tube auditif l.m.
tuba auditiva, tuba auditoria (TA)
pharyngotympanic tube, auditory tube
Conduit à charpente ostéocartilagineuse qui unit la paroi antérieure de la cavité tympanique à la paroi latérale du rhinopharynx.
Son orifice tympanique, postérieur, s’ouvre au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan. Son orifice pharyngien, ou pavillon de la trompe, antérieur, s’ouvre sur la paroi latérale du rhinopharynx, un centimètre en arrière de l’extrémité postérieure du cornet nasal inférieur. Le tube auditif est constitué d’une partie osseuse en arrière et d’une partie cartilagineuse en avant. Ce conduit aérifère permet d’établir l’équilibre de la pression atmosphérique sur les deux faces de la membrane du tympan, l’air pénètre dans la cavité tympanique à chaque mouvement de déglutition. La partie cartilagineuse est revêtue intérieurement d’une tunique muqueuse comportant les glandes tubaires.
B. Eustache (Eustachi, Eustachio, Eustachius), médecin et anatomiste italien (1520-1574)
Syn. anc. trompe d’Eustache
→ partie osseuse du tube auditif, partie cartilagineuse du tube auditif
[A1,P1 ]
Édit. 2017/1
tubercule génital l.m.
genital tubercle
Saillie mésenchymateuse recouverte d'épiblaste apparaissant dès la 4ème semaine au cours du développement embryonnaire à la partie antérieure de la membrane cloacale ; sa différenciation ultérieure donnera soit le clitoris, soit le pénis.
tunique albuginée de l'ovaire l.f.
tunica albuginea ovarii (TA)
tunica albuginea of ovary
Membrane conjonctive qui recouvre l’ovaire.
Elle est en continuité, au niveau du hile de l’organe, avec le péritoine. L’ovaire lui-même et son albuginée ne sont pas recouverts de péritoine. L’ovaire est le seul organe véritablement intrapéritonéal.
Syn. anc. albuginée de l’ovaire
tunique dartos l.f.
tunica dartos (TA)
dartos fascia, superficial fascia of scrotum
Membrane rougeâtre unie à la face profonde du scrotum et composée de fibres musculaires lisses, de fibres conjonctives et de fibres élastiques.
Particulièrement développée sur les faces antérieure et latérales du scrotum, le muscle dartos se divise au voisinage du raphé médian en deux lames, l’une superficielle qui se continue sur la ligne médiane avec celle du côté opposé, l’autre profonde, accolée à son homologue du côté opposé et qui forme le septum du scrotum (muscle dartos intertesticulaire) qui s’étend jusqu’à la face inférieure du pénis. Le muscle dartos se confond en haut, sur les faces latérales de la racine du pénis avec le muscle dartos pénien. Il peut se prolonger parfois en arrière dans la région périnéale formant le muscle dartos périnéal.
Syn. anc. dartos, dartos scrotal
tunique muqueuse de la cavité tympanique l.f.
tunica mucosa cavitatis tympanicae (TA)
mucosa of tympanic cavity
Partie de la muqueuse de l’oreille moyenne qui recouvre la face profonde de la membrane tympanique.
Elle est soulevée par les différents reliefs de cette face.
tunique muqueuse des bronches l.f.p.
tunica mucosa bronchorum l.f.
mucosa of bronchi, mucous membrane of bronchi
Muqueuse de revêtement profond des bronches caractérisée par la présence de glandes bronchiales.
tunique muqueuse du nez l.f.
tunica mucosa nasi (TA)
mucosa of nasal cavity, mucous membrane of nasal cavity
Membrane mince constituée d’un épithélium et d’un chorion conjonctif.
Elle tapisse la cavité nasale et les sinus de la face. Elle se continue au niveau des narines par la peau. On lui distingue une zone respiratoire (partie respiratoire) et une zone olfactive (partie olfactive).
Syn. anc. muqueuse nasale, muqueuse pituitaire, pituitaire (incorrect)
[A1,P1]
tunnel de l'organe spiral l.m.
