit. 2010, p.191 à 218.
→ responsabilité, responsabilité civile des malades mentaux
signe du ressaut l.m.
Ortolani’s test, Ortolani’s click
Signe permettant de déceler une hanche instable, luxable ou luxée réductible, chez le nouveau-né et le nourrisson.
Ce signe est recherché chez l’enfant couché sur le dos, la cuisse fléchie à 90°, la musculature relâchée. Une pression d’avant en arrière sur la cuisse permet de faire sortir la tête fémorale du cotyle en cas de hanche luxable ; une sensation de ressaut est perçue lorsque la tête fémorale franchit le rebord du cotyle (ressaut en sortant). Un nouveau ressaut est ressenti, parfois audible, quand, la pression relâchée et la cuisse mise en abduction, la fête fémorale réintègre le cotyle.
En cas de luxation vraie (réductible), le ressaut est perçu en plaçant la cuisse en abduction avec une légère traction et une pression sur le trochanter major ; cette manœuvre permet de replacer la tête fémorale dans le cotyle (ressaut en rentrant) mais la hanche a tendance à se reluxer spontanément avec un nouveau ressaut quand la position de réduction est relâchée.
Plusieurs modalités sont utilisées pour rechercher ce signe : elles dérivent toutes de la manœuvre décrite par Le Damany. Dans celle d’Ortolani, le signe du ressaut est recherché symétriquement des deux côtés. Dans celle de Barlow, le pelvis étant maintenu d’une main, le pouce sur le pubis, le ressaut est recherché un côté après l’autre ; cette technique, plus fine, permet de ressentir un ressaut discret quand le rebord cotyloïdien est émoussé.
Ce signe qui permet de dépister très précocement une malformation luxante de la hanche est à rechercher systématiquement chez le nouveau-né et le nourrisson.
P. Le Damany, médecin français (1912), M. Ortoloni pédiatre italien (1937), T. G. Barlow, chirurgien othopédiste britannique (1962)
[I2, O1]
Édit. 2019
resynchronisation n.f.
Technique visant à la correction des asynchronismes électromécaniques induits parles troubles de conduction atrio ventriculaires et intraventriculaires (principalement bloc de branche gauche).
La resynchronisation corrige l’asynchronisme atrio ventriculaire et intraventriculaire ayant pour conséquence une altération des fonctions systoliques et diastoliques du cœur. La resynchronisation améliore les symptômes, les hospitalisations et la mortalité des insuffisants cardiaques.
→ bloc de branche, insuffisance cardiaque
rétention de la tête dernière 1.f.
retention of the aftercoming head
Accident de l'accouchement du siège : la tête fœtale reste au-dessus du détroit supérieur alors que le siège est en voie d'expulsion.
Elle peut se corriger par la manœuvre de traction de Mauriceau ou par une traction combinée à une pression suspubienne selon la technique de Wigand-Martin.
Réthi (opération de) l.f.
Réthi operation
Technique d’agrandissement et de calibrage du larynx utilisée dans les sténoses laryngées.
A. Réthi, otorhinolaryngologiste hongrois (1961)
[P1]
Édit. 2019
rétinoblastome-like 2 et like 1 l.m.
retinoblastoma-like 1 and 2
Gène humain, RBL2, conforme au gène du rétinoblastome mais situé sur une autre région en 16q12.2 et non en 13q14.12-14.2 (gène du rétinoblastome).
A partir d'une séquence de la protéine E1A, qui fait une liaison étroite avec la séquence du gène du rétinoblastome (protéine homologue ou similaire), Mayol a cloné un gène humain, RBL2, en un autre site. Des délétions en 16q ont été trouvées dans plusieurs cancers humains (poumon, ovaires, foie, prostate) ce qui laisse entendre que ce gène a une action anti-oncogène. Une technique un peu différente a été utilisée pour identifier le RBL1 ou CP107, dont le locus est en 20q11.2 et qui est un homologue du gène du rétinoblastome et intervient dans le contrôle de la croissance et de la régulation cellulaire. Affection à hérédité indéterminée (MIM 180203).