Long tunnel qui parcourt l’organe spiral dans toute l’étendue du conduit cochléaire.
Triangulaire sur une coupe transversale, il repose par sa base sur la membrane spirale du conduit cochléaire. Il est limité latéralement par les deux rangées, médiale et latérale, de piliers de l’organe spiral dont « l’articulation » supérieure ferme le tunnel à sa partie supérieure au-dessous de la membrana tectoria du conduit cochléaire. Ce tunnel est spiralé comme l’organe spiral lui-même.
Syn. anc. tunnel de Corti, canal de Corti
tympanométrie n.f.
tympanometry
Mesure des variations de la compliance tympanoossiculaire en fonction de la modification de la pression de l’air dans le conduit auditif externe en utilisant un impédancemètre.
La tympanométrie est un examen de routine pratiqué en audiologie. La compliance du système tympanoossiculaire est étudiée lorsqu’on fait varier la pression dans le conduit auditif externe de 400 à +200 mm d’eau. Cette mesure a deux intérêts essentiels : dépister une rupture de la chaîne ossiculaire et évaluer la pression régnant dans la caisse du tympan. En cas de rupture de la chaîne ossiculaire, le tympanogramme a un aspect typique en « tour Eiffel ». Lors d’une otite séromuqueuse, le tympanogramme est plat. Cet examen ne peut pas être pratiqué en présence d’une perforation de la membrane tympanique.
Étym. gr. tumpanon : tambour ; metrum, du gr. metron : mesure
tympanosclérose n.f.
tympanosclerosis
Maladie du chorion (tunica propria) de la muqueuse de l’oreille moyenne par dégénérescence fibro-hyaline formant macroscopiquement des plages blanc nacré pouvant atteindre la membrane du tympan (myringosclérose), ou bloquer les osselets.
Cette tympanosclérose respecte l’épithélium, la cavité aérienne et la fonction tubaire, ce qui donne des possibilités de tympanoplastie et même de stapédectomie. La tympanosclérose peut être considérée comme une séquelle possible de l’inflammation de l’oreille moyenne. Elle garde un certain potentiel évolutif.
→ myringosclérose, tympanoplastie, stapédectomie, ankylose stapédo-vestibulaire
tyrosine kinases (inhibiteurs des)
tyrosin kinase inhibitors.
Sur les récepteurs des tyrosines-kinases (RTK), siégeant sur la membrane cytoplasmique, se fixent les facteurs de croissance (protéines de régulation).
Cette liaison entraîne l'activation de seconds messagers tels que la protéine Ras, grâce à une cascade de phosphorylations. Les inhiber, c’est donc s’opposer à la prolifération cellulaire. Ce mode d’action est largement utilisé en thérapie anti-cancéreuse (erlonitib, imatinib, sorafénib, sunitinib).
ulna n.m.
ulna (TA)
ulna
Os long de l'avant-bras, situé en dedans du radius, entre la trochlée de l’humérus avec laquelle il est articulé et le carpe dont il reste séparé par le disque articulaire de l’articulation radio-ulnaire distale.
Le corps de l’ulna comporte trois faces, antérieure, postérieure et médiale, et trois bords interosseux antérieur et postérieur. Il est solidaire du radius par les deux articulations radio-ulnaires proximale et distale, et par la membrane interosseuse antébrachiale.
Syn. anc. cubitus
unité motrice l.f.
motor unit
Ensemble des fibres musculaires innervées par un seul axone, c'est-à-dire par un seul motoneurone.
Les neurones moteurs principaux (α) de la corne antérieure de la moelle forment une voie finale commune. Chacun d'entre eux régit un certain nombre de fibres musculaires. Cette association constitue une unité motrice.