M. E. Ewen, bio-oncologue américain (1991) ; X. Mayol, biologiste espagnol en activités aux États-Unis (1993)
rétroaction en biologie (technique de) l.f.
biofeedback
Technique comportementale d'apprentissage et d'autocontrôle progressif, selon un mécanisme de conditionnement opérant, de certaines fonctions physiologiques traduites en signaux optiques et sonores repérables par un dispositif électronique d'enregistrement et de mesure : tonus musculaire, résistance et température cutanées, tension artérielle, rythme cardiaque, électroencéphalo
Son efficacité est apparue dans de nombreux domaines, en particulier : rééducation musculaire (crampe des écrivains, torticolis spasmodique, etc.), récupération motrice après ictus, maladie de Raynaud, hypertension artérielle, certaines arythmies, migraines, céphalées de tension nerveuse, troubles gastro-intestinaux, incontinence vésicale ou fécale. Dans l'anxiété et les phobies, le processus de désensibilisation paraît plus efficace et accéléré sous l'effet des biofeedbacks électromyo
rétroalvéolaire (cliché) l.m.
retroalveolar film
Cliché dentaire obtenu par exposition d'un film de faibles dimensions, environ 2 x 3 cm, maintenu à l'intérieur de la bouche en position linguale ou palatine, au contact de la mâchoire par un support approprié.
Il donne une image nette d'une dent déterminée, de ses racines et de l'alvéole dentaire correspondante.
Cette technique est actuellement remplacée par les appareils de radiologie numérisée avec projection directe sur écran et possibilité d’enregistrement informatisé. L’incidence de prise de cliché reste identique. Le capteur remplace le film radiographique.
Syn. cliché périapical, cliché périapex
rétrocontrôle mictionnel l.m.
biofeedback
Technique couramment utilisée en rééducation vésicosphinctérienne.
Cette rétroaction sensorielle consiste à acquérir la maîtrise du fonctionnement d'un organe ou d'un muscle par la prise de conscience objective de son fonctionnement.
Les contractions vésicales et/ou l'activité musculaire sont concrétisées par un signal visuel ou sonore.
rétropéritonéoscopie n.f.
retroperitoneoscopy
Technique endoscopique permettant l'exploration visuelle du rétropéritoine et un certain nombre d'interventions sur les tissus ou organes de cet espace (lymphadénectomie, cure de varicocèle, néphrectomie, surrénalectomie p. ex.).
Certaines des techniques de rétropéritonéoscopie utilisent une ouverture "minimale" de la paroi et des instruments éclairants de type médiastinoscope, d'autres sont l'adaptation au rétropéritoine des techniques laparoscopiques.
Reverdin (greffe de) l.f.
Reverdin’s graft
Greffe cutanée de petits greffons de trois à quatre millimètres de diamètre.
La peau est piquée et soulevée superficiellement à la pointe d’une petite aiguille de Reverdin et prélevée au bistouri, sous la pointe de l’aiguille, en une fine rondelle dont les berges coupées tangentiellement contiennent toutes les couches superficielles de la peau, assurant ainsi les meilleures chances de prise de chacun des petits greffons prélevés. Cette technique est particulièrement indiquée pour couvrir de petites surfaces sur un lit de greffe de vascularisation médiocre.
J. L. Reverdin, chirurgien suisse, membre de l'Académie de médecine (1869)
RFLP sigle angl. pour Restrictive Fragment Length Polymorphism
Polymorphisme de longueur des fragments de restriction.
Technique de typage moléculaire de référence pour comparer les souches de Mycobacterium tuberculosis.
Syn. recommandé en français : PTFR
RIST sigle angl. m. pour Radio Immuno Sorbent Test
Méthode utilisée pour mesurer une protéine antigénique dans le sérum : celle-ci est mélangée avec une quantité déterminée de la même protéine marquée d'un isotope et le mélange est alors mis en présence de particules de latex recouvertes d'anticorps.
Après incubation et lavage, la radioactivité liée aux billes de latex est mesurée. La technique est utilisée pour la mesure des IgE. L'IgE sérique entre en compétition avec l'IgE marquée.
Ritter (technique de) l.f.
Ritter's technique
Technique chirurgicale de cerclage du col utérin par voie vaginale.
Après colpotomie antérieure, le fil est placé sur le col puis passé à la base des ligaments utérosacrés et noué en arrière.
J. Ritter, gynécologue- obstétricien français