La plaque motrice, ou jonction neuromusculaire, est la région du sarcolemme (membrane cellulaire) où s'établit la synapse avec la fibre nerveuse. La transmission suscite l'éjection d'acétylcholine par la terminaison nerveuse. Ainsi se modifie la perméabilité de la plaque motrice aux ions et se produit une dépolarisation (potentiel de plaque). La cholinestérase en excès, inactivatrice de l'acétylcholine par hydrolyse, permet la réversibilité du phénomène. Dès lors que le potentiel de plaque rejoint une amplitude suffisante, un potentiel propagé à l'ensemble de la fibre provoque la contraction.
L'unité motrice dispose d'une autonomie toute relative. En fonction du caractère progressif ou brusque du mouvement, il existe une gradation de la mise en jeu des neurones selon leur seuil d'excitation : faible pour les petits neurones, correspondant à des unités relativement lentes, d'activité tonique ou progressive ; plus élevé pour ceux de plus grande taille, répondant à un effort plus intense.
C. Sherrington, Sir, physiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine de 1932 (1857-1952)
→ motoneurone, plaque motrice, synapse, acétylcholine
urétérocèle n.f.
ureterocele
Dilatation pseudokystique du segment intramural de l'uretère, aboutissant à la formation d'une poche intravésicale.
Il s'agit en fait d'une malformation pariétale de l'uretère terminal, dont le toit n'est plus qu'une mince membrane sous-muqueuse. Le méat étant en général punctiforme, l'urétérocèle se comporte comme un obstacle plus ou moins serré de l'uretère terminal. L'urétérocèle peut être simple ou ectopique, uni ou bilatérale.
→ urétérocèle ectopique, urétérocèle simple
vaisseaux sanguins de la choroïde l.m.p.
vasa sanguinea choroideae (TA)
choroid blood vessels
Ensemble des artères et veines qui constituent l’essentiel de la choroïde du globe oculaire.
Cette membrane vasculaire est irriguée par les artères ciliaires, branches de l’artère ophtalmique.
Valerio (dégénérescence cornéenne mosaïque de) l.f.
anterior mosaic corneal dystrophy, epithelial basement membrane
Opacités cornéennes polygonales, grisâtres, au niveau de la membrane de Bowman, séparées par des espaces clairs, bilatérales et symétriques.
Débute dans l'adolescence ou chez l'adulte jeune, sans néovaisseaux et sans douleurs. La maladie est parfois associée à une mégalocornée. Des formes acquises peuvent apparaître après traumatisme cornéen ou phtisie du globe. La dégénérescence en chagrin de crocodile est très proche mais d'origine sénile. L’affection est autosomique dominante (MIM 121820).
M. Valerio, ophtalmologiste suisse (1939)
[ P2, Q2]
Édit. 2019
valvule du foramen ovale l.f.
valvula foraminis ovalis(TA)
valve of foramen ovale
Mince membrane qui forme la paroi du foramen ovale.
Elle dérive du septum primum.
Syn. anc. valvule de la fosse ovale ; membrane de la fosse ovale
veine laryngée supérieure l.f.
vena laryngea superior (TA)
superior laryngeal vein
1 – Veine principale de l’étage glottique du larynx.
Sous muqueuse dans son trajet au niveau du récessus piriforme, elle perfore la membrane thyro-hyoïdienne et se termine dans la veine thyroïdienne supérieure, parfois dans la veine jugulaire interne. Elle reçoit les veines de la base de la langue et de l’épiglotte.
2 - Selon Luschka, veine qui a ses origines dans le récessus piriforme et qui communique avec les veines dorsales de la langue et avec l’extrémité inférieure du plexus veineux pharyngien.
H. von Luschka, anatomiste allemand (1820-1875)
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veines émissaires du foramen déchiré l.f.p.
Veines qui drainent le sinus caverneux vers les veines péri-pharyngiennes, à travers la membrane fibreuse du foramen déchiré.
Syn. anc. veines émissaires du trou déchiré antérieur
[A1]
Édit. 2019
veines interosseuses postérieures l.f.p.
venae interosseae posteriores (TA)
posterior interosseous veines
Veines qui accompagnent l’artère interosseuse postérieure.
Ces deux veines sont reliées par de courtes anastomoses transversales en échelle. Elles se drainent dans les veines ulnaires après avoir traversé l’espace interosseux au-dessus de la membrane interosseuse de l’avant-bras.
[A1]
Édit. 2019
veines obturatrices l.f.p.
venae obturatoriae (TA)
obturator veins
Ensemble des veines satellites de l’artère obturatrice et de ses branches terminales.
Elles confluent habituellement en un tronc unique qui fait suite aux deux branches latérale et médiale satellites des artères. La branche d’origine latérale, très volumineuse, reçoit les veines de l’articulation coxo-fémorale et les veines du plexus obturateur qui cheminent sur les deux faces de la membrane obturatrice. La branche médiale, plus grêle, reçoit les veines musculaires et les veines des organes génitaux externes ; elle remonte dans le canal obturateur (élément le plus inférieur du paquet vasculo-nerveux), longe la face interne du bassin et participe, comme branche d’origine pariétale, à la constitution de la veine iliaque interne ; elle est anastomosée avec la veine circonflexe postérieure, avec les veines pudendales externes, avec le plexus veineux rétro-pubien. L'anastomose avec la veine épigastrique inférieure ou la veine iliaque externe est fréquente, une fois sur 3, cette anastomose peut se faire avec un véritable abouchement terminal; elle peut contribuer aux risques vasculaires lors de la cure des hernies de l'aine, en particulier avec la "corona mortis" formée par l'anastomose entre l'artère iliaque externe et l'obturatrice.
[A1]
Édit. 2019
vésicule vitelline secondaire l.f.
Annexe embryonnaire qui apparaît à partir du 13ème jour du développement par une nouvelle migration de cellules de l’hypoblaste vers la face interne de la membrane de Heuser.
Elle est beaucoup plus petite que la vésicule vitelline primitive (ou cavité exocœlomique). Elle est reliée à l'intestin primitif par le canal vitellin. Elle disparaît vers la douzième semaine. Elle est visible à l'échographie entre les septième et onzième semaines.
Étym. lat. vesicula, diminutif de vesica : vessie
Syn. lécithocèle
→ hypoblaste, Heuser (membrane de), canal vitellin
[A4]
Édit. 2019
vimentine n.f.
vimentin
Protéine filamenteuse polymérique dont le protomère a une masse moléculaire de 52 kDa, trouvée dans le cytosquelette des cellules mésenchymateuses et de certaines cellules épithéliales, souvent associée à la desmine et impliquée dans les liens entre le noyau et la membrane.
Marqueur immunohistochimique des cellules mésenchymateuses, aussi bien fibroblastiques que musculaires, particulièrement utile dans la différenciation des tumeurs à cellules fusiformes.
Étym. lat. vimentum : branche flexible
→ cellule mésenchymateuse souche, cellule musculaire, desmine
viscérocrâne n.m.
viscerocranium (TA)
viscerocranium, facial skeleton
Partie du crâne embryonnaire dont dérive le squelette de la face.
Elle est formée, dès la cinquième semaine de la vie embryonnaire, par les axes cartilagineux des deux premiers arcs branchiaux auxquels s’ajouteront par la suite, en les remplaçant partiellement, des os de membrane. Les premiers points d’ossification apparaissent à la fin du quatrième mois. Schématiquement le viscérocrâne correspond à peu près à l’ébauche du massif facial et est à distinguer du neurocrâne, futur crâne proprement dit.
Syn. anc. splanchnocrâne
vitré secondaire l.m.
secondary vitreous
Vitré formé chez l'embryon à partir de la 6ème semaine par les hyalocytes fœtaux situés en périphérie du vitré et constitué presque essentiellement d'acide hyaluronique.
Il s’accroît refoulant vers le centre de l'œil le vitré primitif et l'artère hyaloïde (canal de Cloquet) dont il est séparé par la membrane limitante intervitréenne.